Lettre à Hermeline Malherbe, Présidente du CD66 et Sénatrice, pour le pays catalan

MME HERMELINE MALHERBE

Lettre ouverte

Madame la Présidente, Sénatrice,

Catalans occitanie

Dessin Seb pour L’indépendant

Je m’adresse à vous tout d’abord en tant que Présidente du département. Dans vos dernière déclarations, dont votre remarquée intervention auprès de la Présidente Delga pour le nom de la région, vous avez fait état de votre souhait que notre territoire soit représenté par l’appellation «Pyrénées-Méditerranée» accolée à «Occitanie». Je veux tout d’abord vous dire mon étonnement. Vous qui avez accédé aux responsabilités aux côtés de Christian Bourquin, vous n’êtes pas sans savoir que toute négation de notre identité culturelle est inconcevable. Il l’avait bien compris en affirmant une république française à l’accent catalan. Mais c’est sur le fond que votre positionnement est pour le moins inadéquat. En effet, nous nous sommes particulièrement mobilisés lors de la consultation sur le nom de la région. Gérard Onesta, président du bureau de l’assemblée et garant de l’équité du choix final, nous avait assuré que tous les paramètres seraient pris en compte. Or, d’après les données transmises par la région, non seulement la mobilisation a été des plus importantes de toute la nouvelle région, mais en plus et surtout, l’option contenant «Pays Catalan» est arrivée très largement en tête avec près de 60% des voix, devançant de plus du double toutes les autres possibilité, y compris «Pyrénées-Méditerranée» qui n’a pas atteind les 30%. Ce qui fait qu’en ne représentant que 8% de la population, le Pays Catalan a réussi l’exploi de parvenir à 12% des votes, sans que cela ne soit pris en considération. Aussi, en tant que première personnalité du département, il vous appartenait de défendre la majorité claire qui s’est exprimée malgré les difficultés de vote (problèmes techniques, manque de bulletins, …). La décision régionale est maintenant prise et ce n’est évidemment ni avec «Occitanie», ni avec une précision commerciale «Pyrénées-Méditerranée» que nous, catalans de toutes origines, nous sentirons représentés. Le collectif SEM a d’ailleurs réussi à rassembler de grands représentants du monde économique, la majorité des partis politiques, des personnalités du monde culturel mais également a recueilli le soutien du SIOCCAT, représentant la moitié des municipalités du département, tous pour «Pays Catalan». Vous revient dès lors, la possibilité de reprendre les choses en main et de corriger ce que l’Etat français et la région n’ont su faire : nommer ce territoire avec son nom. Vous pouvez engager cette réforme de deux manières.

Tout d’abord le changement de nom du département. Il pourra être refusé par le Conseil d’Etat, nous le savons tous. Mais c’est la démarche qui permettra que nous existions à nouveau au travers d’une communication censée. Car c’est bien de cela dont il s’agit. Les territoires tels la Bretagne ou la Corse existent, sont nommés et ont une communication qui correspond. Quand l’USAP ou les Dragons jouent, personne ne les nomme «pyrénéens». C’est d’ailleurs notre particularisme que les touristes viennent trouver en nos terres. Diffusons ce qui fait ce que nous sommes : catalans. Quel que soit le choix du nom, qui devra comporter un terme faisant référence à notre identité culturelle et à la réalité du territoire (Catalogne, Catalogne Nord, ou même Pays Catalan) ce ne pourra être que bénéfique. N’avez-vous pas les plus grandes difficultés à communiquer sur ce nom géologique qui ne nous a jamais rien apporté «Pyrénées-Orientales» ? Vous vous étiez d’ailleurs prononcée favorablement dans la presse il y a quelques semaines pour un changement de nom du département.

C’est ensuite à la sénatrice que je m’adresse pour évoquer l’autre orientation, plus courageuse et ambitieuse, qui serait de porter notre territoire vers un statut particulier, telles les métropoles ou la Corse. Il ne s’agit aucunement de sécession comme certains extrêmistes le vocifèrent -à moins que le Grand Lyon ne désire devenir un Etat indépendant- mais bien de capter les compétences régionales, les accumuler aux départementales et simplifier l’administration locale tout en lui donnant les moyens d’agir dans l’intérêt du territoire. Les économies d’ailleurs réalisées par ce type de simplification balayent immédiatement toute inquiétude quant à notre capacité d’investissement.

Je ne développerai pas plus ici les arguments économiques car ils sont bien trop nombreux, au moins autant que les arguments culturels. Parmi les arguments politiques, vous pouvez y voir la capacité de décision locale, outil indispensable à la défense des intérêts locaux. Quelles que soient les raisons, aucune ne permet de penser qu’il vaut mieux être en demande permanente vers Toulouse plutôt que décider ici.

Mais je suis évidemment à votre disposition pour travailler à la mise en place de ce type d’administration car c’est avec de l’ambition que nous ferons reconnaître notre territoire tel qu’il est à ce jour : l’accent catalan de la république française.

Veuillez recevoir, Madame la Présidente, Sénatrice, mes sincères et respectueuses salutations.

Brice LAFONTAINE
Président d’Unitat Catalana



Carta al Primer Ministre Valls

Lettre ouverte

Honorable primer ministre,

Senyor Valls,

Li escric en català, una de les dues llengües que compartim. Una llengua que necessita una lluita a cada instant per a que sigui respectada, utilitzada amb normalitat i ensenyada, sense les moltes dificultats que patim a França. Li escric perquè vivim un moment clau tant en l’actualitat amb la vaga de fam del conseller regional d’Aquitània David Grosclaude, com amb les reformes que vostè dirigeix. Ja sabem que al govern francès vostès no volen “regions identitàries”. Les seves reiterades declaracions em fan pensar que no li podré fer canviar d’opinió. Sabem que pertànyem a França i que no s’ha de tractar el tema de la identitat catalana com es tracta a Catalunya Sud. Però també sabem a quin punt els seus (els nostres) avant-passats eren perseguits només per parlar català. Aquí a Catalunya Nord -nom correcte dels Pireneus-Orientals- sabem més que cap altre territori el valor del republicanisme i el seu “arrelament” al respecte de les varietats culturals.

Aquest període que vostè mana, és clau entre altres coses perquè nosaltes, catalans, bascos, corsos, alsacians, bretons, … temem la barreja entre els valors republicans -que hauríen de respectar les variants culturals- i els valors nacionalistes -que volen aniquilar qualsevol altra cultura que la francesa. Temem que el jacobinimse d’esquerra es transformi en nacionalisme soft. Evidentment no em permetré fer cap paral·lel amb el nacional-socialisme…

Honorable Primer Ministre, com molts nord-catalans, vostè no té cap problema en ser català i francès. A Espanya, fins fa poc, l’independentisme català no era majoritàriament verbalitzat. Ara el rei i l’himne espanyol són xiulats. Em permetrà vostè de recordar-li que és el menyspreu d’Espanya envers els catalans (llengua, reconeixament cultural, competències, …) que va fer crèixer una important part d’aquest independentisme. A França, quan dues regions voten la creació d’una entitat per a la promoció i la difusió de la llengua occitana, l’Estat bloqueja fins al punt que un dels seus elegits es veu obligat a fer una vaga de fam ! A França, està prohibit, segons la interpretació del Consell Constitucional de l’article 2 de la Constitució, d’utilitzar la llengua catalana en molts àmbits públics. A França, aprendre l’alemany, fins i tot a Perpinyà, és més fàcil que aprendre el català, tot i la nostra proximitat immediata amb un territori on 70% dels intercanvis laborals es fan en aquesta llengua. A França, no s’ensenya la història real dels territoris, sinó la història del territori que ens va annexar.

Què creu vostè que genera aquest menyspreu per part de França a les cultures locals ? Vostè creu sincerament que complicar l’accès a la cultura local ens farà més francesos o al contrari que generarà odi en contra de l’Estat ?

Li convido a venir a un partit de la USAP o dels Dracs Catalans on l’estadi s’omple de banderes catalanes. Aquests partits esportius on, després d’entonar els himnes catalans com l’Estaca i Els Segadors, s’aixequen temporada rere temporada més estelades.

La voluntat de recuperació linguística pot acompanyar-se o estar rebutjada. França, que vostè representa, té diverses opcions : o integrar les cultures i les llengües locals en el sistema educatiu i en l’àmbit públic (reformes escolars, ratificació de la Carta Europea de les Llengues, decentralització real i coherent) o continuar bloquejant tota forma de progrès.

En un període en el qual la recerca de veritat i d’identitat fa crèixer la “por de l’atre”, estem convençuts que el reconeixement de les especificitats locals milloraria les relacions que tenim amb França, que s’estan degradant greument. El reconeixament de les cultures que ara formen part de França no és un risc per França. Es el fet que genera odi a la seva contra que debilita la República.

Amb tot el respecte, li adreço les salutacions fraternals d’un poble que es sent menystingut.

David Grosclaude

David Grosclaude

Brice LAFONTAINE

Président d’Unitat Catalana

Maire-Adjoint à Perpignan et conseiller communautaire à PMCA



Remplacer “Perpignan la catalane” par “Perpignan la française”

Voilà la drôle d’ingérence du Consul Général d’Espagne qui en fait bondir plus d’un. Ce mercredi 29 avril, lors d’un débat (où seuls ceux qui étaient prévus pouvaient intervenir) organisé par l’Indépendant et dont le sujet était “comment attirer la clientèle espagnole”, le consul n’a pu s’empêcher de transposer le conflit hispano-catalan à la Catalogne Nord. Alors que les échanges avaient commencé avec un bon ton, distinguant catalans et espagnols tant au niveau culturel qu’économique (les catalans étant plus proches restent moins longtemps) la conclusion du Consul a été de dire qu’il a été négativement surpris en arrivant à Perpignan de voir tant de drapeaux catalans et une culture aussi présente “alors que personne ne parle catalan ici, personne !”. Evidemment il était là dans un rôle politique anti catalan car il sait très bien qu’il a déjà eu droit à plusieurs manifestations de catalans devant son consulat, qu’il parle régulièrement en catalan à de nombreux nord-catalans (dont moi-même) et que si effectivement le catalan ne jouit pas d’une utilisation normale et courante, il est pourtant bel et bien en phase de récupération. Mais faut savoir que son hostilité est telle que les organisateurs ont “oublié” d’inviter son homologue catalan, le directeur de la Casa de la Generalitat, à qui il n’adresse même pas la parole.

Alors on est tenté de lui dire deux choses à ce consul : premièrement, nous ne venons pas à Madrid expliquer comment ils doivent manifester leur identité (ou la cacher) donc prière de respecter le lieu où vous êtes. Deuxièmement, ne vous en déplaise, vous êtes en Catalogne. Certes, ce territoire est français mais de culture catalane. Nous avons donc une double culture, que vivent très bien par exemple les bretons, basques, alsaciens ou corses mais aussi les Guinéens (qui ont gardé une culture hispanique) les Québécois ou encore les Valdôtains (Vallé d’Aoste, culture française en Italie) et de très nombreux autres peuples dans le monde. La double culture est une richesse, certainement pas un handicap. Si certains espagnols politisés ont un souci avec la Catalogne, nous devons avoir la force et l’ambition de les réconcilier avec notre culture. Pas en terme politique puisque nous ne serons pas d’accord, mais en terme culturel, nous sommes tout à fait capables, contrairement à vous, d’affirmer notre culture et notre identité sans rejeter personne.

La petite note positive que je retiens de son intervention déplacée, c’est tout de même qu’il disait que depuis Barcelone où il a vécu, il était persuadé qu’à Perpignan la langue catalane était aussi présente que dans le reste de la Catalogne. Cela montre notre capacité à attirer des chalands catalans mais aussi du monde entier car toutes les études, à commencer par la fréquentation touristique et le transit aéroportuaire, montrent qu’en Europe et à l’autre bout du monde la Catalogne et Barcelone sont des marques porteuses. Alors renforçons nos relations avec la Catalogne Sud, n’en déplaise à ce consul, et développons notre économie en nous ouvrant au monde avec la ville la plus importante de la péninsule ibérique plutôt que nous mettre des barrières et nous noyer dans des schémas qui ne nous correspondent pas.

i per descomptat, si no li convé, vostè és lliure d’anar a algun lloc més “francés”.



Déclaration des rencontres interrégionales contre la réforme territoriale

Déclaration des représentants des langues et cultures régionales de la République Française, réunis dans le cadre des XXIVe Rencontres interrégionales des langues et cultures régionales
à Rennes le vendredi 28 novembre 2014.

Nous, solidairement,

– exprimons notre consternation face au repli identitaire français et à la politique régressive menée par le gouvernement dans le cadre de la réforme territoriale. Cette réforme est la négation même des spécificités des territoires, des diversités linguistiques et culturelles ainsi que des réalités économiques et sociales ;

– dénonçons un déni de démocratie. Le gouvernement, en refusant le droit aux citoyens de déterminer eux-mêmes leur région ou territoire, viole l’article 5 de la Charte Européenne de l’autonomie locale ;

– dénonçons une recentralisation. L’État impose un découpage arbitraire, incohérent et technocratique des régions. A cette occasion, il redonne aux préfets la prééminence sur les élus du peuple ;

– dénonçons par ailleurs une politique qui organise la régression des langues dites régionales en entravant les efforts de leurs locuteurs et des politiques locales pour les faire vivre et prospérer.

Nous constatons qu’il existe sur le territoire français, conformément à la Constitution, des collectivités territoriales à statut particulier (Métropoles, Grand Paris, Grand Lyon, Corse…).

Nous demandons la mise en place de nouvelles collectivités territoriales à statut particulier cohérentes et conformes aux intérêts linguistiques, culturels et économiques des populations et territoires. Ceci renforcera, ainsi, l’ouverture sur l’Europe et sur le monde.
Ces collectivités devront être dotées de la compétence linguistique afin de valoriser et de développer nos langues.

Nous appelons les acteurs culturels, les élus et l’ensemble des citoyens à relayer cette déclaration et à renforcer la mobilisation.
Le Président,

Raymond Yvon BISSOL
Représentants de :
ALSACE, BRETAGNE, CATALOGNE, GUADELOUPE, GUYANE, LA REUNION, MARTINIQUE, MAYOTTE, OCCITANIE, PAYS BASQUE.

Bientôt les annonces en catalan dans les transports publics nord catalans ?

Depuis peu, à la gare de Strassbourg (Strossbouri) les annonces sont bilingues. Cela semble émouvoir une certaine caste -généralement parisienne- qui a un accès assez aisé à la presse et dont on peut lire les commentaires au mieux inutiles, au pire totalement ineptes.
Ainsi, O. Razemon publie sur son blog du journal Le Monde un pamphlet à l’encontre de cette incongruité. Il rappelle, pour s’assurer une certaine crédibilité, que le Breton dans les transports Rennois n’ont pas de légitimité (vu que cette langue n’y est pas parlée) et donc que l’Alsacien (bientôt étendu à d’autres gares importantes comme Mulhouse ou Colmar) ne servirait à rien.
Que le corse soit utilisé de manière égale au français dans certains transports sans aucune gêne ne semble pas du tout remettre en question son argumentaire. Que le chinois soit utilisé dans le métro parisien n’est même pas évoqué.
Le pire exemple pour les jacobins est bien le catalan. Cette langue, nationale selon les catalans, régionale pour la France mais bientôt internationale (considérant que l’Andorre est insignifiante mais que bientôt la Catalogne Sud sera indépendante) poserait problème à tous leurs arguments contre son utilisation à Perpignan et particulièrement : “il est inutile d’utiliser le catalan à Perpignan car plus personne ne le parle”. Non seulement il reste un nombre significatif de locuteurs en Catalogne Nord, mais en plus nous pouvons ajouter que d’une part son utilisation par les services publiques favoriserait son utilisation par les usagers mais aussi que les premiers touristes à Perpignan sont des sud-catalans, dont la première langue d’usage est… le catalan.
Alors oui, il faut que Perpinyà se mettre à un bilinguisme automatique sur son réseau de transports en commun. Les bus dépendent de l’agglo, les gares de la SNCF. Chacun dans son domaine de compétence a les outils et les exemples concrets pour le réaliser.
Endavant !

Une compétition mondiale de Super Moto à Ribesaltes

par Alexandre PoitrasUn événement particulièrement important est en préparation au Grand Circuit du Roussillon, à Ribesaltes : la Finale du Championat du Monde FIM de Super Moto. Les dates prévues sont les 21 et 22 Septembre 2013.

Les plus grands champions mondiaux de la discipline seront donc présents. Une couverture médiatique mondiale avec plus de 25 médias présents (au niveau français un temps réel par RMC) et une animation “type grands shows de Bercy” sont prévues. Les amateurs comme professionnels pourront profiter d’un village exposant représentant évidemment les plus grandes marques, un paddock team et team usine.

3 000 à 4 000 spectateurs par jour sont attendus ! Une pub tous supports médias (dont TV) est prévue pour assurer la promotion de l’événement. Une belle occasion pour la promotion de notre territoire.

Il y a quelques événements comme celui-ci qui nous place “dans la cour des grands”. Souhaitons le meilleur au Grand Circuit du Roussillon pour cette compétition.

ElectroBeach : un festival exceptionnel, d’un niveau mondial ! Bravo et merci.

C’est donc une transformation de notre image (de département pour vieux et touristes “beaufs”) à laquelle nous avons assisté le temps d’un week-end, les 19 et 20 juillet derniers. Cette fois Le Barcares devient un sujet de presse parmi les meilleurs titres tant chez les spécialistes comme chez les généralistes (Nouvel Obs, BFMTV, ClubbingHouse.com, etc.)

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Alain Ferrand l’a instigué, Silvain Berreteaga l’a dirigé. Ils sont partis d’un souhait : créer un événement pour les jeunes. Et quel meilleur événement qu’un festival électro-house, style le plus en vogue en ce moment ?! Après un début gratuit et un succès clairement grandissant, l’EMF (pour ElectroBeach Music Festival) s’est lancée pour sa première année payante. Un line-up (programmation de DJ) impressionnant ne pouvait pas laisser l’espace du Lydia clairsemé. La capacité maximale de 36 000 personne a même été atteinte.

Nombreux sont ceux qui ne situent pas bien l’ampleur de l’événement. Les références absolues sont : l’Ultra Music Festival à Miami, 300 000 personnes sur 2 week end (300$ le week-end) un concours mondial de DJ et toute une ville au rythme de l’électro pendant 15jours ; TomorrowLand en Belgique, 200 000 personnes en un week end, 200€, tous les tickets sont vendus par internet en 1 seconde ! L’Electric Daisy Carnival à Las Vegas, 230 000 personnes en 3 jours, env 300$.

Et maintenant l’EMF au Barcarès qui se met à avoir un line-up aussi prestigieux que les festivals cités (l’UMF ne pouvant être égalé puisqu’il se combine avec un concours), avec une capacité de seulement 36 000 personnes et pour seulement 40€ les deux jours !

On comprend aisément la marge de progression de notre festival. Reste à apporter certaines améliorations pour se permettre de rivaliser avec les plus grands, même si pour progresser il faudrait trouver l’espace, chose particulièrement difficile vu le site. Car le line-up ne fait pas tout. En dehors de l’UMF qui mise sur l’abondance de scènes et le niveau mondial du concours, les autres festivals proposent plusieurs scènes mais aussi une ambiance. L’EDC Las Végas nous transporte dans un carnaval et TomorrowLand dans un monde féérique magnifique. Evidemment, plus les modifications apportées seront importantes, plus le prix grimpera. Le tout est de savoir comment se situer, et pour l’instant l’EMF a parfaitement réalisé la transition du festival local d’envergure régional -gratuit- à un festival international -à faible prix. Encore quelques petites années de transition et nous nous approcherons de ce que réalisent les plus grands.

Il faut bien comprendre qu’il ne s’agit pas juste de se faire plaisir. C’est toute l’image de notre territoire qui est modifiée. De nombreuses personnes sont venues uniquement pour le festival et ont donc apporté la richesse que tout touriste apporte : logements, restauration, visites, etc.

Vous l’aurez compris, l’EMF est un énorme succès dans un secteur particulièrement porteur et qui améliore considérablement l’image (tellement négative !) de notre territoire. Plus que quelques étapes à franchir et nous serons une des destinations phares pour ce week-end là auprès d’un public dynamique.

PSG – Barça ou la définition de Nation

42922Mardi dernier nous avons été nombreux à suivre le spectacle qu’offraient deux grands clubs européens de football. Ce spectacle avait d’ailleurs comme un air de France-Catalogne. C’est d’autant plus marquant quand on est ici -en Catalogne- et qu’on est habitués à ce que les Barça-Madrid soient assimilés à des Catalogne-Espagne.

Voici pourquoi j’en viens au concept de Nation : En France, nous avons connu une politique de l’Etat-Nation. Faire croire aux différentes Nations intégrés à l’Etat français que la seule qui existe chez nous est la française. Or, la France est un Etat (délimitation et compétences administratives). La Catalogne est une Nation (peuple, culture). Bien sûr que la Nation française existe, mais elle n’interdit pas pour autant l’existence de la Nation catalane, vieille de plus de 1000 ans. Disparaît-elle juste parce qu’à un moment dans son histoire elle est divisée entre deux Etats ? Oserait-on dire que le pays basque n’existe plus ? Bien sûr que non.

Et la preuve que notre territoire est catalan réside bien dans des événements comme celui de mardi soir. La majorité des nord-catalans soutenaient non pas la capitale de leur Etat, mais la capitale nationale : Barcelona.

Alors si certains ont encore du mal à comprendre la différence entre Etat et Nation, pensez donc à cela : nous sommes administrativement français, mais notre Nation est bel et bien la Catalogne.

“18% des Bretons pour l’indépendance” …censuré !

 

Comme vous pouvez le lire ici (source Le Mensuel de Rennes), le magazine Bretons a été retiré de la vente juste après sa sortie, au motif officiel qu’il y souffrait d’un problème d’impression, au motif officieux (réel ?) que le titre n’était pas du goût de son président.

18% des Bretons pour l'indépendance !

La une, comme vous le voyez ci-contre, “18% des Bretons pour l’indépendance”, a purement et simplement été censurée et remplacée par “69% des Bretons ne connaissent pas leur histoire”, titre évidemment plus consensuel.

C’est sur le site de EPI (European Partnership for Independence) que nous trouvons de plus amples détails (en anglais) grâce a la ligue celtique, fédération des peuples celtes. On y apprend donc la censure claire de la volonté indépendantiste bretonne mais également certains détails de ce sondage (IFOP donc plutôt sérieux), parmi lesquels : 48% des Bretons se sentent d’abord français, 37% se sentent d’abord bretons; 44% pour la réunification de la Bretagne, 36% contre.

Et EPI de conclure que la France, habituellement fière de la liberté de sa presse, au point de soutenir des caricatures de Mahomet (avec les conséquences que cela peut avoir), est capable de censurer l’expression même du peuple Breton.

*EPI est un réseau européen d’associations pour l’exercice du droit à l’autodétermination. Il regroupe plusieurs millions de personnes au travers de ces associations, parmi les plus importantes sur certains territoires. Sur le territoire français, InterCat en est membre.

 

De 2012 à 2013

2012 aura été une année de construction.

Pour la Catalogne Sud, des élections anticipées, provoquées par une nouvelle manifestation populaire de grande ampleur, auront vu la chute de l’autonomisme au profit de l’indépendantisme. Le gouvernement alors formé a pour tâche de préparer une loi de consultation à valeur référendaire en 2013 et de lancer la transition vers l’indépendance pour une entrée en vigueur en 2014.

En ce qui concerne ce blog, l’année se sera achevée en beauté avec un record de fréquentation à près de 1400 visiteurs sur un seul mois : décembre. L’article sur la différence de subventions entre le MHRC et l’USAP y est évidemment pour beaucoup puisqu’à lui seul il a généré environ 600 visites.

Au niveau associatif, le retour de l’association identitaire et culturelle InterCat est un grand succès. Une réunion publique rassemblant près de 100 personnes pour la création d’un groupe de réflexion, une adhésion de près de 300 personnes sur la page Facebook en seulement une semaine, un soutien ample de la société civile indiquant que le réseau politique de dirige pas l’associatif, … Que de belles choses.

Au niveau politique, 2012 aura été une année disons dans la continuité. Le renforcement de l’action d’U.C. au niveau territorial mais aussi sur le fond avec comme toujours la consolidation de nos réflexions, pas seulement sur la catalanité mais aussi et surtout sur le territoire et son développement. Je me suis présenté comme suppléant de Christine Espert aux législatives avec le succès que l’on connaît. Nous en gardons un très bon souvenir avec une expérience de terrain très valorisante. De plus, UC pose les bases de nos actions à venir avec la réalisation d’une charte qui sera prochainement soumise aux maires des 226 communes du département. Nous ne nous en cachons pas non plus : nous serons présents aux élections municipales sur différentes communes, dont Perpinyà. Cela ne présage en rien de nos accords. Nous nous réservons la possibilité de différentes alliances, voire même de monter notre propre liste. Tout un programme… Nous devons également rester vigilants sur de nombreux thèmes dont par exemple la création d’une gare sur la ligne à grande vitesse, sinon nous resterons exclus des grands échanges internationaux. Il faudra évidemment passer à la démonstration de ce que nous disons depuis toujours : le développement de Montpellier se fait au détriment de Perpinyà.

En parallèle, nous assistons à l’internationalisation de l’indépendantisme au Sud. Cette question n’est plus traitée comme de l’extrêmisme (sauf justement par les extrêmistes tels le FN) mais plutôt comme un fait de société auquel nous devons nous préparer, nous qui partageons plus qu’une frontière : une même culture.

2013, année clé.

Loi de consultation au Sud qui préparera concrètement l’indépendance pour 2014.

Ici, point d’élection mais tous s’y préparent. Les listes et stratégies pour les municipales seront évidemment établies avant la fin de l’année. UC est sur les rangs…

L’association InterCat prendra tout son essor. La première commission du groupe de réflexion InterAct verra le jour ce mois-ci avec pour objectif mettre en valeur le patrimoine local. La deuxième commission, sur le statut administratif de la Catalogne Nord suivra rapidement. En parallèle, le réseau européen d’associations pour le droit à l’autodétermination EPI concrétise également ses actions en mettant en oeuvre une consultation européenne pour que l’UE légifère et organise elle-même l’exercice de ce droit fondamental. Des conférences sont également prévues par InterCat afin d’informer mais aussi former les personnes qui le désirent à l’autodétermination et à connaître ces nouveaux enjeux européens.

Bref, tout se concrétise en 2013…