El menyspreu estatal de les necessitats catalanes

Article d’opinió publicat a Racó Català

L’Estat acaba d’assabentar-nos que el projecte de renovació i de desviació de la «carretera N116» està abandonat per motiu de finançaments insuficients. Aquesta via que és doble de Perpinyà a Illa de Tet, ho havia de ser també fins a Prada de Conflent. Hi creiem. Però amb el costum que tenim de ser abandonats per l’estat centralitzador, és estrany creure encara coses aquestes. Fa més de 30 anys que es preveu connectar Barcelona a la resta d’Europa amb tren d’alta velocitat. La part «local» fins a Perpinyà s’ha fet però tot i la declaració d’interés europeu per part de la UE, França deixa de banda els finançaments i declara la connexió Perpinyà-Montpeller no prioritària. Aquests exemples són els més visibles però n’hi ha molts altres. El «petit tren groc» que forma part de les nostres memòries a tots com a patrimoni local (puja de Vilafranca de Conflent a la Cerdanya, seguint la vall del Tet) pateix un abandó total dels finançaments de l’Estat com de la regió a la qual pertànyem des dels anys 80. Igual per les inversions necessàries a l’aeroport de Perpinyà del qual han canviat el nom per «Sud de France» com 3 altres de la mateixa regió !
Sembla que Catalunya Nord, com la Catalunya encara autònoma, pateixi el mateix menyspreu per part del seu sistema centralitzador. Ara ens queda dues possibilitats : tenir un estatut d’autonomia o tenir un Estat propi. Però aquesta última solució només es podrà considerar quan al Sud ja no sereu més autònoms, sinó lliures.



Lettre à Hermeline Malherbe, Présidente du CD66 et Sénatrice, pour le pays catalan

MME HERMELINE MALHERBE

Lettre ouverte

Madame la Présidente, Sénatrice,

Catalans occitanie

Dessin Seb pour L’indépendant

Je m’adresse à vous tout d’abord en tant que Présidente du département. Dans vos dernière déclarations, dont votre remarquée intervention auprès de la Présidente Delga pour le nom de la région, vous avez fait état de votre souhait que notre territoire soit représenté par l’appellation «Pyrénées-Méditerranée» accolée à «Occitanie». Je veux tout d’abord vous dire mon étonnement. Vous qui avez accédé aux responsabilités aux côtés de Christian Bourquin, vous n’êtes pas sans savoir que toute négation de notre identité culturelle est inconcevable. Il l’avait bien compris en affirmant une république française à l’accent catalan. Mais c’est sur le fond que votre positionnement est pour le moins inadéquat. En effet, nous nous sommes particulièrement mobilisés lors de la consultation sur le nom de la région. Gérard Onesta, président du bureau de l’assemblée et garant de l’équité du choix final, nous avait assuré que tous les paramètres seraient pris en compte. Or, d’après les données transmises par la région, non seulement la mobilisation a été des plus importantes de toute la nouvelle région, mais en plus et surtout, l’option contenant «Pays Catalan» est arrivée très largement en tête avec près de 60% des voix, devançant de plus du double toutes les autres possibilité, y compris «Pyrénées-Méditerranée» qui n’a pas atteind les 30%. Ce qui fait qu’en ne représentant que 8% de la population, le Pays Catalan a réussi l’exploi de parvenir à 12% des votes, sans que cela ne soit pris en considération. Aussi, en tant que première personnalité du département, il vous appartenait de défendre la majorité claire qui s’est exprimée malgré les difficultés de vote (problèmes techniques, manque de bulletins, …). La décision régionale est maintenant prise et ce n’est évidemment ni avec «Occitanie», ni avec une précision commerciale «Pyrénées-Méditerranée» que nous, catalans de toutes origines, nous sentirons représentés. Le collectif SEM a d’ailleurs réussi à rassembler de grands représentants du monde économique, la majorité des partis politiques, des personnalités du monde culturel mais également a recueilli le soutien du SIOCCAT, représentant la moitié des municipalités du département, tous pour «Pays Catalan». Vous revient dès lors, la possibilité de reprendre les choses en main et de corriger ce que l’Etat français et la région n’ont su faire : nommer ce territoire avec son nom. Vous pouvez engager cette réforme de deux manières.

Tout d’abord le changement de nom du département. Il pourra être refusé par le Conseil d’Etat, nous le savons tous. Mais c’est la démarche qui permettra que nous existions à nouveau au travers d’une communication censée. Car c’est bien de cela dont il s’agit. Les territoires tels la Bretagne ou la Corse existent, sont nommés et ont une communication qui correspond. Quand l’USAP ou les Dragons jouent, personne ne les nomme «pyrénéens». C’est d’ailleurs notre particularisme que les touristes viennent trouver en nos terres. Diffusons ce qui fait ce que nous sommes : catalans. Quel que soit le choix du nom, qui devra comporter un terme faisant référence à notre identité culturelle et à la réalité du territoire (Catalogne, Catalogne Nord, ou même Pays Catalan) ce ne pourra être que bénéfique. N’avez-vous pas les plus grandes difficultés à communiquer sur ce nom géologique qui ne nous a jamais rien apporté «Pyrénées-Orientales» ? Vous vous étiez d’ailleurs prononcée favorablement dans la presse il y a quelques semaines pour un changement de nom du département.

C’est ensuite à la sénatrice que je m’adresse pour évoquer l’autre orientation, plus courageuse et ambitieuse, qui serait de porter notre territoire vers un statut particulier, telles les métropoles ou la Corse. Il ne s’agit aucunement de sécession comme certains extrêmistes le vocifèrent -à moins que le Grand Lyon ne désire devenir un Etat indépendant- mais bien de capter les compétences régionales, les accumuler aux départementales et simplifier l’administration locale tout en lui donnant les moyens d’agir dans l’intérêt du territoire. Les économies d’ailleurs réalisées par ce type de simplification balayent immédiatement toute inquiétude quant à notre capacité d’investissement.

Je ne développerai pas plus ici les arguments économiques car ils sont bien trop nombreux, au moins autant que les arguments culturels. Parmi les arguments politiques, vous pouvez y voir la capacité de décision locale, outil indispensable à la défense des intérêts locaux. Quelles que soient les raisons, aucune ne permet de penser qu’il vaut mieux être en demande permanente vers Toulouse plutôt que décider ici.

Mais je suis évidemment à votre disposition pour travailler à la mise en place de ce type d’administration car c’est avec de l’ambition que nous ferons reconnaître notre territoire tel qu’il est à ce jour : l’accent catalan de la république française.

Veuillez recevoir, Madame la Présidente, Sénatrice, mes sincères et respectueuses salutations.

Brice LAFONTAINE
Président d’Unitat Catalana



Quelques données linguistique de Catalogne Nord

Hier j’assistais à la présentation de la plus grande étude linguistique réalisée en Catalogne Nord. Cette enquête a été effectuée auprès d’un panel représentatif de la population totale des Pyrénées-Orientales, dont il faut remarquer que seuls 40% sont nés ici.

Voici quelques chiffres, dans l’attente de la publication :

Tout d’abord, ça n’étonnera personne, c’est dans les “comarques” montagneuses que l’on parle le plus catalan avec 22 à 24% des sondés qui le déclarent en Vallespir, Conflent, Cerdagne et Capcir. Le Roussillon est plus bas et, sans surprise, c’est à Perpignan qu’on le parle le moins bien que tout de même près de 10% des sondés perpignanais déclarent parler catalan régulièrement. Ca, c’est pour les faits qui souffrent de divers facteurs (histoire, enseignement, sociologie, …). Mais qu’en est-il de la volonté, qui doit bien plus nous interpeller : 60% des interrogés voudraient parler catalan ou mieux le parler. Rappelons que seuls 40% sont nés ici…

català a l'escolaMais le chiffre que je retiens particulièrement a trait à l’éducation : 80% des habitants de Catalogne Nord veulent qu’on ait la possibilité d’étudier le catalan. 76% désirent que l’enseignement du catalan soit systématique à l’école. Il est intéressant de comparer cette donnée à la réalité : moins de 8% de nos enfants ont actuellement accès au catalan à l’école !

Moins surprenant mais à noter également :

Plus de 85% souhaite la création d’une télévision locale en catalan, environ 10% sont contre, le reste ne se prononce pas

Plus de 80% souhaite une loi pour les langues dites régionales, 16% sont contre

Environ 70% souhaite un bilinguisme systématique dans la vie publique, 20% sont contre

Environ 58% souhaite que le catalan soit co-officiel avec le français dans le département, 33% sont contre

Et enfin, une donnée intéressante quand on se rappelle que seuls 40% des sonés sont nés ici :

53% se disent catalan, avec une dynamique en nette augmentation depuis quelques années puisque chez les jeunes ce chiffre monte à 56,3%.

Il est donc évident que non seulement nous sommes dans une phase de récupération  identitaire mais aussi et surtout qu’il y a une volonté claire de récupération linguistique, à laquelle les pouvoirs publics ne répondent pas et en premier lieu l’éducation nationale qui ne permet pas à ceux qui le souhaitent d’apprendre le catalan.



Article Racó Català : El procés vist del Nord i l’altre procés al Nord

racocatala

Enllaç aquí 

Des de dissabte passat tinc moltes sol.licitacions per a expressar-me sobre l’elecció d’en Carles Puigdemont com a President de la Generalitat. Evidentment aquí hi ha molta esperança amb el procés. Sempre que pugui, explico als sud catalans que la independència no només és important per la comunitat autònoma de Catalunya, sinó també per tota la Nació catalana, de Salses a Guardamar… Conec personalment en Carles Puigdemont i estic molt content de poder comptar amb una persona convençuda per la independència, compromesa pel territori i per qui els intercanvis amb Catalunya Nord haurien de ser naturals i ampliats. Llavors, és evident que és una bona cosa per les terres del Nord que sigui ell qui té aquest deure de dur Catalunya fins a la llibertat.
Però aquí també tenim una actualitat, un procés. Molt menys engrescador. Es tracta més aviat de preservar el poc que tenim i no pas tirar endavant un projecte, però hi és : el nom de la nova macro-regió que absorba Catalunya Nord dins d’un conjunt que va més enllà de Tolosa i Montpeller. Si tenim una oportunitat en la consulta que la nova presidenta regional ens ha promés, podem estar segurs que en realitat el nom no ens convindrà. El nom «Occitània» surtirà primer. Seguit segurament per «Occitània-Catalunya» que és lo que demanem. Però els occitans són més nombrosos i les consultes fetes pels mitjans de comunicació fins ara han donat Occitània com a opció més votada. Llavors aquí a Catalunya Nord lluitem també. No per la llibertat per la qual som massa minoritaris, sinó com a mínim pel respecte de la nostra identitat i la nostra cultura. Ni tant sols sabem si proposaran al vot el nom «Occitània-Catalunya», però ja sabem que no tindrem un estatut particular, ni una regió pròpia. Tornarem a sofrir, tornarem a lluitar, tornarem a vèncer… tots junts !

Unitat Catalana a, depuis 1986, le programme que plusieurs auront en 2015 !

En 1986 Unitat Catalana (UC) était créée dans le but d’obtenir un statut particulier pour notre territoire (similaire au statut de la Corse). Les résultats aux élections étaient prometteurs, allant de 3,5% à 17,5%. Certes, on peut croire que 3,5% c’est peu. Mais imaginez dans un conseil municipal : si ne serait-ce que les 15 premiers représentaient 3,5% chacun, la liste ferait 52,5% au premier tour ! Mais en politique, ça ne marche pas tout à fait comme ça…Logo_Unitat_Catalana

Dans les années 90 puis 2000, deux succursales de partis sud-catalans sont arrivées. L’une présentant un projet clairement indépendantiste, sans étape intermédiaire, l’autre ayant une finalité régionaliste.

Alors que les élections régionales approchent et dans un contexte de réforme territoriale vidant de substance les départements, les catalans -dont les partis catalans et la majorité des associations militantes- se sont réunis dans un collectif nommé SEM qui appelle… à la création d’un statut particulier pour la Catalogne Nord.

Dans le même temps, le futur tête de liste EELV Gérard Onesta est venu à Perpignan déclarer que notre territoire avait besoin d’un statut particulier, ce qu’il intégrera dans son programme. DLPO, déclinaison du parti souverainiste français DLF (Dupont-Aignant) fait également part d’un projet similaire.

Il y a encore quelques années, on disait que c’était une utopie et que peu de personnes voudraient comme nous à UC un statut spécial pour la Catalogne Nord. Aujourd’hui les catalanistes s’unissent en ce sens et les progressistes s’y intéressent. Combien de temps va-t-il falloir pour que les “grands partis” français comprennent qu’avec notre position géostratégique et une culture commune au futur Etat indépendant catalan, nous avons besoin d’un statut particulier ?

Unitat Catalana avait juste 30 ans d’avance…

Déclaration des rencontres interrégionales contre la réforme territoriale

Déclaration des représentants des langues et cultures régionales de la République Française, réunis dans le cadre des XXIVe Rencontres interrégionales des langues et cultures régionales
à Rennes le vendredi 28 novembre 2014.

Nous, solidairement,

– exprimons notre consternation face au repli identitaire français et à la politique régressive menée par le gouvernement dans le cadre de la réforme territoriale. Cette réforme est la négation même des spécificités des territoires, des diversités linguistiques et culturelles ainsi que des réalités économiques et sociales ;

– dénonçons un déni de démocratie. Le gouvernement, en refusant le droit aux citoyens de déterminer eux-mêmes leur région ou territoire, viole l’article 5 de la Charte Européenne de l’autonomie locale ;

– dénonçons une recentralisation. L’État impose un découpage arbitraire, incohérent et technocratique des régions. A cette occasion, il redonne aux préfets la prééminence sur les élus du peuple ;

– dénonçons par ailleurs une politique qui organise la régression des langues dites régionales en entravant les efforts de leurs locuteurs et des politiques locales pour les faire vivre et prospérer.

Nous constatons qu’il existe sur le territoire français, conformément à la Constitution, des collectivités territoriales à statut particulier (Métropoles, Grand Paris, Grand Lyon, Corse…).

Nous demandons la mise en place de nouvelles collectivités territoriales à statut particulier cohérentes et conformes aux intérêts linguistiques, culturels et économiques des populations et territoires. Ceci renforcera, ainsi, l’ouverture sur l’Europe et sur le monde.
Ces collectivités devront être dotées de la compétence linguistique afin de valoriser et de développer nos langues.

Nous appelons les acteurs culturels, les élus et l’ensemble des citoyens à relayer cette déclaration et à renforcer la mobilisation.
Le Président,

Raymond Yvon BISSOL
Représentants de :
ALSACE, BRETAGNE, CATALOGNE, GUADELOUPE, GUYANE, LA REUNION, MARTINIQUE, MAYOTTE, OCCITANIE, PAYS BASQUE.

Centre ville et grandes surfaces, agriculture, BTP, … Arrêtons de dire n’importe quoi

Pour chaque problème que nous avons, la solution n’est pas dans l’empêchement de l’autre mais dans la promotion de soi.

Depuis quelques temps on entend en permanence que le problème c’est l’autre. Le centre ville de Perpignan perd des clients ? c’est à cause des grandes surfaces. Les agriculteurs n’arrivent pas à vivre de leur exploitation ? C’est à cause des pêches espagnoles. Le BTP souffre de concurrence du Sud ? C’est à cause des sud catalans. Etc.

Quelqu’un a-t’il assez d’humilité pour comprendre que si les agriculteurs catalans n’arrivent pas à vivre de leur exploitation, c’est parce qu’ils paient beaucoup plus de charges que les agriculteurs espagnols ou italiens ?! Est-ce si compliqué de comprendre qu’au lieu de bloquer les constructeurs sud catalans on ferait mieux d’être compétitifs avec eux et essayer de décrocher leurs marchés également ? Tout cela est une question de taxation et nous savons tous que c’est un mal typiquement français.

©L'Indépendant

©L’Indépendant

Quant aux grandes surfaces, on lit presque tous les jours qu’elles sont le mal incarné et qu’elles détruisent le centre ville. Une preuve serait qu’on en a plus que la moyenne française. Quelqu’un peut-il m’expliquer en quoi c’est une preuve ? Au contraire, ce que ça prouve c’est que nous -qui n’avons pas un pouvoir d’achat supérieur à la moyenne française- nous attirons dans nos grandes surfaces au-delà de notre territoire ! C’est une preuve que les sud catalans (mais aussi des audois) viennent acheter chez nous ! Alors partant de ce constat, comment dire que les grandes surfaces ne produisent pas de richesse et d’emploi ? En revanche si le centre-ville (et les grandes surfaces locales) faisaient de la promotion extérieure, là on attirerait encore plus de clients. Les commerçants du centre ville (pas tous, heureusement) veulent détruire les grandes surfaces pour faire revenir les clients chez eux. Personnellement ce que je vois c’est de plus en plus de perpignanais aller à Barcelone faire des achats. Est-ce que ces gens-là ont un problème pour payer 2€ de parking à Perpignan ? Je vois aussi des pubs pour le Perthus “espagnol” et pour Gran Jonquera mais nous, quelle pub faisons-nous alors que nous sommes en capacité d’augmenter considérablement notre clientèle ? Savez-vous que la majorité des catalans de Girona et Figueres préfèrent venir dans les zones commerciales chez nous (Auchan ou Carrefour Claira) car l’offre y est meilleure que chez eux ?!

Alors les thèses du FN vont bon train : fermons la frontière, remettons le franc (et ainsi on s’ajoute 10% de frais de change pour aller au sud ou pour ceux du sud qui viendraient ici), sortons de l’UE pour vendre plus de produits agricole chez nous (et comment ferons-nous en étant taxés à l’exportation, sachant que nous dépendons de l’exportation ?!), etc.

Réfléchissons un peu. Un meilleur accueil au centre-ville (horaires, accès, tarifs, sympathie, animations, …) sera beaucoup plus efficace que toute manifestation anti-grandes surfaces. Ces solutions dépendent à la fois des pouvoirs publics et des privés (exploitants et propriétaires). Mais ce qui est sûr c’est que se priver de la plus-value sud catalane c’est à coup sûr détruire de l’emploi.

Enfin, pour remémorer un peu le fonctionnement d’un commerce… Si une grande surface existe c’est parce qu’il y a des clients. Il vaut donc mieux inciter ces clients à venir chez soi plutôt que les empêcher d’aller ailleurs. On a l’exemple avec le village outlet qui devait se faire à Ribesaltes, il a été empêché, il s’est fait à la Jonquera. Résultat : au lieu d’avoir les emplois liés ici, ils sont à la Jonquera. Et les clients dans tout ça ? que ce soit à Ribesaltes ou à La Jonquera, ça ne leur change rien. Par contre à l’emploi et l’économie, si. La question n’est pas de savoir si la surface existe ou pas, mais de savoir où elle existera.

Pour chaque problème que nous avons, la solution n’est pas dans l’empêchement de l’autre mais dans la promotion de soi.

PS: Si le “carré d’or” est un problème, ce n’est pas parce qu’il crée simplement une surface commerciale de plus, mais c’est parce qu’il est d’une part dans une zone de chalandise inappropriée (loin des infrastructures de transport) et d’autre part parce que sa destination (habitat) est en concurrence directe avec la probable arrivée d’Ikea à Rivesaltes où, évidemment, tous les professionnels de l’ameublement voudront aller. 

Esteve Valls, de la délégation de l’Agglo à Girona à la direction de la Casa de la Generalitat a Perpinyà

Lors de son recrutement par l’Agglo, Esteve Valls était à la direction du site internet bilingue d’informations La Clau. Ce site était d’ailleurs à ce moment plutôt bien suivi.

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Casa de la Generalitat, Perpinyà

Esteve Valls a des compétences reconnues dont notamment un niveau en langue catalane incontestable (mais ce n’est évidemment pas tout). Lorsque Jean-Paul Alduy lui propose la direction de la délégation de PMCA à Girona, La Clau est connue pour être assez “Alduy critique” et particulièrement pro-CDC (normal, les deux responsables sont membres de ce parti). La condition de son recrutement est alors la fermeture du site. Logique, conflit d’intérêt oblige.

Étonnamment, quelques mois plus tard, le site La Clau redevient actif. Encore plus “étonnant”, bien que les critiques envers Alduy étaient déjà de moins en moins incisives, elles sont alors devenues inexistantes. Mais voilà cet outil de communication essentiellement au service de… OpenCat, le “think tank” qu’Esteve Valls a créé avec son compère de toujours -Vincent Dumas- et dont les conférences-débats sont réalisés… au sein de l’Hôtel d’Agglo ! La boucle est bouclée… sauf un détail. La glorification qui était faite de CDC n’est plus. Alors ce n’est pas pour autant qu’ils se mettent à passer les communiqués d’Unitat Catalana, pourtant seul parti politique avec siège en Catalogne Nord (depuis 26 ans!) et qui plus est, dont le président est également le délégué de l’agglo au transfrontalier. Oui, Jaume Roure, président d’UC est (était) l’élu de référence d’Esteve Valls. Au moins, on ne peut pas accuser UC de prise illégale d’intérêt ! Tous les médias passent donc les communiqués d’UC, sauf le site le plus spécialisé dans le transfrontalier. Y avait-il anguille sous roche…?

Alors voilà que celui qui s’est renforcé ses relations institutionnelles avec la Catalogne Sud grâce à la direction de la délégation de PMCA à Girona -notons également qu’en Catalogne Sud c’est CDC qui est au pouvoir de ces institutions- se retrouve nommé à la direction de la Generalitat à Perpinyà, institution dont il est dit par beaucoup qu’elle serait utilisée par J. Vera pour placer des membres de son parti politique, CDC.

Il est tout à fait dans son droit d’avoir des préférences de carrière et de saisir les opportunités qui s’offrent à lui. En revanche, on imagine aisément ce que doit ressentir JP Alduy qui pensait pouvoir compter sur sa recrue pendant un certain temps. Mais après tout, cela était plutôt prévisible à la lecture seule de La Clau. Il y a maintenant fort à parier que plus une seule des réunions d’OpenCat ne se déroulera à l’Hotel d’Agglo…

Pour finir, revenons sur son futur : La Casa de la Generalitat de Perpinyà est vouée à être gérée depuis Paris, donc sous “tutelle” de Maryse Olivé. Le duo Bourquin-Vera a assassiné l’Eurodistrict alors que ce devait être un outil extraordinaire, comme dans toutes les zones transfrontalières d’Europe (pour ça, encore faut-il en avoir l’envie et les compétences); la Casa n’octroie plus de subvention puisque seules les écoles catalanes peuvent y prétendre (il est déjà loin le temps où c’était la manne de toutes les associations nord catalanes); peu d’événements sont organisés, etc… 

Esteve Valls aura donc essentiellement comme lourde tache (uniquement morale) de redresser l’image de cette institution hautement symbolique et surtout en finir avec cette accusation de cooptation de membres de CDC (bien que lui-même en soit issu). Je pense que les nord-catalans en ont plus qu’assez du clientélisme. Peut-être que el Senyor Valls saura mener la transition institutionnelle nécessaire à tout Etat émergeant puisque c’est bien la représentation sur le sol français (sic) d’un futur Etat indépendant.

Esteve Valls a été contacté avant la publication de cet article. Il a pu s’exprimer sur certains points et a eu la possibilité d’éventuellement rédiger le premier commentaire. 

PSG – Barça ou la définition de Nation

42922Mardi dernier nous avons été nombreux à suivre le spectacle qu’offraient deux grands clubs européens de football. Ce spectacle avait d’ailleurs comme un air de France-Catalogne. C’est d’autant plus marquant quand on est ici -en Catalogne- et qu’on est habitués à ce que les Barça-Madrid soient assimilés à des Catalogne-Espagne.

Voici pourquoi j’en viens au concept de Nation : En France, nous avons connu une politique de l’Etat-Nation. Faire croire aux différentes Nations intégrés à l’Etat français que la seule qui existe chez nous est la française. Or, la France est un Etat (délimitation et compétences administratives). La Catalogne est une Nation (peuple, culture). Bien sûr que la Nation française existe, mais elle n’interdit pas pour autant l’existence de la Nation catalane, vieille de plus de 1000 ans. Disparaît-elle juste parce qu’à un moment dans son histoire elle est divisée entre deux Etats ? Oserait-on dire que le pays basque n’existe plus ? Bien sûr que non.

Et la preuve que notre territoire est catalan réside bien dans des événements comme celui de mardi soir. La majorité des nord-catalans soutenaient non pas la capitale de leur Etat, mais la capitale nationale : Barcelona.

Alors si certains ont encore du mal à comprendre la différence entre Etat et Nation, pensez donc à cela : nous sommes administrativement français, mais notre Nation est bel et bien la Catalogne.

Perpinyà toujours en lice pour Ikea

Contrairement à ce qui a été annoncé à plusieurs reprises le site La Clau, Ikea n’a toujours pas choisi son lieu d’implantation entre Girona et Perpinyà. La seule chose qui est sûre c’est qu’ils ne s’installeront pas sur les terrains de la sortie autoroute sud de Perpinyà (appartenants à Auchan). Entre les deux villes, celle qui décrochera Ikea fera venir énormément d’entreprises à proximité et s’assurera d’un vrai plébiscite de la population. Cet effet, nous ne le retrouverons pas avec Alinea -concurrent direct du suédois- bientôt implanté à côté de Simply Market, entre le “rond-point d’Auchan” et la route d’Argelers. Cette installation est d’ailleurs assez étonnante vu les difficultés de circulations aux environs -mais c’est peut-être pour mieux le voir- et le faible développement possible sur à proximité immédiate. Mais soit, c’est déjà bien. Maintenant il nous faut Ikea.

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Certes, Girona possède des atouts qui nous font défaut en terme de développement économique. Quand nos chers décideurs locaux mettent en avant notre climat (sic), Girona met en avant son aéroport, son autoroute à 2 x 4 voies, sa connexion au TGV, sa proximité avec Barcelona, sa démographie, … Mais Perpinyà a toujours un gros avantage : sa position géostratégique. La proximité de Barcelona n’est en réalité pas un atout pour Girona car la capitale catalane a déjà plusieurs Ikea. Or, entre les villes les plus importantes du nord de la Catalogne que sont Girona, Figueres, Perpinyà et plus haut Narbonne, point de ce magasin suédois. Une aire de chalandise qui dépasse le million de consommateurs. Et quelle est la position la plus centrale ? Perpinyà. Enfin, je parle de la capitale roussillonaise mais évidemment il faut comprendre l’aire urbaine de Peprinyà…

Tout cela n’est que suppositions. Mais ce qui est sûr, c’est que les différentes informations que nous avons eu jusqu’à présent sont erronées. Ikea n’a pas choisi. Chacune des deux villes jumelles est en lice, même si j’ai ma petite préférence…