La “democràcia” a la francesa

Article d’opinió publicat aquí a Racó Català

França sovint és símbol de democràcia a l’internacional, des de la declaració dels Drets Humans del 1789. El problema és que aquesta virtut li permet ser poc vertuosa en realitat. I a nosaltres -lluitadors per una justícia real- ens miren com traïdors del representant més pur de república democràtica. Només perquè gosem plantejar les possibilitats de millorar la democràcia francesa. Últim moment de vergonya que tinc com a “francès” : la reforma de l’elecció presidencial. Ara passem de 5 a 2 setmanes d’igualtat de temps de paraula pels candidats. En un Estat on tot és fet perquè només els partits polítics més importants puguin tenir representació electoral, l’únic moment en el qual es podia sentir altres veus és la presidencial, cada cinc anys. I ara, només durarà 2 setmanes en les quals sentirem el centre, l’esquerra alternativa, els verds, etc. ! Que l’extrema dreta no pateixi, ells sí que els sentirem encara comentant els atemptats i sobrecarregant com sempre la UE de tots els mals del món, tot i que tinguin gaire representació. Però el PS i els Republicans (ex UMP) poden témer que el Front Nacional arribi al poder. Perquè és precisament aquest sistema impedint-los tenir càrrecs importants, que els fa créixer. El dia que el FN tingui la majoria més absoluta possible -gràcies al sistema actual que permet tot i sent minoritaris tenir una àmplia majoria com el PS a Catalunya Nord- ells no tindran cap escrúpol a impedir tota expressió democràtica. I no se li podrà dir rés, atès que aquest sistema haurà estat institucionalitzat pels més democràtics del món lliure !
Que visquin el republicanisme i el democratisme, però que canvii la República malalta.

https://arthureveil.wordpress.com/2014/08/13/marianne-a-nos-politiciens-cest-vous-qui-me-rendez-malade/

dessin “ARTUREVEIL”



Centre ville et grandes surfaces, agriculture, BTP, … Arrêtons de dire n’importe quoi

Pour chaque problème que nous avons, la solution n’est pas dans l’empêchement de l’autre mais dans la promotion de soi.

Depuis quelques temps on entend en permanence que le problème c’est l’autre. Le centre ville de Perpignan perd des clients ? c’est à cause des grandes surfaces. Les agriculteurs n’arrivent pas à vivre de leur exploitation ? C’est à cause des pêches espagnoles. Le BTP souffre de concurrence du Sud ? C’est à cause des sud catalans. Etc.

Quelqu’un a-t’il assez d’humilité pour comprendre que si les agriculteurs catalans n’arrivent pas à vivre de leur exploitation, c’est parce qu’ils paient beaucoup plus de charges que les agriculteurs espagnols ou italiens ?! Est-ce si compliqué de comprendre qu’au lieu de bloquer les constructeurs sud catalans on ferait mieux d’être compétitifs avec eux et essayer de décrocher leurs marchés également ? Tout cela est une question de taxation et nous savons tous que c’est un mal typiquement français.

©L'Indépendant

©L’Indépendant

Quant aux grandes surfaces, on lit presque tous les jours qu’elles sont le mal incarné et qu’elles détruisent le centre ville. Une preuve serait qu’on en a plus que la moyenne française. Quelqu’un peut-il m’expliquer en quoi c’est une preuve ? Au contraire, ce que ça prouve c’est que nous -qui n’avons pas un pouvoir d’achat supérieur à la moyenne française- nous attirons dans nos grandes surfaces au-delà de notre territoire ! C’est une preuve que les sud catalans (mais aussi des audois) viennent acheter chez nous ! Alors partant de ce constat, comment dire que les grandes surfaces ne produisent pas de richesse et d’emploi ? En revanche si le centre-ville (et les grandes surfaces locales) faisaient de la promotion extérieure, là on attirerait encore plus de clients. Les commerçants du centre ville (pas tous, heureusement) veulent détruire les grandes surfaces pour faire revenir les clients chez eux. Personnellement ce que je vois c’est de plus en plus de perpignanais aller à Barcelone faire des achats. Est-ce que ces gens-là ont un problème pour payer 2€ de parking à Perpignan ? Je vois aussi des pubs pour le Perthus “espagnol” et pour Gran Jonquera mais nous, quelle pub faisons-nous alors que nous sommes en capacité d’augmenter considérablement notre clientèle ? Savez-vous que la majorité des catalans de Girona et Figueres préfèrent venir dans les zones commerciales chez nous (Auchan ou Carrefour Claira) car l’offre y est meilleure que chez eux ?!

Alors les thèses du FN vont bon train : fermons la frontière, remettons le franc (et ainsi on s’ajoute 10% de frais de change pour aller au sud ou pour ceux du sud qui viendraient ici), sortons de l’UE pour vendre plus de produits agricole chez nous (et comment ferons-nous en étant taxés à l’exportation, sachant que nous dépendons de l’exportation ?!), etc.

Réfléchissons un peu. Un meilleur accueil au centre-ville (horaires, accès, tarifs, sympathie, animations, …) sera beaucoup plus efficace que toute manifestation anti-grandes surfaces. Ces solutions dépendent à la fois des pouvoirs publics et des privés (exploitants et propriétaires). Mais ce qui est sûr c’est que se priver de la plus-value sud catalane c’est à coup sûr détruire de l’emploi.

Enfin, pour remémorer un peu le fonctionnement d’un commerce… Si une grande surface existe c’est parce qu’il y a des clients. Il vaut donc mieux inciter ces clients à venir chez soi plutôt que les empêcher d’aller ailleurs. On a l’exemple avec le village outlet qui devait se faire à Ribesaltes, il a été empêché, il s’est fait à la Jonquera. Résultat : au lieu d’avoir les emplois liés ici, ils sont à la Jonquera. Et les clients dans tout ça ? que ce soit à Ribesaltes ou à La Jonquera, ça ne leur change rien. Par contre à l’emploi et l’économie, si. La question n’est pas de savoir si la surface existe ou pas, mais de savoir où elle existera.

Pour chaque problème que nous avons, la solution n’est pas dans l’empêchement de l’autre mais dans la promotion de soi.

PS: Si le “carré d’or” est un problème, ce n’est pas parce qu’il crée simplement une surface commerciale de plus, mais c’est parce qu’il est d’une part dans une zone de chalandise inappropriée (loin des infrastructures de transport) et d’autre part parce que sa destination (habitat) est en concurrence directe avec la probable arrivée d’Ikea à Rivesaltes où, évidemment, tous les professionnels de l’ameublement voudront aller. 



Conflit d’intérêt moral et déontologie douteuse au FN

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Le site Médiapart a révélé cette semaine que le couple frontiste avait fait l’objet de questionnements de la part des services du parlement européen pour soupçons de conflits d’intérêt dans le cadre de l’emploi de Louis Aliot en tant qu’attaché parlementaire. En effet, le règlement stipule que le parlement «ne peut pas financer les contrats permettant l’emploi ou l’utilisation des services des conjoints des députés ou de leurs partenaires stables non matrimoniaux». Or, le couple n’a apparemment pas nié la relation mais l’a qualifiée d’informelle et donc non soumise à la règle pour laquelle il faut évidemment avoir certaines preuves à avancer pour parler de conflits d’intérêt, ce qui ferait défaut dans cette affaire (hormis une participation commune à une SCI pour une maison commune…). Donc en résumé, le couple dit qu’il est un couple mais sans statut légal. Ok, pas de souci. Sauf que le règlement stipule “partenaires stables non matrimoniaux”. Reste que la définition de ces termes a plaidé en la faveur du couple puisqu’après explications, ils n’ont pas été inquiété. Mais si au niveau juridique il n’y a aucun souci, on peut s’inquiéter de la morale. N’est-ce pas moralement répréhensible de rémunérer son propre conjoint 5 000€ pour un mi-temps (apparemment somme exceptionnelle au parlement européen !) alors que le parlement demande justement de ne pas rémunérer ses conjoints ?

D’autre part, Médiapart n’a pas soulevé un autre problème moral. Peut-être parce qu’il n’y a pas de problème juridique non plus. Les règles de financement des partis européens font qu’en s’inscrivant à plusieurs partis, on a plusieurs financements, et ce malgré l’appartenance à un seul parti national. Je vous explique : Marine Le Pen, tout comme Jean-Marie Le Pen, est élue au parlement européen. Non pas que ça l’intéresse particulièrement, elle est totalement contre ! Mais c’est que c’est la seule élection avec une proportionnelle leur permettant d’être élus (et je passe sur les émoluments). Et les voilà donc, les numéros 1 et 2 du FN, qui ont voulu s’inscrire dans des groupes européens différents pour augmenter le financement de leur parti ! Juridiquement ? Pas de problème, rien ne l’interdit ! Moralement, on peut quand même se poser des questions. Heureusement, cela a été soulevé et résolu. Non pas contre eux deux spécifiquement (encore que…) mais d’une manière générale, par déontologie de l’exercice de “la chose publique”, cela n’est plus possible.

Enfin, j’aimerais beaucoup que Monsieur Aliot nous indique qui paie ses déplacements à Paris, notamment pour les interviews. Je rappelle que nous sommes en période préélectorale et que tout frais n’entrant pas dans le cadre des fonctions habituelles du candidat doit être intégré aux frais de campagne. La subtilité est de savoir ce qui est habituel et ce qui fait partie de la campagne. On a eu l’exemple de Nicolas Sarkozy récemment qui, malgré l’expérience, est “passé à coté” pour les mêmes raisons. Alors ces déplacements ? Campagne ou travail habituel ? Et la banderole déployée juste l’été avant les élections pour souhaiter de bonnes vacances aux touristes qui passent à Perpignan, campagne ou habituel ? Je pense qu’au moins pour ce dernier, le doute n’existe même pas. Reste à voir ce que pensera la commission des comptes de campagne…

Ajoutons à cela la candidature permanente de Louis Aliot à toutes les élections (déjà déclaré pour les municipales et les européennes de 2014), et on a un système bien ficelé entre les Le Pen, père, fille, conjoint, nièce, … Loin, très loin, de toute déontologie que nécessite leurs fonctions.

Au final, les premiers critiques “du système” en profitent à fond ! S’il est clair qu’il faut un renouvellement politique, il est encore plus évident que ce ne doit pas passer par eux !



Comment faire monter le FN… par les groupes de “réflexion”

Depuis quelques mois, une multitude de “groupes de réflexion” se créent. Partant d’un constat simple : il faut exister pour les prochaines municipales. Car il faut arrêter avec la vertu à laquelle personne ne croit “je crée ce groupe pour améliorer le quotidien des perpignanais”. La réalité c’est que chacun veut se placer. Je ne distinguerai que 2 exceptions : une association qui a pour but de regrouper réellement les forces et les idées puisque le responsable n’est autre que celui qui va constituer la prochaine liste, donc point de rapport de force. Et un autre groupe, qui intègre différentes composantes politiques, de gauche comme de droite, donc forcément plus dans la proposition que dans le jeu politicien.

Sorti de ceux-là… nous voilà bien partis dans des guéguerres d’influences. Principal objectif : constituer des réseaux. On contacte des groupes comme par exemple les commerçants. Car oui, le mouvement de protestation des commerçants s’est amplifié et a dégénéré à cause justement de ceux qui prétendent leur apporter des solutions. Que s’est-il passé ? C’est très simple.

Un des problèmes facilement identifiable à Perpignan est la baisse de fréquentation de certains commerces. Notez bien que je dis “certains”. Car certains autres vont très bien! Une fois donc ce secteur identifié, on envoie des “spécialistes” : anciens commerçants, élus ou anciens élus, représentants syndicaux avec lesquels on a de bonnes relations, etc. Ces spécialistes, constitués en “commission”, démarchent alors un secteur en crise et, pour simplifier, dit : “ça ne va pas chez vous, hein ? Que voudriez-vous que la municipalité fasse ? Si les élus vous écoutaient, vous voudriez quoi ?”.

Et alors là, catastrophe totalement prévisible. Ca ne va pas… bin non ça ne va pas ! Le secteur marchand est bien identifié comme un secteur en crise donc forcément…! Demander que la municipalité fasse quelque chose est la première phase du jeu du FN. On identifie un tiers comme responsable. Enfin, on conclue sur un bon ton en disant que nous on écoute les commerçants et que grâce à nous les élus vont les écouter. On se donne de l’importance dans les deux sens. Sauf que le commerçant se dit qu’en fait la municipalité n’écoute pas et du coup votera plus extrême.

Bien sûr, ce raisonnement peut paraître simpliste et beaucoup n’y croiront sûrement pas. Mais prenons l’exemple des commerçants et les solutions apportées. Je ne m’étalerai pas sur Clémenceau à double sens qui semble être vu comme le Graal par les commerçants et qui -j’en suis sûr- ne leur changera rien du tout. JM Pujol, désireux d’accéder à leur requête, l’a mis en phase de test. Nous verrons bien. En revanche, l’heure de parking gratuit qui est une bonne idée (cofinancée par Mairie-Commerçant-CCI) n’a pas à être une initiative de la mairie. Et pourtant, les groupes de réflexions le laissent entendre. Partout ailleurs c’est la CCI l’instigateur mais ici il faudrait que ce soit la mairie. Cela cristallise donc un sentiment d’inaction du maire quand c’est en réalité la CCI et les commerçants eux-mêmes qui devraient agir.

Transposons : les cités. Une des raisons du vote FN dans les zones rurales n’est certainement pas l’insécurité et la hausse de l’immigration ! Mais à force de dire (à la télé notamment) “Problèmes dans les cités / Cités = immigration / L’Etat est impuissant” la conclusion est simple : vote extrême.

Alors merci aux groupes de réflexion de réfléchir aux conséquences de leurs actes et aux constitutions de commissions. Car ce n’est pas en pointant du doigt ce qui ne va pas et en amplifiant les maux qu’on les soigne. Et quand chacun aura sa belle place en haut de la liste, il sera bien trop tard pour pleurer depuis les bancs de l’opposition face à un FN qui, au-delà de n’apporter aucune solution, sera particulièrement néfaste pour justement tous ces secteurs tant travaillés avant les élections.

Oui le commerce perpignanais va mal, oui les cités sont un vrai problème, mais des solutions existent sans potentialiser la haine.

Comment Marine Le Pen se victimise grâce au “système”

Dans la droite lignée de son père, Marine Le Pen se victimise, se disant la proie du “système” qui ferait tout pour ne pas qu’elle ait ses 500 signatures. Or dans cet article paru dans Le Monde on y voit qu’elle joue un double jeu. Je vous invite donc à cliquer et à comprendre comment en faisant cela elle prépare les législatives, notamment celle de son conjoint. Car oui, elle se dit victime du système mais quand c’est son système à elle, tout va bien. Le père qui place sa fille qui elle-même place son mari. Et voilà, les 3 principaux responsables du mouvement sont de la même famille. Et quand on voit qu’elle critique ce que Sarkozy a essayé de faire (c’était nul, évidemment) avec son fils à l’EPAD, on comprend son fonctionnement : elle verouille tout mais dénonce que les autres fassent pareil. Du populisme à l’état pur… Elle dénonce les abus de revenus publics notamment d’élus mais elle-même, tout comme son mari et son père, sont les premiers à profiter de cumuls au parlement européen (alors qu’elle est contre l’Europe mais bon, y’a des $ous), à la région et en mairie…

Alors dénonçons, victimisons, de toutes façons, les français sont trop cons…! Tiens, ça rime, peut-etre en fera-t’elle une chanson de campagne…

Dernière remarque à ceux qui, malgré cela, seraient tentés. Il est évident que si elle arrive au second tour, elle ne passera pas. Le Front National n’aura pas autant de voix que l’un ou l’autre des 3 candidats crédibles (Holande, Bayrou, Sarkozy) et au second tour elle se retrouverait contre ce qui est appelé un front républicain (tout sauf le FN). Donc on est sûr qu’elle ne sera pas élue. Arrêtons d’en faire un foin ! Ce qui veut dire que voter pour elle c’est à coups sûrs élire celui qui sera contre elle. Si ce n’est Hollande ou Sarkozy (les deux garants du “système”), ce sera Bayrou. Alors à vous de choisir dès le premier tour, finalement, qui vous voulez retrouver au deuxième… Soit un des trois et dans ce cas, il vaut mieux voter pour lui dès le premier tour, soit elle en sachant que vous rendrez extrêmement facile, comme en 2002 avec Chirac, l’élection de son “concurrent”.

Lien Le Monde : http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/02/03/le-chantage-democratique-de-marine-le-pen_1638526_3232.html

Je respecte évidemment ceux qui font au autre choix que ceux que j’ai cité ci-dessus. Il y a de nombreux autres candidats mais ceux-là n’ont quasiment aucune chance d’être élus, contrairement aux 4 précités.