Nicolas Mas est, d’après les spécialistes, un des meilleurs joueurs de rugby à XV au monde. Nous avons de la chance, c’est un «enfant du pays», catalan et fier de porter nos couleurs dans le club phare : l’USAP.
Or, voilà que son transfert vient d’être annoncé… vers la capitale régionale. Loin d’être anecdotique, ce transfert révèle ce que Frêche souhaitait de tout son coeur : la fin de l’USAP au profit du MHRC, club de rugby de Montpellier. Georges Frêche avait certes une opinion que nous ne pouvons que combattre, mais il avait au moins le courage de l’afficher. Aujourd’hui, son successeur Ch. Bourquin applique la même politique mais n’en dit pas autant. Normal me direz-vous, il a fondé sa carrière politique sur la Catalogne Nord, pardon, les Pyrénées-Orientales (puisqu’il nie la catalanité comme identité et ne la reconnaît que comme un accent).
Alors nous nous trouvons dans une région artificielle où tout est fait pour la capitale imposée. Nous n’avons aucun lien culturel avec Montpellier alors ils sont inventés. Un temps Septimanie (soutenu par le féodé Bourquin) maintenant c’est Sud de France. Et comme des subventions et autres financements sont à la clé, forcément les agriculteurs s’y mettent, mais aussi les stations de ski, les producteurs de vin, l’aéroport, … Une somme folle est dépensée dans cette marque qui ne nous représente pas et au final ne nous sert pas.
Récemment, Louis Aliot, responsable national du FN, a annoncé publiquement son soutien à cette politique centralisatrice, considérant que cela évitait, comme le souhaite Bourquin, un rapprochement avec la Catalogne Sud.
Alors les voilà unis, le jacobin dit de gauche et le centralisateur extrémiste. Unis pour une chose : continuer à donner plus à Montpellier qu’à Perpignan alors que depuis 1982 (création effective de la région) cela nous fait tous les jours couler un peu plus…
Nicolas Mas qui part pour un plus gros salaire «chez l’ennemi» c’est mauvais pour nous. Mais en réalité, il n’est qu’un symbole de ce qui se passe depuis 30 ans maintenant : l’anéantissement de Perpignan pour Montpellier.
Bravo Georges (Frêche), tu n’auras pas vu ton rêve se réaliser de ton vivant, mais ton successeur est bien là pour achever le travail.
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Incohérence au SCOT
Le SCOT est le Schéma de COhérence Territoriale. C’est un document réalisé en concertation avec les communes qui en font partie et qui établit un programme de développement pour le territoire. Il y est décidé tout l’aménagement, les zones commerciales, les espaces protégés, etc. Le plus important en Catalogne Nord est le SCOT plaine du Roussillon qui regroupe 82 communes, soit près de 350 000 habitants.
Seulement voilà, depuis que la communauté de communes Salanque-Méditerranée a intégré Fitou (dont chacun appréciera le manque de logique) cette communauté a la possibilité de créer son SCOT ou d’en changer. Ils en ont donc profité pour voter que que les 4 communes (Pia, Claira, Salses et donc Fitou) intègrent le SCOT… de la narbonnaise ! Non seulement c’est totalement incohérent de décider de l’avenir d’un territoire avec un territoire aussi éloigné (alors que Pia est vraiment collé à Perpinyà), mais en plus les motivations ne sont que purement politiciennes.
En effet, les maires qui ont pris cette décision ne l’ont fait que parce qu’ils avaient peur que le préfet les force à intégrer l’Agglo, chose qui ne s’est pourtant pas produite depuis qu’il en a le pouvoir (le nouveau préfet comme l’ancien). Cette décision va donc à l’encontre de l’intérêt commun.
Au delà de cela, il risque même de générer de sérieux problèmes puisque le SCOT actuel, prêt à être approuvé à l’unanimité, risque de devoir être totalement recommencé car invalidé à cause de la redéfinition du périmètre.
Heureusement, ni le préfet des P-O ni celui de l’Aude n’y sont favorables (un recours gracieux est en cours) ni même la direction du S(Y)COT de la Narbonnaise !
Les maires de Salanque-Méditerranée devraient faire preuve de sens public et éviter d’engager l’avenir de la population sur des décisions politiciennes préjudiciables à la construction et la cohérence du territoire.
Notons d’ailleurs que même Napoléon n’avait pas osé modifier le périmètre du territoire… Gageons que deux conseillers généraux de Catalogne Nord ne feront pas en sorte que des orientations décisives pour les catalans soient prises à Narbonne !
Centralisation toujours… Adieu la Catalogne
Souvent la majorité des gens -et j’entends par là également les politiques- considèrent que le catalanisme est désué, vieux, inutile quand il ne s’agit pas de folklore. Or, je ne porte pas ce genre de catalanisme. Effectivement, il est neccessaire de maintenir nos traditions. Cela fait partie de notre culture. Néanmoins, «mon» catalanisme est autre chose.
Pour moi, comme pour la grande majorité des jeunes et des actifs, il est primordial de se battre pour le développement local. Or, cela ne peut se faire qu’en ayant une réelle considération pour le territoire. Hier nous apprenions la centralisation prochaine des bureaux de Meteo France à Montpellier. Aujourd’hui c’est le centre de tri postal, pourtant tellement encré dans nos vies. A chaque fois qu’une centralisation montpellieraine s’opère, c’est la destruction immédiate de plusieurs emplois. Personne n’en parle car au niveau national, il n’y a pas de diminution immédiate des effectifs mais au niveau local c’est une catastrophe. Et ne comptons évidemment pas sur les institutions régionales pour compenser. Ce serait oublier que l’actuel président de région lorgne sur la ville qui n’a grandi que grâce à son nouveau statut de capitale. De nombreuses corrections auraient pu être apportées. Par exemple la maison régionale des sports. On aura bien compris que la Région (donc nous tous) y a mis plus de 5millions d’euros. Bourquin l’a tellement diffusé que c’est à se demander si le coût de la communication ne serait pas supérieur à la maison des sports elle-même ! Tout comme le stade, la gare, les nouvelles lignes de tram, etc. toujours pour Montpellier. Oh, mais consolons-nous, on voit arriver un gros investissement… 23 millions pour le territoire catalan ! Oui, quand certains ont droit à des infrastructures pour améliorer le quotidien, ou de bons investissements pour accroître l’implantation d’entreprises, nous avons droit à un mémorial ! Nous voulions un vrai stade, un zénith, une patinoire, une gare sur la ligne à grande vitesse, un aéroport, (bon j’arrête) nous aurons un mémorial !
Alors merci aux élus dits «locaux» qui centralisent tout, merci aux élus «nationaux» qui centralisent également. Reste à travailler ce nouveau catalanisme, ce catalanisme qui ose, qui entreprend. Et je laisse aux centralisateurs le soin d’eux-même devenir passéistes car ce sont eux, par leur incompétence et leur mauvaise gestion qui finiront par montrer que les catalanistes sont en réalité avant-gardistes.
Projet de gare à Narbonne, et nous ?
Vous croyiez avoir tout vu en terme d’incompétence et de destruction du territoire ? Et bien chaque jour on nous en ressert ! Aujourd’hui nous voyons dans l’édition du Midi Libre (qui n’a de libre que le nom) cet article annonçant l’accord et même l’engoument des pouvoirs audois pour l’acte de candidature afin de créer la nouvelle gare à l’ouest de Narbonne. Toutes les forces s’unissent intelligemment pour faire aboutir ce projet, gage de nombreuses retombées économiques.
Il faut rappeler les faits quant à la gare de Perpinyà (rappel d’un article ici). El Centre del Món n’est pas sur la ligne à grande vitesse !!! Cette gare ne servira donc que pour deux à quatre trains maximum par jours. Les TGV devront sortir de la LGV et donc perdre un temps précieux pour quelques catalans. Autant dire qu’il est utopique de croire que les trains feront ce décrochage. Ils resteront donc sur la nouvelle LGV et passeront à l’Ouest de Perpinyà. D’ailleurs, même JP Alduy, père s’il en est du Centre del Món, n’a jamais nié que les Barcelona-Hambourg par exemple ne s’arrêteront pas à Perpinyà !
Une seule solution s’offre à nous : une gare à Ribesaltes. Alors on l’appelle halte ou gare, peu importe, tant qu’on a une gare sur la ligne nouvelle ! Les terrains sont réservés pour la gare et même pour la ZAC fer, l’emplacement est idéal et surtout c’est la seule solution que nous avons pour éviter que les trains passent sans s’arrêter.
Alors pour ça, les faussoyeurs vont bon train. Ch. Bourquin, rêvant de Montpellier chaque seconde, n’aidera pas les catalans. Il fait assez pression sur nous pour que nous allions à Montpellier. Dernier sale coup : l’organisation du match des Dragons au Stade de la Mousson, avec en plus le train pour y aller à 1€. Ah la la… il ne sait plus quoi inventer pour nous spolier et nous détourner du sud ! La seule raison qui pourrait le pousser à soutenir la gare de Ribesaltes serait une nouvelle fois pour s’opposer à JP Alduy.
Et les autres ? bin quels autres ? Y’a d’autres personnalités politiques qui comptent ici ?
Lettre ouverte de Christine Espert à Auchan
Voici la lettre, à laquelle je m’associe, de Christine Espert à la directrice d’Auchan.
Madame,
Responsable politique et candidate pour les prochaines élections législatives sur la première circonscription des Pyrénées – Orientales, je suis particulièrement sensible aux problématiques de l’emploi dans notre département qui est dans une situation particulièrement difficile.
Le devenir d’une entreprise comme la vôtre qui fait partie des plus importantes du département en nombre de salariés, suscite une attention particulière. Les éléments publiés dans la presse ces derniers jours quant à la perspective de la mise en place d’un plan de sauvegarde de l’emploi et la suppression de postes en équivalent temps plein sont source de grandes inquiétudes et mériteraient quelques éclaircissements en réponse aux principales questions qui se posent :
– La survie économique de l’entreprise de Perpignan est elle menacée ?
– Quel serait le nombre de postes concernés ?
– Dans le contexte économique et social actuel tendu, le dialogue social équilibré et respectueux, qui se donne du temps d’ écoute réciproque, entre salariés et dirigeants, est particulièrement précieux. En conséquence, pourriez-vous m’indiquer quel est le calendrier établi pour asseoir cet indispensable dialogue ?
– La suppression de postes en équivalent temps plein, aura t-elle pour conséquence d’augmenter encore les contrats à temps partiel pour des « petits » salaires ? Ce point est particulièrement important pour moi, dans la mesure où il s’ajoute à des rythmes de travail déjà souvent difficiles (très tôt le matin – tard le soir – le week-end) pour concilier vie professionnelle et vie familiale.
Les grandes surfaces font partie intégrante de nos paysages de vie, et de notre économie, mais l’évolution attendue de vos structures doit donner plus de place à « l’humain ». Cela pourrait passer par la limitation des automates (caisses sans caissière) et « scannettes », la limitation des temps partiels pour des contrats plus viables,….. et donner encore plus de place aux territoires par la mise en valeur et la promotion des productions locales dans le respect des producteurs.
Je suis à votre disposition pour évoquer ces sujets.
Je vous remercie pour vos réponses.
Recevez madame mes salutations les meilleures.
Christine ESPERT
L’hydroscope, encore un projet d’avenir avorté
J’ai souhaité réagir à l’article du n°832 de La Semaine du Roussillon au sujet de l’hydroscope. Voici le courier que j’adresse au journal :
Vous y remarquez très justement la volonté claire des pouvoirs locaux depuis de nombreuses années maintenant à favoriser le clanisme et clientélisme plutôt que faire avancer notre territoire. Vous y citez Ch. Bourquin et ce n’est malheureusement pas le seul. Je rappelle que nous avons d’ailleurs de nombreux candidats aux législatives qui sont là depuis au moins trente ans… toujours les mêmes, on voit ce que ça a donné !
Je porte depuis plusieurs années maintenant le projet d’un catalanisme moderne. Cela passe évidemment par les combats de toujours concernant la langue et la reconnaissance de notre territoire mais mon engagement est moderne en ce qu’il vise au développement de notre Pays Catalan et à la prise en compte des problématiques qui nous sont spécifiques car très différentes des dynamiques des autres territoires français.
Ce projet d’hydroscope avorté est un projet que je souhaite reprendre, je m’engage donc à tout faire pour qu’il se réalise. Les obstacles seront nombreux parmi ceux qui ne veulent pas voir notre département avancer et il faudra l’actualiser. Mais je suis convaincu que ce projet, particulièrement précurseur en son temps, est aujourd’hui indispensable pour nous qui avons le territoire européen comportant la meilleure irrigation par canaux -c’est dire si nos ancêtres portaient déjà une attention toute particulière à la problématique de l’eau.
Il est impossible de concevoir l’avenir de notre territoire sans grand projet structurant. Cet hydroscope est synonyme de développement raisonné car intégrant les dernières innovations en termes d’économie de ressources. Il engendrerait également une forte progression de la qualité de nos infrastructures telles l’aéroport et le TGV (dont nous devons absolument avoir une gare à Rivesaltes). La concurrence de Montpellier avec le Pôle de compétitivité n’est pas à craindre car d’une part celui qui a fait avorter le projet en Catalogne Nord est le même qui souhaite diriger Montpellier et d’autre part parce que nous avons encore de nombreux atouts que Montpellier n’a pas (climat, situation géographique, aire de chalandise, reliefs, présence de toutes les soucres et tous type d’eau, …).
Je porterai ce projet tant que je serai engagé et je serai engagé tant que le Pays Catalan aura besoin de dynamisme et d’une autre conception de la politique.
Eurovegas, une ville telle Las Vegas à nos portes
Le projet EuroVegas est un projet de ville du jeu qui doit se positionner aux abords de Barcelona ou Madrid.
Le projet du magnat du jeu Sheldon Adelson, le PDG du Las Vegas Sands et 14ème plus grande fortune mondiale (propriétaire des grands centres de jeu de Macau et Singapour) fait évidemment polémique. Il a donc une image qui lui colle à la peau dont chacun se fera une idée de la véracité, c’est l’image de monsieur corruption ou encore de mafieux.
Dans les différents arguments qui sont opposés à ce projet on retrouve principalement : destructions écologiques, emplois précaires, insécurité, coût de départ pour la collectivité, impact environnemental. Quand on parle emploi dans ce projet, c’est très vaste et controversé mais apparemment on peut retenir qu’il y aura plus de 30 000 employés dans la première phase du complexe, sans compter tout ce qui aura été généré par la construction du site, des infrastructures et des aménagements. A celà viennent s’ajouter toute la plus-value aux alentours pour le commerce, le tourisme, etc. Cela ferait monter (attention, ce sont des chiffres EuroVegas) à près de 200 000 emplois une fois le complexe totalement réalisé et les infrastructures en foncionnement.
Pour décider de la localisation de son projet, le richissime négociateur a bien su jouer son coup de poker (sic) en mettant en concurrence ces deux communautés autonomes déjà en guerre depuis longtemps. Il a ensuite lancé une liste de demandes plutôt exagérées afin que celles qu’on lui refuse (par exemple l’autorisation de laisser entrer les interdits de casino et les mineurs) soient les moins contraignantes et qu’il puisse profiter de ce qui au final est assez logique de lui accorder telle la gratuité du foncier nécessaire ou encore des facilités administratives.
Beaucoup me connaissent engagé pour l’environnement. Pourtant, je suis tout à fait favorable à un tel projet. Il devrait selon moi évidemment intégrer les toutes dernières innovations en terme de développement durable, et pourquoi pas en profiter pour en faire justement une vitrine de ce que peut être une grande infrastructure moderne respectant l’environnement. J’irai même plus loin, je rêve qu’un jour les politiques locaux aient le courage de porter un tel projet. Il me semble que ce temple du jeu mais aussi de congrés a plus de chance d’atterir à Barcelona car la capitale catalane a déjà un énorme atout : c’est une des capitales les plus visitées au monde. Mais le problème se pose encore une fois pour nous, nord-catalans, qui laisserons passer quantité de trains à l’ouest de Perpinyà (voir articles précédents) et qui, une fois de plus, au lieu de jouer sur la complémentarité du triangle Toulouse-Montpellier-Barcelona, nous ferons bouffer par un de ces géants et perdrons dans cette concurrence féroce un énorme potentiel touristique. Car il faut bien penser que les quelques congrés que nous avons auront vite fait de se détourner pour aller dans cette capitale du plaisir (oui, vous comprenez bien le sous-entendu faisant référence à la législation espagnole qui autorise le commerce du sexe). Bien sûr, il semble difficile pour Perpinyà de s’imaginer concurrencer Barcelona. Mais le problème est très symptomatique de la faiblesse -pour ne pas dire incompétence- de nos “élites” se refusant à faire un stade/arena ou encore une patinoire olympique, mais tous désireux d’avoir des théatres dans leur ville ou des salles ultra-polyvalentes (et surtout ultra-coûteuses), quand ce n’est pas de financer les infrastructures montpellieraines dont les catalans se foutent totalement.
Alors une fois pour toutes, réveillez-vous, citoyens, amis, politiques, associations, réveillez ce territoire qui n’est pas condamné à accueillir uniquement l’Europe retraitée et les bénéficiaires des Revenus sociaux. Nous avons tous les atouts pour nous développer et il ne faut pas avoir peur de ces changements. Comment un territoire idéalement situé comme le nôtre peut-il en être là aujourd’hui. Réfléchissez, informez-vous, agissez… et votez.
Le groupe Las Vegas Sands doit rendre sa décision quant à la localisation du projet vers le mois de juin.
Assez de péages ! Prou peatges !
Il y a quelques jours, un catalan (du sud) a décidé de concrétiser «l’indignation fiscale» qui s’emplifie depuis des années et surtout depuis la crise. Cette indignation vient du fait que chaque année la Communauté Autonome de Catalogne verse en impots et différentes taxes plus de 22 milliards d’euros qui ne reviennent pas en investissement. Voici le lien en catalan d’une fondation dédiée à la mise à jour de ce qu’ils appellent la spoliation fiscale. Les évidences ne manquent pas alors voici seulement quelques exemples : développement extremement important de Madrid au mépris de la nécessité de développement de Barcelona, blocage du développement de l’aéroport d’El Prat (BCN) au profit de Barajas (Madrid), retard du TGV catalan et lobbying pour valoriser un axe central espagnol, mais aussi construction de milliers de kilomètres d’autoroutes gratuites dans le reste de l’Espagne et manque de rénovation et amélioration pour les autoroutes pourtant payantes en Catalogne. Et c’est ce dernier exemple qui a inspiré J. Casadellà. Dans sa vidéo (AP-7 no vull pagar) sur fond d’Els Segadors (hymne national de la Catalogne) il montre comment il convainc un employé de l’autoroute qu’il ne paiera pas le péage car il en a marre de payer pour les autres. Et ça marche ! Alors évidemment, ça ne peut pas marcher à tous les coups. Néanmoins, certains ont profité de cette démonstration courageuse pour faire une petite recherche et, lois à l’appui, appuyer cette initiative. Il est en effet interdit à quiconque ne représentant pas une autorité policière de retenir quelqu’un. De plus, payer un péage ne serait contraint ni par le code pénal ni l’administratif. Je suppose qu’il s’agit plus de commerce, mais quoi qu’il en soit, on ne peut pas vous retenir.
Alors à l’heure où j’écris cet article, ce n’est pas un anonyme mais le député au parlement catalan Uriel Bertran Arrué (Solidaritat Catalana) qui vient de se faire bloquer au péage pour avoir refusé de payer. Voici son Twit :
Jusqu’où ça ira, personne ne peut le prévoir. Ce qui est sûr, c’est que je participerai à ce mouvement si je dois prendre l’autoroute menant à Barcelona car il ne s’agit pas de vol mais plutôt d’empêcher le vol des catalans par l’Etat espagnol.
Lien d’un article en catalan à ce sujet.
Voici l’expérience d’Uriel Bertran :
L’Uriel Bertran Arrué
La meva experiència #novullpagar d’aquest matí:
– Arribo al peatge de Vilassar de Mar.
– Li dic al cobrador: «no vull pagar», «des del 2004 aquesta autopista havia de ser gratuïta».
– El cobrador no respon els arguments i em diu que ha de trucar a l’encarregat i ho fa.
– Després de la trucada, m’apunta la matrícula.
– Tot seguit obre la tanca però el semàfor continua en vermell.
– Li dic que no vull cometre una infracció i que el posi en verd.
– Em diu el cobrador que no ho farà, vol que cometi una infracció. Posa uns cons darrere el cotxe i quedo retingut.
– Truco als Mossos d’Esquadra i denuncio retenció il·legal i que volen que cometi una infracció.
– Minuts després Abertis decideix posar el semàfor en verd i passo sense problema
– SEMPRE DEMANEU QUE POSIN EL SEMÀFOR EN VERD I DENUNCIEU RETENCIÓ IL·LEGAL ALS MOSSOS D’ESQUADRA SI NO HO FAN.
– Després de les reunions que tinc a Mataró i a Granollers passaré pel peatge de la Roca. Ja us ho explicaré.
Il a donc réussi à passer le péage en appelant les Mossos et en disant qu’il était retenu illégalement. Il a demandé à ce que le feu soit mis en vert et cela a été fait ! Il n’a donc commis aucune infraction. Endavant !
Forages de Shell en Arctique
Il y a peu, j’ai participé à une campagne menée par Greenpeace contre les forages de Shell en Arctique. Au-delà d’une politique énergétique mondiale à revoir -ça ne se résoudra pas en deux jours- je considère qu’il est particulièrement dangereux de forer dans des endroits préservés et dans des conditions extrêmes alors même qu’on a une multiplicité de catastrophes liées à ce genre d’exploitations (pétrole au golfe du Mexique, gaz en mer du Nord, nucléaire à Fukushima, …). Voici la réponse (en anglais) de Shell :
Thank you for contacting us on this important issue. We know many people around the world are concerned about the Arctic.
But affordable energy is vital for everyone and at present hydrocarbons are the only way to produce this energy in sufficient quantity.
The Arctic contains vast resources of oil and natural gas that could help to meet rising global energy demand.
Shell has operated in Arctic and subarctic conditions for decades, giving us the technical experience and know-how to explore for and produce oil and gas in a responsible way.
We are using advanced technology to limit our impact on the environment, strengthen our ability to respond to oil spills, and make operating in ice safer. We work to build strong relationships with local communities. We learn from them and at the same time work to address their concerns and help them share the benefits of developing energy resources.
We know too that specific challenges in the Arctic require comprehensive science research programmes.
Thank you again for emailing and please continue to be interested in the Arctic because in the complexity of the debate on climate change and ecosystem protection the more people who are interested the better.
Phil Dyer – Communication Manager – Arctic – Shell International Exploration and Production B.V.
Donc en gros ils seraient carément d’accord avec les combats écologiques et contents qu’on s’inquiète (sic) mais sûrs de leurs progrès technologiques. Bon, je pense qu’il n’est même pas nécessaire de s’étaler sur la sincérité des termes qu’ils emploient, il suffit de voir que celui qui a été chargé de répondre n’est pas un responsable de développement mais un chargé de com. On n’en attendait pas mieux, évidemment, de la part de ce genre de compagnie mais je vous invite tout de même à rejoindre le mouvement. Je suis d’ailleurs adhérent à Greenpeace car leur activisme fait honneur à tous ces humains que nous sommes, inquiets pour notre planète plus que pour nos multinationales.
Le nouveau SCOT au nord se lance
Je l’annonçais dans ce blog le 3 avril. Les difficultés de coordination au sein du SCOT Plaine du Roussillon ont provoqué la création d’un nouveau SCOT au nord. Cela est possible car la communauté de commune Salanque-Méditerranée peut créer son propre schéma territorial. Alors c’est parti..
De là à imaginer que tous ceux de la zone qui ont des problèmes dans Plaine du Roussillon rejoignent ce nouveau SCOT, il n’y a qu’un pas. Et tant qu’on y est, pourquoi ne pas imaginer la sortie de Ribesaltes de l’Agglo pour intégrer la CC Salanque-Méd. ?
