Perpignan encore classée comme une des pires villes pour les étudiants. Quelques propositions

Un peu relevée grâce à son cadre de vie (merci la nature) et particulièrement plombée par la “vie étudiante”. Il s’agit essentiellement de l’offre culturelle et de loisirs qui est inadaptée aux jeunes. Le magasine L’Etudiant (lien ici) le valorise négativement. Seule Pointe-à-Pitre fait pire (de peu) !
Pourtant, l’UPVD c’est : une des meilleures fac de droit de France, des pôles de recherche EnR ou bilogie de haut niveau, des sections comme STAPS ou tourisme de qualité, et de nombreux autres secteurs comme l’IAE ou les langues qui fonctionnent très bien.
Attirer les étudiants c’est favoriser l’implantation d’entreprises inovantes, les investissements locaux et donc la baisse du chomage, c’est rendre dynamique un territoire et créer une spirale vertueuse.
Bon, pour ça il faut peut-etre que nos dirigeants arrêtent d’avoir une offre culturelle basée essentiellement sur des artistes du passé et qu’ils les complètent (sans les oublier pour autant) par des activités plus modernes. Le décalage entre les festivals perpignanais et ceux d’Argeles ou du Barcares démontre à lui tout seul le manque d’ambition de la capitale roussillonaise pour le public le plus dynamique.
Pour améliorer l’attractivité de la ville, je propose certaines solutions dont quasiment aucune n’est originale. L’essentiel de ces idées est mis en place dans toutes les villes étudiantes. Perpignan a “juste” encore beaucoup de retard à rattraper :
– l’augmentation de la capacité de la future salle omnisport du Vernet pour accueillir des concerts jusqu’à 10.000 personnes
– la création d’un festival annuel d’escape game avec un escape game géant dans la ville (et dans un deuxième temps sur le département). On pourrait décliner l’idée sur d’autres jeux modernes
– la mise en place ambitieuse du plan mobilité avec des pistes cyclable prioritaires
– la mise en place de la trame verte (liée au réseau de pistes cyclables) avec priorité au lien entre les parcs de Perpignan et la première couronne de sorte à ce qu’on puisse se déplacer en vélo ou à pied en continu
– l’augmentation de la fréquence des bus (la récente réforme du 3 septembre est un premier pas mais largement insuffisant)
– l’extension du service des bus les vendredi et samedi soirs avec fonctionnement toute la nuit sur le même réseau, au moins sur les lignes principales
– la création d’une carte culture municipale transfrontalière (projet que j’ai déjà proposé à la municipalité actuelle) qui donnerait accès aux centres culturels de Girona (la mairie de Girona est enthousiaste) et inversement (musées, patrimoine, bibliothèques, …)
– Etablir un cycle de conférence dans des sites de la ville et du département en association avec les différentes composantes de l’UPVD pour mettre en valeur le travail des chercheurs. Les institutions prendraient en charge la diffusion internationale, en particulier avec les villes avec lesquelles nous avons des connexions transport (TGV/avions). La diffusion scientifique dépend évidemment uniquement des scientifiques eux-mêmes
– Communiquer sur la qualité de connexion de notre territoire : nous avons une 4G de qualité (je vous assure que ce n’est pas le cas partout), la fibre presque partout sur la métropole, l’autoroute, une ligne de train importante (directs pour traverser la France entière et même jusqu’à Barcelone puis Madrid), un aéroport. Tout ça doit être mis en avant. A défaut, nous restons les pauvres du fin fond de la France qui ont tout mais n’en font rien.
Cette liste non exhaustive permettrait déjà d’attirer de nombreux étudiants. Evidemment le nombre ne fait pas la qualité. Mais pour ça, faisons confiance au président de l’université (actuel et à venir) ainsi qu’aux centres de recherche. De plus, toutes ces propositions profiteraient également à tout perpignanais et améliorerait par conséquent le cadre de vie de chacun. Mais pour ça, il faut encore une fois faire passer l’intérêt général avant les intérêts personnels de quelques uns…

Barcelone : Seat affiche des résultats record et lance la marque Cupra

Article issu du site la-clau.net

La marque catalane Seat, filiale de Volkswagen, a progressé de 65% au premier semestre. Cette croissance record crée les conditions idéales pour le lancement de la marque sportive « Cupra », dont le première modèle sera disponible pour Noël.

La firme automobile catalane Seat, filiale de l’Allemand Volkswagen, s’est assuré au premier semestre 2018 des bénéfices record évalués à 212 millions d’euros, pour un chiffre d’affaires de 5,79 milliards d’euros; En progression de 62,7% par rapport à la période comprise entre janvier et juin 2017, la marque dont le siège central est situé à Martorell, au nord-ouest de Barcelone, affiche une santé enviable, selon les chiffres publiés mercredi 1er août par le groupe Volkswagen. Depuis le début de l’année, Seat a commercialisé 289 900 véhicules, un volume jamais réalisé depuis son démarrage en 1950. Son modèle Arona, un SUV – crossover de style citadin, redoutable adversaire de ses concurrents, est à la source de ce succès.

Seat Arona



La marque Cupra arrive en fin d’année

Seat, marque contrôlée par l’Etat espagnol jusqu’en 1982, avant de passer sous pavillon germain en 1986, prépare de nouveaux lancements pour la fin de l’année. Autour de Noël sera disponible son modèle Tarraco, un SUV à 7 places, qui affrontera le Tiguan et le Tiguan Allspace de Volkswagen ou les Karoq et Kodiaq de Skoda. Ce véhicule tirant son nom du nom romain de la ville catalane de Tarragona sera suivi du Cupra Ateca. Cet autre modèle affirmera la prise d’indépendance de la marque Cupra, à tendance sportive, développée par Seat, tout comme le Français PSA a propulsé DS en 2014. Cette nouvelle voiture fabriquée en Catalogne du Sud signale la montée qualitative de Seat, pour une entrée de gamme à 44.790 euros.

Nota : dans un contexte de croissance du PIB catalan de plus de 3% par an, gageons que Seat joue un rôle important…

L’attentisme perpignanais face au volontarisme figuerenc

La municipalité de Perpignan semble s’émouvoir de la mise en place de bus pour amener des résidents locaux à Figueres. Cette démarche de la ville du musée Dalí est pourtant logique au regard du volontarisme de leur équipe municipale menée par Marta Felip, au contraire de l’attentisme perpignanais.

Interrogé en sa qualité de conseiller municipal délégué au tourisme, Pierre Barbé dit son mécontentement. Et pourtant…
D’une part, j’avais proposé en début de mandat que nous mettions en place des rotations entre Girona, Figueres et Perpignan. Le courroux de l’élu, alors président de l’office de tourisme, contre un tel projet de relations transfrontalières avait amené le maire à arbitrer (ils diront que ce n’est pas vrai mais heureusement j’ai les mails…). Avant même de pouvoir déposer un dossier chiffré ou même de travailler sur les intentions de chacun, Jean-Marc Pujol avait tranché : c’était hors de question. Aujourd’hui nous voyons le résultat. Les sud-catalans sont actifs dans leur politique de développement quand nous avons des élus qui se refusent à entreprendre toute politique de développement transfrontalier.
D’autre part, cette situation est révélatrice pour le grand public du fait que l’édile Perpignanais tourne de plus en plus de dos à la Catalogne Sud. Plus aucun projet, plus aucun contact, même avec la proche ville de Figueres ! Quand ces dernières années, la maire de Figueres ou celle de Girona pour ne parler que des plus proches, n’hésitaient pas à me contacter pour des projets, aujourd’hui que je ne suis plus en responsabilités il n’y a plus aucun contact entre la mairie de Perpignan et les communes sud-catalanes. Il n’y a d’ailleurs plus d’élu en charge de ce thème.
Les commerçants perpignanais peuvent se sentir floués par le maire, effectivement. Il a beau dire qu’il ne savait pas. Non seulement il a eu ma proposition qui aurait permis un échange de chalands, mais en plus et surtout, s’il ne sait plus grand chose de la Catalogne Sud que ce que lui enseigne la presse (nationale car pour lui la locale ne serait pas au niveau) c’est bien parce qu’il méprise tout ce qui est catalan.

Lettre ouverte au maire concernant le soutien aux zones économiques par rapport au centre ville

Courrier communiqué à la presse et rendu public via mon blog

Monsieur le maire-président, 

Dans l’Indépendant d’hier 5 juillet, vous faites état d’un grand succès des zones économiques et nous ne pouvons qu’en être heureux. Les principales citées sont Torremila et TechnoSud. Cette dernière notamment a connu un essor important sous votre impulsion avec la fin de sa spécialisation. Nous avons ainsi pu constater que de nombreuses sociétés implantées en cœur de ville ou sur d’autres communes du département se sont regroupées sur ce nouvel espace, profitant de l’effet d’aubaine que vous créiez avec des prix de terrains 5 à 10 fois inférieurs au prix du marché. 

Pour mieux comprendre l’ampleur de ces effets, je vous prie de bien vouloir me faire parvenir et rendre public le nombre d’entreprises domiciliés sur ces zones en fonction de 4 critères : celles qui ont déménagé de Perpignan, celles qui étaient sur la communauté urbaine, celles qui étaient sur le département, et enfin, celles qui venaient de l’extérieur ou sont des créations réelles (les regroupements comme les cliniques étant le résultat d’un déménagement de plusieurs professionnels et non pas d’une création). 

De plus, je m’interroge sur votre seule politique de soutien aux entreprises se localisant en zones économiques périphériques. Si pour les grandes emprises foncières cela semble indispensable, la question du manque de financement municipal et communautaire (hors aides de l’État) pour les entreprises s’installant en cœur de ville me laisse perplexe. C’est pourquoi je vous prie également de me faire parvenir et de rendre public la valorisation moyenne de l’aide aux entreprises sur les zones économiques (incluant donc la sous-évaluation des terrains) et la comparaison avec les aides municipales et communautaires sur l’installation d’entreprises en ville. 

Avec mes sincères respects, 

Brice Lafontaine

Elu municipal d’opposition

«Parking gratuit» à Perpignan et revitalisation du centre ville : refus du maire JM Pujol

(pétition en fin d’article)

Ce lundi 25 juin, lors de la session du conseil communautaire, nous aurons une présentation des nouveautés à venir en terme de transports en commun. Pas de révolution mais quelques changements d’importance que le vice-président Mach a bien voulu me présenter en avant-première, au regard de mon implication particulière sur le sujet.

S’il est un changement qui n’y figure pas et qui aurait pourtant mérité une place de choix, c’est la création d’une navette gratuite entre le parking du parc des expo et le centre-ville. Ça fait partie des demandes à répétition que j’ai pu formuler depuis 2014 et notre élection municipale. Le maire et président de Perpignan Méditerranée s’y refuse*.

Au regard de la demande, le vice-président a fait étudier cette idée. Pour être efficace, il faudrait un bus toutes les 10min (soit maximum 9min d’attente) ce qui couterait entre 200.000€ (avec diminution de la fréquence en heures creuses) et 480.000€ pour maintenir une haute fréquence, gage de réussite. D’une part, je vous renvoie à ce post où j’explique que la ville de Perpignan a les moyens (et oui !) d’autant que cette année les finances se sont encore améliorées. D’autre part, on ne peut qu’imaginer les retombées importantes pour le centre ville avec une vraie revitalisation puisque nous n’aurions plus à nous soucier du parking, le palais des expo étant à 5min en transports (soit un temps inférieur à celui nécessaire pour traverser n’importe quelle grande surface commerciale).

Encore une grosse erreur du maire qui s’ajoute à son refus de mettre en place une tolérance de 5 à 10min avant verbalisation sur les parkings de surface, demande que j’ai faite avec insistance (lors des conseils municipaux et dans ce post) alors qu’il déléguait la gestion à un privé. Après ce gros cafouillage de délégation qui fait perdre des clients au centre-ville, la moindre des choses serait que l’argent qu’on en tire (1,5 million d’euros par an) soit partiellement utilisé au stationnement et déplacement doux.

Voici donc une consultation pour que le maire prenne enfin l’avenir du centre ville à bras le corps et engage cet investissement tout à fait supportable par les perpignanais sans hausse d’impôts. Pétition d’ores et déjà disponible sur internet (mesopinions.com) :

Perpignan : pour la création d’une navette gratuite du parc des expos au centre ville.

https://www.mesopinions.com/petition/politique/perpignan-creation-navette-gratuite-parc-expo/44864

Toute association et groupement sont bienvenus dans cette démarche.

L’association Alternatives, En Marche 66, #Agissons et Perpignan Equilibre soutiennent cette démarche.

*les transports en commun sont de la compétence de la communauté urbaine mais sous certaines conditions -notamment de service spécifique- peuvent être payées par les communes, comme à Canet ou à Pollestres. 

 

Brice LAFONTAINE

Elu municipal et communautaire à Perpignan 

 

Autoroute gratuite en Catalogne en 2020 puis 2021

Le ministre espagnol du développement José Luis Ábalos (nouveau gouvernement PSOE) vient de confirmer l’engagement porté il y a peu par son groupe socialiste alors qu’il était dans l’opposition : les autoroutes arrivant en fin de concession passeront à la charge de l’Etat et deviendront gratuites au plus tard l’été 2021. Cela concerne notamment L’AP-7, que nous prenons pour aller à Barcelone. Les contours restent à préciser mais cette annonce est intéressante car elle intervient dans la continuité de l’annonce catalane de rendre gratuite au plus tard en 2020 la portion dont la communauté autonome a la charge, juste avant d’arriver à la capitale catalane. Notons tout de même l’échéance et le timing de l’annonce dont on peut craindre qu’elle soit uniquement à visée politicienne, afin de redorer l’image du PSOE. Mais accordons-leur le bénéfice du doute et espérons que la gratuité soit effective en 2021.

Ces deux annonces préfigurent donc de meilleurs échanges. Couplées à la recherche en cours d’un opérateur pour des trains fréquents et à bas coûts entre les capitales nord et sud catalanes, nous aurons alors une facilité de liaisons que beaucoup attendaient.

Les relations transfontalières sont un énorme levier économique pour les deux cotés de la frontière. Certains craignent la concurrence mais il s’avère que nous avons la frontière la plus imperméable de France et devinez quoi… nous avons l’économie frontalière également la plus faible. Néanmoins il faut s’y préparer : parler leur langue, le catalan ; organiser nos journées et accueils touristiques en fonction de leur rythme de vie dont leurs vacances ; ou encore avoir tout simplement une offre culturelle et festive à la hauteur.

Le train à bas coûts devrait arriver en 2019. Les autoroutes passeront à bas coût (restera la partie qui nous concerne) en 2021. Reste à voir si les responsables politiques et les commerces sauront préparer cette grande opportunité. Jusqu’à présent, nous avons plutôt constaté l’inverse. Mais il n’est jamais trop tard…

Source El Pais https://elpais.com/economia/2018/06/17/actualidad/1529266170_481968.html?appnav=1

Hausse des impôts par la communauté urbaine

Aujourd’hui nous voterons le budget (début du conseil communautaire à 17h). Déjà en 2017 j’avais montré mon désaccord quant à la création de la taxe “GEMAPI”. Cette année le président Jean-Marc Pujol va à nouveau aller à l’encontre de son engagement de campagne en augmentant la taxe sur le foncier bâti (donc pour tous les propriétaires) de 1 point, c’est à dire de 100% . Alors ça ne veut pas dire que votre taxe d’habitation va doubler car les collectivités territoriales sont multiples à prélever. Mais après les augmentations du conseil départemental, celles de la communauté urbaine vont quand même faire mal, faisant augmenter l’ardoise de plusieurs dizaines d’euros chaque année depuis l’année dernière.

Je vous joints ci-dessous la délibération fixant les taux d’imposition par la communauté urbaine.

vote des taux d’impots PMCU

Evidemment je voterai contre.

El menyspreu estatal de les necessitats catalanes

Article d’opinió publicat a Racó Català

L’Estat acaba d’assabentar-nos que el projecte de renovació i de desviació de la «carretera N116» està abandonat per motiu de finançaments insuficients. Aquesta via que és doble de Perpinyà a Illa de Tet, ho havia de ser també fins a Prada de Conflent. Hi creiem. Però amb el costum que tenim de ser abandonats per l’estat centralitzador, és estrany creure encara coses aquestes. Fa més de 30 anys que es preveu connectar Barcelona a la resta d’Europa amb tren d’alta velocitat. La part «local» fins a Perpinyà s’ha fet però tot i la declaració d’interés europeu per part de la UE, França deixa de banda els finançaments i declara la connexió Perpinyà-Montpeller no prioritària. Aquests exemples són els més visibles però n’hi ha molts altres. El «petit tren groc» que forma part de les nostres memòries a tots com a patrimoni local (puja de Vilafranca de Conflent a la Cerdanya, seguint la vall del Tet) pateix un abandó total dels finançaments de l’Estat com de la regió a la qual pertànyem des dels anys 80. Igual per les inversions necessàries a l’aeroport de Perpinyà del qual han canviat el nom per «Sud de France» com 3 altres de la mateixa regió !
Sembla que Catalunya Nord, com la Catalunya encara autònoma, pateixi el mateix menyspreu per part del seu sistema centralitzador. Ara ens queda dues possibilitats : tenir un estatut d’autonomia o tenir un Estat propi. Però aquesta última solució només es podrà considerar quan al Sud ja no sereu més autònoms, sinó lliures.

Automenyspreu i frontera mental

ECT4

Article publicat a Racó Català

Molts pensàvem que l’auto-odi, o més aviat l’auto-menyspreu, havia passat i s’anava debilitant. Sembla que no. Ahir participava com a públic interessat (com a representant de l’ajuntament de Perpinyà) a una reunió-debat sobre l’eurodistricte. Entre els temes, van parlar de la dificultat de crear relacions entre l’universitat de Perpinyà i la de Girona per raons… de llenqua ! No m’ho hauria pensat ! Que tinguem dificultats linguístiques en l’àmbit comercial, és cert ; a nivell laboral també. Però a nivell universitari ?! Això significa que tidríem dificultats lingüístiques amb el català mentre que hi ha una facultat de català a Perpinyà (dèbil però existeix) i no tindríem dificultats lingüístiques amb països com Xina o Romania ? Perdoneu però no fotem ! Si no enfortim les relacions entre les universitats és per falta de feina ! No té rés a veure amb les llengües. De fet ja tenim acords de col.laboració com per exemple la Xarxa Vivés d’universitats catalanes. També he proposat crear una facultat de medecina transfronterera tenint en compte l’institut d’infermeres de Perpinyà, l’hospital transfronterer de Puigcerdà, la facultat de medecina i la de fisioterapia de Girona, i potser alguns altres instituts. Si parlem la mateixa llengua, millor. Si no ? els estudiants s’hi posaran, com els 40% d’estudiants francesos que integren cada any la formació de fisioterapia de Girona.

Apa ! Endavant ! Amb convicció i força, aconseguirem fer de l’espai català transfronterer un espai on viurem naturalment sense barrera lingüística.

Point sur la réforme territoriale : toujours plus pour les régions

La réforme territoriale suit son chemin avec maintenant l’attribution de compétences. Oui, logiquement le gouvernement aurait dû commencer par attribuer les compétences avant de modifier les frontières régionales, ou tout faire ensemble, mais bon ils ont décidé de faire les choses à l’envers. Voilà donc où nous en sommes après les débats en commission des lois (l’examen du texte à l’assemblée se fera à partir du 17 février).

La barre de 20.000 habitants pour les intercommunalités tempérée : Si le seuil normatif reste celui-ci, il sera toutefois possible d’y déroger pour les intercommunalités s’en approchant et pour les populations rurales.

Les collèges resteront aux départements

Une clause de solidarité territoriale pour le conseil départemental, permettant de venir en aide aux communes et intercommunalités : on voit déjà un système se mettre en place. Je t’aide et tu te souviens de moi quand j’aurais besoin de toi. Le clientélisme institutionnalisé.

Et on arrive aux régions… Là il faut vraiment avoir en tête ce que sera la nôtre : un partage entre Toulouse et Montpellier qui vont se répartir les sièges de la majorité et donc les financements régionaux.

La compétence économique exclusive : seules les régions auront le droit de financer l’installation d’une entreprise. On imagine donc aisément ce que ça va donner quand Toulouse et Montpellier vont se répartir ce pouvoir… Adieu tout développement catalan.

Le tourisme aux régions : actuellement il est vrai qu’on a du mal à se repérer sur le tourisme (municipal, intercommunal, départemental et régional !). Mais là, le schéma de développement touristique va se décider au niveau régional ! Quand on voit la variété touristique que nous avons rien qu’ici en Catalogne Nord, du tourisme d’affaire au tourisme de masse en passant par le luxe et le thermal, on a du mal à imaginer comment Toulouse va être capable de gérer de manière cohérente les différents tourisme et surtout comment ils vont en faire la promotion (Sud de France ?).

Transport Scolaire, infrastructures routières et (toujours) trains régionaux et gares à la région. On a vu ce que ça donne dans le combat pour le TGV : des gares à Montpellier, Béziers et Narbonne sur la nouvelle ligne et zéro gare à Perpignan. Les perpignanais devrons prendre le TGV soit à Figueres soit à Narbonne. Gageons que le fonctionnement sera le même pour toutes les infrastructures qui se répartiront entre Toulouse et Montpellier.