La Casa de la Generalitat… esdevé la Casa de CDC (traduit en français à l’article suivant)

Des del 2003, la Generalitat de Catalunya té una delegació a Perpinyà. Aquesta delegació sempre s’ha compromet amb els diferents esdeveniments lligats a la catalanitat a Catalunya Nord.

Però des de fa menys d’un any, CDC és al poder a Catalunya Sud i ha nomenat un dels membres de la seva sucursal del nord a la direcció de la Casa de la Generalitat de Perpinyà.

Clàssic em direu. De fet, no.

Primer va ser la primera vegada que un nord-català va ser nomenat a aquest càrrec, fins ara reservat a un sud-català vist que es tractava d’una representació del govern sud-català.

Segon, alguns diuen que el Sr Gauby no tindria les competències. No em permetria de jutjar-ho. No és que no sigui competent per a fer-ho, sinó que no conec el seu CV i que, fins i tot si ell no tingués els diplomes corresponents, penso que es pot adquirir competències fora d’un sistema “clàssic”. Llavors, deixo el dubte al benefici de la seva possible competència.

Però el que em molesta en aquest exercici de funcions, és més particularment la falta de participació de la Generalitat.

Dissabte passat, 24 de setembre, el municipi de Perpinyà va organitzar una diada de reflexió oberta a tots. 200 persones hi van participar però ni tant sols una persona de la Generalitat va desplaçar-s’hi.

Poc abans era organitzat el fòrum de les associacions a Perpinyà. Mentre que fins ara moltes associacions sud-catalanes hi participaven (convidades per la Generalitat) aquest any, només una va venir.

Al ple municipal de Perpinyà del més de setembre, CDC es va revoltar (recolzat pel PS) de no ser associat a la comissió novament creada per la catalanitat a Perpinyà. Llavors, els dos grups es van abstenir de votar aquesta deliberació.

Pels que no haurien seguit, fa anys que CDC rebutja tota forma de compromís o pacte amb Unitat Catalana i és en confrontació permanent.

I ara, el fet que CDC no vulgui treballar amb Unitat Catalana -membre de la majoria municipal- genera que la Generalitat ella mateixa treballa menys amb l’ajuntament.

És així que fem avançar Catalunya ? No estic segur que a CDC nacional tinguin aquesta visió de la delegació al nord.

Algú ho havia de dir…



La Casa de la Generalitat… devient la Casa de CDC (traduït al català a l’article de sobre)

Depuis maintenant 2003, la Generalitat de Catalunya -gouvernement catalan- a une délégation à Perpinyà. Cette délégation s’est toujours engagée dans les différents événements liés à la catalanité en Catalogne Nord.
Mais depuis moins d’un an, CDC est au pouvoir en Catalogne Sud et a nommé un des membres de la succursale nord-catalane de ce parti à la tête de la Generalitat à Perpinyà.
Classique, me direz-vous. Et bien pas vraiment.
C’était tout d’abord la première fois qu’un nord-catalan était nommé à ce poste, jusqu’à présent réservé à un sud-catalan puisqu’il s’agissait d’une représentation du gouvernement sud-catalan.
Outre cela, certains disent que M Gauby n’en aurait pas les compétences. Je ne me permettrais pas d’en juger. Non pas que je sois incompétent en la matière mais tout simplement parce que je ne connais pas son CV et que, quand bien même il n’aurait pas les diplômes correspondants, je pense que quelqu’un peut très bien acquérir des compétences en dehors d’un cursus “classique”. Donc je laisse le doute au bénéfice de sa probable compétence.
Mais ce qui me gêne dans cet exercice de fonction, c’est plus particulièrement le manque de participation de la Generalitat.
Samedi dernier, 24 septembre, la municipalité de Perpinyà organisait une journée de réflexion ouverte à tous. 200 personnes y ont participé mais pas un seul représentant de la Generalitat n’a fait le déplacement (ni de CDC d’ailleurs).
Peu avant était organisé le forum des associations à Perpinyà. Alors que jusqu’à présent de nombreuses associations sud-catalanes étaient présentes (invitées par la Generalitat), cette année une seule a fait le déplacement.
Au conseil municipal de Perpinyà du mois de septembre, CDC s’est “insurgé” (soutenu par le PS) de ne pas être associé à la commission nouvellement créée pour la catalanité à Perpinyà. Les deux groupes se sont donc abstenus de voter cette délibération.
Pour ceux qui n’auraient pas suivi, cela fait des années que CDC refuse tout accord avec Unitat Catalana et est en confrontation permanente malgré les nombreuses tentatives  d’accord d’Unitat.
Et maintenant, le fait que CDC ne veuille pas travailler avec Unitat Catalana -dans la majorité municipale- engendre que la Generalitat elle-même travaille moins avec la municipalité.
CQFD.



Les Pyrénées-Orientales, pauvres… élus !

Les statistiques se suivent… et se ressemblent. Nous vivons dans un des trois départements les plus pauvres de France. Mais nos responsables locaux nous diront que tout va bien. Nous sommes dans la région la plus pauvre de France. Mais les responsables… vous connaissez la suite, ça fait des années qu’on entend la même chose.

Alors voilà, nous sommes en 2011. Après -quasi- 30 ans d’échec flagrant du régionalisme, nous sommes à l’aube d’une régionalisation plus forte. Mais ça ne choque personne, à part les “catalanistes”. On nous traite (nous, les catalanistes, car j’en suis) d’extrémistes qui, de toutes façons, ne seront jamais d’accord avec quoi que ce soit qui ne soit pas catalan. Sauf qu’au bout de 30 ans d’une région qui nous tue à petit feu, ce n’est plus du catalanisme, c’est de la survie !!!

Certains s’engagent en politique à Perpignan dans le principal objectif de contrer la construction d’un pont (remplaçant un passage à gué) totalement nécessaire. Et maintenant quoi ? Bin rien, on y est, on y reste.

D’autres encore s’engagent pour une seule chose : être élu. Et oui, “je veux être élu pour être élu”. Alors mégalo, complexe d’infériorité ou encore recherche de prestige ou d’argent, quand ils y sont, ils s’y accrochent…!

10, 15, 20 ans pour certains qu’ils sont à la même fonction ! Cela n’empêche pas la population de recommencer à voter pour les mêmes. Oui mais vous me direz, le clientélisme, l’usage exagéré d’assistantes sociales (faisant croire que c’est le candidat qui paie les factures alors que ce sont nos impôts), les différents cadeaux, etc. Oui, tout cela fausse considérablement des élections. Mais il suffirait simplement de 10% de participation supplémentaire et toute cette fraude à peine dissimulée serait quasiment anihilée.

Département pauvre, région pauvre. Comment peut-il en être autrement quand ceux qui nous dirigent préfèrent leur poste, leur prestige, à leur fonction. La politique, c’est diriger le peuple, ce n’est pas juste être à la tête du peuple. Quand on n’est pas capable de développer un département qui ne peut que l’être (tellement il est bas), il faut tout de même se poser des questions…. Mais non, “ils” ne se posent pas de questions puisque leur objectif n’est pas d’améliorer la situation, mais uniquement d’être réélu. On abandonne l’université, l’aéroport, etc… Mais on s’en fout, on est réélus quand même !

Alors on fait semblant de s’opposer au développement des grandes zones commerciales en les désignants comme responsables de la désertion des centre-villes quand ce n’est pas tant la zone qui en est responsable, mais l’autorisation pour les petits commerces de s’y installer. Décathlon ou Auchan n’ont en rien fait déserter le centre-ville. Par contre, les très nombreux petits magasins qui les accompagnent, oui. Une solution : interdire les petites surfaces dans ces grandes zones commerciales. Logique me direz-vous. C’est ce que pense le président du SCOT (Billès) mais bizarrement, il n’est pas suivi par les autres maires… Eh non. Ikea par ci, Alinea par là, Cultura, etc… tous ceux-là on va s’opposer à leur implantation, disant que nous ne pouvons pas faire du “tout commerce” et que ça détruit le centre. Citez-mois les magasins du centre en concurence avec Ikea ! Et puis, si Ikea va à Girona, en quoi on aura épargné qui que ce soit ? Au lieu de faire venir les sud-catalans, nous irons chez eux. Ils auront une centaine d’emplois créée (encore) quand nous, eh bin, nous… euh… bin rien. Com d’hab. Quant à l’autre argument consistant à ne pas faire du tout commerce, ce serait valable si nous avions autre chose que le commerce pour créer de l’emploi (oui, je vous entends déjà dire que le clientélisme crée beaucoup d’emploi…). Malheureusement, l’économie locale est dépassée, notamment l’agriculture; nous nous enlisons. Ensuite il y a les services (bin oui, tous ces retraités du reste de la France, il faut s’en occuper). Et, surtout, le tourisme. Mais le tourisme n’est une économie que parce qu’il y a consommation…

Alors continuons braves gens à voter pareil, à décider pareil. Après tout, nous sommes pauvres au soleil quand d’autres sont riches sous la pluie… Si c’est ça qui fait tourner la Terre, restons au soleil, allons à la fête de l’huître du Barcarès (et quand je parle d’huître, je ne parle pas de ce qu’il y a dans l’assiete !), récupérons les cadeaux pour nos ainés dans les maisons de retraites, etc. Oui, le grand Frêche (que je détestais tant) avait raison : faire une campagne électorale intelligente ne fait pas gagner, par contre faire campagne en donnant des cadeaux à des cons (qu’ils ont eux-même payé avec leurs impôts) , c’est se garantir la victoire.

A quand notre Frêche ? Capable de développer la Catalogne Nord, en disant à Montpellier “je vous emmerde”….