Conflit des bus sur la Communauté Urbaine : les pouvoirs publics absents

Alors que la direction de Vectalia recevait pour la première fois les employés au bout de 10 jours de grève, je suis allé à la rencontre des manifestants pour comprendre leur mécontentement. Il ne s’agit pas de politiser un combat syndical entre une direction et ses employés. Néanmoins, ce n’est pas n’importe quelle entreprise. Il s’agit d’un service public de transports. La Communauté Urbaine est donc partie prenante.

Je ne me prononcerai pas sur la hausse de salaire demandée, bien qu’elle ait un lien indirect avec les contributions que nous versons tous. Ce serait facile de dire qu’il faut les augmenter sans avoir tous les chiffres en mains. Mais les revendications en terme de sécurité interpellent.

Car il en va de la sécurité des personnes transportées également. Par les temps qui courent, chacun pense à la menace des délinquants qui est réelle mais pas la plus inquiétante pour les chauffeurs. Il s’agit en fait de l’état du matériel. Pneus en état d’usure avancée, voyants d’alerte signalant une urgence, indications d’insuffisance de liquides comme le liquide de refroidissement, mais aussi rafistolage de petits dégâts matériels qui se retrouvent être potentiellement préjudiciables.

L’année dernière nous avons voté en communauté urbaine un avenant au contrat liant l’intercommunalité à la compagnie de bus. Le renouvellement d’engins ne se fait pas ou très peu, alors même que le prix du ticket occasionnel augmente. J’avais déjà fait savoir ma désapprobation, d’autant que nous avons un fonctionnement qui n’est pas digne d’une grande ville. Les bus commencent trop tard, finissent trop tôt, sont trop chers, pas assez fréquents, écologiquement irresponsables, … Quand allons-nous passer dans le 21e siècle ?

Mais évidemment pour que ce dossier avance, il faudrait que les responsables essaient de temps en temps de prendre le bus. Ils comprendraient alors qu’il faut renouveler le parc et répondraient déjà à une des principales demandes des employés. Il serait bon également que les élus s’intéressent à ce mouvement de protestation. Comment, en plus de 10 jours de grève maintenant, aucun décideur public n’a reçu l’intersyndicale ? Ces derniers se sentent méprisés. On peut les comprendre.

Si Jean-Marc Pujol prenait parfois le bus, ça lui éviterait de dire comme lors du dernier conseil municipal lorsque je l’ai interpellé, que “les perpignanais ne prennent pas le bus parce qu’on roule trop bien en voiture dans notre ville“. Avec chauffeur et aux frais du contribuables, sûrement. Mais quand on est un citoyen “lambda”, c’est bien différent.



Les agents municipaux perpignanais méritent une prime

Lors du conseil municipal du 23 mars dernier, le budget était à l’ordre du jour.

Comme chaque année, c’était l’occasion pour la majorité de présenter un budget considéré sain notamment grâce à une donnée importante : la capacité de remboursement de l’emprunt. On considère que s’il faut moins de 11 ans pour rembourser la dette, la gestion est saine.

Perpignan est à environ 9 ans. En découle un autofinancement de 7,5 millions d’euros. Qu’est-ce donc ? L’adjoint en charge des finances et le maire définissent l’autofinancement comme “ce qu’il reste après avoir tout payé”. 

Mais alors, comment avons-nous une gestion si saine sans hausse d’impôts ?

Grâce à la gestion du personnel. En ne remplaçant pas un agent partant à la retraite sur deux (en moyenne, d’après le maire) on arrive à diminuer le coût de fonctionnement de la mairie. D’où mon intervention :

A partir du moment où les économies sont réalisées grâce aux employés municipaux qui restent et à qui on demande un travail toujours plus important, ils méritent une prime. Celle-ci, je la fixe à 230€ environs par agent. Le calcul est simple : sur les 7,5 millions d’euros, considérons 0,5 millions à affecter à cette prime. Pour un peu moins de 2300 employés municipaux, cela fait près de 230€ par agent tout service confondu. Le tout, en gardant un autofinancement important, à hauteur de 7 millions d’euros donc sans gréver les finances, sans augmenter les impôts, sans aucune conséquence néfaste.

Dans le monde de l’entreprise, quand on demande plus aux employés et qu’on arrive à faire des économies grâce à leur implication, on les motive avec une prime. Cela me semble donc être la moindre des reconnaissances que d’octroyer une prime (exceptionnelle) aux agents municipaux qui permettent d’avoir des comptes équilibrés.

Le maire n’a pas exclu d’accéder à ma requête, tout en soulignant qu’il était pour lui prioritaire de traiter le problème de l’absentéisme. Personnellement, je ne vois pas d’opposition entre ma proposition et la diminution de l’absentéisme. Au contraire, pourquoi n’attribuerait-on pas cette prime uniquement aux agents qui font preuve d’assiduité ? (c’est à dire quasiment tout le monde). Car oui, il faut “arrêter de parler des fonctionnaires uniquement pour savoir combien de têtes il faut couper” (EM).



Merci de vos soutiens

Depuis l’officialisation de mon soutien à Emmanuel Macron il y a plusieurs mois, le maire
m’a fait part de ses réticences à 3 reprises. Crescendo, il m’a d’abord mis en garde, puis demandé de démissionner, avant finalement de me retirer mes délégations par arrêté le 15 mars dernier. Ces réunions n’y auront rien fait : j’ai refusé de renoncer au mandat que la population m’a confié et j’ai refusé de renoncer à mon engagement pour Emmanuel Macron. Le conseil municipal de cet après-midi aura par conséquent à se prononcer sur mon maintien ou non en tant qu’adjoint. Car si je restais adjoint, le maire serait obligé soit de me redonner une délégation, soit de les retirer à tous les conseillers municipaux. Impensable, évidemment.

Depuis, j’ai reçu d’innombrables soutiens. Certains attendus, comme les membres et cadres d’En Marche et ceux d’Unitat Catalana, mais aussi une quantité étonnante de personnes qui ne cautionnent pas la raison de mon éviction. Des élus de la majorité ont notamment fait part de la nécessité de me laisser choisir. C’est pourquoi une réunion “de conciliation” a eu lieu pour me laisser encore 24h avant le couperet. Mais comment dire aux perpignanais “je suspens l’exercice de mon mandat municipal juste parce que je ne soutiens pas le même candidat à la présidence que le maire” ? Mon devoir d’élu délégué est de travailler pour améliorer la vie dans et de la cité.

Les orientations politiques sur une élection extérieure n’ont rien à voir avec l’exercice d’un mandat municipal. Aussi, j’ai accueilli avec une certaine émotion des soutiens de toute part que je veux ici remercier. Mes collègues élus d’abord, pour qui cela représente une blessure de choisir entre leur sincérité à mon égard et la loyauté imposée par le fonctionnement majoritaire. Ensuite les engagés politiques de toute part. Mes soutiens “naturels” que j’ai déjà cité, mais aussi de nombreux membres des Républicains qui m’ont dit leur consternation. Pas leur accord “macroniste” mais bien leur soutien pour la liberté d’opinion et d’expression. Et enfin, tous ceux, nombreux, qui ne cautionnent pas cette vieille manière de faire de la politique en imposant des orientations.

A tous, je veux vous dire merci.



Comment je me suis mis à “marcher” pour Emmanuel Macron

Ces derniers jours ont été particulièrement denses en politique française. Une primaire de droite surprenante pour beaucoup, le renoncement de F. Hollande et la déclaration de candidature tant attendue d’Emmanuel Macron. J’ai pour habitude, comme le veut la tradition d’Unitat Catalana, de ne pas m’engager outre mesure pour les élections nationales françaises. Je m’étais positionné pour F. Bayrou il y a quelques années mais sans entrer dans la campagne de manière active. La situation a bien changé. Parmi une foule de candidats ultraconservateurs et jacobins qui se dessinent, l’espoir est mince de faire gagner un décentralisateur européiste. Et pourtant, Emmanuel Macron occupe ce grand vide laissé par une UDI au chevet permanent des Républicains (comme le PRG avec le PS) et un MoDem égocentré sur un leader qui a déjà 20 ans de tentatives d’accession à la présidence. Cet espace qui rassemble la majorité des français dans les idées (le meilleur de la droite et le meilleur de la gauche) semble trouver son représentant en un homme motivé, qui n’a pas passé sa vie entre ambition politique et emplois politiques.

Alors j’ai pris le temps de lire le livre d’Emmanuel Macron Révolution. J’ai adhéré emmanuel_macron_sipa
comme beaucoup, gratuitement d’abord, à son mouvement En Marche qui accepte la double appartenance politique. J’ai rencontré les autres membres dont le responsable local Sébastien Cazenove avec qui je partage cette envie de renouveau et un certain idéal de République.

Aussi, au regard du système politique français qui est centré sur la présidence de la République et vu les engagements d’Emmanuel Macron pour les territoires et la démocratie locale, j’ai décidé de m’engager activement avec lui. J’ai annoncé ma décision au congrès d’Unitat Catalana, qui par chance tombait pile à ce moment (le 3 décembre). J’y ai expliqué l’intérêt pour nous tous de l’avoir comme président de la République. J’ai également annoncé vouloir prendre une part active dans cette campagne, tout en désirant garder l’indépendance qui fait la force d’Unitat Catalana depuis 30 ans. C’est pourquoi j’ai décidé de me mettre en retrait de la présidence du mouvement catalan. Un membre du bureau prendra le relai dès la plus prochaine réunion (mardi 20 décembre). Je reste évidemment membre et représentant d’UC à la municipalité perpignanaise où je continuerai à promouvoir notre langue, notre culture et les liens transfrontaliers pour développer notre territoire.

Il me semblait important de dire les modalités de cet engagement. Je reviendrai plus en avant sur le programme politique d’Emmanuel Macron auquel je participe.

Pourquoi et pour qui je voterai à la primaire de la droite

J’ai longtemps hésité à voter à la primaire de la droite et du centre. Le 1er tour est ce dimanche et comme beaucoup je me dis que lorsque nous avons l’opportunité de faire entendre notre voix, il est toujours bon de la saisir. Encore fallait-il un certain engouement pour un(e) candidat(e) et pas voter par défaut.
Cette candidate m’a convaincu. Libérale, elle souhaite laisser le choix aux citoyens de partir à la retraite quand bon leur semble par un système de points. Par un revenu universel, les classes les plus défavorisées et les classes moyennes relanceraient l’économie. Elle considère également que nous devons avoir plus de choix dans la vie et ne pas être bloqués par exemple dans un emploi comme nous le sommes en tant que fonctionnaires (prendre exemple sur les contrats militaires).
Progressiste sur les sujets sociétaux, elle est la seule à être non seulement favorable au mariage pour tous (même pendant les débats instrumentalisés par son parti) mais aussi à l’ouverture de la PMA à toutes les femmes sans discrimination de l’orientation sexuelle. Des 7 candidats, elle est la seule à prendre ce sujet en compte.
Mais évidemment ce qui me décide à faire cette publication va au-delà, l’objectif étant modestement d’espérer faire voter quelques lecteurs qui ne l’avaient pas prévu. Dans la vidéo jointe, vous découvrirez qu’elle est la seule à prôner le respect des territoires. Une Bretagne réunifiée, une Alsace respectée, des territoires qui décident et une France moins centralisée.
Alors amis, de droite, du centre, catalans, alsaciens, bretons, basques, mais aussi de gauche, déçus de la politique ou pas, gay, progressistes, … nous avons une chance de faire avancer nos convictions pour que nos territoires soient respectés. Elle n’a certes quasiment aucune chance de gagner. Mais plus elle fera de voix, plus ses idées -nos idéaux- seront écoutés.
Elle, c’est Nathalie Kosciusko-Morizet
Retrouvez comment et où voter ici : http://www.primaire2016.org

Retrouvez dans cet extrait sa position sur les territoires :

El menyspreu estatal de les necessitats catalanes

Article d’opinió publicat a Racó Català

L’Estat acaba d’assabentar-nos que el projecte de renovació i de desviació de la «carretera N116» està abandonat per motiu de finançaments insuficients. Aquesta via que és doble de Perpinyà a Illa de Tet, ho havia de ser també fins a Prada de Conflent. Hi creiem. Però amb el costum que tenim de ser abandonats per l’estat centralitzador, és estrany creure encara coses aquestes. Fa més de 30 anys que es preveu connectar Barcelona a la resta d’Europa amb tren d’alta velocitat. La part «local» fins a Perpinyà s’ha fet però tot i la declaració d’interés europeu per part de la UE, França deixa de banda els finançaments i declara la connexió Perpinyà-Montpeller no prioritària. Aquests exemples són els més visibles però n’hi ha molts altres. El «petit tren groc» que forma part de les nostres memòries a tots com a patrimoni local (puja de Vilafranca de Conflent a la Cerdanya, seguint la vall del Tet) pateix un abandó total dels finançaments de l’Estat com de la regió a la qual pertànyem des dels anys 80. Igual per les inversions necessàries a l’aeroport de Perpinyà del qual han canviat el nom per «Sud de France» com 3 altres de la mateixa regió !
Sembla que Catalunya Nord, com la Catalunya encara autònoma, pateixi el mateix menyspreu per part del seu sistema centralitzador. Ara ens queda dues possibilitats : tenir un estatut d’autonomia o tenir un Estat propi. Però aquesta última solució només es podrà considerar quan al Sud ja no sereu més autònoms, sinó lliures.

Lettre à Hermeline Malherbe, Présidente du CD66 et Sénatrice, pour le pays catalan

MME HERMELINE MALHERBE

Lettre ouverte

Madame la Présidente, Sénatrice,

Catalans occitanie

Dessin Seb pour L’indépendant

Je m’adresse à vous tout d’abord en tant que Présidente du département. Dans vos dernière déclarations, dont votre remarquée intervention auprès de la Présidente Delga pour le nom de la région, vous avez fait état de votre souhait que notre territoire soit représenté par l’appellation «Pyrénées-Méditerranée» accolée à «Occitanie». Je veux tout d’abord vous dire mon étonnement. Vous qui avez accédé aux responsabilités aux côtés de Christian Bourquin, vous n’êtes pas sans savoir que toute négation de notre identité culturelle est inconcevable. Il l’avait bien compris en affirmant une république française à l’accent catalan. Mais c’est sur le fond que votre positionnement est pour le moins inadéquat. En effet, nous nous sommes particulièrement mobilisés lors de la consultation sur le nom de la région. Gérard Onesta, président du bureau de l’assemblée et garant de l’équité du choix final, nous avait assuré que tous les paramètres seraient pris en compte. Or, d’après les données transmises par la région, non seulement la mobilisation a été des plus importantes de toute la nouvelle région, mais en plus et surtout, l’option contenant «Pays Catalan» est arrivée très largement en tête avec près de 60% des voix, devançant de plus du double toutes les autres possibilité, y compris «Pyrénées-Méditerranée» qui n’a pas atteind les 30%. Ce qui fait qu’en ne représentant que 8% de la population, le Pays Catalan a réussi l’exploi de parvenir à 12% des votes, sans que cela ne soit pris en considération. Aussi, en tant que première personnalité du département, il vous appartenait de défendre la majorité claire qui s’est exprimée malgré les difficultés de vote (problèmes techniques, manque de bulletins, …). La décision régionale est maintenant prise et ce n’est évidemment ni avec «Occitanie», ni avec une précision commerciale «Pyrénées-Méditerranée» que nous, catalans de toutes origines, nous sentirons représentés. Le collectif SEM a d’ailleurs réussi à rassembler de grands représentants du monde économique, la majorité des partis politiques, des personnalités du monde culturel mais également a recueilli le soutien du SIOCCAT, représentant la moitié des municipalités du département, tous pour «Pays Catalan». Vous revient dès lors, la possibilité de reprendre les choses en main et de corriger ce que l’Etat français et la région n’ont su faire : nommer ce territoire avec son nom. Vous pouvez engager cette réforme de deux manières.

Tout d’abord le changement de nom du département. Il pourra être refusé par le Conseil d’Etat, nous le savons tous. Mais c’est la démarche qui permettra que nous existions à nouveau au travers d’une communication censée. Car c’est bien de cela dont il s’agit. Les territoires tels la Bretagne ou la Corse existent, sont nommés et ont une communication qui correspond. Quand l’USAP ou les Dragons jouent, personne ne les nomme «pyrénéens». C’est d’ailleurs notre particularisme que les touristes viennent trouver en nos terres. Diffusons ce qui fait ce que nous sommes : catalans. Quel que soit le choix du nom, qui devra comporter un terme faisant référence à notre identité culturelle et à la réalité du territoire (Catalogne, Catalogne Nord, ou même Pays Catalan) ce ne pourra être que bénéfique. N’avez-vous pas les plus grandes difficultés à communiquer sur ce nom géologique qui ne nous a jamais rien apporté «Pyrénées-Orientales» ? Vous vous étiez d’ailleurs prononcée favorablement dans la presse il y a quelques semaines pour un changement de nom du département.

C’est ensuite à la sénatrice que je m’adresse pour évoquer l’autre orientation, plus courageuse et ambitieuse, qui serait de porter notre territoire vers un statut particulier, telles les métropoles ou la Corse. Il ne s’agit aucunement de sécession comme certains extrêmistes le vocifèrent -à moins que le Grand Lyon ne désire devenir un Etat indépendant- mais bien de capter les compétences régionales, les accumuler aux départementales et simplifier l’administration locale tout en lui donnant les moyens d’agir dans l’intérêt du territoire. Les économies d’ailleurs réalisées par ce type de simplification balayent immédiatement toute inquiétude quant à notre capacité d’investissement.

Je ne développerai pas plus ici les arguments économiques car ils sont bien trop nombreux, au moins autant que les arguments culturels. Parmi les arguments politiques, vous pouvez y voir la capacité de décision locale, outil indispensable à la défense des intérêts locaux. Quelles que soient les raisons, aucune ne permet de penser qu’il vaut mieux être en demande permanente vers Toulouse plutôt que décider ici.

Mais je suis évidemment à votre disposition pour travailler à la mise en place de ce type d’administration car c’est avec de l’ambition que nous ferons reconnaître notre territoire tel qu’il est à ce jour : l’accent catalan de la république française.

Veuillez recevoir, Madame la Présidente, Sénatrice, mes sincères et respectueuses salutations.

Brice LAFONTAINE
Président d’Unitat Catalana

Mobilisation des sud-catalans pour notre région – Article La Dépêche

Lien : https://lc.cx/4LqD 201605051249-full

Le sondage sur le nom de la nouvelle région, mis en ligne il y a trois semaines sur notre site, www.ladepeche.fr connaît depuis quelques jours un vif intérêt chez les internautes.

En seulement 48 heures, le nombre de votants a été multiplié par deux, passant de 22 000 à près de 44 000. Ce fort regain de participation a modifié le classement : alors qu’Occitanie arrivait largement en tête il y a encore 3 jours, Occitanie – Pays Catalan a brusquement été plébiscité par les internautes, à tel point qu’il est passé en première position, avec près de 55 % des voix.

Les habitants de la nouvelle région ont-ils subitement eu un coup de cœur pour le pays catalan ? Pas vraiment : en réalité, la plupart des votes viennent du sud des Pyrénées, plus précisément de Catalogne et des territoires catalanophones (la région de Valence et les Îles Baléares), où les indépendantistes se mobilisent pour faire triompher «Occitanie – Pays Catalan».

Largement relayée sur les réseaux sociaux de Barcelone à Gérone, en passant par Palma de Majorque et Valence, la campagne a été lancée dimanche soir par Brice Lafontaine, adjoint au maire de Perpignan et secrétaire général de la formation catalaniste Unitat Catalana.

Dans un tweet rédigé en catalan, Lafontaine invite tous ses abonnés à voter en faveur d’Occitanie – Pays Catalan. Le message est largement rediffusé chez les indépendantistes qui ont pris l’habitude de se mobiliser sur la toile lorsqu’il s’agit de défendre l’identité catalane.

De nombreux Barcelonais – qui pour la plupart n’avaient pas entendu parler de la fusion de régions en France – reçoivent même la consigne par mail ou par message WhatsApp (l’application de messagerie gratuite très utilisée en Espagne). Ce cyber-activisme outre Pyrénées est complètement assumé par Brice Lafontaine : «Nous sommes tous concernés, il ne s’agit pas de territoires séparés comme veulent le faire croire les états». Selon l’élu local, tout le monde doit pouvoir participer au vote, à commencer par les Catalans, qu’ils soient au nord ou au sud de la frontière franco-espagnole.

Pas de vote depuis l’étranger

Le 9 mai prochain, la consultation officielle organisée par le conseil régional pourrait donc bien être influencée voire biaisée par le vote des indépendantistes. Mais selon la région, le problème ne se posera pas puisque le système informatique ne permettra pas de voter depuis l’étranger. Pas sûr pourtant que les dispositions de la région ne freinent les militants de l’indépendance, qui n’hésiteront pas à redoubler d’ingéniosité pour contourner les difficultés techniques. «On fera tout ce qu’il faut pour faire triompher Occitanie – Pays Catalan» soutient Anna Arque, activiste catalane du sud, qui a relayé le message de Brice Lafontaine. «On se mobilisera toujours contre ce qui est imposé par la France et l’Espagne» ajoute la jeune femme qui se rend régulièrement dans les Pyrénées-Orientales.

Pour l’adjoint au maire de Perpignan, la région «marche sur la tête» : «Un Français qui n’a jamais mis les pieds sur notre territoire pourra donner son avis, mais pas un Catalan du sud qui se sent concerné par la Catalogne nord ?»

La création de la nouvelle région et le nom qu’elle portera préoccupent les partisans d’une indépendance des «Països catalans», de Perpignan à Alicante en passant par les Iles Baléares.

«La Catalogne nord est dissolue dans cette grande région» regrette la Barcelonaise Anna Arqué qui craint une disparition de l’identité catalane au nord de la frontière franco-espagnole. «Au-delà de l’aspect identitaire, cette nouvelle région aurait intérêt à inclure le mot catalan dans son nom, car la Catalogne est connue dans le monde entier. Pour le tourisme et l’économie de ce nouveau territoire, ce serait forcément positif d’y être associé». Au nord, comme au sud, les partisans d’une sécession de la Catalogne espèrent qu’avec le nom Occitanie – Pays Catalan le poids culturel des Catalans compensera le poids démographique dans la nouvelle région.

La “democràcia” a la francesa

Article d’opinió publicat aquí a Racó Català

França sovint és símbol de democràcia a l’internacional, des de la declaració dels Drets Humans del 1789. El problema és que aquesta virtut li permet ser poc vertuosa en realitat. I a nosaltres -lluitadors per una justícia real- ens miren com traïdors del representant més pur de república democràtica. Només perquè gosem plantejar les possibilitats de millorar la democràcia francesa. Últim moment de vergonya que tinc com a “francès” : la reforma de l’elecció presidencial. Ara passem de 5 a 2 setmanes d’igualtat de temps de paraula pels candidats. En un Estat on tot és fet perquè només els partits polítics més importants puguin tenir representació electoral, l’únic moment en el qual es podia sentir altres veus és la presidencial, cada cinc anys. I ara, només durarà 2 setmanes en les quals sentirem el centre, l’esquerra alternativa, els verds, etc. ! Que l’extrema dreta no pateixi, ells sí que els sentirem encara comentant els atemptats i sobrecarregant com sempre la UE de tots els mals del món, tot i que tinguin gaire representació. Però el PS i els Republicans (ex UMP) poden témer que el Front Nacional arribi al poder. Perquè és precisament aquest sistema impedint-los tenir càrrecs importants, que els fa créixer. El dia que el FN tingui la majoria més absoluta possible -gràcies al sistema actual que permet tot i sent minoritaris tenir una àmplia majoria com el PS a Catalunya Nord- ells no tindran cap escrúpol a impedir tota expressió democràtica. I no se li podrà dir rés, atès que aquest sistema haurà estat institucionalitzat pels més democràtics del món lliure !
Que visquin el republicanisme i el democratisme, però que canvii la República malalta.

https://arthureveil.wordpress.com/2014/08/13/marianne-a-nos-politiciens-cest-vous-qui-me-rendez-malade/

dessin “ARTUREVEIL”

Quelques données linguistique de Catalogne Nord

Hier j’assistais à la présentation de la plus grande étude linguistique réalisée en Catalogne Nord. Cette enquête a été effectuée auprès d’un panel représentatif de la population totale des Pyrénées-Orientales, dont il faut remarquer que seuls 40% sont nés ici.

Voici quelques chiffres, dans l’attente de la publication :

Tout d’abord, ça n’étonnera personne, c’est dans les “comarques” montagneuses que l’on parle le plus catalan avec 22 à 24% des sondés qui le déclarent en Vallespir, Conflent, Cerdagne et Capcir. Le Roussillon est plus bas et, sans surprise, c’est à Perpignan qu’on le parle le moins bien que tout de même près de 10% des sondés perpignanais déclarent parler catalan régulièrement. Ca, c’est pour les faits qui souffrent de divers facteurs (histoire, enseignement, sociologie, …). Mais qu’en est-il de la volonté, qui doit bien plus nous interpeller : 60% des interrogés voudraient parler catalan ou mieux le parler. Rappelons que seuls 40% sont nés ici…

català a l'escolaMais le chiffre que je retiens particulièrement a trait à l’éducation : 80% des habitants de Catalogne Nord veulent qu’on ait la possibilité d’étudier le catalan. 76% désirent que l’enseignement du catalan soit systématique à l’école. Il est intéressant de comparer cette donnée à la réalité : moins de 8% de nos enfants ont actuellement accès au catalan à l’école !

Moins surprenant mais à noter également :

Plus de 85% souhaite la création d’une télévision locale en catalan, environ 10% sont contre, le reste ne se prononce pas

Plus de 80% souhaite une loi pour les langues dites régionales, 16% sont contre

Environ 70% souhaite un bilinguisme systématique dans la vie publique, 20% sont contre

Environ 58% souhaite que le catalan soit co-officiel avec le français dans le département, 33% sont contre

Et enfin, une donnée intéressante quand on se rappelle que seuls 40% des sonés sont nés ici :

53% se disent catalan, avec une dynamique en nette augmentation depuis quelques années puisque chez les jeunes ce chiffre monte à 56,3%.

Il est donc évident que non seulement nous sommes dans une phase de récupération  identitaire mais aussi et surtout qu’il y a une volonté claire de récupération linguistique, à laquelle les pouvoirs publics ne répondent pas et en premier lieu l’éducation nationale qui ne permet pas à ceux qui le souhaitent d’apprendre le catalan.