Perpignan encore classée comme une des pires villes pour les étudiants. Quelques propositions

Un peu relevée grâce à son cadre de vie (merci la nature) et particulièrement plombée par la “vie étudiante”. Il s’agit essentiellement de l’offre culturelle et de loisirs qui est inadaptée aux jeunes. Le magasine L’Etudiant (lien ici) le valorise négativement. Seule Pointe-à-Pitre fait pire (de peu) !
Pourtant, l’UPVD c’est : une des meilleures fac de droit de France, des pôles de recherche EnR ou bilogie de haut niveau, des sections comme STAPS ou tourisme de qualité, et de nombreux autres secteurs comme l’IAE ou les langues qui fonctionnent très bien.
Attirer les étudiants c’est favoriser l’implantation d’entreprises inovantes, les investissements locaux et donc la baisse du chomage, c’est rendre dynamique un territoire et créer une spirale vertueuse.
Bon, pour ça il faut peut-etre que nos dirigeants arrêtent d’avoir une offre culturelle basée essentiellement sur des artistes du passé et qu’ils les complètent (sans les oublier pour autant) par des activités plus modernes. Le décalage entre les festivals perpignanais et ceux d’Argeles ou du Barcares démontre à lui tout seul le manque d’ambition de la capitale roussillonaise pour le public le plus dynamique.
Pour améliorer l’attractivité de la ville, je propose certaines solutions dont quasiment aucune n’est originale. L’essentiel de ces idées est mis en place dans toutes les villes étudiantes. Perpignan a “juste” encore beaucoup de retard à rattraper :
– l’augmentation de la capacité de la future salle omnisport du Vernet pour accueillir des concerts jusqu’à 10.000 personnes
– la création d’un festival annuel d’escape game avec un escape game géant dans la ville (et dans un deuxième temps sur le département). On pourrait décliner l’idée sur d’autres jeux modernes
– la mise en place ambitieuse du plan mobilité avec des pistes cyclable prioritaires
– la mise en place de la trame verte (liée au réseau de pistes cyclables) avec priorité au lien entre les parcs de Perpignan et la première couronne de sorte à ce qu’on puisse se déplacer en vélo ou à pied en continu
– l’augmentation de la fréquence des bus (la récente réforme du 3 septembre est un premier pas mais largement insuffisant)
– l’extension du service des bus les vendredi et samedi soirs avec fonctionnement toute la nuit sur le même réseau, au moins sur les lignes principales
– la création d’une carte culture municipale transfrontalière (projet que j’ai déjà proposé à la municipalité actuelle) qui donnerait accès aux centres culturels de Girona (la mairie de Girona est enthousiaste) et inversement (musées, patrimoine, bibliothèques, …)
– Etablir un cycle de conférence dans des sites de la ville et du département en association avec les différentes composantes de l’UPVD pour mettre en valeur le travail des chercheurs. Les institutions prendraient en charge la diffusion internationale, en particulier avec les villes avec lesquelles nous avons des connexions transport (TGV/avions). La diffusion scientifique dépend évidemment uniquement des scientifiques eux-mêmes
– Communiquer sur la qualité de connexion de notre territoire : nous avons une 4G de qualité (je vous assure que ce n’est pas le cas partout), la fibre presque partout sur la métropole, l’autoroute, une ligne de train importante (directs pour traverser la France entière et même jusqu’à Barcelone puis Madrid), un aéroport. Tout ça doit être mis en avant. A défaut, nous restons les pauvres du fin fond de la France qui ont tout mais n’en font rien.
Cette liste non exhaustive permettrait déjà d’attirer de nombreux étudiants. Evidemment le nombre ne fait pas la qualité. Mais pour ça, faisons confiance au président de l’université (actuel et à venir) ainsi qu’aux centres de recherche. De plus, toutes ces propositions profiteraient également à tout perpignanais et améliorerait par conséquent le cadre de vie de chacun. Mais pour ça, il faut encore une fois faire passer l’intérêt général avant les intérêts personnels de quelques uns…

J-M Pujol en soutien aux prisonniers et exilés politiques catalans

Ce vendredi 31 août, le président catalan Quim Torra nous faisait le plaisir d’une visite institutionnelle à Perpignan. Dès 10h il était à la Casa de la Generalitat et toute la journée il a rencontré les principaux acteurs de l’identité catalane : écoles catalanes, USAP, Dragons Catalans, institutions.

Protocole oblige, il a été reçu en mairie par Jean-Marc Pujol. Bien que ce soit une réception officielle, tout le monde n’était pas convié. Le conseil municipal n’était pas informé et même dans la majorité nombreux sont ceux qui se sont plaints de ne pas être invités. Ambiance dans la majorité…

réception du président Torra en l’hôtel de ville

A 13h, le président arrive donc à l’hôtel de ville. A la grande surprise de l’assistance, le maire arbore un ruban jaune à la poitrine. Ce soutien aux prisonniers politiques et exilés catalans est une source de tension entre le maire et moi depuis le mois d’octobre dernier et le référendum catalan. Lors d’échanges houleux en conseil municipal, il avait alors refusé de faire voter une motion en soutien à la démocratie malgré toutes les précautions que je prenais pour ne pas faire d’ingérence au sujet de l’indépendance. Le maire a soutenu la justice et le juge en charge de l’instruction, pourtant désavoué à l’international par tous les tribunaux : Suisse, Allemagne, Ecosse et Belgique. La Belgique où le juge Llarena est d’ailleurs mis en examen pour utilisation de ses moyens à des fins politiques. Malgré ces faits, le maire a toujours refusé que l’institution municipale arbore le lien jaune ou un signe en faveur de la démocratie (comme l’a fait le conseil départemental, soutenant la liberté d’expression sans se prononcer sur l’indépendance).

Donc le maire de Perpignan écrivait en avril dernier “L’Espagne est un état de droit et sa constitution a été approuvée avec une grande majorité, dont celle des catalans. A ce titre, les juges font leur travail qui peut être critiqué ou contesté mais doit être respecté.”

Aujourd’hui il accueille le président catalan avec ce soutien que j’ai d’abord cru feint. Sauf que lors du repas, le maire a signé le manifeste des maires de Catalogne Nord en faveur de la démocratie (en soutien aux prisonniers politiques).

Il aura donc fallu 10 mois d’exils, emprisonnements, violences, et la visite officielle du président catalan pour que Jean-Marc Pujol soutienne enfin ses homologues sud-catalans. Malgré le délai, nous ne pouvons qu’en être satisfaits.

Alors monsieur le maire, bravo pour le soutien, maintenant affirmons-le. Gardez le ruban sur votre veste. Vous l’avez rangé immédiatement alors que le lendemain même vous inauguriez Visa Pour l’Image. Ce symbole doit être arboré tout le temps et pas seulement lors de la réception de catalans. Mettez-en un sur la façade de l’hôtel de ville et faisons honneur à notre titre de Fidelíssima. Nous ne saurions croire que ce soutien n’était que de circonstances…

inauguration de Visa pour l’Image le samedi 1er septembre

Grève dans les lycées français d’Espagne (Equinox)

Article Equinox Magazine

Souvent présentés comme un symbole de l’excellence à la française, les lycées français d’Espagne sont en grève depuis lundi contre les coupes budgétaires et suppressions de postes prévues. 

Le personnel dénonce la baisse des dotations de l’État à l’Agence pour l’enseignement du français à l’étranger (AEFE), organisme public gérant près de 500 établissements à travers le monde, suite au décret de juillet 2017 qui a fait chuter de 10% le budget global, soit une baisse de 33 millions d’euros. Les syndicats de la Fédération Syndicale Unitaire en Espagne ont appelé les personnels des lycées français à se mobiliser contre les suppression de postes de détachés.

Reportage parmi les professeurs, élèves et parents d’élèves au lycée d’Alicante, par Sophie Da Cruz Van den Bossche, par Equinox Radio ici :

http://www.equinoxmagazine.fr/2018/02/07/greve-lycees-francais-despagne/

Pourquoi et pour qui je voterai à la primaire de la droite

J’ai longtemps hésité à voter à la primaire de la droite et du centre. Le 1er tour est ce dimanche et comme beaucoup je me dis que lorsque nous avons l’opportunité de faire entendre notre voix, il est toujours bon de la saisir. Encore fallait-il un certain engouement pour un(e) candidat(e) et pas voter par défaut.
Cette candidate m’a convaincu. Libérale, elle souhaite laisser le choix aux citoyens de partir à la retraite quand bon leur semble par un système de points. Par un revenu universel, les classes les plus défavorisées et les classes moyennes relanceraient l’économie. Elle considère également que nous devons avoir plus de choix dans la vie et ne pas être bloqués par exemple dans un emploi comme nous le sommes en tant que fonctionnaires (prendre exemple sur les contrats militaires).
Progressiste sur les sujets sociétaux, elle est la seule à être non seulement favorable au mariage pour tous (même pendant les débats instrumentalisés par son parti) mais aussi à l’ouverture de la PMA à toutes les femmes sans discrimination de l’orientation sexuelle. Des 7 candidats, elle est la seule à prendre ce sujet en compte.
Mais évidemment ce qui me décide à faire cette publication va au-delà, l’objectif étant modestement d’espérer faire voter quelques lecteurs qui ne l’avaient pas prévu. Dans la vidéo jointe, vous découvrirez qu’elle est la seule à prôner le respect des territoires. Une Bretagne réunifiée, une Alsace respectée, des territoires qui décident et une France moins centralisée.
Alors amis, de droite, du centre, catalans, alsaciens, bretons, basques, mais aussi de gauche, déçus de la politique ou pas, gay, progressistes, … nous avons une chance de faire avancer nos convictions pour que nos territoires soient respectés. Elle n’a certes quasiment aucune chance de gagner. Mais plus elle fera de voix, plus ses idées -nos idéaux- seront écoutés.
Elle, c’est Nathalie Kosciusko-Morizet
Retrouvez comment et où voter ici : http://www.primaire2016.org

Retrouvez dans cet extrait sa position sur les territoires :

Mobilisation des sud-catalans pour notre région – Article La Dépêche

Lien : https://lc.cx/4LqD 201605051249-full

Le sondage sur le nom de la nouvelle région, mis en ligne il y a trois semaines sur notre site, www.ladepeche.fr connaît depuis quelques jours un vif intérêt chez les internautes.

En seulement 48 heures, le nombre de votants a été multiplié par deux, passant de 22 000 à près de 44 000. Ce fort regain de participation a modifié le classement : alors qu’Occitanie arrivait largement en tête il y a encore 3 jours, Occitanie – Pays Catalan a brusquement été plébiscité par les internautes, à tel point qu’il est passé en première position, avec près de 55 % des voix.

Les habitants de la nouvelle région ont-ils subitement eu un coup de cœur pour le pays catalan ? Pas vraiment : en réalité, la plupart des votes viennent du sud des Pyrénées, plus précisément de Catalogne et des territoires catalanophones (la région de Valence et les Îles Baléares), où les indépendantistes se mobilisent pour faire triompher «Occitanie – Pays Catalan».

Largement relayée sur les réseaux sociaux de Barcelone à Gérone, en passant par Palma de Majorque et Valence, la campagne a été lancée dimanche soir par Brice Lafontaine, adjoint au maire de Perpignan et secrétaire général de la formation catalaniste Unitat Catalana.

Dans un tweet rédigé en catalan, Lafontaine invite tous ses abonnés à voter en faveur d’Occitanie – Pays Catalan. Le message est largement rediffusé chez les indépendantistes qui ont pris l’habitude de se mobiliser sur la toile lorsqu’il s’agit de défendre l’identité catalane.

De nombreux Barcelonais – qui pour la plupart n’avaient pas entendu parler de la fusion de régions en France – reçoivent même la consigne par mail ou par message WhatsApp (l’application de messagerie gratuite très utilisée en Espagne). Ce cyber-activisme outre Pyrénées est complètement assumé par Brice Lafontaine : «Nous sommes tous concernés, il ne s’agit pas de territoires séparés comme veulent le faire croire les états». Selon l’élu local, tout le monde doit pouvoir participer au vote, à commencer par les Catalans, qu’ils soient au nord ou au sud de la frontière franco-espagnole.

Pas de vote depuis l’étranger

Le 9 mai prochain, la consultation officielle organisée par le conseil régional pourrait donc bien être influencée voire biaisée par le vote des indépendantistes. Mais selon la région, le problème ne se posera pas puisque le système informatique ne permettra pas de voter depuis l’étranger. Pas sûr pourtant que les dispositions de la région ne freinent les militants de l’indépendance, qui n’hésiteront pas à redoubler d’ingéniosité pour contourner les difficultés techniques. «On fera tout ce qu’il faut pour faire triompher Occitanie – Pays Catalan» soutient Anna Arque, activiste catalane du sud, qui a relayé le message de Brice Lafontaine. «On se mobilisera toujours contre ce qui est imposé par la France et l’Espagne» ajoute la jeune femme qui se rend régulièrement dans les Pyrénées-Orientales.

Pour l’adjoint au maire de Perpignan, la région «marche sur la tête» : «Un Français qui n’a jamais mis les pieds sur notre territoire pourra donner son avis, mais pas un Catalan du sud qui se sent concerné par la Catalogne nord ?»

La création de la nouvelle région et le nom qu’elle portera préoccupent les partisans d’une indépendance des «Països catalans», de Perpignan à Alicante en passant par les Iles Baléares.

«La Catalogne nord est dissolue dans cette grande région» regrette la Barcelonaise Anna Arqué qui craint une disparition de l’identité catalane au nord de la frontière franco-espagnole. «Au-delà de l’aspect identitaire, cette nouvelle région aurait intérêt à inclure le mot catalan dans son nom, car la Catalogne est connue dans le monde entier. Pour le tourisme et l’économie de ce nouveau territoire, ce serait forcément positif d’y être associé». Au nord, comme au sud, les partisans d’une sécession de la Catalogne espèrent qu’avec le nom Occitanie – Pays Catalan le poids culturel des Catalans compensera le poids démographique dans la nouvelle région.

Remplacer “Perpignan la catalane” par “Perpignan la française”

Voilà la drôle d’ingérence du Consul Général d’Espagne qui en fait bondir plus d’un. Ce mercredi 29 avril, lors d’un débat (où seuls ceux qui étaient prévus pouvaient intervenir) organisé par l’Indépendant et dont le sujet était “comment attirer la clientèle espagnole”, le consul n’a pu s’empêcher de transposer le conflit hispano-catalan à la Catalogne Nord. Alors que les échanges avaient commencé avec un bon ton, distinguant catalans et espagnols tant au niveau culturel qu’économique (les catalans étant plus proches restent moins longtemps) la conclusion du Consul a été de dire qu’il a été négativement surpris en arrivant à Perpignan de voir tant de drapeaux catalans et une culture aussi présente “alors que personne ne parle catalan ici, personne !”. Evidemment il était là dans un rôle politique anti catalan car il sait très bien qu’il a déjà eu droit à plusieurs manifestations de catalans devant son consulat, qu’il parle régulièrement en catalan à de nombreux nord-catalans (dont moi-même) et que si effectivement le catalan ne jouit pas d’une utilisation normale et courante, il est pourtant bel et bien en phase de récupération. Mais faut savoir que son hostilité est telle que les organisateurs ont “oublié” d’inviter son homologue catalan, le directeur de la Casa de la Generalitat, à qui il n’adresse même pas la parole.

Alors on est tenté de lui dire deux choses à ce consul : premièrement, nous ne venons pas à Madrid expliquer comment ils doivent manifester leur identité (ou la cacher) donc prière de respecter le lieu où vous êtes. Deuxièmement, ne vous en déplaise, vous êtes en Catalogne. Certes, ce territoire est français mais de culture catalane. Nous avons donc une double culture, que vivent très bien par exemple les bretons, basques, alsaciens ou corses mais aussi les Guinéens (qui ont gardé une culture hispanique) les Québécois ou encore les Valdôtains (Vallé d’Aoste, culture française en Italie) et de très nombreux autres peuples dans le monde. La double culture est une richesse, certainement pas un handicap. Si certains espagnols politisés ont un souci avec la Catalogne, nous devons avoir la force et l’ambition de les réconcilier avec notre culture. Pas en terme politique puisque nous ne serons pas d’accord, mais en terme culturel, nous sommes tout à fait capables, contrairement à vous, d’affirmer notre culture et notre identité sans rejeter personne.

La petite note positive que je retiens de son intervention déplacée, c’est tout de même qu’il disait que depuis Barcelone où il a vécu, il était persuadé qu’à Perpignan la langue catalane était aussi présente que dans le reste de la Catalogne. Cela montre notre capacité à attirer des chalands catalans mais aussi du monde entier car toutes les études, à commencer par la fréquentation touristique et le transit aéroportuaire, montrent qu’en Europe et à l’autre bout du monde la Catalogne et Barcelone sont des marques porteuses. Alors renforçons nos relations avec la Catalogne Sud, n’en déplaise à ce consul, et développons notre économie en nous ouvrant au monde avec la ville la plus importante de la péninsule ibérique plutôt que nous mettre des barrières et nous noyer dans des schémas qui ne nous correspondent pas.

i per descomptat, si no li convé, vostè és lliure d’anar a algun lloc més “francés”.

Déclaration des rencontres interrégionales contre la réforme territoriale

Déclaration des représentants des langues et cultures régionales de la République Française, réunis dans le cadre des XXIVe Rencontres interrégionales des langues et cultures régionales
à Rennes le vendredi 28 novembre 2014.

Nous, solidairement,

– exprimons notre consternation face au repli identitaire français et à la politique régressive menée par le gouvernement dans le cadre de la réforme territoriale. Cette réforme est la négation même des spécificités des territoires, des diversités linguistiques et culturelles ainsi que des réalités économiques et sociales ;

– dénonçons un déni de démocratie. Le gouvernement, en refusant le droit aux citoyens de déterminer eux-mêmes leur région ou territoire, viole l’article 5 de la Charte Européenne de l’autonomie locale ;

– dénonçons une recentralisation. L’État impose un découpage arbitraire, incohérent et technocratique des régions. A cette occasion, il redonne aux préfets la prééminence sur les élus du peuple ;

– dénonçons par ailleurs une politique qui organise la régression des langues dites régionales en entravant les efforts de leurs locuteurs et des politiques locales pour les faire vivre et prospérer.

Nous constatons qu’il existe sur le territoire français, conformément à la Constitution, des collectivités territoriales à statut particulier (Métropoles, Grand Paris, Grand Lyon, Corse…).

Nous demandons la mise en place de nouvelles collectivités territoriales à statut particulier cohérentes et conformes aux intérêts linguistiques, culturels et économiques des populations et territoires. Ceci renforcera, ainsi, l’ouverture sur l’Europe et sur le monde.
Ces collectivités devront être dotées de la compétence linguistique afin de valoriser et de développer nos langues.

Nous appelons les acteurs culturels, les élus et l’ensemble des citoyens à relayer cette déclaration et à renforcer la mobilisation.
Le Président,

Raymond Yvon BISSOL
Représentants de :
ALSACE, BRETAGNE, CATALOGNE, GUADELOUPE, GUYANE, LA REUNION, MARTINIQUE, MAYOTTE, OCCITANIE, PAYS BASQUE.

Positivisme pour Perpignan

 

Soyons positifs pour un meilleur Perpignan. Ca dépend de nous !

 

Cet été nous avons encore vu un nombre impressionnant de touristes dans les rues de la Fidelíssima. Et pourtant, on n’entend que des commentaires désagréables. Vous avez envie vous d’aller dans une ville où tout le monde se plaint ? Bien sûr qu’il y a des raisons de se plaindre, mais plus on va le faire, plus on aura des raisons de le faire… Alors soyons positifs et donnons envie aux touristes venus de loin mais aussi à ceux qui viennent d’à côté, comme aux résidents de Canet, Prades, Céret, etc. (que nous avons tous en amis sur Facebook) de venir passer un moment agréable à Perpignan. Car avec tout ce remue-ménage, même l’aire urbaine de Perpignan ne vient plus en ville.

 

Insécurité ? parfois, oui. Mais le sentiment d’insécurité est bien plus important que l’insécurité réelle. Le nombre de policiers municipaux connait d’ailleurs une hausse exponentielle pour compenser les défaillances de la Police Nationale (non pas des agents qui sont très bien mais leur manque d’effectif). Mais être plus nombreux en ville diminue également le sentiment d’insécurité alors réinvestissons le centre ville, ne le laissons pas à ceux qui en donnent une mauvaise image.

 

La ville serait sale ? Oui, à pas mal d’endroits, à pas mal de moments. Mais les agents de propreté sont de plus en plus présents. On ne nettoiera pas tout d’un coup, il va falloir du temps pour voir l’amélioration, mais avant de parler nettoyage, parlons de ne pas salir, car ça, c’est l’affaire de tous.

 

Il manque des institutions en ville pour redensifier ? Oui, justement c’est la politique menée. Les universitaires du DU Photojournalisme seront dès cette année installés en ville. D’ici quelques années (oui, les travaux publics sont longs) c’est la fac la plus importante de l’université qui sera installée en ville (le Droit représente chaque année 350 nouveaux étudiants en Licence 1). La passerelle, pas si chère que les polémistes veulent le faire croire, va améliorer l’accès entre les berges et désenclaver une partie du bas-vernet. De nouveaux parkings vont être créés notamment à Cassanyes pour désenclaver St Jacques. Les animations sont étalées sur l’année pour avoir plus de monde, plus souvent en ville. Etc.

 

Les immeubles s’effondrent ? Un peu normal pour des bâtiments construits au moyen-âge et sans fondation ! Nous avons un des plus beaux patrimoines d’Europe (et donc du monde) car souvent épargné par les guerres du dernier siècle. Mais qui dit patrimoine très ancien dit normes inexistantes. Que peut-on reprocher réellement ? Les immeubles sont évacués quand ils sont identifiés comme dangereux et il y a un plan de rénovation urbaine volontariste.

 

Le commerce au centre-ville diminue ? Faisons une communication positive ! Que les commerçants fassent de la pub (comme le font ceux de Girona ou La Jonquera) vers l’extérieur pour attirer les chalands. Nous-même soyons les promoteurs d’une ville qu’on aime.

 

Alors oui, il y a des accidents, des incidents, des imperfections, mais que propose-t-on d’autre ? Rien. Juste du catastrophisme, histoire pour certains opposants systématiques (systémiques!) d’exister médiatiquement.

 

castillet-perpignan

 

Croyons en nos projets, réinvestissons la ville, faisons-en la promotion, soyons tous acteurs d’un meilleur Perpignan et nous aurons alors un meilleur Perpignan. Allons souvent boire un verre en ville et nous diminuerons ce sentiment d’insécurité. Ayons un comportement citoyen responsable et nous diminuerons la saleté et les actes d’incivilité. Soyons positifs et nous redonnerons envie à tous d’investir le centre ville et ses boutiques.

 

Oui Perpignan n’est pas une ville parfaite, c’est vrai.

 

Mais un autre Perpignan est possible, ça dépend de nous tous.

 

Positivisme.

 

 

 

Achetez local, produit à 1000km ! (frontière psychologique part.2)

Alors qu’on nous bassine (à juste titre) sur le consommer local, de plus en plus de citoyens français portent un intérêt à l’origine du produit. D’après un sondage M6, nous ne sommes “que” 43% prêts à payer plus cher pour du produit local, mais tout de même…

Alors encore une fois, on préfère acheter une pomme du calvados qu’une pomme de Catalogne Sud. On préfère manger du porc breton que du porc catalan. On préfère boire du champagne que du Cava. Etc.

Or, si l’intérêt écologique plaide déjà en faveur des catalans, l’intérêt économique également ! Car le ratio de sud catalans qui viennent en Catalogne Nord par rapport aux bretons, champenois et autres français est assurément positif. De plus, pour l’agroalimentaire cette frontière psychologique  nous désaventage car nous sommes largement exportateurs en fruits et légumes (et vins). Pourtant, aucune salade nord-catalane n’est vendue au sud car elles vont toutes à Rungis ! Aucun porc de Lleida (un des trois sites européens fixant le cours du porc !) n’est vendu à Perpignan !

Lorsqu’on propose de consommer catalan, on nous dénigre en disant que de toutes façons ce sont des remarques de… catalanistes. C’est pas faux. Mais… et si les catalanistes disaient vrai ? Et si parmi ces idiots de catalanistes (nos détracteurs aiment bien car ça rime avec extrémistes) il y avait des économistes, des professionnels du tourisme ou encore de l’agroalimentaire qui bossaient la question ? Ah bin ils se retrouveraient bien embêtés nos détracteurs pour prouver que 1€ gagné dans l’Aisne est plus profitable à Perpignan que 1€ gagné à Girona. Manque de pot pour ces dogmatiques des frontières, toutes les études économiques et touristiques prouvent qu’il vaut mieux acheter à 200km aux environs, indépendemment de la frontière, que des produits qui ont fait 1000km.

C’est logique, et oui, mais y aviez-vous pensé ? La prochaine fois que vous acheterez des produits d’origine “française” ou d’origine “espagnole”, réfléchissez-y à deux fois.

 

Exemple typique de frontière psychologique : l’Ebola

Un des reproches souvent fait aux français est qu’il y a d’un coté la France, et de l’autre le reste du monde. Cela se retrouve d’ailleurs en interne dans les expressions “Paris… et la province”. Le même dénigrement est alors engendré, la province étant souvent “contre” Paris. Un élément de réponse se trouve probablement -au-delà de l’histoire- dans le traitement de l’information.
De la même manière que le nuage de Tchernobyl se serait arrêté aux frontières françaises, les cas supposés d’Ebola ne seraient importants qu’une fois en France. Et donc à ce titre, la suspicion d’un cas à Barcelone ne fait l’objet d’aucun traitement de l’information alors que le même cas en Bretagne affolerait les Perpignanais outre mesure, quand le catalan est à 150km et le breton à plus de 1000km.

Vous avez dit frontière…?

PS: info sur l’Ebola (català). Le cas est unique, en quarantaine, et reste une simple suspicion, donc pas de raison de s’affoler.