Incohérence au SCOT

Le SCOT est le Schéma de COhérence Territoriale. C’est un document réalisé en concertation avec les communes qui en font partie et qui établit un programme de développement pour le territoire. Il y est décidé tout l’aménagement, les zones commerciales, les espaces protégés, etc. Le plus important en Catalogne Nord est le SCOT plaine du Roussillon qui regroupe 82 communes, soit près de 350 000 habitants.
Seulement voilà, depuis que la communauté de communes Salanque-Méditerranée a intégré Fitou (dont chacun appréciera le manque de logique) cette communauté a la possibilité de créer son SCOT ou d’en changer. Ils en ont donc profité pour voter que que les 4 communes (Pia, Claira, Salses et donc Fitou) intègrent le SCOT… de la narbonnaise ! Non seulement c’est totalement incohérent de décider de l’avenir d’un territoire avec un territoire aussi éloigné (alors que Pia est vraiment collé à Perpinyà), mais en plus les motivations ne sont que purement politiciennes.
En effet, les maires qui ont pris cette décision ne l’ont fait que parce qu’ils avaient peur que le préfet les force à intégrer l’Agglo, chose qui ne s’est pourtant pas produite depuis qu’il en a le pouvoir (le nouveau préfet comme l’ancien). Cette décision va donc à l’encontre de l’intérêt commun.
Au delà de cela, il risque même de générer de sérieux problèmes puisque le SCOT actuel, prêt à être approuvé à l’unanimité, risque de devoir être totalement recommencé car invalidé à cause de la redéfinition du périmètre.
Heureusement, ni le préfet des P-O ni celui de l’Aude n’y sont favorables (un recours gracieux est en cours) ni même la direction du S(Y)COT de la Narbonnaise !
Les maires de Salanque-Méditerranée devraient faire preuve de sens public et éviter d’engager l’avenir de la population sur des décisions politiciennes préjudiciables à la construction et la cohérence du territoire.
Notons d’ailleurs que même Napoléon n’avait pas osé modifier le périmètre du territoire… Gageons que deux conseillers généraux de Catalogne Nord ne feront pas en sorte que des orientations décisives pour les catalans soient prises à Narbonne !



Vers un nouveau SCOT au nord…

Le Schéma de COhérence Territoriale définit, en concertation entre les communes concernées, les orientations générales pour des zones prédéterminées. Par exemple, une zone commerciale se voit attribuer un qualificatif qui en déterminera le rayon d’action et donc les possibilités d’emprise, d’agrandissement, etc…

Le plus important en Catalogne Nord est le SCOT plaine du Roussillon qui couvre 83 communes, soit env. 342 000 habitants ! Seulement voilà, avec l’Agglo (PMCA), Perpignan est une voix décisive, notamment en CDAC (commission départementale d’aménagement commercial). Alors bientôt le SCOT fera foi et les orientations décidées engendreront un “accord d’office” pour les projets correspondants. C’est dire si demain ce schéma sera important.

Mais là où ça se gâte, c’est quand la zone commerciale nord (Clairà-Ribesaltes) commence à ambitionner une extension… directement concurrente avec Perpignan Sud. Il en va de même avec la gare TGV (celle sur le tracé, pas la gare en ville). Nous sommes le seul département de la région à ne pas avoir de nouvelle gare prévue sur le tracé du TGV Perpinyà-Nimes. Le projet de halte nous permettrait d’espérer un développement du même type que Valence depuis la création de Valence-TGV (une simple halte mais qui a énormément développé la ville car quasiment tous les TGV s’y arrêtent).

Evidemment, que ce soit pour l’extension de la zone nord ou la nouvelle gare : opposition de Perpinyà et PMCA. Chacun appréciera s’ils ont raison ou tord… mais personnellement je me pose la question de savoir à quoi servent les éléments de coordination de projets que sont le SCOT et l’agglo si chaque programme est perçu comme concurrent de l’autre.

Alors il y en a un qui semble bien se lasser de cette rivalité permanente, c’est José Puig (maire de Cairà et conseiller général mais surtout président de la CC Salanque-Méditerranée). Il a la possibilité de faire son propre SCOT. Il serait alors libre de décider car il serait majoritaire -vu le peu de communes qui le suivraient dans un premier temps- mais il ferait sûrement des envieux chez leurs proches et quelque peu puissants voisins : Ribesaltes. En effet, ces deux communes se sont toujours opposées pour des raisons politiciennes au point qu’on a vu un développement assez ridicule de la zone commerciale qu’ils partagent pourtant étroitement (lampadaires et aménagements paysagers importants d’un côté, Carrefour en murraille et accès routier difficile de l’autre).

Il n’est donc pas impossible que dans cette ambiance de guerre de sécession Nord-Sud, le Nord finisse par s’unir et dise au revoir au SCOT Plaine du Roussillon…