Mobilisation des sud-catalans pour notre région – Article La Dépêche

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Le sondage sur le nom de la nouvelle région, mis en ligne il y a trois semaines sur notre site, www.ladepeche.fr connaît depuis quelques jours un vif intérêt chez les internautes.

En seulement 48 heures, le nombre de votants a été multiplié par deux, passant de 22 000 à près de 44 000. Ce fort regain de participation a modifié le classement : alors qu’Occitanie arrivait largement en tête il y a encore 3 jours, Occitanie – Pays Catalan a brusquement été plébiscité par les internautes, à tel point qu’il est passé en première position, avec près de 55 % des voix.

Les habitants de la nouvelle région ont-ils subitement eu un coup de cœur pour le pays catalan ? Pas vraiment : en réalité, la plupart des votes viennent du sud des Pyrénées, plus précisément de Catalogne et des territoires catalanophones (la région de Valence et les Îles Baléares), où les indépendantistes se mobilisent pour faire triompher «Occitanie – Pays Catalan».

Largement relayée sur les réseaux sociaux de Barcelone à Gérone, en passant par Palma de Majorque et Valence, la campagne a été lancée dimanche soir par Brice Lafontaine, adjoint au maire de Perpignan et secrétaire général de la formation catalaniste Unitat Catalana.

Dans un tweet rédigé en catalan, Lafontaine invite tous ses abonnés à voter en faveur d’Occitanie – Pays Catalan. Le message est largement rediffusé chez les indépendantistes qui ont pris l’habitude de se mobiliser sur la toile lorsqu’il s’agit de défendre l’identité catalane.

De nombreux Barcelonais – qui pour la plupart n’avaient pas entendu parler de la fusion de régions en France – reçoivent même la consigne par mail ou par message WhatsApp (l’application de messagerie gratuite très utilisée en Espagne). Ce cyber-activisme outre Pyrénées est complètement assumé par Brice Lafontaine : «Nous sommes tous concernés, il ne s’agit pas de territoires séparés comme veulent le faire croire les états». Selon l’élu local, tout le monde doit pouvoir participer au vote, à commencer par les Catalans, qu’ils soient au nord ou au sud de la frontière franco-espagnole.

Pas de vote depuis l’étranger

Le 9 mai prochain, la consultation officielle organisée par le conseil régional pourrait donc bien être influencée voire biaisée par le vote des indépendantistes. Mais selon la région, le problème ne se posera pas puisque le système informatique ne permettra pas de voter depuis l’étranger. Pas sûr pourtant que les dispositions de la région ne freinent les militants de l’indépendance, qui n’hésiteront pas à redoubler d’ingéniosité pour contourner les difficultés techniques. «On fera tout ce qu’il faut pour faire triompher Occitanie – Pays Catalan» soutient Anna Arque, activiste catalane du sud, qui a relayé le message de Brice Lafontaine. «On se mobilisera toujours contre ce qui est imposé par la France et l’Espagne» ajoute la jeune femme qui se rend régulièrement dans les Pyrénées-Orientales.

Pour l’adjoint au maire de Perpignan, la région «marche sur la tête» : «Un Français qui n’a jamais mis les pieds sur notre territoire pourra donner son avis, mais pas un Catalan du sud qui se sent concerné par la Catalogne nord ?»

La création de la nouvelle région et le nom qu’elle portera préoccupent les partisans d’une indépendance des «Països catalans», de Perpignan à Alicante en passant par les Iles Baléares.

«La Catalogne nord est dissolue dans cette grande région» regrette la Barcelonaise Anna Arqué qui craint une disparition de l’identité catalane au nord de la frontière franco-espagnole. «Au-delà de l’aspect identitaire, cette nouvelle région aurait intérêt à inclure le mot catalan dans son nom, car la Catalogne est connue dans le monde entier. Pour le tourisme et l’économie de ce nouveau territoire, ce serait forcément positif d’y être associé». Au nord, comme au sud, les partisans d’une sécession de la Catalogne espèrent qu’avec le nom Occitanie – Pays Catalan le poids culturel des Catalans compensera le poids démographique dans la nouvelle région.



Article Racó Català : El procés vist del Nord i l’altre procés al Nord

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Enllaç aquí 

Des de dissabte passat tinc moltes sol.licitacions per a expressar-me sobre l’elecció d’en Carles Puigdemont com a President de la Generalitat. Evidentment aquí hi ha molta esperança amb el procés. Sempre que pugui, explico als sud catalans que la independència no només és important per la comunitat autònoma de Catalunya, sinó també per tota la Nació catalana, de Salses a Guardamar… Conec personalment en Carles Puigdemont i estic molt content de poder comptar amb una persona convençuda per la independència, compromesa pel territori i per qui els intercanvis amb Catalunya Nord haurien de ser naturals i ampliats. Llavors, és evident que és una bona cosa per les terres del Nord que sigui ell qui té aquest deure de dur Catalunya fins a la llibertat.
Però aquí també tenim una actualitat, un procés. Molt menys engrescador. Es tracta més aviat de preservar el poc que tenim i no pas tirar endavant un projecte, però hi és : el nom de la nova macro-regió que absorba Catalunya Nord dins d’un conjunt que va més enllà de Tolosa i Montpeller. Si tenim una oportunitat en la consulta que la nova presidenta regional ens ha promés, podem estar segurs que en realitat el nom no ens convindrà. El nom «Occitània» surtirà primer. Seguit segurament per «Occitània-Catalunya» que és lo que demanem. Però els occitans són més nombrosos i les consultes fetes pels mitjans de comunicació fins ara han donat Occitània com a opció més votada. Llavors aquí a Catalunya Nord lluitem també. No per la llibertat per la qual som massa minoritaris, sinó com a mínim pel respecte de la nostra identitat i la nostra cultura. Ni tant sols sabem si proposaran al vot el nom «Occitània-Catalunya», però ja sabem que no tindrem un estatut particular, ni una regió pròpia. Tornarem a sofrir, tornarem a lluitar, tornarem a vèncer… tots junts !



Achetez local, produit à 1000km ! (frontière psychologique part.2)

Alors qu’on nous bassine (à juste titre) sur le consommer local, de plus en plus de citoyens français portent un intérêt à l’origine du produit. D’après un sondage M6, nous ne sommes “que” 43% prêts à payer plus cher pour du produit local, mais tout de même…

Alors encore une fois, on préfère acheter une pomme du calvados qu’une pomme de Catalogne Sud. On préfère manger du porc breton que du porc catalan. On préfère boire du champagne que du Cava. Etc.

Or, si l’intérêt écologique plaide déjà en faveur des catalans, l’intérêt économique également ! Car le ratio de sud catalans qui viennent en Catalogne Nord par rapport aux bretons, champenois et autres français est assurément positif. De plus, pour l’agroalimentaire cette frontière psychologique  nous désaventage car nous sommes largement exportateurs en fruits et légumes (et vins). Pourtant, aucune salade nord-catalane n’est vendue au sud car elles vont toutes à Rungis ! Aucun porc de Lleida (un des trois sites européens fixant le cours du porc !) n’est vendu à Perpignan !

Lorsqu’on propose de consommer catalan, on nous dénigre en disant que de toutes façons ce sont des remarques de… catalanistes. C’est pas faux. Mais… et si les catalanistes disaient vrai ? Et si parmi ces idiots de catalanistes (nos détracteurs aiment bien car ça rime avec extrémistes) il y avait des économistes, des professionnels du tourisme ou encore de l’agroalimentaire qui bossaient la question ? Ah bin ils se retrouveraient bien embêtés nos détracteurs pour prouver que 1€ gagné dans l’Aisne est plus profitable à Perpignan que 1€ gagné à Girona. Manque de pot pour ces dogmatiques des frontières, toutes les études économiques et touristiques prouvent qu’il vaut mieux acheter à 200km aux environs, indépendemment de la frontière, que des produits qui ont fait 1000km.

C’est logique, et oui, mais y aviez-vous pensé ? La prochaine fois que vous acheterez des produits d’origine “française” ou d’origine “espagnole”, réfléchissez-y à deux fois.

 



Centre ville et grandes surfaces, agriculture, BTP, … Arrêtons de dire n’importe quoi

Pour chaque problème que nous avons, la solution n’est pas dans l’empêchement de l’autre mais dans la promotion de soi.

Depuis quelques temps on entend en permanence que le problème c’est l’autre. Le centre ville de Perpignan perd des clients ? c’est à cause des grandes surfaces. Les agriculteurs n’arrivent pas à vivre de leur exploitation ? C’est à cause des pêches espagnoles. Le BTP souffre de concurrence du Sud ? C’est à cause des sud catalans. Etc.

Quelqu’un a-t’il assez d’humilité pour comprendre que si les agriculteurs catalans n’arrivent pas à vivre de leur exploitation, c’est parce qu’ils paient beaucoup plus de charges que les agriculteurs espagnols ou italiens ?! Est-ce si compliqué de comprendre qu’au lieu de bloquer les constructeurs sud catalans on ferait mieux d’être compétitifs avec eux et essayer de décrocher leurs marchés également ? Tout cela est une question de taxation et nous savons tous que c’est un mal typiquement français.

©L'Indépendant

©L’Indépendant

Quant aux grandes surfaces, on lit presque tous les jours qu’elles sont le mal incarné et qu’elles détruisent le centre ville. Une preuve serait qu’on en a plus que la moyenne française. Quelqu’un peut-il m’expliquer en quoi c’est une preuve ? Au contraire, ce que ça prouve c’est que nous -qui n’avons pas un pouvoir d’achat supérieur à la moyenne française- nous attirons dans nos grandes surfaces au-delà de notre territoire ! C’est une preuve que les sud catalans (mais aussi des audois) viennent acheter chez nous ! Alors partant de ce constat, comment dire que les grandes surfaces ne produisent pas de richesse et d’emploi ? En revanche si le centre-ville (et les grandes surfaces locales) faisaient de la promotion extérieure, là on attirerait encore plus de clients. Les commerçants du centre ville (pas tous, heureusement) veulent détruire les grandes surfaces pour faire revenir les clients chez eux. Personnellement ce que je vois c’est de plus en plus de perpignanais aller à Barcelone faire des achats. Est-ce que ces gens-là ont un problème pour payer 2€ de parking à Perpignan ? Je vois aussi des pubs pour le Perthus “espagnol” et pour Gran Jonquera mais nous, quelle pub faisons-nous alors que nous sommes en capacité d’augmenter considérablement notre clientèle ? Savez-vous que la majorité des catalans de Girona et Figueres préfèrent venir dans les zones commerciales chez nous (Auchan ou Carrefour Claira) car l’offre y est meilleure que chez eux ?!

Alors les thèses du FN vont bon train : fermons la frontière, remettons le franc (et ainsi on s’ajoute 10% de frais de change pour aller au sud ou pour ceux du sud qui viendraient ici), sortons de l’UE pour vendre plus de produits agricole chez nous (et comment ferons-nous en étant taxés à l’exportation, sachant que nous dépendons de l’exportation ?!), etc.

Réfléchissons un peu. Un meilleur accueil au centre-ville (horaires, accès, tarifs, sympathie, animations, …) sera beaucoup plus efficace que toute manifestation anti-grandes surfaces. Ces solutions dépendent à la fois des pouvoirs publics et des privés (exploitants et propriétaires). Mais ce qui est sûr c’est que se priver de la plus-value sud catalane c’est à coup sûr détruire de l’emploi.

Enfin, pour remémorer un peu le fonctionnement d’un commerce… Si une grande surface existe c’est parce qu’il y a des clients. Il vaut donc mieux inciter ces clients à venir chez soi plutôt que les empêcher d’aller ailleurs. On a l’exemple avec le village outlet qui devait se faire à Ribesaltes, il a été empêché, il s’est fait à la Jonquera. Résultat : au lieu d’avoir les emplois liés ici, ils sont à la Jonquera. Et les clients dans tout ça ? que ce soit à Ribesaltes ou à La Jonquera, ça ne leur change rien. Par contre à l’emploi et l’économie, si. La question n’est pas de savoir si la surface existe ou pas, mais de savoir où elle existera.

Pour chaque problème que nous avons, la solution n’est pas dans l’empêchement de l’autre mais dans la promotion de soi.

PS: Si le “carré d’or” est un problème, ce n’est pas parce qu’il crée simplement une surface commerciale de plus, mais c’est parce qu’il est d’une part dans une zone de chalandise inappropriée (loin des infrastructures de transport) et d’autre part parce que sa destination (habitat) est en concurrence directe avec la probable arrivée d’Ikea à Rivesaltes où, évidemment, tous les professionnels de l’ameublement voudront aller. 

Esteve Valls, de la délégation de l’Agglo à Girona à la direction de la Casa de la Generalitat a Perpinyà

Lors de son recrutement par l’Agglo, Esteve Valls était à la direction du site internet bilingue d’informations La Clau. Ce site était d’ailleurs à ce moment plutôt bien suivi.

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Casa de la Generalitat, Perpinyà

Esteve Valls a des compétences reconnues dont notamment un niveau en langue catalane incontestable (mais ce n’est évidemment pas tout). Lorsque Jean-Paul Alduy lui propose la direction de la délégation de PMCA à Girona, La Clau est connue pour être assez “Alduy critique” et particulièrement pro-CDC (normal, les deux responsables sont membres de ce parti). La condition de son recrutement est alors la fermeture du site. Logique, conflit d’intérêt oblige.

Étonnamment, quelques mois plus tard, le site La Clau redevient actif. Encore plus “étonnant”, bien que les critiques envers Alduy étaient déjà de moins en moins incisives, elles sont alors devenues inexistantes. Mais voilà cet outil de communication essentiellement au service de… OpenCat, le “think tank” qu’Esteve Valls a créé avec son compère de toujours -Vincent Dumas- et dont les conférences-débats sont réalisés… au sein de l’Hôtel d’Agglo ! La boucle est bouclée… sauf un détail. La glorification qui était faite de CDC n’est plus. Alors ce n’est pas pour autant qu’ils se mettent à passer les communiqués d’Unitat Catalana, pourtant seul parti politique avec siège en Catalogne Nord (depuis 26 ans!) et qui plus est, dont le président est également le délégué de l’agglo au transfrontalier. Oui, Jaume Roure, président d’UC est (était) l’élu de référence d’Esteve Valls. Au moins, on ne peut pas accuser UC de prise illégale d’intérêt ! Tous les médias passent donc les communiqués d’UC, sauf le site le plus spécialisé dans le transfrontalier. Y avait-il anguille sous roche…?

Alors voilà que celui qui s’est renforcé ses relations institutionnelles avec la Catalogne Sud grâce à la direction de la délégation de PMCA à Girona -notons également qu’en Catalogne Sud c’est CDC qui est au pouvoir de ces institutions- se retrouve nommé à la direction de la Generalitat à Perpinyà, institution dont il est dit par beaucoup qu’elle serait utilisée par J. Vera pour placer des membres de son parti politique, CDC.

Il est tout à fait dans son droit d’avoir des préférences de carrière et de saisir les opportunités qui s’offrent à lui. En revanche, on imagine aisément ce que doit ressentir JP Alduy qui pensait pouvoir compter sur sa recrue pendant un certain temps. Mais après tout, cela était plutôt prévisible à la lecture seule de La Clau. Il y a maintenant fort à parier que plus une seule des réunions d’OpenCat ne se déroulera à l’Hotel d’Agglo…

Pour finir, revenons sur son futur : La Casa de la Generalitat de Perpinyà est vouée à être gérée depuis Paris, donc sous “tutelle” de Maryse Olivé. Le duo Bourquin-Vera a assassiné l’Eurodistrict alors que ce devait être un outil extraordinaire, comme dans toutes les zones transfrontalières d’Europe (pour ça, encore faut-il en avoir l’envie et les compétences); la Casa n’octroie plus de subvention puisque seules les écoles catalanes peuvent y prétendre (il est déjà loin le temps où c’était la manne de toutes les associations nord catalanes); peu d’événements sont organisés, etc… 

Esteve Valls aura donc essentiellement comme lourde tache (uniquement morale) de redresser l’image de cette institution hautement symbolique et surtout en finir avec cette accusation de cooptation de membres de CDC (bien que lui-même en soit issu). Je pense que les nord-catalans en ont plus qu’assez du clientélisme. Peut-être que el Senyor Valls saura mener la transition institutionnelle nécessaire à tout Etat émergeant puisque c’est bien la représentation sur le sol français (sic) d’un futur Etat indépendant.

Esteve Valls a été contacté avant la publication de cet article. Il a pu s’exprimer sur certains points et a eu la possibilité d’éventuellement rédiger le premier commentaire. 

ERC première force de Catalogne, énorme chute de CDC (CiU) et du PP

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la coalition CiU dans laquelle CDC est majoritaire, perdrait quasiment la moitié des sièges au parlement catalan s’il y avait des élections.

Selon un sondage de El Periòdico, ERC, parti historiquement indépendantiste, doublerait le nombre de députés élus et deviendrait majoritaire alors que CDC, historiquement autonomiste et récemment converti à l’indépendantisme sous la pression du peuple (deux manifestations à plus d’un million de personnes à Barcelona en deux ans), perdrait quasiment la moitié de ses élus. J’avais d’ailleurs déjà publié une projection des intentions de votes en février ici. Un vrai choc pour ce parti hégémonique depuis la démocratie et l’autonomie de 82. A souligner également, la chute du PP (parti associé à l’UMP) qui paie d’une part son anticatalanisme dans un contexte libertaire fort et d’autre part ses mesures depuis le gouvernement central de Madrid qu’il dirige.

ERC est donc reconnu comme le parti légitime oeuvrant à la libération de la Catalogne, volonté majoritaire de nos “frères du Sud”.

Source : Vilaweb http://m.vilaweb.cat/noticia/4122707/20130606/erc-guanyaria-eleccions-sondatge-periodico.html

Perpinyà toujours en lice pour Ikea

Contrairement à ce qui a été annoncé à plusieurs reprises le site La Clau, Ikea n’a toujours pas choisi son lieu d’implantation entre Girona et Perpinyà. La seule chose qui est sûre c’est qu’ils ne s’installeront pas sur les terrains de la sortie autoroute sud de Perpinyà (appartenants à Auchan). Entre les deux villes, celle qui décrochera Ikea fera venir énormément d’entreprises à proximité et s’assurera d’un vrai plébiscite de la population. Cet effet, nous ne le retrouverons pas avec Alinea -concurrent direct du suédois- bientôt implanté à côté de Simply Market, entre le “rond-point d’Auchan” et la route d’Argelers. Cette installation est d’ailleurs assez étonnante vu les difficultés de circulations aux environs -mais c’est peut-être pour mieux le voir- et le faible développement possible sur à proximité immédiate. Mais soit, c’est déjà bien. Maintenant il nous faut Ikea.

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Certes, Girona possède des atouts qui nous font défaut en terme de développement économique. Quand nos chers décideurs locaux mettent en avant notre climat (sic), Girona met en avant son aéroport, son autoroute à 2 x 4 voies, sa connexion au TGV, sa proximité avec Barcelona, sa démographie, … Mais Perpinyà a toujours un gros avantage : sa position géostratégique. La proximité de Barcelona n’est en réalité pas un atout pour Girona car la capitale catalane a déjà plusieurs Ikea. Or, entre les villes les plus importantes du nord de la Catalogne que sont Girona, Figueres, Perpinyà et plus haut Narbonne, point de ce magasin suédois. Une aire de chalandise qui dépasse le million de consommateurs. Et quelle est la position la plus centrale ? Perpinyà. Enfin, je parle de la capitale roussillonaise mais évidemment il faut comprendre l’aire urbaine de Peprinyà…

Tout cela n’est que suppositions. Mais ce qui est sûr, c’est que les différentes informations que nous avons eu jusqu’à présent sont erronées. Ikea n’a pas choisi. Chacune des deux villes jumelles est en lice, même si j’ai ma petite préférence…

Oriol Junqueras primer president de la Catalunya independent ?

En 3 anys, els vots i intencions de vots canvien molt. Aquest estudi té en compte les últimes dades de la Generalitat quant a les eleccions i les intencions de vots segons l’últim sondeig del CEO, publicat dijous. La voluntat independentista, tenint en compte el fet que els vots en blanc no compten, es tradueix amb uns 67-70% de vots a favor de la independència i doncs uns 30-33% en contra.

Com es veu aquí, l’any 2010 CiU tenia 62 diputats. Des de l’any 2012 en té 50 elegits, per arribar avui a només 41 en intencions de vots. Una caiguda espectacular, deguda tant a la falta de coherència respecte a l’independentisme desitjat pel poble com a la renovació d’ERC amb l’Oriol Junqueras que sap encapçalar el moviment històric de l’independentisme.

vots parlament

Es veu aquí a sota que el canvi de majoria només és una qüestió de temps vist que la població es situa més aviat a l’esquerra que no pas a dreta. Llavors significa que molts d’esquerra han votat per CiU durant anys segurament en motiu d’una valoració bastant negativa de l’acció independentista d’ERC (sobretot mentre governava amb el tripartit) i una valoració evidentment positiva del nacionalisme de CiU, tot i que l’independentisme hi sigui molt relatiu.

posicionament esq-dreta

valoracio liders

Per acabar, aquí veiem la valoració positiva que es fa del líder d’ERC.

Molt lògicament, tenint en compte la sensibilitat “esquerra” de l’electorat, la voluntat independentista molt majoritària i aquesta valoració positiva del líder d’ERC, no es necessita ser vident per deduir-ne qui serà el primer president de la Catalunya Independent… A més, no oblidem d’una banda els problemes de CiU amb la justícia i d’altra banda el fet que sigui gràcies al pacte amb ERC que Catalunya celebrarà el referèndum d’autodeterminació el 2014.

Barcelona, la sublime… en pleine expansion

Certains se posent la question de la pertinence de se tourner économiquement parlant vers Barcelona. On peut comprendre la réticence de ceux qui sont restés bloqués au milieu du 20e siècle, époque durant laquelle Franco sévissait sur le territoire espagnol et lors de laquelle le rapprochement de Barcelona n’était qu’une “lubie” des catalanistes par idéologie unioniste. La mode française était alors à la création d’une région artificielle. Un temps associés à Toulouse, finalement les départements de l’Aude et des P-O atterrissent avec Montpellier, mauvais choix s’il en est par la compétition prévisible entre toutes les villes du littoral.

Mais voilà, nous sommes au 21e, Barcelona a retrouvé son essor (bien que toujours bridée par Madrid) et revient aux premiers rangs mondiaux des villes pour les investissements internationaux. De chez nous, la frontière routière n’existe plus; le changement de train dans quelques mois ne sera plus nécessaire et nous y serons reliés par grande vitesse; nous avons la même monnaie et faisons parti du même marché… A une distance à peu près identique des deux villes, Perpignan se trouve mieux desservie pour Barcelona, ville-monde, que pour Montpellier, ville “seulement” régionale. Alors comme la belle parole des catalanistes ne vaut pas une démonstration, voici les extraits d’une étude commandée par Paris pour comparer la capitale française aux places fortes mondiales. Y apparaît évidemment Barcelona…

Source : Greater Paris Investment Agency

Tout d’abord le contexte : lors de l’étude, sont prises en compte sur les schémas suivants les 11 villes européennes au plus fort poids économique, plus particulièrement en terme d’attractivité des investissements internationaux. Il va sans dire que sur les 11 villes européennes, Montpellier n’est même pas envisagée une seconde. Peut-être les services de la puissante région montpellieraine essaieront de trouver des données similaires… je leur souhaite bon courage s’ils croient pouvoir rivaliser. Allez, c’est parti :

Sur cette première diapo, on voit à quel point le jacobinisme français fonctionne bien, et à contrario, à quel point la décentralisation espagnole a permis à Barcelona de se développer. Pour rappel historique, la décentralisation a été faite pour éviter l’indépendantisme. Autonomie contre indépendance, ça ne vous rappelle pas une certaine région française ? Regardez vers l’Italie, une certaine île…

représentativité metropoles par Etat

Barcelona représente donc à elle seule 22% des projets de l’Espagne.

Voyons maintenant les investissements internationaux réels 2008/2009

Investissements internatLondres conserve une avance réelle sur toute l’étude. Les Etats en développement sont également clairement identifiés comme centre d’intérêts pour les investissements. Enfin, il est à noter que Paris se détache, grâce à certains secteurs connus puis vient Barcelona, devant Madrid, Tokyo et New York. Nous avons, à 150km, une ville plus attractive pour les investissements internationaux que New York ou Tokyo !

Mais ce n’est pas tout de capter, encore faut-il progresser, surtout dans ce contexte de crise. Comme l’on peut s’en douter, le centralisme français (à tout concentrer en une seule ville) sature Paris. Les gestionnaires parisiens peuvent donc se réjouir de constater que l’évolution est quasi neutre (-0,5%). Tout le reste de l’Europe est en évolution négative, parfois même néfaste tant la baisse est importante. Toute l’Europe ? non, une ville tire largement son épingle du jeu avec une évolution de 6%, seule évolution positive d’Europe. Sur les 22 principaux pôles d’investissement mondiaux, Barcelona affiche donc la 4ème progression :

evolution invest

Regardons maintenant un secteur clé à fortes retombées économiques : les quartiers généraux. Si Londres est connu pour en concentrer une partie très importante, Paris est évidemment très bien placée également avec la Défense. Regardons où se situe la capitale catalane :

QG

Il n’est donc plus à prouver que Barcelona occupe une place mondiale qui va bien au-delà des autres villes qui nous entourent. Pour finir, regardons comment capter un peu du rayonnement de cette ville-monde.

Les investisseurs internationaux ont été interrogés. Voici deux statistiques qui nous disent clairement comment faire pour les attirer :

Critères d'investissement

On voit bien que les critères d’investissement sont d’abord le contexte politique (pour ça, pas de souci chez nous) et vient juste après la qualité des infrastructures. Alors là… autant nous faisons un grand pas en avant avec le TGV Perpinyà-Barcelona, autant nous sommes encore bien en retard sur le reste. Pas de liaison à grande vitesse nous reliant au reste de l’Europe par le nord (pas de LGV entre Perpinyà et Nîmes), un aéroport qui a du mal à retrouver ses 500 000 passagers d’il y a peu (normal, les investissements étant régionaux, ils partent essentiellement sur Montpellier), le THD (très haut débit internet) est hors de prix et peu répandu, l’hôtellerie haut de gamme fait défaut, le Port-Vendres est quasiment abandonné, … Bref, sur un critère essentiel aux investissements internationaux, nous sommes totalement “largués”. N’oublions pas que Girona, elle, a au moins nos atouts, si ce n’est plus.

Passons enfin à la dernière donnée. La propension d’une ville à se développer :

facteur progressionSans surprise les investisseurs sont en priorité attirés par le potentiel de croissance d’une région. Mais regardons de plus près les autres facteurs. On voit en 3e position “localisation stratégique”. Nous revenons donc aux infrastructures. Car ce n’est pas tout d’être dans une région à fort développement, les infrastructures permettent en effet de développer la diffusion de la production. C’est forcément essentiel. On note ensuite que les événements sportifs/culturels jouent un rôle important. Je rappelle que la question était ouverte et que par conséquent si 7% des sondés donnent cette réponse, c’est que ça a son poids. G. Frêche l’avait bien compris en mettant le paquet (certes avec l’argent des catalans) sur les infrastructures de loisirs et sportifs ainsi que sur la création artistique et le sport (Rugby, foot, hand, natation, tennis, …).

Et pour finir regardons ce que nous, nous mettons en avant : le cadre de vie (seulement 1% des réponses). Nous pourrions mettre le paquet sur tout le reste mais non, nous mettons en avant le soleil, la mer, la montagne, c’est à dire ce qui est le moins intéressant pour les investisseurs et ce sur quoi nous sommes tout de même en concurrence avec d’autres régions. Logique, car bien que nous -les catalans- ayons conscience de vivre au paradis environnemental, cela n’est pas forcément le paradis économique. Voilà donc pourquoi nous battons un record de pauvreté. Pauvreté dans un cadre magnifique, certes, mais pauvreté.

Ce post est assez long mais je pense riche en enseignements. Nous devons tout faire pour arrêter de dépendre de Montpellier. La région finance à 100% les 37 millions d’euros de la nouvelle fac de médecine; 5M€ pour la maison des sports; et encore des millions pour le tram, les infrastructures de sport, le zénith, etc. Dans le même temps, Perpinyà, pour un théâtre s’endette sur de nombreuses années; le projet de stade/zenith est abandonné faute de financements; l’université est quasiment abandonnée (l’objectif clairement affiché est de l’intégrer à l’université de Montpellier… évidemment!); l’aéroport n’a qu’un investissement régional minime; Port Vendres est mis en concurrence -perdue d’avance- avec Port la Nouvelle et Sète, où les investissements régionaux sont sans commune mesure. La ligne grande vitesse est financée par la région pour le contournement Nîmes-Montpellier… Et nous ? La liste pourrait être encore longue. Il ne faut d’ailleurs pas penser qu’en termes publics. Le privés suit évidemment l’organisation publique. Les ASF délocalisent et ferment à Perpinyà pour Narbonne; le centre de tri postal ferme pour aller également vers le nord; les centres type Crédit Agricole ou Groupama, etc.

Enfin, un dernier “détail” : Pour être capable de capter une partie, aussi faible soit-elle, des investisseurs du bassin barcelonais, il nous faut être totalement connecté à la capitale catalane. Cela inclus évidemment une donnée de base : parler la même langue. Quand pour mettre en réseau des postes il est nécessaire d’ajouter des traductions, il est évident que ce “détail” devient un bâton dans une roue. Alors que s’adapter en généralisant la connaissance de la langue économiquement la plus forte à nos portes, ce n’est plus du catalanisme mais du pragmatisme.

 

Mise en service des TGV Figueres – Barcelona

A partir de ce mercredi 9 janvier, neuf trains à grande vitesse relieront quotidiennement Girona à Barcelona en 37min. Depuis Figueres le trajet durera moins d’1h. Seulement deux d’entre eux nous permettront de faire le trajet depuis Perpinyà. L’information du journal catalan L’Ara nous indique qu’ils mèneront quasiment tous à Madrid et que le coût sera particulièrement faible puisqu’avec un abonnement de 10 trajets il n’en coûtera que 8,89€ pour un Figueres-Barcelona. tren-AVE-lestacio-Sants_ARAIMA20130102_0066_13

Alors quid de Perpinyà-Barcelona ? Et bien d’après les dernières informations, d’une part les horaires ne sont pas pratiques puisqu’ils ne permettent pas aux nord-catalans de passer une journée entière à la capitale (dans le meilleur des cas, moins de 5h), tout comme ils ne permettent pas non plus aux sud-catalans de passer une journée entière à visiter le Palais des Rois ou le Castillet (l’aller se faisant le soir).

Pour l’instant le site SNCF n’indique qu’un trajet par jour, d’une durée de 2h50, à 39€ pour une personne sans réduction (soit plus cher que le prix du trajet en voiture même par autoroute ! ) et avec seulement un horaire. Et cela, pour une réservation en semaine comme le week-end. Le site de la RENFE confirme ces horaires et prix. Il se dit qu’il faut un certain délai pour que les deux compagnies nationales se mettent d’accord sur les billets et correspondances. Certaines frontières françaises ont mis jusqu’à 3 ans pour s’accorder. Le ridicule ne tue pas… Tout est en place pour les TGV Perpinyà-Barcelona, reste plus qu’à s’organiser. Les informations officielles tablent sur mi 2013. Plus que quelques mois.

En espérant donc qu’il y ait rapidement une mise à jour… Sinon notons qu’il sera plus intéressant d’aller à Figueres en voiture et d’y prendre le train. 30 min de trajet en voiture, parking gratuit (en se débrouillant bien) et moins d’1h de train. Donc à peu près le même temps de trajet que si on le faisait totalement en voiture mais avec un coût moindre et surtout, pas de problème de parking à Barcelona.