C. Puigdemont pourrait se faire élire eurodéputé en Belgique

Le président catalan se trouve actuellement renforcé dans son combat contre la justice espagnole. En effet, les justices belge, écossaise, suisse et surtout allemande ont refusé les demandes espagnoles. Pire, le tribunal allemand a déclaré illégale -car contraire aux droits fondamentaux- l’accusation de rébellion des catalans. Suite à cela, tous les exilés catalans sont à nouveau libres de circuler dans toute l’Europe, sauf évidemment en Espagne, car le juge en charge de l’inculpation a dû retirer les mandats d’arrêt. En cas de retour sur le sol espagnol, ils seraient immédiatement incarcérés, avec un nouveau mandat d’arrêt émis dans les plus brefs délais, les empêchant de quitter le territoire.

C’est donc dans ce contexte que les flamands envisagent de proposer à Carles Puigdemont de figurer en bonne position sur leur liste aux européennes, garantissant au catalan un siège d’eurodéputé. Au-delà du pied-de-nez que cela ferait à l’Espagne, c’est un gros coup qui se joue. Politiquement, la N-VA verrait son image radoucie (elle est souvent accusée d’être très dure socialement), et Carles Puigdemont récupérerait un siège politique effectif (il est actuellement élu député au parlement catalan mais dans l’impossibilité de s’y rendre). Juridiquement, ce serait très bien joué. En effet, après avoir mis volontairement la justice belge puis involontairement la justice allemande dans le conflit catalano-espagnol, ce serait l’Europe qui devrait se prononcer si Carles Puigdemont voulait revenir en Espagne. Une fois eurodéputé, il bénéficierait de l’immunité parlementaire qui ne peut être levée que par le parlement européen. Le juge espagnol devrait alors relancer un mandat d’arrêt dès l’arrivée du président catalan sur le territoire et le parlement européen se prononcer sur sa validité. Il est peu probable que les eurodéputés laissent un des leurs se faire incarcérer pour un délit que les différentes justices ont considérés comme contraire aux Droits de l’Homme. Mais rien n’est sûr et cette idée reste risquée car il s’agit avant tout d’une assemblée politique dans laquelle les jeux d’influence sont bien plus importants que les valeurs. Nous l’avons vu avec les différentes prises de position des chefs d’Etat lors de la déclaration d’indépendance d’octobre dernier et même lors des violences espagnoles du 1er octobre (lors du référendum).

Un coup de poker à deux coups donc pour le président catalan. D’abord se faire élire et retrouver un siège effectif, puis éventuellement prendre le risque de retourner sur ses terres…

Les élections européennes auront lieu en juin 2019. Chaque citoyen européen peut se présenter dans n’importe quelle circonscription dans laquelle il est domicilié.

Barcelone : Seat affiche des résultats record et lance la marque Cupra

Article issu du site la-clau.net

La marque catalane Seat, filiale de Volkswagen, a progressé de 65% au premier semestre. Cette croissance record crée les conditions idéales pour le lancement de la marque sportive « Cupra », dont le première modèle sera disponible pour Noël.

La firme automobile catalane Seat, filiale de l’Allemand Volkswagen, s’est assuré au premier semestre 2018 des bénéfices record évalués à 212 millions d’euros, pour un chiffre d’affaires de 5,79 milliards d’euros; En progression de 62,7% par rapport à la période comprise entre janvier et juin 2017, la marque dont le siège central est situé à Martorell, au nord-ouest de Barcelone, affiche une santé enviable, selon les chiffres publiés mercredi 1er août par le groupe Volkswagen. Depuis le début de l’année, Seat a commercialisé 289 900 véhicules, un volume jamais réalisé depuis son démarrage en 1950. Son modèle Arona, un SUV – crossover de style citadin, redoutable adversaire de ses concurrents, est à la source de ce succès.

Seat Arona



La marque Cupra arrive en fin d’année

Seat, marque contrôlée par l’Etat espagnol jusqu’en 1982, avant de passer sous pavillon germain en 1986, prépare de nouveaux lancements pour la fin de l’année. Autour de Noël sera disponible son modèle Tarraco, un SUV à 7 places, qui affrontera le Tiguan et le Tiguan Allspace de Volkswagen ou les Karoq et Kodiaq de Skoda. Ce véhicule tirant son nom du nom romain de la ville catalane de Tarragona sera suivi du Cupra Ateca. Cet autre modèle affirmera la prise d’indépendance de la marque Cupra, à tendance sportive, développée par Seat, tout comme le Français PSA a propulsé DS en 2014. Cette nouvelle voiture fabriquée en Catalogne du Sud signale la montée qualitative de Seat, pour une entrée de gamme à 44.790 euros.

Nota : dans un contexte de croissance du PIB catalan de plus de 3% par an, gageons que Seat joue un rôle important…

L’attentisme perpignanais face au volontarisme figuerenc

La municipalité de Perpignan semble s’émouvoir de la mise en place de bus pour amener des résidents locaux à Figueres. Cette démarche de la ville du musée Dalí est pourtant logique au regard du volontarisme de leur équipe municipale menée par Marta Felip, au contraire de l’attentisme perpignanais.

Interrogé en sa qualité de conseiller municipal délégué au tourisme, Pierre Barbé dit son mécontentement. Et pourtant…
D’une part, j’avais proposé en début de mandat que nous mettions en place des rotations entre Girona, Figueres et Perpignan. Le courroux de l’élu, alors président de l’office de tourisme, contre un tel projet de relations transfrontalières avait amené le maire à arbitrer (ils diront que ce n’est pas vrai mais heureusement j’ai les mails…). Avant même de pouvoir déposer un dossier chiffré ou même de travailler sur les intentions de chacun, Jean-Marc Pujol avait tranché : c’était hors de question. Aujourd’hui nous voyons le résultat. Les sud-catalans sont actifs dans leur politique de développement quand nous avons des élus qui se refusent à entreprendre toute politique de développement transfrontalier.
D’autre part, cette situation est révélatrice pour le grand public du fait que l’édile Perpignanais tourne de plus en plus de dos à la Catalogne Sud. Plus aucun projet, plus aucun contact, même avec la proche ville de Figueres ! Quand ces dernières années, la maire de Figueres ou celle de Girona pour ne parler que des plus proches, n’hésitaient pas à me contacter pour des projets, aujourd’hui que je ne suis plus en responsabilités il n’y a plus aucun contact entre la mairie de Perpignan et les communes sud-catalanes. Il n’y a d’ailleurs plus d’élu en charge de ce thème.
Les commerçants perpignanais peuvent se sentir floués par le maire, effectivement. Il a beau dire qu’il ne savait pas. Non seulement il a eu ma proposition qui aurait permis un échange de chalands, mais en plus et surtout, s’il ne sait plus grand chose de la Catalogne Sud que ce que lui enseigne la presse (nationale car pour lui la locale ne serait pas au niveau) c’est bien parce qu’il méprise tout ce qui est catalan.

Lettre ouverte au maire concernant le soutien aux zones économiques par rapport au centre ville

Courrier communiqué à la presse et rendu public via mon blog

Monsieur le maire-président, 

Dans l’Indépendant d’hier 5 juillet, vous faites état d’un grand succès des zones économiques et nous ne pouvons qu’en être heureux. Les principales citées sont Torremila et TechnoSud. Cette dernière notamment a connu un essor important sous votre impulsion avec la fin de sa spécialisation. Nous avons ainsi pu constater que de nombreuses sociétés implantées en cœur de ville ou sur d’autres communes du département se sont regroupées sur ce nouvel espace, profitant de l’effet d’aubaine que vous créiez avec des prix de terrains 5 à 10 fois inférieurs au prix du marché. 

Pour mieux comprendre l’ampleur de ces effets, je vous prie de bien vouloir me faire parvenir et rendre public le nombre d’entreprises domiciliés sur ces zones en fonction de 4 critères : celles qui ont déménagé de Perpignan, celles qui étaient sur la communauté urbaine, celles qui étaient sur le département, et enfin, celles qui venaient de l’extérieur ou sont des créations réelles (les regroupements comme les cliniques étant le résultat d’un déménagement de plusieurs professionnels et non pas d’une création). 

De plus, je m’interroge sur votre seule politique de soutien aux entreprises se localisant en zones économiques périphériques. Si pour les grandes emprises foncières cela semble indispensable, la question du manque de financement municipal et communautaire (hors aides de l’État) pour les entreprises s’installant en cœur de ville me laisse perplexe. C’est pourquoi je vous prie également de me faire parvenir et de rendre public la valorisation moyenne de l’aide aux entreprises sur les zones économiques (incluant donc la sous-évaluation des terrains) et la comparaison avec les aides municipales et communautaires sur l’installation d’entreprises en ville. 

Avec mes sincères respects, 

Brice Lafontaine

Elu municipal d’opposition

Ces élus grossiers qui parlent au nom du maire…

“Quand on est élu, on se doit de faire attention à ce qu’on dit car on représente la parole de toute la municipalité”. Jean-Marc Pujol

Qu’est devenu ce principe ?

Un automobiliste se fait enlever la voiture indûment. Il manifeste son mécontentement sur les réseaux sociaux. Une élue dit que “ceux qui n’ont rien fait pour le bien public n’ont qu’à fermer leur gueule”. Conséquence, il prend la mouche (et il a bien raison) et transforme ce qui n’était “qu’un” mécontentement en recours. Il gagne et la ville (donc nous tous) est condamnée.

La rénovation/destruction du quartier Saint Jacques interpelle même au niveau national et Stéphane Bern se fend d’un Tweet rappelant à la raison le maire Pujol car la démolition n’est pas rénovation. Le maire-adjoint en charge de la rénovation urbaine traite l’animateur préféré des français (rien que ça) de “pitre cathodique” et “ridicule bouffon du roi”. Perpignan s’illustre encore des pires manières.

Un commerçant connu et apprécié se plaint de ce que des délinquants lui pourrissent son activité et que la municipalité n’agit pas comme elle devrait : non seulement elle ne gèrerait pas bien le problème mais en plus s’en prendrait à ce commerce en lui supprimant des animations qui se déroulaient juste devant. Et revoilà notre élue gracieuse qui revient à la charge en disant en avoir “plein le cul de tous ces commerçants qui critiquent”.

Il fut un temps où le maire recadrait ses élus pour moins que ça. Donc soit il approuve, soit son équipe part vraiment en… vrille !

 

«Parking gratuit» à Perpignan et revitalisation du centre ville : refus du maire JM Pujol

(pétition en fin d’article)

Ce lundi 25 juin, lors de la session du conseil communautaire, nous aurons une présentation des nouveautés à venir en terme de transports en commun. Pas de révolution mais quelques changements d’importance que le vice-président Mach a bien voulu me présenter en avant-première, au regard de mon implication particulière sur le sujet.

S’il est un changement qui n’y figure pas et qui aurait pourtant mérité une place de choix, c’est la création d’une navette gratuite entre le parking du parc des expo et le centre-ville. Ça fait partie des demandes à répétition que j’ai pu formuler depuis 2014 et notre élection municipale. Le maire et président de Perpignan Méditerranée s’y refuse*.

Au regard de la demande, le vice-président a fait étudier cette idée. Pour être efficace, il faudrait un bus toutes les 10min (soit maximum 9min d’attente) ce qui couterait entre 200.000€ (avec diminution de la fréquence en heures creuses) et 480.000€ pour maintenir une haute fréquence, gage de réussite. D’une part, je vous renvoie à ce post où j’explique que la ville de Perpignan a les moyens (et oui !) d’autant que cette année les finances se sont encore améliorées. D’autre part, on ne peut qu’imaginer les retombées importantes pour le centre ville avec une vraie revitalisation puisque nous n’aurions plus à nous soucier du parking, le palais des expo étant à 5min en transports (soit un temps inférieur à celui nécessaire pour traverser n’importe quelle grande surface commerciale).

Encore une grosse erreur du maire qui s’ajoute à son refus de mettre en place une tolérance de 5 à 10min avant verbalisation sur les parkings de surface, demande que j’ai faite avec insistance (lors des conseils municipaux et dans ce post) alors qu’il déléguait la gestion à un privé. Après ce gros cafouillage de délégation qui fait perdre des clients au centre-ville, la moindre des choses serait que l’argent qu’on en tire (1,5 million d’euros par an) soit partiellement utilisé au stationnement et déplacement doux.

Voici donc une consultation pour que le maire prenne enfin l’avenir du centre ville à bras le corps et engage cet investissement tout à fait supportable par les perpignanais sans hausse d’impôts. Pétition d’ores et déjà disponible sur internet (mesopinions.com) :

Perpignan : pour la création d’une navette gratuite du parc des expos au centre ville.

https://www.mesopinions.com/petition/politique/perpignan-creation-navette-gratuite-parc-expo/44864

Toute association et groupement sont bienvenus dans cette démarche.

L’association Alternatives, En Marche 66, #Agissons et Perpignan Equilibre soutiennent cette démarche.

*les transports en commun sont de la compétence de la communauté urbaine mais sous certaines conditions -notamment de service spécifique- peuvent être payées par les communes, comme à Canet ou à Pollestres. 

 

Brice LAFONTAINE

Elu municipal et communautaire à Perpignan 

 

Autoroute gratuite en Catalogne en 2020 puis 2021

Le ministre espagnol du développement José Luis Ábalos (nouveau gouvernement PSOE) vient de confirmer l’engagement porté il y a peu par son groupe socialiste alors qu’il était dans l’opposition : les autoroutes arrivant en fin de concession passeront à la charge de l’Etat et deviendront gratuites au plus tard l’été 2021. Cela concerne notamment L’AP-7, que nous prenons pour aller à Barcelone. Les contours restent à préciser mais cette annonce est intéressante car elle intervient dans la continuité de l’annonce catalane de rendre gratuite au plus tard en 2020 la portion dont la communauté autonome a la charge, juste avant d’arriver à la capitale catalane. Notons tout de même l’échéance et le timing de l’annonce dont on peut craindre qu’elle soit uniquement à visée politicienne, afin de redorer l’image du PSOE. Mais accordons-leur le bénéfice du doute et espérons que la gratuité soit effective en 2021.

Ces deux annonces préfigurent donc de meilleurs échanges. Couplées à la recherche en cours d’un opérateur pour des trains fréquents et à bas coûts entre les capitales nord et sud catalanes, nous aurons alors une facilité de liaisons que beaucoup attendaient.

Les relations transfontalières sont un énorme levier économique pour les deux cotés de la frontière. Certains craignent la concurrence mais il s’avère que nous avons la frontière la plus imperméable de France et devinez quoi… nous avons l’économie frontalière également la plus faible. Néanmoins il faut s’y préparer : parler leur langue, le catalan ; organiser nos journées et accueils touristiques en fonction de leur rythme de vie dont leurs vacances ; ou encore avoir tout simplement une offre culturelle et festive à la hauteur.

Le train à bas coûts devrait arriver en 2019. Les autoroutes passeront à bas coût (restera la partie qui nous concerne) en 2021. Reste à voir si les responsables politiques et les commerces sauront préparer cette grande opportunité. Jusqu’à présent, nous avons plutôt constaté l’inverse. Mais il n’est jamais trop tard…

Source El Pais https://elpais.com/economia/2018/06/17/actualidad/1529266170_481968.html?appnav=1

Hausse des impôts par la communauté urbaine

Aujourd’hui nous voterons le budget (début du conseil communautaire à 17h). Déjà en 2017 j’avais montré mon désaccord quant à la création de la taxe “GEMAPI”. Cette année le président Jean-Marc Pujol va à nouveau aller à l’encontre de son engagement de campagne en augmentant la taxe sur le foncier bâti (donc pour tous les propriétaires) de 1 point, c’est à dire de 100% . Alors ça ne veut pas dire que votre taxe d’habitation va doubler car les collectivités territoriales sont multiples à prélever. Mais après les augmentations du conseil départemental, celles de la communauté urbaine vont quand même faire mal, faisant augmenter l’ardoise de plusieurs dizaines d’euros chaque année depuis l’année dernière.

Je vous joints ci-dessous la délibération fixant les taux d’imposition par la communauté urbaine.

vote des taux d’impots PMCU

Evidemment je voterai contre.

Jean-Marc Pujol ne voterait pas son propre budget

Aujourd’hui aura lieu le Débat d’Orientation Budgétaire, plus communément appelé DOB. Ce moment important et obligatoire permet en théorie d’échanger sur les choix politiques et donc de définir le budget qui sera voté au plus tard le 31 mars. Ça c’est la théorie. Mais en réalité jamais un débat avec l’opposition n’a modifié les orientations que le premier édile a décidé de mettre en place.

JM Pujol, président de la communauté urbaine, présentera donc un budget d’une manière étonnamment différente de ce qu’il fait à Perpignan. Certes, il mettra en avant le “zéro augmentation d’impôts”. Premier mensonge. Les impôts existant en 2014 lors de notre élection n’ont effectivement pas augmenté. Néanmoins, la taxe GEMAPI a bien été créée par sa volonté afin de faire face à cette nouvelle compétence de gestion des risques liés à l’eau. Le martèlement “zéro augmentation d’impôts” est donc un mensonge. Mais ce qui est le plus révélateur de mauvaise foi réside dans le fait qu’en conseil municipal, en tant que maire, il mette en avant la durée de remboursement de la dette. C’est tout simplement la capacité que nous avons à rembourser le stock de dette. Des critères existent pour définir si cette capacité de remboursement est saine, mérite une attention particulière (seuil limite) ou est en situation critique.

Comme vous pouvez le voir ici,  un graphisme nous est présenté lors du budget perpignanais pour nous montrer à quel point la gestion de la municipalité serait vertueuse. Or, Jean-Marc Pujol ne nous présente pas de tableau semblable à la communauté urbaine. Pourquoi ? Après des mois d’insistance de ma part, j’ai fini par obtenir les délais de remboursement de la dette “métropolitaine”. Et là, on comprend mieux…

Voici les chiffres qui m’ont été communiqués :

Durée d’extinction de la dette de Perpignan Métropole au 31/12/17 en années :

Budgets consolidés : 10,97

Budget principal : 14,35

Zones économiques : 19,09 (immobilier entreprises 10,64)

Je passe les budgets annexes qui ne souffrent pas de délai de remboursement excessifs comme les transports (7,06) bien qu’ils mériteraient à eux seuls de nombreux commentaires sur la gestion ou plutôt la non gestion qui en est faite.

Alors non, dans ces conditions, s’il était présenté un tel budget à Jean-Marc Pujol, ce  chantre de la bonne gestion -en apparence- ne l’accepterait pas. Mais il est le président, et le président fait ce qu’il veut, même présenter des budgets en situation critique.

Nota :

Encours de la dette au 31/12/2017 : 561 345 740€

En 2017, la communauté urbaine a remboursé 34,5millions en capital et 18millions en intérêts

Taux d’imposition par la métropole (hors GEMAPI) : TH 9,65%, FB 1%, FNB 2,05%, TP/CFE 34,59%

La LGV Perpignan-Montpellier chaque jour plus à la traine

L’Indep d’aujourd’hui publie un article sur la réunion à laquelle ont participé notamment la présidente de région Carole Delga et le maire de Toulouse JL Moudenc afin de travailler à la réalisation des lignes à grande vitesse de la “région Occitanie”.
Comme on peut le constater, ni le maire de Perpignan ni aucun élu “catalan” n’était présent. La conséquence est logique : la ligne Bordeaux-Toulouse sera privilégiée sur Montpellier-Perpignan.

Certains diront que les villes sont plus importantes et qu’en terme de choix budgétaire, c’est logique. Et pourtant pas du tout.

Tout d’abord, notre ligne vers Montpellier est d’intérêt européen et à ce titre peut prétendre à un cofinancement important -argument qu’aucun élu n’a jamais mis en avant. Ensuite, pour ce qui est de la rentabilité de la ligne, il n’est plus à établir que la nôtre sert à toute la péninsule ibérique et à ce titre serait particulièrement fréquentée. Encore faut-il supprimer les temps d’arrêt exagérés que nous avons actuellement et augmenter la vitesse.

Il serait déjà intéressant que nos élus travaillent à la réalisation d’une première tranche avec une gare entre Narbonne et Beziers. Nous aurions alors à partir de Perpignan (mais les trains viennent souvent de Madrid et Barcelone) une voie à vitesse réduite sur environ 80km, puis un arrêt à cette nouvelle gare, et dès lors une connexion à grande vitesse.
Mais pour ça il faut voir plus loin que le bout de son nez et arrêter d’aller défendre une LGV perpignanaise quand il s’agit d’une LGV européenne. Bon, encore faut-il se bouger et aller défendre la ligne…