Repas au Meurice : Louis Aliot cautionnerait-il la Charia ?

Hier nous constations la création d’une fake new par Louis Aliot ayant pour but de monter la population locale contre une communauté algérienne supposément problématique. Alors que les dégâts annoncés n’étaient pas imputables à une quelconque communauté, dans le même temps des supporters de l’Algérie nettoyaient. Un acte de civisme bien loin de la haine que tente de générer Louis Aliot. Aujourd’hui nous apprenons dans la presse nationale que ce même Louis Aliot, bien prompt à condamner des comportements pourtant imaginaires, déjeune dans le palace Le Meurice. Ce palace dont George Clooney appelait au Boycott en ces termes  « soyons clair, chaque fois que nous prenons une chambre ou organisons une réunion ou dînons dans l’un de ces hôtels, nous mettons de l’argent directement dans la poche d’hommes qui choisissent de lapider et de fouetter à mort leurs concitoyens homosexuels ou accusés d’adultère ». De très nombreuses personnalités ont rejoint l’appel de G. Clooney. Louis Aliot ne peut l’ignorer. Il prend donc sciemment la décision de manger dans un palace qui appartient à un Sultan appliquant la Charia, qui lapide à mort les homosexuels et les adultérins. Lui qui veut se montrer capable d’unir autour de lui des gens qui ne seraient pas extrémistes, nous montre en deux jours qu’il appelle à la haine contre une communauté faussement accusée et qu’il n’a rien à faire des Droits De l’Homme, en particulier de la situation des homosexuels. 

La pollution des éoliennes

Lors de la présentation des projets du conseil départemental pour l’affectation des 500 millions d’euros votés il y a peu, un groupe de militants anti éoliennes a manifesté bruyamment, coupant par deux fois les interventions. Ce comportement n’aide pas à la considération de leurs revendications. C’est pourquoi il me semble important de donner ici des arguments pour comprendre que non, les éoliennes ne sont pas bonnes pour l’environnement.

Les faits, rien que les faits. Une éolienne utilise certes une énergie propre, quand une centrale à charbon utilise un combustible issu de mines et produisant des déchets. Mais la comparaison n’est pas entre ces deux productions. La question est de savoir si une éolienne est un mode de production d’électricité verte ou pas. Et pour y répondre il faut avant tout se pencher sur ce qu’est une éolienne.

Et le premier argument ne doit pas être le plus évident. Il pourrait pourtant être suffisant de dire qu’une éolienne détruit un paysage qui nous est envié de tous. Ou encore que l’emprise au sol est une pollution en elle-même. Ou même que la mort d’oiseaux migrateurs et chauves-souris est en soi un grave problème. Mais c’est un deuxième argument qui pour moi est fondamental : une éolienne est ultra polluante.

La lecture du livre « la guerre des métaux rares » de Guillaume Pitron éclaire ce sujet. Pour construire une éolienne, il faut beaucoup de métal, dont des métaux rares pour l’aimant générateur d’électricité. Et ceux-ci sont si rares qu’il faut raffiner des tonnes et des tonnes de terres pour en extraire quelques grammes. Le raffinage utilise des produits tellement nocifs que tout meurt à des kilomètres alentours. Les populations n’ayant pas les moyens de déménager sont toutes atteintes de maladies graves. Cela se passe loin de chez nous et nous donne l’illusion que nous avons une mode d’énergie propre. L’ironie est telle qu’il faut savoir qu’il n’y a pas de terres rares sans matière radioactive. Ce qui veut dire que quand on veut remplacer l’extraction d’uranium par l’extraction de terres rares, on extrait quand même de l’uranium. Ces mines sont loin de chez nous pour une raison simple. Non pas parce que nous manquons de ressources (la France et l’Europe en ont). La raison est que nous nous plions à des normes écologiques qui ne sont respectées ni par la Chine (en situation de quasi monopole) ni par le Kazakhstan. Il faut savoir également que pour produire la même quantité d’électricité, il faut environ 20 fois plus d’éoliennes que de centrales nucléaires. Qui peut croire qu’on pollue moins ?

Ainsi, sous couvert de produire une énergie qui n’est propre que parce qu’elle ne produit pas de CO2, en réalité nous défonçons la Terre. Ajoutons à cela que nous créons une dépendance à la Chine qui contrôle les cours des métaux rares (inclus également dans les outils numériques) sans aucun souci de l’environnement, et nous avons la plus grande absurdité qui soit : faire croire que les éoliennes sont bonnes pour l’environnement.

Certes, il n’y a pas de solution parfaite. Mais si on veut développer certaines productions d’électricité, il faudrait que ce soit fait en connaissance de cause et surtout sans mentir. Les éoliennes tuent notre planète (du moins tant que nous n’aurons pas des mines et raffineries avec des normes environnementales durables) et en aucun cas nous ne saurions accepter la destruction de notre paysage et notre Terre pour… le profit de grands groupes producteurs jouissant d’aides et subventions particulièrement intéressantes (donc via nos impôts).

Photo issue du site jechange.fr
Issu de batinfo.com

Quand on se met en cage pour libérer les animaux…

Ce samedi 25 mai, l’association AnimaLibre organisait un happening devant l’entrée du parking du cirque, pour dénoncer la maltraitance animale. j’y suis allé accompagné, afin d’apporter un soutien appuyé à cette manifestation. Comme de nombreux participants, j’ai passé un instant dans une cage afin de comprendre ce que vivent les animaux qui y passent l’essentiel de leur vie, mais aussi dans le but d’interpeller les passants et notamment les enfants. C’est alors près d’une vingtaine de personnes qui se sont succédées dans l’après-midi pour, tour à tour, vivre cette expérience et dénoncer le sort des animaux qui ont tous besoin d’espace et de liberté. Plusieurs cirques ont fait le choix d’arrêter les spectacles avec animaux et se concentrer sur les performances humaines. C’est le choix notamment de Bouglione qui utilise maintenant sa renommée pour dénoncer ces pratiques d’un autre temps. C’est également le cas pour le festival international du cirque de Figueres, troisième événement européen le plus important en la matière, qui n’accueille que des prestations humaines. 
Je continuerai de défendre la cause animale et soutenir notamment les actions d’AnimaLibre à chaque fois que l’association agira pour dénoncer la souffrance animale. Une des priorités est de faire de Perpignan la 357ème ville de France à interdire les cirques avec animaux. 


les manifestants sont passés tour à tour

Happening contre les cirques avec animaux : je participerai

Ceux qui me suivent savent mon engagement pour la protection animale. Ça fait des années que je publie et montre mon opposition à tout ce qui contraint les animaux. C’est donc naturellement que je serai présent au happening (déclaré en préfecture) d’Animalibre, association locale de défense des animaux.

Depuis que je suis élu j’ai découvert que les différents cirques offraient des places aux élus. Je les ai évidemment toujours jetées à la poubelle. J’ai tenté de convaincre la majorité municipale (quand j’y étais encore) de ne plus autoriser que les cirques sans animaux. Le festival du cirque de Figueres m’avait d’ailleurs servi d’exemple puisque bien qu’il soit un des événements européens majeurs dans la discipline, il n’y a aucun animal exploité. Mais forcément avec à la tête de Perpignan un maire qui éprouve un plaisir certain à chasser les animaux sauvages en Afrique comme des éléphants ou grands félins, je ne pouvais avoir gain de cause.

Je finirai par cette évidence : il n’y a AUCUN cirque dans lequel les animaux sont bien traités. Les animaux ont TOUS besoin de grands espaces, d’un climat adapté à chaque espèce ou encore tout simplement de pouvoir se mouvoir librement. Et je ne parle même pas des souffrances physiques imposées par le dressage…

Alors pour tous ceux qui ont un petit instant ce samedi, retrouvez-nous à 14h sur le parking du palais des expositions pour que Perpignan devienne une de ces nombreuses villes où nous n’acceptons plus que la maltraitante animale soit un spectacle.

Voici le lien de l’événement facebook

Unis contre l’incompréhensible antisémitisme

J’étais hier au rassemblement républicain contre l’antisémitisme. Cette haine que je n’arrive pas du tout à comprendre, de la part d’une population qui m’est totalement inconnue. Non, l’antisémitisme n’a pas sa place chez nous et nous avons tous fait bloc hier (sauf le RN) pour dire notre désaccord avec ces actes et notre solidarité aux personnes concernées.

Article de Made in Perpignan dont le lien est ici  :

Les actes antisémites ont augmenté de 74% en 2019. Au-delà de ce chiffre, c’est l’agression antisémite du philosophe, essayiste et académicien d’Alain Finkielkraut lors de l’acte XIV du mouvement des Gilets Jaunes qui a suscité la mobilisation de la classe politique française. Une agression verbale qui fait suite à la découverte des croix gammées sur des portraits de Simone Veil* qui repose depuis peu aux côtés des grands Hommes de la nation. Ou encore la vitrine parisienne marquée en lettres jaunes du mot “juden“, traduction de “juifs” en allemand. Des actes qui rappellent les heures sombres des années 30.

♦ La quasi-totalité de la classe politique perpignanaise unie contre le racisme et l’antisémitisme

Le Parti socialiste a invité l’ensemble des partis politiques, à l’exception du Rassemblement National, à se mobiliser contre l’antisémitisme. “Nous portons dans le débat public des orientations différentes, mais nous avons en commun la République. Et jamais nous n’accepterons la banalisation de la haine. C’est pourquoi nous appelons l’ensemble des Français pour dire ensemble : « NON, l’antisémitisme, ce n’est pas la France ».

Nous, politiques et responsables associatifs, pourrions tous être accusés de crime

Il y a des choses dans la vie auxquelles nous pensons ne jamais être confrontés. A tel point qu’on pense même que notre entourage n’y sera jamais confronté. Comme par exemple être accusé de crime. Et puis un jour, des gens avec qui vous partagez des idées, des combats, des moments forts de votre vie, sont mis en examen, en prison préventive, puis condamnés pour faire ce que vous-mêmes faites régulièrement.

Photo Diari Ara

Ce qu’il se passe maintenant doit toucher tous les démocrates, indépendamment de notre sensibilité catalane. Des hommes et femmes politiques qui se sont engagés pour un projet, qui ont été élus pour le mener à terme et qui encourent maintenant une peine de 7 à 30 ans de prison. Il s’agissait juste d’un référendum, pacifique.

Un jour vous mangez avec eux, vous rigolez au téléphone sur l’actualité, vous envisagez la suite pour votre territoire par message, vous vous encouragez dans vos engagements, … et le lendemain plus aucun contact n’est possible. Aujourd’hui je suis triste. Leur procès a commencé ce mardi. Pour ceux qui sont mes amis, mes relations politiques ou même que je ne connais pas vraiment, je suis triste. Ils sont tous ensemble jugés par un tribunal qui a déjà décidé l’issue du procès.

Ce qu’il leur arrive pourrait m’arriver demain. Être élu pour un projet politique, le mettre en œuvre sans violence, dans le respects des Droits de l’Homme et autres normes internationales, puis être mis en prison et y rester l’essentiel de ma vie.

J-M Pujol, l’opportunité du gilet jaune, tout et son contraire

Nous savions que les plus grands politiciens avaient pour habitude de tout récupérer, mais là on a atteint le fond avec Jean-Marc Pujol qui soutient les gilets jaunes. 

Vous me direz peut-être « et pourquoi pas ? ». Et bien voici pourquoi je pense qu’il se moque bien des gens à des fins politiciennes : 

Tout d’abord, son positionnement politique est devenu illisible. Il a exclu les macronistes de son équipe, puis a clamé l’union (autour de lui évidemment) car lui seul serait capable d’unir macronistes et toute la droite, et maintenant il se met contre le gouvernement En Marche. Comment retourne-t-il sa veste aussi facilement ? De la même manière que BFM choisit ses sujet : en fonction des sondages. 

Ensuite sur le fond : parmi les revendications les plus importantes des gilets jaunes, nous noterons la justice fiscale (difficile à définir mais globalement disons que la baisse d’impôts et taxes surtout pour les classes moyennes y répond) ainsi que la hausse du pouvoir d’achat. Les deux étant liés évidemment car si on baisse les prélèvements, on augmente le revenu disponible. Alors pourquoi pas Jean-Marc Pujol ? Et bien tout simplement parce qu’il s’est engagé en début de mandat à ne pas augmenter les impôts ni à la mairie, ni à la communauté urbaine. Bon, il avait aussi dit qu’il n’en serait pas président… nous savons que cette promesse n’a pas tenu deux jours. Pour revenir au détail de ses promesses, nous noterons qu’effectivement il n’a pas augmenté les impôts à la mairie de Perpignan. Mais il les a bien augmentés à la communauté urbaine ! Création de la taxe GEMAPI, hausse de la Contribution Foncière des Entreprises, hausse de la Taxe Foncière, hausse du prélèvement transports, … Le moins qu’on puisse dire c’est qu’il n’a pas tenu cette promesse de maintient des prélèvements. 

Alors le voir maintenant affublé d’un gilet jaune au milieu de manifestants dupés, c’est quand même pour le moins ironique. Le tout en disant qu’il est proche du peuple et qu’il le comprend, juste avant de faire voter une nouvelle hausse des indemnités de ses élus… 

Échanges avec un gilet jaune : quel choix de société ?

Sortie de rond-point, je suis arrêté par un “gilet jaune”. Une courte discussion commence.

Elle : – Vous n’avez pas de gilet jaune dans votre voiture ? 

– Si. Et ?

– Mettez-le derrière votre pare-brise 

– Je ne comprends pas vraiment vos revendications 

– On en a marre. C’est parti de la hausse des taxes sur le carburant mais maintenant on se bat pour qu’on arrête de nous prendre et qu’on nous donne plus. 

– Et comment vous faites ça ? On diminue les services publics ? 

– Non, on veut que ceux d’en haut aient moins et nous plus. Il faut que l’Etat comprenne 

– Je pense que le gouvernement a compris. En revanche je ne suis pas sûr que vous ayez compris le fonctionnement de l’Etat. 

Tout d’abord, je vais le répéter : l’Etat c’est nous tous, le peuple. Le gouvernement prend des décisions pour administrer l’Etat. Arrêtez de faire des reproches à l’Etat, c’est complètement stupide. Les reproches doivent aller au président ou au gouvernement. De plus, bloquer l’économie locale c’est aller à l’encontre de nos propres emplois. Encore plus stupide !

Peut-être que ceux qui n’ont pas compris ce sont ceux qui manifestent sans apporter de solution (et ils sont malheureusement majoritaires et empêchent qu’on entende ceux qui réfléchissent). On ne peut pas vouloir plus d’enseignants, de services hospitaliers, de pompiers, militaires, policiers, de rénovation patrimoniale, etc. et en même temps payer moins d’impôts et taxes. Certes il y a des privilégiés et il faut que les privilèges cessent. L’équation est difficile car les riches (entreprises comme privés) ont les moyens d’aller à l’étranger si la France les taxe trop. 

Alors la balance se fait entre les services que l’on souhaite et les prélèvements qu’on est prêts à avoir. Personnellement ça ne me choquerait pas que l’on paye plus les services qui sont actuellement gratuits ou presque (hospitalisation, enseignement, secours non urgent, …). Car quand on compare avec d’autres pays qui taxent moins (comme les USA ou UK mais même l’Allemagne) il faut avoir conscience qu’ils paient tout plutôt que simplement s’arrêter à leurs faibles prélèvements obligatoires. Alors sans aller dans cet extrême, peut-être sommes-nous dans l’extrême opposé, et peut-être serait-il judicieux de trouver une juste mesure. 

Mais alors, cher gilet jaune, quels services es-tu prêt à rendre payants ou plus chers pour payer moins d’impôts ? 

Les orientations que personnellement je choisirais : 

Sur les institutions : supprimer le CESE ; diminuer les émoluments des parlementaires et leur nombre (c’est déjà un projet du président Macron) mais pas de façon drastique sinon le pouvoir restera dans les mains des plus puissants ; je supprimerais la taxe sur les billets d’avion qui est stupide dans un contexte de concurrence internationale mais je taxerais le kérosène (s’ils le prennent à l’étranger ça ne changera pas grand chose) ; je ferais un audit sur tous les organismes d’Etat pour voir ceux qui sont réellement utiles et si on n’en a pas à fusionner. 

Sur les prélèvements et services : diminuer d’au moins de 50% la redevance audiovisuelle et en face non seulement remettre la publicité sur les chaînes publiques mais aussi supprimer des canaux inutiles (a-t-on besoin de services comme France Musique ? Ne peut-on pas fusionner France Info et France Culture ? Les chaînes TV publiques ne sont-elles pas trop nombreuses ? Encore un projet de la majorité LREM) mais je garderais et même développerais le réseau local en transformant France 3 en antenne vraiment locale et évidemment je renforcerais le réseau France Bleu ; je rendrais les secours non urgents payants (ex. : une entorse au match de foot = ambulance privée avec paiement d’un forfait obligatoire qui ne peut être pris en charge par les mutuelles de 20€) ; je revaloriserais les soins infirmiers sur le même principe ; je développerais les administratifs dans les commissariats pour décharger les policiers (encore un projet LREM) ; vu que l’enseignement supérieur est beaucoup moins cher (depuis la présidence Macron) j’augmenterais les frais d’inscription (ils ont diminué de 40% et beaucoup s’inscrivent juste pour le statut, nous pouvons raisonnablement les passer à +30%, soit 350€ l’année, n’allez pas dire que c’est dispendieux) et je lierais les inscription 1ère et 2ème année, de sorte à ce que ceux qui abandonnent sans motif légitime à la première année perdent le montant de la deuxième (ce qui éviterait les étudiants fantômes et ceux qui ne viennent que pour les bourses) de plus je conditionnerais les bourses à la réussite d’au moins un semestre sur deux ; je mettrais un seuil et un plafond de retraites avec par exemple un seuil à 70% du revenu médian français (pour ne laisser personne dans la pauvreté, même s’il n’a pas cotisé) et un maximum à deux fois le même montant (ceux qui veulent plus auront tout le loisir de cotiser une retraite privée) ; j’accorderais un peu plus de retraite à ceux qui ont un loyer à payer ou un crédit pour leur logement ; je supprimerais les aides pour les enfants qui ne vont pas à l’école et j’offrirais le choix de les mettre en internat ; je ferais un nouveau transfert de charges entre prélèvements sur les salaires et CSG de sorte à ce que les revenus du capital soient plus taxés et les revenus d’emploi moins (comme l’a fait le président Macron mais j’exclurais les retraites de moins de 2000€), … 

Voilà comment on doit raisonner : on veut être moins prélevé, alors il faut accepter que ce qui est gratuit devienne payant. Avec ce genre de système, nous aurions moins de prélèvements et tout le monde y gagnerait : les salaires net augmenteraient drastiquement sans rien couter aux entreprises puisque la différence entre brut et net diminuerait, la consommation serait relancée et nous pouvons parier qu’ainsi nous créerions encore des emplois. Pour autant, aurions-nous un système social défaillant ? Au contraire, nous aurions de meilleurs services. Ce serait donc faire un petit peu de libéralisme et « en même temps » du social. C’est ce qui fait qu’on soit centriste. 

Et avec tout ça je n’ai même pas parlé de la simplification administrative.

Certaines de ces orientations sont celles de la majorité LREM. Voilà pourquoi je les soutiens toujours. 

J’ai appris en politique qu’on ne pouvait pas être totalement d’accord avec les personnes qu’on soutient, mais il y a des orientations générales qui doivent nous faire penser qu’on va dans la bonne direction. Je continuerai à me battre au sein de LREM pour qu’on aille vers une réelle décentralisation, ce qui fait défaut actuellement. Mais pour le reste, si vous voulez moins de prélèvements, la seule solution est d’augmenter les coûts de certains services ou de faire des transferts de taxes (comme la CSG qui remplace les cotisations chômage).

Alors mon cher « gilet jaune » que veux-tu ? Et ton voisin gilet jaune veut-il les mêmes choses que toi ? Vous battez-vous pour la même chose ? Si tu reproches la hausse de 7cts sur le gazole, remercies-tu le gouvernement pour la suppression en 4 ans de ta taxe d’habitation, pour la baisse de 40% des frais d’inscriptions à l’université, pour la hausse des salaires nets de tous les employés du privé ?

Perpignan encore classée comme une des pires villes pour les étudiants. Quelques propositions

Un peu relevée grâce à son cadre de vie (merci la nature) et particulièrement plombée par la “vie étudiante”. Il s’agit essentiellement de l’offre culturelle et de loisirs qui est inadaptée aux jeunes. Le magasine L’Etudiant (lien ici) le valorise négativement. Seule Pointe-à-Pitre fait pire (de peu) !
Pourtant, l’UPVD c’est : une des meilleures fac de droit de France, des pôles de recherche EnR ou bilogie de haut niveau, des sections comme STAPS ou tourisme de qualité, et de nombreux autres secteurs comme l’IAE ou les langues qui fonctionnent très bien.
Attirer les étudiants c’est favoriser l’implantation d’entreprises inovantes, les investissements locaux et donc la baisse du chomage, c’est rendre dynamique un territoire et créer une spirale vertueuse.
Bon, pour ça il faut peut-etre que nos dirigeants arrêtent d’avoir une offre culturelle basée essentiellement sur des artistes du passé et qu’ils les complètent (sans les oublier pour autant) par des activités plus modernes. Le décalage entre les festivals perpignanais et ceux d’Argeles ou du Barcares démontre à lui tout seul le manque d’ambition de la capitale roussillonaise pour le public le plus dynamique.
Pour améliorer l’attractivité de la ville, je propose certaines solutions dont quasiment aucune n’est originale. L’essentiel de ces idées est mis en place dans toutes les villes étudiantes. Perpignan a “juste” encore beaucoup de retard à rattraper :
– l’augmentation de la capacité de la future salle omnisport du Vernet pour accueillir des concerts jusqu’à 10.000 personnes
– la création d’un festival annuel d’escape game avec un escape game géant dans la ville (et dans un deuxième temps sur le département). On pourrait décliner l’idée sur d’autres jeux modernes
– la mise en place ambitieuse du plan mobilité avec des pistes cyclable prioritaires
– la mise en place de la trame verte (liée au réseau de pistes cyclables) avec priorité au lien entre les parcs de Perpignan et la première couronne de sorte à ce qu’on puisse se déplacer en vélo ou à pied en continu
– l’augmentation de la fréquence des bus (la récente réforme du 3 septembre est un premier pas mais largement insuffisant)
– l’extension du service des bus les vendredi et samedi soirs avec fonctionnement toute la nuit sur le même réseau, au moins sur les lignes principales
– la création d’une carte culture municipale transfrontalière (projet que j’ai déjà proposé à la municipalité actuelle) qui donnerait accès aux centres culturels de Girona (la mairie de Girona est enthousiaste) et inversement (musées, patrimoine, bibliothèques, …)
– Etablir un cycle de conférence dans des sites de la ville et du département en association avec les différentes composantes de l’UPVD pour mettre en valeur le travail des chercheurs. Les institutions prendraient en charge la diffusion internationale, en particulier avec les villes avec lesquelles nous avons des connexions transport (TGV/avions). La diffusion scientifique dépend évidemment uniquement des scientifiques eux-mêmes
– Communiquer sur la qualité de connexion de notre territoire : nous avons une 4G de qualité (je vous assure que ce n’est pas le cas partout), la fibre presque partout sur la métropole, l’autoroute, une ligne de train importante (directs pour traverser la France entière et même jusqu’à Barcelone puis Madrid), un aéroport. Tout ça doit être mis en avant. A défaut, nous restons les pauvres du fin fond de la France qui ont tout mais n’en font rien.
Cette liste non exhaustive permettrait déjà d’attirer de nombreux étudiants. Evidemment le nombre ne fait pas la qualité. Mais pour ça, faisons confiance au président de l’université (actuel et à venir) ainsi qu’aux centres de recherche. De plus, toutes ces propositions profiteraient également à tout perpignanais et améliorerait par conséquent le cadre de vie de chacun. Mais pour ça, il faut encore une fois faire passer l’intérêt général avant les intérêts personnels de quelques uns…