Estadi de Catalunya – Stade de Catalogne

La nouvelle est tombée, Jean-Marc Pujol -initialement favorable à la construction d’un nouveau stade- se prononce finalement contre pour des raisons budgétaires. Dans l’Indépendant du 11 janvier on peut lire que “le budget, de 75 à 90 millions d’euros, est rédhibitoire”.

Mais alors plusieurs questions se posent et surtout de nombreuses réponses s’opposent.

Tout d’abord on va rapidement parler du passé. Cela fait des années que l’on dit qu’il faut arrêter de rénover Aimé Giral et Brutus et que les stades soient interchangeables. Certes il fallait faire un minimum mais était-il nécessaire de porter la capacité d’un stade à plus de 14 000 places sans parking, sans accès, sans développement commercial, urbain, etc., bref, sans cohérence ? Evidemment tout le monde est d’accord pour dire que c’est exagéré. On aurait pu arrêter la rénovation d’Aimé Giral à environ 10 000 places et rénover Brutus sans dépenser trop. Mais je n’insisterai pas sur le passé, le présent nous donne maintenant assez raison.

Maintenant voyons les objectifs : je milite depuis des années pour que nous ayons un stade (dans l’idéal “Estadi de Catalunya Nord”) d’au moins 32 500 places. Ce chiffre n’est pas du à de la mégalomanie ou à un rêve éveillé, il y a une raison : c’est le minimum requis pour les compétitions internationales. Et là, qu’apprends-je ? Que le projet en fait étudié portait sur une enceinte d’environ 21 000 places ! En gros, en dehors d’être d’accord sur la modularité type arena (ou zénith), l’objectif sportif du projet porterait sur un grand stade uniquement voué aux compétitions de l’USAP et surtout rien d’autre. L’objectif de ma proposition était plutôt de garder Brutus aux environs de 8 à 9 000 places, Aimé Giral à environ 10 000 et le grand stade modulable (et accessible tant aux Dragons qu’à l’USAP et à des compétitions internationales de foot, rugby ou autres) à 32 500 places. Alors on me dira que ça coûte cher. Ce “on” oublie une chose assez importante : le cofinancement. Pour l’Euro2016 par exemple, on aurait pu largement augmenter les participations autres que les collectivités locales. Mais c’est sûr que pour ça il faut voir plus large que l’USAP. D’autre part, pour les concerts et autres manifestations “Arena”, ce n’est pas parce que c’est à Perpinyà que ce serait dur à remplir. Quand Madonna fait un concert à Nice, elle ne regarde pas le nombre d’habitants qu’il y a, elle regarde son cachet. Il en va de même pour Bruce Springsteen, Shakira, Pink, U2 et toutes ces stars internationales. Alors qu’on ne me dise pas que la programmation ne tiendrait pas la route. Une arena avec gare TGV à proximité (et oui, il nous faut une gare TGV à Ribesaltes), un des principaux axes routiers européens, et un aéroport, qu’on ne me dise pas qu’elle ne peut pas rivaliser avec les autres grandes salles.

J’ai également eu l’énorme surprise de lire que le projet s’orientait sur le Mas Rouma…! Alors là, heureusement que j’étais assis. Je me demande si ceux qui travaillent ces projets vont sur site. J’habite à proximité du Mas Rouma et je peux vous assurer que c’est certainement un des pires endroits pour y mettre un stade ! Loin des infrastructures et constamment embouteillé ! L’idée que Jean-Paul Alduy, pourtant réticent à ce projet, avait évoqué il y a longtemps a disparue alors que Torremilla semble l’endroit idéal pour un stade et/ou un zénith.

Alors Monsieur Goze, si vous souhaitez présenter un projet alternatif (voir encart dans l’indép), s’il vous plaît, faites-le de manière cohérente en visant de le remplir avec un maximum d’événements et pas seulement les matches de l’USAP… et là on aura enfin des infrastructures à la hauteur de notre territoire, d’autant plus qu’il est en constante densification.