Réaction aux propos tenus par Harlem Désir sur les réfugiés espagnols

Nous y sommes malheureusement que trop habitués ! L’histoire est constamment réécrite par les élites parisiennes à la gloire de la France, sans se soucier de la réalité et des souffrances des peuples.

Harlem Désir, premier secrétaire du PS, vient de déclarer “… Espagnols ou autres qui ont été accueillis en France au moment où leur pays traversait des drames et des guerres, et qui en même temps étaient fiers de la solidarité de la France, qui étaient soulagés, qui étaient reconnaissants”.

camp Argelers

Or, c’est d’une part méconnaître l’atroce situation dans laquelle les réfugiés ont été “accueillis” et d’autre part nier les méfaits du gouvernement français qui à l’époque n’a pas hésité bien longtemps avant de renvoyer de force ces républicains dans l’Etat franquiste, les faire déporter vers l’Allemagne nazie ou, dans le “meilleur” des cas, les interner dans des camps de fortune où un très grand nombre d’entre eux trouvèrent la mort. Ces camps sont pourtant bien connus de la France et notre territoire catalan a été le premier concerné. Argelers, Ribesaltes, etc., ces camps où il n’y avait aucun soin, où les familles étaient souvent divisées, ne servaient en fait qu’à parquer des “étrangers” indésirables alors qu’ils n’étaient là que pour avoir une idée républicaine, donc anti-dictatoriale, et/ou pour avoir une culture catalane, fortement réprimée sous Franco.
Il serait peut-être de bon ton d’envoyer une biographie du Président Lluís Companys à Harlem Désir, ou du moins lui enseigner les circonstances de sa mort : représentant démocratique des catalans (président élu de la Generalitat), il est arrêté en France alors qu’il est en exil à cause de Franco. Il est remis aux autorités franquistes qui le fusillèrent. Ses derniers mots furent “Per Catalunya”. Seul président de gouvernement élu démocratiquement à avoir été fusillé, il semble peu probable qu’il ait été reconnaissant envers la France… Il n’est malheureusement qu’un exemple parmi de nombreux autres qui, anonymes, ont été renvoyés en Espagne, parqués ou encore déportés en Afrique du Nord ou en camps nazis.
J’appelle donc les instances locales du PS et plus particulièrement leurs élus à transmettre une demande de clarification des propos à leur premier secrétaire. Celui-ci ne peut ignorer et encore moins dédaigner les conditions de l’exil d’espagnols sous Franco.

Panneau camp Argeles



Voleu la independència? Voteu independentista.

Fa 4anys, CiU ni volia sentir a parlar d’espoli fiscal. Us en recordeu ?

Manifestació independentista del 10 de juliol 2010 en reacció a les retallades del Tribunal Constitucional contra el nou Estatut : 1,5 milions de persones cridant “Independència”.

Eleccions a la tardor del 2010 : CiU, encapçalat per l’Artur Mas fa campanya contra l’espoli fiscal, amb ojectiu d’obtenir el “pacte fiscal”, semblant al de Navarra i del País Basc.

Rebuig pel govern espanyol i manifestació independentista de l’11 de setembre del 2012 amb 2 milions de persones. Encara em recordo el responsable de CDC Catalunya Nord en un debat a la ràdio dient-me que jo no entenia que era imprescindible tenir institucions d’Estat i hisenda pròpia abans de la independència. Jo estava parlant de la dinàmica de Solidaritat Catalana per la Independència.

25 de setembre 2012 : Artur Mas anuncia que dissoldrà el parlament català per a convocar eleccions anticipades el 25 de novembre per a canviar el seu mandat autonomista en independentista. 27 de setembre : resolució a favor d’un referèndum per l’autodeterminació.

No escric avui per dir que jo, Solidaritat Cat i els altres independentistes teníem raó aquests últims anys, sinó per dir que cal vigilar allò que està organitzant el govern català. Tot el que fa, és només gràcies a nosaltres, el poble. Si els haguéssim deixat continuar en llur ideologia, encara estarien negociant una millor autonomia.

Llavors, quedem vigilants. El President Mas no utilitza la paraula clara “independència”. Diu que és per no xocar. Però al mateix temps proposa un dia que es guardi el mateix rei que Espanya, l’endemà que Catalunya quedi un “Estat associat” com Puerto Rico amb els USA, …

Vam manifestar clarament, cada vegada, amb un clam : “independència”. Si volem aconseguir-la, només ens queda un vot possible : els que sempre han estat amb nosaltres : els independentistes. Ells no necessiten que els pressionem per tirar endavant un projecte independentista. Ells “són nosaltres”.

Endavant ! i com sempre, no oblideu que la nació catalana no és només l’actual CCAA de Catalunya, sinó que tots som Catalunya !



Nos propositions “langue et territoires” (bilingue)

Voici les projets que nous portons avec Christine Espert (candidate MoDem-Unitat Catalana sur la 1ère circo) concernant notre territoire et notre langue. Vous retrouverez d’autres projets sur le site de campagne www.christineespert2012.fr

Reconnaissance de la langue catalane et de toutes les langues endémiques de France au travers de l’application de la Charte Européenne des langues régionales ou minoritaires. Pour cela je proposerai une modification de la Constitution pour qu’il n’y ait plus d’obstacle institutionnel.

Reconeixement de la llengua catalana i de totes les llengües endèmiques de França a través de l’aplicació de la Carta Europea de les llengües regionals o minoritàries. Per això, proposaré una modificació de la Constitució per que no hi hagi més obstacle institucional.


Création d’un label Produit Catalan. Le principe de Sud de France est un bon projet mais ne nous correspond pas. Il nous noie dans un ensemble dans lequel nous sommes en concurrence et qui n’est pas porteur. Un label Produit Catalan ferait rayonner notre territoire et permettrait de mettre en avant la production locale, dans le respect des règles du commerce équitable.

Creació d’un label Producte Català. El principi Sud de France no ens correspon. Ens nega dins d’un conjount en el qual estem en competència. Un label Producte Català posaria en relleu la producció local, en el respecte de les regles del comerç just.


Je redonnerai l’importance qu’ils méritent aux départements. La fuite des centres de décisions tant publics que privés sur la capitale régionale nous ont affaiblis. Les décisions quant à l’investissement et au soutien de l’économie locale ne peuvent se prendre qu’au niveau local. Je combattrais le centralisme parisien comme montpellierain, imposés par des années de jacobinisme dont l’UMP et le PS sont les garants.

Tornaré la importància que mereixen als departaments. La fuita dels centres de decisions tant públics com privats a la capital regional ens han afeblit. Les decisions quant a l’inversió i al suport de l’economia local només es poden prendre a nivell local. Combatré el centralisme parisenc com el montpellerí, imposats per molts anys de jacobinisme, dels quals la UMP i el PS n’estan dels garants.

Je relancerai l’Eurodistricte. Ce grand projet est aujourd’hui quasiment au point mort. Je ferai aboutir les projets y afférents afin que notre frontière ne soit plus un handicap mais un atout. Nous serons alors complémentaires de la zone Girona-Figueres au lieu d’être en concurrence comme aujourd’hui. Entre autres projets, l’Eurodistricte diminuera les coûts des télécommunications, améliorera la relation entre les aéroports et garantira le développement de Perpignan-Rivesaltes, facilitera l’emploi transfrontalier, etc.

Reactivaré l’Eurodistricte. Aquest gran projecte és avui dia gairebé en punt mort. Lideraré projectes relacionats amb la nostra frontera perquè ja no sigui més un desavantatge sinó un avantatge. Aleshores, serem una àrea addicional de Girona-Figueres en lloc de competir com ara. Entre altres projectes, l’Eurodistricte reduirà els costos de les telecomunicacions, millorarà la relació entre els aeroports i garantirà el desenvolupament de Perpinyà-Ribesaltes, facilitarà l’ocupació transfronterera, etc.


Autour de mes propositions pour l’emploi, notamment la déclinaison agriculture, je ferai de Perpignan un centre et plus une périphérie (Toulouse-Montpellier-Barcelona) pour accueillir des congrés et de la recherche; Nous avons déjà les infrastructures, il ne manque que le soutien et la dynamique publique.

Al voltant de les meves propostes per a l’ocupació, incloent la declinació agricultura, faré de Perpinyà un centre i no perifèria (Tolosa-Montpeller-Barcelona) per a acollir congressos i investigació. Ja tenim les infraestructures, només falta suport i dinàmica públics.

enseignement de la langue et de la culture catalanes disponibles dans tous les établissements scolaires. Possibilité de prendre le catalan en LV1, amélioration de l’offre bilingue.

Ensenyament de la llengua i la cultura catalanes disponibles en tots els establiments escolars. Possibilitat de prendre el català com a LV1 i millora de l’oferta bilingüe.



Réaction à l’article de La Semaine du Roussillon sur l’histoire du Roussillon

Voici ma réaction à l’article paru dans la Semaine du Roussillon de cette semaine (n°820), intitulé : “Une étrange affaire criminelle en 1353. L’épouse du roi d’Aragon s’y intéressa”.

Chers journalistes de La Semaine du Roussillon,
Permettez-moi de réagir à votre article d’une page sur l’histoire de notre pays (p. 39 du n° 820). Tout d’abord une réaction particulièrement positive car cela fait plaisir de lire notre histoire et non pas l’histoire d’une autre nation au 14ème siècle (époque des Valois). Mais au-delà des félicitations, il me semble important de relever des inexactitudes, que j’attribuerais volontiers à une vision peut-être “étrangère” car française de l’histoire de la Catalogne. Cela n’est aucunement un reproche, étant donné que c’est la seule perspective que nous permet le système français… et une de vos source : Wikipédia France. Oui, je rappelle que notre territoire n’a vu aucun gaulois et n’était pas français au 14ème. Cela paraît une évidence pour certains, mais étonne toujours un grand nombre…
Tout d’abord, principale inexactitude très fréquente, on ne parle pas en Catalogne du roi d’Aragon en tant que tel. La Catalogne était à l’époque une confédération et le souverain du Comté du Roussillon dont il est question dans cet article est le comte, pas le roi. Le fait qu’il fut également Roi d’Aragon n’en fait pas pour autant un titre supérieur à celui de Comte du Roussillon. Par exemple au 15ème, Naples fut “capitale” de la confédération. Est-ce que pour autant, ce Comte, devenu Roi de différents territoires méditerranéens, perd son titre au profit de “Roi de Naples” ? Evidemment non. On ne dit pas à Perpinyà que le souverain est le roi de Naples. Il s’agit toujours de la même personne (ou dynastie) qui, au fil de l’histoire, acquiert différents titres, l’un ne remplaçant pas l’autre. La vision française de l’histoire et des souverainetés rend pour beaucoup cette conception un peu difficile à comprendre mais il faut bien se rendre compte que nous parlons d’une confédération (avec d’ailleurs depuis le moyen-âge une représentation du peuple qui partage le pouvoir avec le souverain, bien avant la Révolution française).
Ensuite je remarque que vous donnez des noms à moitié francisés à certains personnages ou lieux. Il est évidemment impossible de lire dans un texte d’époque “Jacques Llaurador”. L’utilisation du français en Catalogne Nord ne remontant qu’à la fin du 19ème siècle, début du 20ème. Point de Jacques donc mais plutôt un Jaume. De la même manière qu’on ne parlerait pas, par exemple, du Roi Jean-Charles d’Espagne, mais de Juan Carlos. Certaines traductions sont parfois à éviter. J’en profite d’ailleurs pour préciser l’orthographe de Generalitat de Catalunya (encart rouge).
Enfin, s’il est vrai que le surnom du Comte-Roi est “el Ceremoniós”, il n’était pas Pere IV mais Pere III. Il a effectivement gagné une guerre afin de récupérer le Royaume de Mallorca (dont Perpinyà était la capitale), Royaume qui avait été auparavent divisé pour les deux fils de leur ancêtre commun : Jaume Ier.
Encore une fois, bien que j’ai ces quelques remarques à faire qui me semble indispensables à la compréhension de notre histoire, je tiens à vous féliciter et j’espère que vous renouvellerez chaque semaine ces points historiques en dernière page… avec peut-être d’autres sources, notamment, je vous les conseille : les historiens très comptétents de la faculté de catalan de Perpinyà.
Moltes gràcies.
Brice LAFONTAINE.