Lettre ouverte au maire concernant le soutien aux zones économiques par rapport au centre ville

Courrier communiqué à la presse et rendu public via mon blog

Monsieur le maire-président, 

Dans l’Indépendant d’hier 5 juillet, vous faites état d’un grand succès des zones économiques et nous ne pouvons qu’en être heureux. Les principales citées sont Torremila et TechnoSud. Cette dernière notamment a connu un essor important sous votre impulsion avec la fin de sa spécialisation. Nous avons ainsi pu constater que de nombreuses sociétés implantées en cœur de ville ou sur d’autres communes du département se sont regroupées sur ce nouvel espace, profitant de l’effet d’aubaine que vous créiez avec des prix de terrains 5 à 10 fois inférieurs au prix du marché. 

Pour mieux comprendre l’ampleur de ces effets, je vous prie de bien vouloir me faire parvenir et rendre public le nombre d’entreprises domiciliés sur ces zones en fonction de 4 critères : celles qui ont déménagé de Perpignan, celles qui étaient sur la communauté urbaine, celles qui étaient sur le département, et enfin, celles qui venaient de l’extérieur ou sont des créations réelles (les regroupements comme les cliniques étant le résultat d’un déménagement de plusieurs professionnels et non pas d’une création). 

De plus, je m’interroge sur votre seule politique de soutien aux entreprises se localisant en zones économiques périphériques. Si pour les grandes emprises foncières cela semble indispensable, la question du manque de financement municipal et communautaire (hors aides de l’État) pour les entreprises s’installant en cœur de ville me laisse perplexe. C’est pourquoi je vous prie également de me faire parvenir et de rendre public la valorisation moyenne de l’aide aux entreprises sur les zones économiques (incluant donc la sous-évaluation des terrains) et la comparaison avec les aides municipales et communautaires sur l’installation d’entreprises en ville. 

Avec mes sincères respects, 

Brice Lafontaine

Elu municipal d’opposition

«Parking gratuit» à Perpignan et revitalisation du centre ville : refus du maire JM Pujol

(pétition en fin d’article)

Ce lundi 25 juin, lors de la session du conseil communautaire, nous aurons une présentation des nouveautés à venir en terme de transports en commun. Pas de révolution mais quelques changements d’importance que le vice-président Mach a bien voulu me présenter en avant-première, au regard de mon implication particulière sur le sujet.

S’il est un changement qui n’y figure pas et qui aurait pourtant mérité une place de choix, c’est la création d’une navette gratuite entre le parking du parc des expo et le centre-ville. Ça fait partie des demandes à répétition que j’ai pu formuler depuis 2014 et notre élection municipale. Le maire et président de Perpignan Méditerranée s’y refuse*.

Au regard de la demande, le vice-président a fait étudier cette idée. Pour être efficace, il faudrait un bus toutes les 10min (soit maximum 9min d’attente) ce qui couterait entre 200.000€ (avec diminution de la fréquence en heures creuses) et 480.000€ pour maintenir une haute fréquence, gage de réussite. D’une part, je vous renvoie à ce post où j’explique que la ville de Perpignan a les moyens (et oui !) d’autant que cette année les finances se sont encore améliorées. D’autre part, on ne peut qu’imaginer les retombées importantes pour le centre ville avec une vraie revitalisation puisque nous n’aurions plus à nous soucier du parking, le palais des expo étant à 5min en transports (soit un temps inférieur à celui nécessaire pour traverser n’importe quelle grande surface commerciale).

Encore une grosse erreur du maire qui s’ajoute à son refus de mettre en place une tolérance de 5 à 10min avant verbalisation sur les parkings de surface, demande que j’ai faite avec insistance (lors des conseils municipaux et dans ce post) alors qu’il déléguait la gestion à un privé. Après ce gros cafouillage de délégation qui fait perdre des clients au centre-ville, la moindre des choses serait que l’argent qu’on en tire (1,5 million d’euros par an) soit partiellement utilisé au stationnement et déplacement doux.

Voici donc une consultation pour que le maire prenne enfin l’avenir du centre ville à bras le corps et engage cet investissement tout à fait supportable par les perpignanais sans hausse d’impôts. Pétition d’ores et déjà disponible sur internet (mesopinions.com) :

Perpignan : pour la création d’une navette gratuite du parc des expos au centre ville.

https://www.mesopinions.com/petition/politique/perpignan-creation-navette-gratuite-parc-expo/44864

Toute association et groupement sont bienvenus dans cette démarche.

L’association Alternatives, En Marche 66, #Agissons et Perpignan Equilibre soutiennent cette démarche.

*les transports en commun sont de la compétence de la communauté urbaine mais sous certaines conditions -notamment de service spécifique- peuvent être payées par les communes, comme à Canet ou à Pollestres. 

 

Brice LAFONTAINE

Elu municipal et communautaire à Perpignan 

 

Autoroute gratuite en Catalogne en 2020 puis 2021

Le ministre espagnol du développement José Luis Ábalos (nouveau gouvernement PSOE) vient de confirmer l’engagement porté il y a peu par son groupe socialiste alors qu’il était dans l’opposition : les autoroutes arrivant en fin de concession passeront à la charge de l’Etat et deviendront gratuites au plus tard l’été 2021. Cela concerne notamment L’AP-7, que nous prenons pour aller à Barcelone. Les contours restent à préciser mais cette annonce est intéressante car elle intervient dans la continuité de l’annonce catalane de rendre gratuite au plus tard en 2020 la portion dont la communauté autonome a la charge, juste avant d’arriver à la capitale catalane. Notons tout de même l’échéance et le timing de l’annonce dont on peut craindre qu’elle soit uniquement à visée politicienne, afin de redorer l’image du PSOE. Mais accordons-leur le bénéfice du doute et espérons que la gratuité soit effective en 2021.

Ces deux annonces préfigurent donc de meilleurs échanges. Couplées à la recherche en cours d’un opérateur pour des trains fréquents et à bas coûts entre les capitales nord et sud catalanes, nous aurons alors une facilité de liaisons que beaucoup attendaient.

Les relations transfontalières sont un énorme levier économique pour les deux cotés de la frontière. Certains craignent la concurrence mais il s’avère que nous avons la frontière la plus imperméable de France et devinez quoi… nous avons l’économie frontalière également la plus faible. Néanmoins il faut s’y préparer : parler leur langue, le catalan ; organiser nos journées et accueils touristiques en fonction de leur rythme de vie dont leurs vacances ; ou encore avoir tout simplement une offre culturelle et festive à la hauteur.

Le train à bas coûts devrait arriver en 2019. Les autoroutes passeront à bas coût (restera la partie qui nous concerne) en 2021. Reste à voir si les responsables politiques et les commerces sauront préparer cette grande opportunité. Jusqu’à présent, nous avons plutôt constaté l’inverse. Mais il n’est jamais trop tard…

Source El Pais https://elpais.com/economia/2018/06/17/actualidad/1529266170_481968.html?appnav=1

Hausse des impôts par la communauté urbaine

Aujourd’hui nous voterons le budget (début du conseil communautaire à 17h). Déjà en 2017 j’avais montré mon désaccord quant à la création de la taxe “GEMAPI”. Cette année le président Jean-Marc Pujol va à nouveau aller à l’encontre de son engagement de campagne en augmentant la taxe sur le foncier bâti (donc pour tous les propriétaires) de 1 point, c’est à dire de 100% . Alors ça ne veut pas dire que votre taxe d’habitation va doubler car les collectivités territoriales sont multiples à prélever. Mais après les augmentations du conseil départemental, celles de la communauté urbaine vont quand même faire mal, faisant augmenter l’ardoise de plusieurs dizaines d’euros chaque année depuis l’année dernière.

Je vous joints ci-dessous la délibération fixant les taux d’imposition par la communauté urbaine.

vote des taux d’impots PMCU

Evidemment je voterai contre.

El menyspreu estatal de les necessitats catalanes

Article d’opinió publicat a Racó Català

L’Estat acaba d’assabentar-nos que el projecte de renovació i de desviació de la «carretera N116» està abandonat per motiu de finançaments insuficients. Aquesta via que és doble de Perpinyà a Illa de Tet, ho havia de ser també fins a Prada de Conflent. Hi creiem. Però amb el costum que tenim de ser abandonats per l’estat centralitzador, és estrany creure encara coses aquestes. Fa més de 30 anys que es preveu connectar Barcelona a la resta d’Europa amb tren d’alta velocitat. La part «local» fins a Perpinyà s’ha fet però tot i la declaració d’interés europeu per part de la UE, França deixa de banda els finançaments i declara la connexió Perpinyà-Montpeller no prioritària. Aquests exemples són els més visibles però n’hi ha molts altres. El «petit tren groc» que forma part de les nostres memòries a tots com a patrimoni local (puja de Vilafranca de Conflent a la Cerdanya, seguint la vall del Tet) pateix un abandó total dels finançaments de l’Estat com de la regió a la qual pertànyem des dels anys 80. Igual per les inversions necessàries a l’aeroport de Perpinyà del qual han canviat el nom per «Sud de France» com 3 altres de la mateixa regió !
Sembla que Catalunya Nord, com la Catalunya encara autònoma, pateixi el mateix menyspreu per part del seu sistema centralitzador. Ara ens queda dues possibilitats : tenir un estatut d’autonomia o tenir un Estat propi. Però aquesta última solució només es podrà considerar quan al Sud ja no sereu més autònoms, sinó lliures.

Automenyspreu i frontera mental

ECT4

Article publicat a Racó Català

Molts pensàvem que l’auto-odi, o més aviat l’auto-menyspreu, havia passat i s’anava debilitant. Sembla que no. Ahir participava com a públic interessat (com a representant de l’ajuntament de Perpinyà) a una reunió-debat sobre l’eurodistricte. Entre els temes, van parlar de la dificultat de crear relacions entre l’universitat de Perpinyà i la de Girona per raons… de llenqua ! No m’ho hauria pensat ! Que tinguem dificultats linguístiques en l’àmbit comercial, és cert ; a nivell laboral també. Però a nivell universitari ?! Això significa que tidríem dificultats lingüístiques amb el català mentre que hi ha una facultat de català a Perpinyà (dèbil però existeix) i no tindríem dificultats lingüístiques amb països com Xina o Romania ? Perdoneu però no fotem ! Si no enfortim les relacions entre les universitats és per falta de feina ! No té rés a veure amb les llengües. De fet ja tenim acords de col.laboració com per exemple la Xarxa Vivés d’universitats catalanes. També he proposat crear una facultat de medecina transfronterera tenint en compte l’institut d’infermeres de Perpinyà, l’hospital transfronterer de Puigcerdà, la facultat de medecina i la de fisioterapia de Girona, i potser alguns altres instituts. Si parlem la mateixa llengua, millor. Si no ? els estudiants s’hi posaran, com els 40% d’estudiants francesos que integren cada any la formació de fisioterapia de Girona.

Apa ! Endavant ! Amb convicció i força, aconseguirem fer de l’espai català transfronterer un espai on viurem naturalment sense barrera lingüística.

Point sur la réforme territoriale : toujours plus pour les régions

La réforme territoriale suit son chemin avec maintenant l’attribution de compétences. Oui, logiquement le gouvernement aurait dû commencer par attribuer les compétences avant de modifier les frontières régionales, ou tout faire ensemble, mais bon ils ont décidé de faire les choses à l’envers. Voilà donc où nous en sommes après les débats en commission des lois (l’examen du texte à l’assemblée se fera à partir du 17 février).

La barre de 20.000 habitants pour les intercommunalités tempérée : Si le seuil normatif reste celui-ci, il sera toutefois possible d’y déroger pour les intercommunalités s’en approchant et pour les populations rurales.

Les collèges resteront aux départements

Une clause de solidarité territoriale pour le conseil départemental, permettant de venir en aide aux communes et intercommunalités : on voit déjà un système se mettre en place. Je t’aide et tu te souviens de moi quand j’aurais besoin de toi. Le clientélisme institutionnalisé.

Et on arrive aux régions… Là il faut vraiment avoir en tête ce que sera la nôtre : un partage entre Toulouse et Montpellier qui vont se répartir les sièges de la majorité et donc les financements régionaux.

La compétence économique exclusive : seules les régions auront le droit de financer l’installation d’une entreprise. On imagine donc aisément ce que ça va donner quand Toulouse et Montpellier vont se répartir ce pouvoir… Adieu tout développement catalan.

Le tourisme aux régions : actuellement il est vrai qu’on a du mal à se repérer sur le tourisme (municipal, intercommunal, départemental et régional !). Mais là, le schéma de développement touristique va se décider au niveau régional ! Quand on voit la variété touristique que nous avons rien qu’ici en Catalogne Nord, du tourisme d’affaire au tourisme de masse en passant par le luxe et le thermal, on a du mal à imaginer comment Toulouse va être capable de gérer de manière cohérente les différents tourisme et surtout comment ils vont en faire la promotion (Sud de France ?).

Transport Scolaire, infrastructures routières et (toujours) trains régionaux et gares à la région. On a vu ce que ça donne dans le combat pour le TGV : des gares à Montpellier, Béziers et Narbonne sur la nouvelle ligne et zéro gare à Perpignan. Les perpignanais devrons prendre le TGV soit à Figueres soit à Narbonne. Gageons que le fonctionnement sera le même pour toutes les infrastructures qui se répartiront entre Toulouse et Montpellier.

Ikea Catalogne Nord en 2017 (Rivesaltes) !

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Vous avez pu le suivre en avant-première sur ce blog, vous avez donc la primauté de l’annonce officielle.
Il aura fallu plus de 7 ans de travail au maire-adjoint de Rivesaltes Jean-Pierre Cot, évidemment soutenu par le maire M. Bascou. Parfois contre les services de l’Etat qui ont pu freiner le développement économique, souvent dans le secret, et toujours avec détermination, c’est ainsi que nous aboutissons aujourd’hui à la décision du siège suédois d’implanter un de ses magasins tant attendus en Catalogne Nord. La date de 2017 est annoncée pour l’ouverture. Les prévisions de terrains, d’aménagements routiers, de concertations des décideurs locaux (SCOT et agglo) ont donc porté leur fruit et ce, malgré des réticences à cause de ce principe ridicule que l’on entend souvent : nous, on est nuls, on ne peut pas, on y arrivera pas.
Et bien certains se battent et y arrivent !
Cette grande surface spécialisée est, rappelons-le, sans aucune concurrence avec quelque centre-ville que ce soit et captera une clientèle à une heure aux environs, soit une zone de chalandise dépassant le million de clients. Ce qui induit une quantité d’emplois supérieure à ce que serait une zone de chalandise uniquement locale.
Barcelone étant saturée, il n’est pas exclu pour autant qu’un Ikea voit également le jour à Gérone mais ultérieurement.

Positivisme pour Perpignan

 

Soyons positifs pour un meilleur Perpignan. Ca dépend de nous !

 

Cet été nous avons encore vu un nombre impressionnant de touristes dans les rues de la Fidelíssima. Et pourtant, on n’entend que des commentaires désagréables. Vous avez envie vous d’aller dans une ville où tout le monde se plaint ? Bien sûr qu’il y a des raisons de se plaindre, mais plus on va le faire, plus on aura des raisons de le faire… Alors soyons positifs et donnons envie aux touristes venus de loin mais aussi à ceux qui viennent d’à côté, comme aux résidents de Canet, Prades, Céret, etc. (que nous avons tous en amis sur Facebook) de venir passer un moment agréable à Perpignan. Car avec tout ce remue-ménage, même l’aire urbaine de Perpignan ne vient plus en ville.

 

Insécurité ? parfois, oui. Mais le sentiment d’insécurité est bien plus important que l’insécurité réelle. Le nombre de policiers municipaux connait d’ailleurs une hausse exponentielle pour compenser les défaillances de la Police Nationale (non pas des agents qui sont très bien mais leur manque d’effectif). Mais être plus nombreux en ville diminue également le sentiment d’insécurité alors réinvestissons le centre ville, ne le laissons pas à ceux qui en donnent une mauvaise image.

 

La ville serait sale ? Oui, à pas mal d’endroits, à pas mal de moments. Mais les agents de propreté sont de plus en plus présents. On ne nettoiera pas tout d’un coup, il va falloir du temps pour voir l’amélioration, mais avant de parler nettoyage, parlons de ne pas salir, car ça, c’est l’affaire de tous.

 

Il manque des institutions en ville pour redensifier ? Oui, justement c’est la politique menée. Les universitaires du DU Photojournalisme seront dès cette année installés en ville. D’ici quelques années (oui, les travaux publics sont longs) c’est la fac la plus importante de l’université qui sera installée en ville (le Droit représente chaque année 350 nouveaux étudiants en Licence 1). La passerelle, pas si chère que les polémistes veulent le faire croire, va améliorer l’accès entre les berges et désenclaver une partie du bas-vernet. De nouveaux parkings vont être créés notamment à Cassanyes pour désenclaver St Jacques. Les animations sont étalées sur l’année pour avoir plus de monde, plus souvent en ville. Etc.

 

Les immeubles s’effondrent ? Un peu normal pour des bâtiments construits au moyen-âge et sans fondation ! Nous avons un des plus beaux patrimoines d’Europe (et donc du monde) car souvent épargné par les guerres du dernier siècle. Mais qui dit patrimoine très ancien dit normes inexistantes. Que peut-on reprocher réellement ? Les immeubles sont évacués quand ils sont identifiés comme dangereux et il y a un plan de rénovation urbaine volontariste.

 

Le commerce au centre-ville diminue ? Faisons une communication positive ! Que les commerçants fassent de la pub (comme le font ceux de Girona ou La Jonquera) vers l’extérieur pour attirer les chalands. Nous-même soyons les promoteurs d’une ville qu’on aime.

 

Alors oui, il y a des accidents, des incidents, des imperfections, mais que propose-t-on d’autre ? Rien. Juste du catastrophisme, histoire pour certains opposants systématiques (systémiques!) d’exister médiatiquement.

 

castillet-perpignan

 

Croyons en nos projets, réinvestissons la ville, faisons-en la promotion, soyons tous acteurs d’un meilleur Perpignan et nous aurons alors un meilleur Perpignan. Allons souvent boire un verre en ville et nous diminuerons ce sentiment d’insécurité. Ayons un comportement citoyen responsable et nous diminuerons la saleté et les actes d’incivilité. Soyons positifs et nous redonnerons envie à tous d’investir le centre ville et ses boutiques.

 

Oui Perpignan n’est pas une ville parfaite, c’est vrai.

 

Mais un autre Perpignan est possible, ça dépend de nous tous.

 

Positivisme.

 

 

 

Achetez local, produit à 1000km ! (frontière psychologique part.2)

Alors qu’on nous bassine (à juste titre) sur le consommer local, de plus en plus de citoyens français portent un intérêt à l’origine du produit. D’après un sondage M6, nous ne sommes “que” 43% prêts à payer plus cher pour du produit local, mais tout de même…

Alors encore une fois, on préfère acheter une pomme du calvados qu’une pomme de Catalogne Sud. On préfère manger du porc breton que du porc catalan. On préfère boire du champagne que du Cava. Etc.

Or, si l’intérêt écologique plaide déjà en faveur des catalans, l’intérêt économique également ! Car le ratio de sud catalans qui viennent en Catalogne Nord par rapport aux bretons, champenois et autres français est assurément positif. De plus, pour l’agroalimentaire cette frontière psychologique  nous désaventage car nous sommes largement exportateurs en fruits et légumes (et vins). Pourtant, aucune salade nord-catalane n’est vendue au sud car elles vont toutes à Rungis ! Aucun porc de Lleida (un des trois sites européens fixant le cours du porc !) n’est vendu à Perpignan !

Lorsqu’on propose de consommer catalan, on nous dénigre en disant que de toutes façons ce sont des remarques de… catalanistes. C’est pas faux. Mais… et si les catalanistes disaient vrai ? Et si parmi ces idiots de catalanistes (nos détracteurs aiment bien car ça rime avec extrémistes) il y avait des économistes, des professionnels du tourisme ou encore de l’agroalimentaire qui bossaient la question ? Ah bin ils se retrouveraient bien embêtés nos détracteurs pour prouver que 1€ gagné dans l’Aisne est plus profitable à Perpignan que 1€ gagné à Girona. Manque de pot pour ces dogmatiques des frontières, toutes les études économiques et touristiques prouvent qu’il vaut mieux acheter à 200km aux environs, indépendemment de la frontière, que des produits qui ont fait 1000km.

C’est logique, et oui, mais y aviez-vous pensé ? La prochaine fois que vous acheterez des produits d’origine “française” ou d’origine “espagnole”, réfléchissez-y à deux fois.