Ces élus grossiers qui parlent au nom du maire…

“Quand on est élu, on se doit de faire attention à ce qu’on dit car on représente la parole de toute la municipalité”. Jean-Marc Pujol

Qu’est devenu ce principe ?

Un automobiliste se fait enlever la voiture indûment. Il manifeste son mécontentement sur les réseaux sociaux. Une élue dit que “ceux qui n’ont rien fait pour le bien public n’ont qu’à fermer leur gueule”. Conséquence, il prend la mouche (et il a bien raison) et transforme ce qui n’était “qu’un” mécontentement en recours. Il gagne et la ville (donc nous tous) est condamnée.

La rénovation/destruction du quartier Saint Jacques interpelle même au niveau national et Stéphane Bern se fend d’un Tweet rappelant à la raison le maire Pujol car la démolition n’est pas rénovation. Le maire-adjoint en charge de la rénovation urbaine traite l’animateur préféré des français (rien que ça) de “pitre cathodique” et “ridicule bouffon du roi”. Perpignan s’illustre encore des pires manières.

Un commerçant connu et apprécié se plaint de ce que des délinquants lui pourrissent son activité et que la municipalité n’agit pas comme elle devrait : non seulement elle ne gèrerait pas bien le problème mais en plus s’en prendrait à ce commerce en lui supprimant des animations qui se déroulaient juste devant. Et revoilà notre élue gracieuse qui revient à la charge en disant en avoir “plein le cul de tous ces commerçants qui critiquent”.

Il fut un temps où le maire recadrait ses élus pour moins que ça. Donc soit il approuve, soit son équipe part vraiment en… vrille !

 

«Parking gratuit» à Perpignan et revitalisation du centre ville : refus du maire JM Pujol

(pétition en fin d’article)

Ce lundi 25 juin, lors de la session du conseil communautaire, nous aurons une présentation des nouveautés à venir en terme de transports en commun. Pas de révolution mais quelques changements d’importance que le vice-président Mach a bien voulu me présenter en avant-première, au regard de mon implication particulière sur le sujet.

S’il est un changement qui n’y figure pas et qui aurait pourtant mérité une place de choix, c’est la création d’une navette gratuite entre le parking du parc des expo et le centre-ville. Ça fait partie des demandes à répétition que j’ai pu formuler depuis 2014 et notre élection municipale. Le maire et président de Perpignan Méditerranée s’y refuse*.

Au regard de la demande, le vice-président a fait étudier cette idée. Pour être efficace, il faudrait un bus toutes les 10min (soit maximum 9min d’attente) ce qui couterait entre 200.000€ (avec diminution de la fréquence en heures creuses) et 480.000€ pour maintenir une haute fréquence, gage de réussite. D’une part, je vous renvoie à ce post où j’explique que la ville de Perpignan a les moyens (et oui !) d’autant que cette année les finances se sont encore améliorées. D’autre part, on ne peut qu’imaginer les retombées importantes pour le centre ville avec une vraie revitalisation puisque nous n’aurions plus à nous soucier du parking, le palais des expo étant à 5min en transports (soit un temps inférieur à celui nécessaire pour traverser n’importe quelle grande surface commerciale).

Encore une grosse erreur du maire qui s’ajoute à son refus de mettre en place une tolérance de 5 à 10min avant verbalisation sur les parkings de surface, demande que j’ai faite avec insistance (lors des conseils municipaux et dans ce post) alors qu’il déléguait la gestion à un privé. Après ce gros cafouillage de délégation qui fait perdre des clients au centre-ville, la moindre des choses serait que l’argent qu’on en tire (1,5 million d’euros par an) soit partiellement utilisé au stationnement et déplacement doux.

Voici donc une consultation pour que le maire prenne enfin l’avenir du centre ville à bras le corps et engage cet investissement tout à fait supportable par les perpignanais sans hausse d’impôts. Pétition d’ores et déjà disponible sur internet (mesopinions.com) :

Perpignan : pour la création d’une navette gratuite du parc des expos au centre ville.

https://www.mesopinions.com/petition/politique/perpignan-creation-navette-gratuite-parc-expo/44864

Toute association et groupement sont bienvenus dans cette démarche.

L’association Alternatives, En Marche 66, #Agissons et Perpignan Equilibre soutiennent cette démarche.

*les transports en commun sont de la compétence de la communauté urbaine mais sous certaines conditions -notamment de service spécifique- peuvent être payées par les communes, comme à Canet ou à Pollestres. 

 

Brice LAFONTAINE

Elu municipal et communautaire à Perpignan 

 

Autoroute gratuite en Catalogne en 2020 puis 2021

Le ministre espagnol du développement José Luis Ábalos (nouveau gouvernement PSOE) vient de confirmer l’engagement porté il y a peu par son groupe socialiste alors qu’il était dans l’opposition : les autoroutes arrivant en fin de concession passeront à la charge de l’Etat et deviendront gratuites au plus tard l’été 2021. Cela concerne notamment L’AP-7, que nous prenons pour aller à Barcelone. Les contours restent à préciser mais cette annonce est intéressante car elle intervient dans la continuité de l’annonce catalane de rendre gratuite au plus tard en 2020 la portion dont la communauté autonome a la charge, juste avant d’arriver à la capitale catalane. Notons tout de même l’échéance et le timing de l’annonce dont on peut craindre qu’elle soit uniquement à visée politicienne, afin de redorer l’image du PSOE. Mais accordons-leur le bénéfice du doute et espérons que la gratuité soit effective en 2021.

Ces deux annonces préfigurent donc de meilleurs échanges. Couplées à la recherche en cours d’un opérateur pour des trains fréquents et à bas coûts entre les capitales nord et sud catalanes, nous aurons alors une facilité de liaisons que beaucoup attendaient.

Les relations transfontalières sont un énorme levier économique pour les deux cotés de la frontière. Certains craignent la concurrence mais il s’avère que nous avons la frontière la plus imperméable de France et devinez quoi… nous avons l’économie frontalière également la plus faible. Néanmoins il faut s’y préparer : parler leur langue, le catalan ; organiser nos journées et accueils touristiques en fonction de leur rythme de vie dont leurs vacances ; ou encore avoir tout simplement une offre culturelle et festive à la hauteur.

Le train à bas coûts devrait arriver en 2019. Les autoroutes passeront à bas coût (restera la partie qui nous concerne) en 2021. Reste à voir si les responsables politiques et les commerces sauront préparer cette grande opportunité. Jusqu’à présent, nous avons plutôt constaté l’inverse. Mais il n’est jamais trop tard…

Source El Pais https://elpais.com/economia/2018/06/17/actualidad/1529266170_481968.html?appnav=1