Pourquoi et pour qui je voterai à la primaire de la droite

J’ai longtemps hésité à voter à la primaire de la droite et du centre. Le 1er tour est ce dimanche et comme beaucoup je me dis que lorsque nous avons l’opportunité de faire entendre notre voix, il est toujours bon de la saisir. Encore fallait-il un certain engouement pour un(e) candidat(e) et pas voter par défaut.
Cette candidate m’a convaincu. Libérale, elle souhaite laisser le choix aux citoyens de partir à la retraite quand bon leur semble par un système de points. Par un revenu universel, les classes les plus défavorisées et les classes moyennes relanceraient l’économie. Elle considère également que nous devons avoir plus de choix dans la vie et ne pas être bloqués par exemple dans un emploi comme nous le sommes en tant que fonctionnaires (prendre exemple sur les contrats militaires).
Progressiste sur les sujets sociétaux, elle est la seule à être non seulement favorable au mariage pour tous (même pendant les débats instrumentalisés par son parti) mais aussi à l’ouverture de la PMA à toutes les femmes sans discrimination de l’orientation sexuelle. Des 7 candidats, elle est la seule à prendre ce sujet en compte.
Mais évidemment ce qui me décide à faire cette publication va au-delà, l’objectif étant modestement d’espérer faire voter quelques lecteurs qui ne l’avaient pas prévu. Dans la vidéo jointe, vous découvrirez qu’elle est la seule à prôner le respect des territoires. Une Bretagne réunifiée, une Alsace respectée, des territoires qui décident et une France moins centralisée.
Alors amis, de droite, du centre, catalans, alsaciens, bretons, basques, mais aussi de gauche, déçus de la politique ou pas, gay, progressistes, … nous avons une chance de faire avancer nos convictions pour que nos territoires soient respectés. Elle n’a certes quasiment aucune chance de gagner. Mais plus elle fera de voix, plus ses idées -nos idéaux- seront écoutés.
Elle, c’est Nathalie Kosciusko-Morizet
Retrouvez comment et où voter ici : http://www.primaire2016.org

Retrouvez dans cet extrait sa position sur les territoires :



Lettre à Hermeline Malherbe, Présidente du CD66 et Sénatrice, pour le pays catalan

MME HERMELINE MALHERBE

Lettre ouverte

Madame la Présidente, Sénatrice,

Catalans occitanie

Dessin Seb pour L’indépendant

Je m’adresse à vous tout d’abord en tant que Présidente du département. Dans vos dernière déclarations, dont votre remarquée intervention auprès de la Présidente Delga pour le nom de la région, vous avez fait état de votre souhait que notre territoire soit représenté par l’appellation «Pyrénées-Méditerranée» accolée à «Occitanie». Je veux tout d’abord vous dire mon étonnement. Vous qui avez accédé aux responsabilités aux côtés de Christian Bourquin, vous n’êtes pas sans savoir que toute négation de notre identité culturelle est inconcevable. Il l’avait bien compris en affirmant une république française à l’accent catalan. Mais c’est sur le fond que votre positionnement est pour le moins inadéquat. En effet, nous nous sommes particulièrement mobilisés lors de la consultation sur le nom de la région. Gérard Onesta, président du bureau de l’assemblée et garant de l’équité du choix final, nous avait assuré que tous les paramètres seraient pris en compte. Or, d’après les données transmises par la région, non seulement la mobilisation a été des plus importantes de toute la nouvelle région, mais en plus et surtout, l’option contenant «Pays Catalan» est arrivée très largement en tête avec près de 60% des voix, devançant de plus du double toutes les autres possibilité, y compris «Pyrénées-Méditerranée» qui n’a pas atteind les 30%. Ce qui fait qu’en ne représentant que 8% de la population, le Pays Catalan a réussi l’exploi de parvenir à 12% des votes, sans que cela ne soit pris en considération. Aussi, en tant que première personnalité du département, il vous appartenait de défendre la majorité claire qui s’est exprimée malgré les difficultés de vote (problèmes techniques, manque de bulletins, …). La décision régionale est maintenant prise et ce n’est évidemment ni avec «Occitanie», ni avec une précision commerciale «Pyrénées-Méditerranée» que nous, catalans de toutes origines, nous sentirons représentés. Le collectif SEM a d’ailleurs réussi à rassembler de grands représentants du monde économique, la majorité des partis politiques, des personnalités du monde culturel mais également a recueilli le soutien du SIOCCAT, représentant la moitié des municipalités du département, tous pour «Pays Catalan». Vous revient dès lors, la possibilité de reprendre les choses en main et de corriger ce que l’Etat français et la région n’ont su faire : nommer ce territoire avec son nom. Vous pouvez engager cette réforme de deux manières.

Tout d’abord le changement de nom du département. Il pourra être refusé par le Conseil d’Etat, nous le savons tous. Mais c’est la démarche qui permettra que nous existions à nouveau au travers d’une communication censée. Car c’est bien de cela dont il s’agit. Les territoires tels la Bretagne ou la Corse existent, sont nommés et ont une communication qui correspond. Quand l’USAP ou les Dragons jouent, personne ne les nomme «pyrénéens». C’est d’ailleurs notre particularisme que les touristes viennent trouver en nos terres. Diffusons ce qui fait ce que nous sommes : catalans. Quel que soit le choix du nom, qui devra comporter un terme faisant référence à notre identité culturelle et à la réalité du territoire (Catalogne, Catalogne Nord, ou même Pays Catalan) ce ne pourra être que bénéfique. N’avez-vous pas les plus grandes difficultés à communiquer sur ce nom géologique qui ne nous a jamais rien apporté «Pyrénées-Orientales» ? Vous vous étiez d’ailleurs prononcée favorablement dans la presse il y a quelques semaines pour un changement de nom du département.

C’est ensuite à la sénatrice que je m’adresse pour évoquer l’autre orientation, plus courageuse et ambitieuse, qui serait de porter notre territoire vers un statut particulier, telles les métropoles ou la Corse. Il ne s’agit aucunement de sécession comme certains extrêmistes le vocifèrent -à moins que le Grand Lyon ne désire devenir un Etat indépendant- mais bien de capter les compétences régionales, les accumuler aux départementales et simplifier l’administration locale tout en lui donnant les moyens d’agir dans l’intérêt du territoire. Les économies d’ailleurs réalisées par ce type de simplification balayent immédiatement toute inquiétude quant à notre capacité d’investissement.

Je ne développerai pas plus ici les arguments économiques car ils sont bien trop nombreux, au moins autant que les arguments culturels. Parmi les arguments politiques, vous pouvez y voir la capacité de décision locale, outil indispensable à la défense des intérêts locaux. Quelles que soient les raisons, aucune ne permet de penser qu’il vaut mieux être en demande permanente vers Toulouse plutôt que décider ici.

Mais je suis évidemment à votre disposition pour travailler à la mise en place de ce type d’administration car c’est avec de l’ambition que nous ferons reconnaître notre territoire tel qu’il est à ce jour : l’accent catalan de la république française.

Veuillez recevoir, Madame la Présidente, Sénatrice, mes sincères et respectueuses salutations.

Brice LAFONTAINE
Président d’Unitat Catalana



Mobilisation des sud-catalans pour notre région – Article La Dépêche

Lien : https://lc.cx/4LqD 201605051249-full

Le sondage sur le nom de la nouvelle région, mis en ligne il y a trois semaines sur notre site, www.ladepeche.fr connaît depuis quelques jours un vif intérêt chez les internautes.

En seulement 48 heures, le nombre de votants a été multiplié par deux, passant de 22 000 à près de 44 000. Ce fort regain de participation a modifié le classement : alors qu’Occitanie arrivait largement en tête il y a encore 3 jours, Occitanie – Pays Catalan a brusquement été plébiscité par les internautes, à tel point qu’il est passé en première position, avec près de 55 % des voix.

Les habitants de la nouvelle région ont-ils subitement eu un coup de cœur pour le pays catalan ? Pas vraiment : en réalité, la plupart des votes viennent du sud des Pyrénées, plus précisément de Catalogne et des territoires catalanophones (la région de Valence et les Îles Baléares), où les indépendantistes se mobilisent pour faire triompher «Occitanie – Pays Catalan».

Largement relayée sur les réseaux sociaux de Barcelone à Gérone, en passant par Palma de Majorque et Valence, la campagne a été lancée dimanche soir par Brice Lafontaine, adjoint au maire de Perpignan et secrétaire général de la formation catalaniste Unitat Catalana.

Dans un tweet rédigé en catalan, Lafontaine invite tous ses abonnés à voter en faveur d’Occitanie – Pays Catalan. Le message est largement rediffusé chez les indépendantistes qui ont pris l’habitude de se mobiliser sur la toile lorsqu’il s’agit de défendre l’identité catalane.

De nombreux Barcelonais – qui pour la plupart n’avaient pas entendu parler de la fusion de régions en France – reçoivent même la consigne par mail ou par message WhatsApp (l’application de messagerie gratuite très utilisée en Espagne). Ce cyber-activisme outre Pyrénées est complètement assumé par Brice Lafontaine : «Nous sommes tous concernés, il ne s’agit pas de territoires séparés comme veulent le faire croire les états». Selon l’élu local, tout le monde doit pouvoir participer au vote, à commencer par les Catalans, qu’ils soient au nord ou au sud de la frontière franco-espagnole.

Pas de vote depuis l’étranger

Le 9 mai prochain, la consultation officielle organisée par le conseil régional pourrait donc bien être influencée voire biaisée par le vote des indépendantistes. Mais selon la région, le problème ne se posera pas puisque le système informatique ne permettra pas de voter depuis l’étranger. Pas sûr pourtant que les dispositions de la région ne freinent les militants de l’indépendance, qui n’hésiteront pas à redoubler d’ingéniosité pour contourner les difficultés techniques. «On fera tout ce qu’il faut pour faire triompher Occitanie – Pays Catalan» soutient Anna Arque, activiste catalane du sud, qui a relayé le message de Brice Lafontaine. «On se mobilisera toujours contre ce qui est imposé par la France et l’Espagne» ajoute la jeune femme qui se rend régulièrement dans les Pyrénées-Orientales.

Pour l’adjoint au maire de Perpignan, la région «marche sur la tête» : «Un Français qui n’a jamais mis les pieds sur notre territoire pourra donner son avis, mais pas un Catalan du sud qui se sent concerné par la Catalogne nord ?»

La création de la nouvelle région et le nom qu’elle portera préoccupent les partisans d’une indépendance des «Països catalans», de Perpignan à Alicante en passant par les Iles Baléares.

«La Catalogne nord est dissolue dans cette grande région» regrette la Barcelonaise Anna Arqué qui craint une disparition de l’identité catalane au nord de la frontière franco-espagnole. «Au-delà de l’aspect identitaire, cette nouvelle région aurait intérêt à inclure le mot catalan dans son nom, car la Catalogne est connue dans le monde entier. Pour le tourisme et l’économie de ce nouveau territoire, ce serait forcément positif d’y être associé». Au nord, comme au sud, les partisans d’une sécession de la Catalogne espèrent qu’avec le nom Occitanie – Pays Catalan le poids culturel des Catalans compensera le poids démographique dans la nouvelle région.



Article Racó Català : El procés vist del Nord i l’altre procés al Nord

racocatala

Enllaç aquí 

Des de dissabte passat tinc moltes sol.licitacions per a expressar-me sobre l’elecció d’en Carles Puigdemont com a President de la Generalitat. Evidentment aquí hi ha molta esperança amb el procés. Sempre que pugui, explico als sud catalans que la independència no només és important per la comunitat autònoma de Catalunya, sinó també per tota la Nació catalana, de Salses a Guardamar… Conec personalment en Carles Puigdemont i estic molt content de poder comptar amb una persona convençuda per la independència, compromesa pel territori i per qui els intercanvis amb Catalunya Nord haurien de ser naturals i ampliats. Llavors, és evident que és una bona cosa per les terres del Nord que sigui ell qui té aquest deure de dur Catalunya fins a la llibertat.
Però aquí també tenim una actualitat, un procés. Molt menys engrescador. Es tracta més aviat de preservar el poc que tenim i no pas tirar endavant un projecte, però hi és : el nom de la nova macro-regió que absorba Catalunya Nord dins d’un conjunt que va més enllà de Tolosa i Montpeller. Si tenim una oportunitat en la consulta que la nova presidenta regional ens ha promés, podem estar segurs que en realitat el nom no ens convindrà. El nom «Occitània» surtirà primer. Seguit segurament per «Occitània-Catalunya» que és lo que demanem. Però els occitans són més nombrosos i les consultes fetes pels mitjans de comunicació fins ara han donat Occitània com a opció més votada. Llavors aquí a Catalunya Nord lluitem també. No per la llibertat per la qual som massa minoritaris, sinó com a mínim pel respecte de la nostra identitat i la nostra cultura. Ni tant sols sabem si proposaran al vot el nom «Occitània-Catalunya», però ja sabem que no tindrem un estatut particular, ni una regió pròpia. Tornarem a sofrir, tornarem a lluitar, tornarem a vèncer… tots junts !

Unitat Catalana a, depuis 1986, le programme que plusieurs auront en 2015 !

En 1986 Unitat Catalana (UC) était créée dans le but d’obtenir un statut particulier pour notre territoire (similaire au statut de la Corse). Les résultats aux élections étaient prometteurs, allant de 3,5% à 17,5%. Certes, on peut croire que 3,5% c’est peu. Mais imaginez dans un conseil municipal : si ne serait-ce que les 15 premiers représentaient 3,5% chacun, la liste ferait 52,5% au premier tour ! Mais en politique, ça ne marche pas tout à fait comme ça…Logo_Unitat_Catalana

Dans les années 90 puis 2000, deux succursales de partis sud-catalans sont arrivées. L’une présentant un projet clairement indépendantiste, sans étape intermédiaire, l’autre ayant une finalité régionaliste.

Alors que les élections régionales approchent et dans un contexte de réforme territoriale vidant de substance les départements, les catalans -dont les partis catalans et la majorité des associations militantes- se sont réunis dans un collectif nommé SEM qui appelle… à la création d’un statut particulier pour la Catalogne Nord.

Dans le même temps, le futur tête de liste EELV Gérard Onesta est venu à Perpignan déclarer que notre territoire avait besoin d’un statut particulier, ce qu’il intégrera dans son programme. DLPO, déclinaison du parti souverainiste français DLF (Dupont-Aignant) fait également part d’un projet similaire.

Il y a encore quelques années, on disait que c’était une utopie et que peu de personnes voudraient comme nous à UC un statut spécial pour la Catalogne Nord. Aujourd’hui les catalanistes s’unissent en ce sens et les progressistes s’y intéressent. Combien de temps va-t-il falloir pour que les “grands partis” français comprennent qu’avec notre position géostratégique et une culture commune au futur Etat indépendant catalan, nous avons besoin d’un statut particulier ?

Unitat Catalana avait juste 30 ans d’avance…

Point sur la réforme territoriale : toujours plus pour les régions

La réforme territoriale suit son chemin avec maintenant l’attribution de compétences. Oui, logiquement le gouvernement aurait dû commencer par attribuer les compétences avant de modifier les frontières régionales, ou tout faire ensemble, mais bon ils ont décidé de faire les choses à l’envers. Voilà donc où nous en sommes après les débats en commission des lois (l’examen du texte à l’assemblée se fera à partir du 17 février).

La barre de 20.000 habitants pour les intercommunalités tempérée : Si le seuil normatif reste celui-ci, il sera toutefois possible d’y déroger pour les intercommunalités s’en approchant et pour les populations rurales.

Les collèges resteront aux départements

Une clause de solidarité territoriale pour le conseil départemental, permettant de venir en aide aux communes et intercommunalités : on voit déjà un système se mettre en place. Je t’aide et tu te souviens de moi quand j’aurais besoin de toi. Le clientélisme institutionnalisé.

Et on arrive aux régions… Là il faut vraiment avoir en tête ce que sera la nôtre : un partage entre Toulouse et Montpellier qui vont se répartir les sièges de la majorité et donc les financements régionaux.

La compétence économique exclusive : seules les régions auront le droit de financer l’installation d’une entreprise. On imagine donc aisément ce que ça va donner quand Toulouse et Montpellier vont se répartir ce pouvoir… Adieu tout développement catalan.

Le tourisme aux régions : actuellement il est vrai qu’on a du mal à se repérer sur le tourisme (municipal, intercommunal, départemental et régional !). Mais là, le schéma de développement touristique va se décider au niveau régional ! Quand on voit la variété touristique que nous avons rien qu’ici en Catalogne Nord, du tourisme d’affaire au tourisme de masse en passant par le luxe et le thermal, on a du mal à imaginer comment Toulouse va être capable de gérer de manière cohérente les différents tourisme et surtout comment ils vont en faire la promotion (Sud de France ?).

Transport Scolaire, infrastructures routières et (toujours) trains régionaux et gares à la région. On a vu ce que ça donne dans le combat pour le TGV : des gares à Montpellier, Béziers et Narbonne sur la nouvelle ligne et zéro gare à Perpignan. Les perpignanais devrons prendre le TGV soit à Figueres soit à Narbonne. Gageons que le fonctionnement sera le même pour toutes les infrastructures qui se répartiront entre Toulouse et Montpellier.

Déclaration des rencontres interrégionales contre la réforme territoriale

Déclaration des représentants des langues et cultures régionales de la République Française, réunis dans le cadre des XXIVe Rencontres interrégionales des langues et cultures régionales
à Rennes le vendredi 28 novembre 2014.

Nous, solidairement,

– exprimons notre consternation face au repli identitaire français et à la politique régressive menée par le gouvernement dans le cadre de la réforme territoriale. Cette réforme est la négation même des spécificités des territoires, des diversités linguistiques et culturelles ainsi que des réalités économiques et sociales ;

– dénonçons un déni de démocratie. Le gouvernement, en refusant le droit aux citoyens de déterminer eux-mêmes leur région ou territoire, viole l’article 5 de la Charte Européenne de l’autonomie locale ;

– dénonçons une recentralisation. L’État impose un découpage arbitraire, incohérent et technocratique des régions. A cette occasion, il redonne aux préfets la prééminence sur les élus du peuple ;

– dénonçons par ailleurs une politique qui organise la régression des langues dites régionales en entravant les efforts de leurs locuteurs et des politiques locales pour les faire vivre et prospérer.

Nous constatons qu’il existe sur le territoire français, conformément à la Constitution, des collectivités territoriales à statut particulier (Métropoles, Grand Paris, Grand Lyon, Corse…).

Nous demandons la mise en place de nouvelles collectivités territoriales à statut particulier cohérentes et conformes aux intérêts linguistiques, culturels et économiques des populations et territoires. Ceci renforcera, ainsi, l’ouverture sur l’Europe et sur le monde.
Ces collectivités devront être dotées de la compétence linguistique afin de valoriser et de développer nos langues.

Nous appelons les acteurs culturels, les élus et l’ensemble des citoyens à relayer cette déclaration et à renforcer la mobilisation.
Le Président,

Raymond Yvon BISSOL
Représentants de :
ALSACE, BRETAGNE, CATALOGNE, GUADELOUPE, GUYANE, LA REUNION, MARTINIQUE, MAYOTTE, OCCITANIE, PAYS BASQUE.

Barcelona, la sublime… en pleine expansion

Certains se posent la question de la pertinence de se tourner économiquement parlant vers Barcelona. On peut comprendre la réticence de ceux qui sont restés bloqués au milieu du 20e siècle, époque durant laquelle Franco sévissait sur le territoire espagnol et lors de laquelle le rapprochement de Barcelona n’était qu’une “lubie” des catalanistes par idéologie unioniste. La mode française était alors à la création d’une région artificielle. Un temps associés à Toulouse, finalement les départements de l’Aude et des P-O atterrissent avec Montpellier, mauvais choix s’il en est par la compétition prévisible entre toutes les villes du littoral.

Mais voilà, nous sommes au 21e, Barcelona a retrouvé son essor (bien que toujours bridée par Madrid) et revient aux premiers rangs mondiaux des villes pour les investissements internationaux. De chez nous, la frontière routière n’existe plus; le changement de train dans quelques mois ne sera plus nécessaire et nous y serons reliés par grande vitesse; nous avons la même monnaie et faisons parti du même marché… A une distance à peu près identique des deux villes, Perpignan se trouve mieux desservie pour Barcelona, ville-monde, que pour Montpellier, ville “seulement” régionale. Alors comme la belle parole des catalanistes ne vaut pas une démonstration, voici les extraits d’une étude commandée par Paris pour comparer la capitale française aux places fortes mondiales. Y apparaît évidemment Barcelona…

Source : Greater Paris Investment Agency

Tout d’abord le contexte : lors de l’étude, sont prises en compte sur les schémas suivants les 11 villes européennes au plus fort poids économique, plus particulièrement en terme d’attractivité des investissements internationaux. Il va sans dire que sur les 11 villes européennes, Montpellier n’est même pas envisagée une seconde. Peut-être les services de la puissante région montpellieraine essaieront de trouver des données similaires… je leur souhaite bon courage s’ils croient pouvoir rivaliser. Allez, c’est parti :

Sur cette première diapo, on voit à quel point le jacobinisme français fonctionne bien, et à contrario, à quel point la décentralisation espagnole a permis à Barcelona de se développer. Pour rappel historique, la décentralisation a été faite pour éviter l’indépendantisme. Autonomie contre indépendance, ça ne vous rappelle pas une certaine région française ? Regardez vers l’Italie, une certaine île…

représentativité metropoles par Etat

Barcelona représente donc à elle seule 22% des projets de l’Espagne.

Voyons maintenant les investissements internationaux réels 2008/2009

Investissements internatLondres conserve une avance réelle sur toute l’étude. Les Etats en développement sont également clairement identifiés comme centre d’intérêts pour les investissements. Enfin, il est à noter que Paris se détache, grâce à certains secteurs connus puis vient Barcelona, devant Madrid, Tokyo et New York. Nous avons, à 150km, une ville plus attractive pour les investissements internationaux que New York ou Tokyo !

Mais ce n’est pas tout de capter, encore faut-il progresser, surtout dans ce contexte de crise. Comme l’on peut s’en douter, le centralisme français (à tout concentrer en une seule ville) sature Paris. Les gestionnaires parisiens peuvent donc se réjouir de constater que l’évolution est quasi neutre (-0,5%). Tout le reste de l’Europe est en évolution négative, parfois même néfaste tant la baisse est importante. Toute l’Europe ? non, une ville tire largement son épingle du jeu avec une évolution de 6%, seule évolution positive d’Europe. Sur les 22 principaux pôles d’investissement mondiaux, Barcelona affiche donc la 4ème progression :

evolution invest

Regardons maintenant un secteur clé à fortes retombées économiques : les quartiers généraux. Si Londres est connu pour en concentrer une partie très importante, Paris est évidemment très bien placée également avec la Défense. Regardons où se situe la capitale catalane :

QG

Il n’est donc plus à prouver que Barcelona occupe une place mondiale qui va bien au-delà des autres villes qui nous entourent. Pour finir, regardons comment capter un peu du rayonnement de cette ville-monde.

Les investisseurs internationaux ont été interrogés. Voici deux statistiques qui nous disent clairement comment faire pour les attirer :

Critères d'investissement

On voit bien que les critères d’investissement sont d’abord le contexte politique (pour ça, pas de souci chez nous) et vient juste après la qualité des infrastructures. Alors là… autant nous faisons un grand pas en avant avec le TGV Perpinyà-Barcelona, autant nous sommes encore bien en retard sur le reste. Pas de liaison à grande vitesse nous reliant au reste de l’Europe par le nord (pas de LGV entre Perpinyà et Nîmes), un aéroport qui a du mal à retrouver ses 500 000 passagers d’il y a peu (normal, les investissements étant régionaux, ils partent essentiellement sur Montpellier), le THD (très haut débit internet) est hors de prix et peu répandu, l’hôtellerie haut de gamme fait défaut, le Port-Vendres est quasiment abandonné, … Bref, sur un critère essentiel aux investissements internationaux, nous sommes totalement “largués”. N’oublions pas que Girona, elle, a au moins nos atouts, si ce n’est plus.

Passons enfin à la dernière donnée. La propension d’une ville à se développer :

facteur progressionSans surprise les investisseurs sont en priorité attirés par le potentiel de croissance d’une région. Mais regardons de plus près les autres facteurs. On voit en 3e position “localisation stratégique”. Nous revenons donc aux infrastructures. Car ce n’est pas tout d’être dans une région à fort développement, les infrastructures permettent en effet de développer la diffusion de la production. C’est forcément essentiel. On note ensuite que les événements sportifs/culturels jouent un rôle important. Je rappelle que la question était ouverte et que par conséquent si 7% des sondés donnent cette réponse, c’est que ça a son poids. G. Frêche l’avait bien compris en mettant le paquet (certes avec l’argent des catalans) sur les infrastructures de loisirs et sportifs ainsi que sur la création artistique et le sport (Rugby, foot, hand, natation, tennis, …).

Et pour finir regardons ce que nous, nous mettons en avant : le cadre de vie (seulement 1% des réponses). Nous pourrions mettre le paquet sur tout le reste mais non, nous mettons en avant le soleil, la mer, la montagne, c’est à dire ce qui est le moins intéressant pour les investisseurs et ce sur quoi nous sommes tout de même en concurrence avec d’autres régions. Logique, car bien que nous -les catalans- ayons conscience de vivre au paradis environnemental, cela n’est pas forcément le paradis économique. Voilà donc pourquoi nous battons un record de pauvreté. Pauvreté dans un cadre magnifique, certes, mais pauvreté.

Ce post est assez long mais je pense riche en enseignements. Nous devons tout faire pour arrêter de dépendre de Montpellier. La région finance à 100% les 37 millions d’euros de la nouvelle fac de médecine; 5M€ pour la maison des sports; et encore des millions pour le tram, les infrastructures de sport, le zénith, etc. Dans le même temps, Perpinyà, pour un théâtre s’endette sur de nombreuses années; le projet de stade/zenith est abandonné faute de financements; l’université est quasiment abandonnée (l’objectif clairement affiché est de l’intégrer à l’université de Montpellier… évidemment!); l’aéroport n’a qu’un investissement régional minime; Port Vendres est mis en concurrence -perdue d’avance- avec Port la Nouvelle et Sète, où les investissements régionaux sont sans commune mesure. La ligne grande vitesse est financée par la région pour le contournement Nîmes-Montpellier… Et nous ? La liste pourrait être encore longue. Il ne faut d’ailleurs pas penser qu’en termes publics. Le privés suit évidemment l’organisation publique. Les ASF délocalisent et ferment à Perpinyà pour Narbonne; le centre de tri postal ferme pour aller également vers le nord; les centres type Crédit Agricole ou Groupama, etc.

Enfin, un dernier “détail” : Pour être capable de capter une partie, aussi faible soit-elle, des investisseurs du bassin barcelonais, il nous faut être totalement connecté à la capitale catalane. Cela inclus évidemment une donnée de base : parler la même langue. Quand pour mettre en réseau des postes il est nécessaire d’ajouter des traductions, il est évident que ce “détail” devient un bâton dans une roue. Alors que s’adapter en généralisant la connaissance de la langue économiquement la plus forte à nos portes, ce n’est plus du catalanisme mais du pragmatisme.

 

La région : 8 fois plus pour le Montpellier Rugby que pour l’USAP

Il vient de m’être transmis un document officiel concernant l’attribution de subventions pour les clubs sportifs d’élite dans la région Languedoc-Roussillon. Il y apparaît clairement que l’USAP se voit attribuer 30 000 € quand le MHRC reçoit 237 500 € !!! On comprend mieux pourquoi Montpellier peut se permettre d’acheter de grands joueurs tels Nicolas Mas alors que l’USAP n’arrive même pas à le garder…

Voici ce document en format .pdf : subventions sportMHRC-vs-USAP

Il faut y avoir deux lectures :

Premièrement, George Frêche avait clairement affiché sa volonté de couler l’USAP au profit de Montpellier. Voilà que Christian Bourquin continue son oeuvre et exécute parfaitement ses désirs en octroyant huit fois plus de subventions à cette capitale hostile aux catalans qu’à l’USAP. Si vous lisez mon avant-dernier post, vous verrez d’ailleurs que l’actuel président de Région avoue qu’il aime tellement Montpellier qu’il prend à toute la région pour y mettre des centaines de millions d’euros.

Deuxièmement, il est évident que nous serions beaucoup mieux avec notre propre région, aussi petite soit-elle. Une région Catalogne Nord, correspondant à l’actuel département des Pyrénées-Orientales, faisant alors disparaître le département, ferait faire des économies administratives et surtout nous permettrait de mettre notre argent dans nos clubs. Au delà de l’élite à l’USAP -auquel nous pourrions donner bien plus que 30 000€- il faut bien penser qu’il y a des répercussions sur tous les sports et tous les niveaux, des poussins aux seniors, dans tout le territoire.

Reste que pour changer cela, la meilleure arme que nous avons est le vote…

Nicolas Mas, tout un symbole… de la spoliation Montpellieraine

Nicolas Mas est, d’après les spécialistes, un des meilleurs joueurs de rugby à XV au monde. Nous avons de la chance, c’est un “enfant du pays”, catalan et fier de porter nos couleurs dans le club phare : l’USAP.
Or, voilà que son transfert vient d’être annoncé… vers la capitale régionale. Loin d’être anecdotique, ce transfert révèle ce que Frêche souhaitait de tout son coeur : la fin de l’USAP au profit du MHRC, club de rugby de Montpellier. Georges Frêche avait certes une opinion que nous ne pouvons que combattre, mais il avait au moins le courage de l’afficher. Aujourd’hui, son successeur Ch. Bourquin applique la même politique mais n’en dit pas autant. Normal me direz-vous, il a fondé sa carrière politique sur la Catalogne Nord, pardon, les Pyrénées-Orientales (puisqu’il nie la catalanité comme identité et ne la reconnaît que comme un accent).
Alors nous nous trouvons dans une région artificielle où tout est fait pour la capitale imposée. Nous n’avons aucun lien culturel avec Montpellier alors ils sont inventés. Un temps Septimanie (soutenu par le féodé Bourquin) maintenant c’est Sud de France. Et comme des subventions et autres financements sont à la clé, forcément les agriculteurs s’y mettent, mais aussi les stations de ski, les producteurs de vin, l’aéroport, … Une somme folle est dépensée dans cette marque qui ne nous représente pas et au final ne nous sert pas.
Récemment, Louis Aliot, responsable national du FN, a annoncé publiquement son soutien à cette politique centralisatrice, considérant que cela évitait, comme le souhaite Bourquin, un rapprochement avec la Catalogne Sud.
Alors les voilà unis, le jacobin dit de gauche et le centralisateur extrémiste. Unis pour une chose : continuer à donner plus à Montpellier qu’à Perpignan alors que depuis 1982 (création effective de la région) cela nous fait tous les jours couler un peu plus…
Nicolas Mas qui part pour un plus gros salaire  “chez l’ennemi” c’est mauvais pour nous. Mais en réalité, il n’est qu’un symbole de ce qui se passe depuis 30 ans maintenant : l’anéantissement de Perpignan pour Montpellier.
Bravo Georges (Frêche), tu n’auras pas vu ton rêve se réaliser de ton vivant, mais ton successeur est bien là pour achever le travail.