Retard del TGV… catalans masoquistes

Una vegada més, ens anuncien retard pel TGV Perpinyà-Barcelona, tant esperat i desitjat per tants catalans… Des dels anys 90 està en els projectes «prioritaris»… Però com cada projecte català, tant prioritari sigui, sempre està postposat.Segur que si fos un projecte al bell mig de Castella, en pocs anys hauria estat realitzat.

Però com que els catalans (del sud aquesta vegada) són masoquistes, perfereixen continuar sent en aquesta Espanya que no pas un Estat independent que ja hauria fet no només Perpinyà-Barcelona, sinó Perpinyà-Alacant !

Ara la data que ens dóna el ministeri de foment seria per final del 2013… Això sense parlar de les retallades (que no afecten la família reial), un possible agreument de crisi o un possible accord fiscal (perquè de pacte no se’n cal ni somiar) que serà una molt bona raó pels conservadors del PP per a justificar que l’Estat no ha de pagar per un eix català (tot i que siguin els catalans que fan viure l’Estat i que aquest eix servirà molt més territori que només el català).

Doncs sí, cosins del sud, si us agrada ser insultats, espoliats, odiats, … si sou masoquistes, continueu esperant un acord entre Castella i la CCAA de Catalunya. Però si en teniu prou, teniu eleccions d’aquí a dos anys…

Autant en emporte le… préfet

Alors voilà, après les consultations et avis défavorables de nombreuses entités dont certaines représentant le peuple lui-même (Meteo France, l’INAO, la DGAC (qui sont des services de l’Etat), les municipalités de Corneilla et de Baho, l’association Bien Vivre à Baho, l’association FRACAS…), le préfet vient malgré tout d’accorder le permis pour la création de «l’écoparc catalan». Au départ il devait y avoir 41 éoliennes. Dans une logique imparable, le préfet a pris en considération l’avis défavorable de Météo France mais qui n’avait plus lieu d’être car les éoliennes employées par le grand groupe EDF seraient à impact réduit sur les ondes. Par la même logique, il a supprimé 6 éoliennes du projet et s’est dit que voilà, c’est bon, il n’y a plus lieu de râler pour ces empêcheurs de faire du fric (car il s’agit bien de ça pour EDF Energies Nouvelles).

Gilles Foxonet, Maire de Baixàs et -comme tous les maires de l’agglo- vice-président de PMCA, déclarait en tant que délégué EnR au sujet de l’opposition au projet le 6 avril à l’indép : «Je répondrai simplement que ces éoliennes sont implantées dans la zone de développement éolien (ZDE), ce qui signifie que tout a été étudié avec les services de l’Etat. L’association soulève le problème paysager sur Força Réal, c’est un fait. Mais l’essentiel est de ne pas oublier les atouts dont disposent les P.-O., à savoir le vent et le soleil. Ce sont aujourd’hui des atouts qu’il faut mettre à profit.»

Evidemment, c’est dans une ZDE. Pour autant doit-on accepter que cette ZDE existe et aille à son terme quand cela dénature nos paysages ? Nous nous sommes énormément mobilisés contre une ligne THT et maintenant on nous met 35 éoliennes. Nul ne conteste qu’il faille «mettre à profit» (peut-être faudrait-il trouver d’autres termes) le soleil et le vent. Pas seulement, même. Nous avons tout pour le développement durable et pour l’autonomie énergétique. Mais avant de dénaturer nos paysages, ne faudrait-il pas commencer par généraliser la production intégrée ? Des éoliennes horizontales et individuelles -donc intégrées- existent. Nous devrions, nous -département de pointe sur la recherche énergies renouvelables si nous nous en donions les moyens- axer toute notre politique de développement économique et énergétique sur l’implantation intégrée et la recherche pour l’efficience des outils de productions afin de devenir un territoire modèle. Si chacun d’entre nous avions un panneau solaire pour l’eau, un photovoltaique et une petite éolienne (intégrée) pour ceux qui ont des villas, nous serions un territoire à énergie positve ! Pas besoin d’EDF et de dénaturer Força Real.

L’objectif de départ de Jean-Paul Alduy de faire de PMCA la première agglo à énergie positive est très bien. Mais la manière est apparemment à revoir…

Vers un nouveau SCOT au nord…

Le Schéma de COhérence Territoriale définit, en concertation entre les communes concernées, les orientations générales pour des zones prédéterminées. Par exemple, une zone commerciale se voit attribuer un qualificatif qui en déterminera le rayon d’action et donc les possibilités d’emprise, d’agrandissement, etc…

Le plus important en Catalogne Nord est le SCOT plaine du Roussillon qui couvre 83 communes, soit env. 342 000 habitants ! Seulement voilà, avec l’Agglo (PMCA), Perpignan est une voix décisive, notamment en CDAC (commission départementale d’aménagement commercial). Alors bientôt le SCOT fera foi et les orientations décidées engendreront un «accord d’office» pour les projets correspondants. C’est dire si demain ce schéma sera important.

Mais là où ça se gâte, c’est quand la zone commerciale nord (Clairà-Ribesaltes) commence à ambitionner une extension… directement concurrente avec Perpignan Sud. Il en va de même avec la gare TGV (celle sur le tracé, pas la gare en ville). Nous sommes le seul département de la région à ne pas avoir de nouvelle gare prévue sur le tracé du TGV Perpinyà-Nimes. Le projet de halte nous permettrait d’espérer un développement du même type que Valence depuis la création de Valence-TGV (une simple halte mais qui a énormément développé la ville car quasiment tous les TGV s’y arrêtent).

Evidemment, que ce soit pour l’extension de la zone nord ou la nouvelle gare : opposition de Perpinyà et PMCA. Chacun appréciera s’ils ont raison ou tord… mais personnellement je me pose la question de savoir à quoi servent les éléments de coordination de projets que sont le SCOT et l’agglo si chaque programme est perçu comme concurrent de l’autre.

Alors il y en a un qui semble bien se lasser de cette rivalité permanente, c’est José Puig (maire de Cairà et conseiller général mais surtout président de la CC Salanque-Méditerranée). Il a la possibilité de faire son propre SCOT. Il serait alors libre de décider car il serait majoritaire -vu le peu de communes qui le suivraient dans un premier temps- mais il ferait sûrement des envieux chez leurs proches et quelque peu puissants voisins : Ribesaltes. En effet, ces deux communes se sont toujours opposées pour des raisons politiciennes au point qu’on a vu un développement assez ridicule de la zone commerciale qu’ils partagent pourtant étroitement (lampadaires et aménagements paysagers importants d’un côté, Carrefour en murraille et accès routier difficile de l’autre).

Il n’est donc pas impossible que dans cette ambiance de guerre de sécession Nord-Sud, le Nord finisse par s’unir et dise au revoir au SCOT Plaine du Roussillon…

Gare TGV

A Perpinyà, on a une gare («centre du monde» selon Dalí), puis on a une deuxième gare qui porte le nom de «Centre del Món» (surnommée «gare TGV»), qui n’est en fait que l’extension de l’ancienne. Et on a des lignes (qu’il ne faut pas confondre avec les trains). Lignes classiques, telles qu’elles fonctionnent aujourd’hui, et ligne à grande vitesse, Perpinyà>Figueres.

Seulement voilà, depuis deux ans qu’on le rabache, les élus (et accessoirement certains journalistes qui ne font vraiment pas d’effort) viennent seulement de se rendre compte que la ligne et la gare ne vont pas forcément ensemble ! «Ah bon ?» direz-vous… Explications :

Les TGV doivent avoir une LGV pour aller vite. Donc un TGV Barcelona-Paris ne quittera pas une LGV pour faire un «crochet» et perdre au moins 20 minutes pour récupérer quelques voyageurs. Or pour aller à la gare de Perpinyà, bien que surnommée «Gare TGV», il n’y a pas de LGV !!! Cette LGV passe bien à l’ouest. J’annexe à cet article la carte (actualisée au 2 décembre 2011).

Passage à 1km près

Objectif affiché (Depuis 2007 sur le site du ministère) : Barcelona – Paris en 4h30. Regardez ici . Vous comprendrez donc aisément que les TGV ne s’arrêteront pas à Perpinyà (puisqu’il n’y aura pas de gare sur la LGV), ni même à un autre endroit de Catalogne Nord… Sauf si le projet de gare à Ribesaltes (un temps pensé au Soler) finit par voir le jour. Tout l’intérêt serait une liaison à haut cadencement entre cette nouvelle gare (celle-là serait vraiment une nouvelle gare, et pas une extension) avec l’aéroport.

Mais voilà… guéguerre politicienne oblige, chacun se bat contre l’autre et personne n’est capable de faire avancer de grands projets (en fait, pas si grand que ça le projet, une halte comme à Figueres suffirait). Un petit exemple : Valence TGV. Petite ville, elle a su profiter de son emplacement pour se développer. Une simple halte et un essor économique que nous pouvons lui envier… Réfléchissons intelligemment (non, ce n’est pas un pléonasme, les idiots aussi réfléchissent…), soyons les seuls dans un rayon de 200 à 300km à avoir une gare TGV connectée à l’aeroport !

Alors récapitulons. Nous parlons évidemment de l’année 2025 (au mieux). Jusque là, pas de soucis, la seule LGV que nous aurons mènera les sud-catalans au «Centre del Món». Mais après, deux possibilités : soit nous ne faisons rien et nous regarderons passer les trains (vous savez, comme les vaches -la comparaison avec des boeufs nous pend au nez!) soit les forces en présences s’associent pour obtenir une halte chez nous, et de préférence la meilleure possible : proche de l’aéroport.

Petit rappel : c’est en votant n’importe quoi qu’on élit n’importe qui…