Une compétition mondiale de Super Moto à Ribesaltes

par Alexandre PoitrasUn événement particulièrement important est en préparation au Grand Circuit du Roussillon, à Ribesaltes : la Finale du Championat du Monde FIM de Super Moto. Les dates prévues sont les 21 et 22 Septembre 2013.

Les plus grands champions mondiaux de la discipline seront donc présents. Une couverture médiatique mondiale avec plus de 25 médias présents (au niveau français un temps réel par RMC) et une animation “type grands shows de Bercy” sont prévues. Les amateurs comme professionnels pourront profiter d’un village exposant représentant évidemment les plus grandes marques, un paddock team et team usine.

3 000 à 4 000 spectateurs par jour sont attendus ! Une pub tous supports médias (dont TV) est prévue pour assurer la promotion de l’événement. Une belle occasion pour la promotion de notre territoire.

Il y a quelques événements comme celui-ci qui nous place “dans la cour des grands”. Souhaitons le meilleur au Grand Circuit du Roussillon pour cette compétition.



ElectroBeach : un festival exceptionnel, d’un niveau mondial ! Bravo et merci.

C’est donc une transformation de notre image (de département pour vieux et touristes “beaufs”) à laquelle nous avons assisté le temps d’un week-end, les 19 et 20 juillet derniers. Cette fois Le Barcares devient un sujet de presse parmi les meilleurs titres tant chez les spécialistes comme chez les généralistes (Nouvel Obs, BFMTV, ClubbingHouse.com, etc.)

945681_561289523912210_1489039670_n

Alain Ferrand l’a instigué, Silvain Berreteaga l’a dirigé. Ils sont partis d’un souhait : créer un événement pour les jeunes. Et quel meilleur événement qu’un festival électro-house, style le plus en vogue en ce moment ?! Après un début gratuit et un succès clairement grandissant, l’EMF (pour ElectroBeach Music Festival) s’est lancée pour sa première année payante. Un line-up (programmation de DJ) impressionnant ne pouvait pas laisser l’espace du Lydia clairsemé. La capacité maximale de 36 000 personne a même été atteinte.

Nombreux sont ceux qui ne situent pas bien l’ampleur de l’événement. Les références absolues sont : l’Ultra Music Festival à Miami, 300 000 personnes sur 2 week end (300$ le week-end) un concours mondial de DJ et toute une ville au rythme de l’électro pendant 15jours ; TomorrowLand en Belgique, 200 000 personnes en un week end, 200€, tous les tickets sont vendus par internet en 1 seconde ! L’Electric Daisy Carnival à Las Vegas, 230 000 personnes en 3 jours, env 300$.

Et maintenant l’EMF au Barcarès qui se met à avoir un line-up aussi prestigieux que les festivals cités (l’UMF ne pouvant être égalé puisqu’il se combine avec un concours), avec une capacité de seulement 36 000 personnes et pour seulement 40€ les deux jours !

On comprend aisément la marge de progression de notre festival. Reste à apporter certaines améliorations pour se permettre de rivaliser avec les plus grands, même si pour progresser il faudrait trouver l’espace, chose particulièrement difficile vu le site. Car le line-up ne fait pas tout. En dehors de l’UMF qui mise sur l’abondance de scènes et le niveau mondial du concours, les autres festivals proposent plusieurs scènes mais aussi une ambiance. L’EDC Las Végas nous transporte dans un carnaval et TomorrowLand dans un monde féérique magnifique. Evidemment, plus les modifications apportées seront importantes, plus le prix grimpera. Le tout est de savoir comment se situer, et pour l’instant l’EMF a parfaitement réalisé la transition du festival local d’envergure régional -gratuit- à un festival international -à faible prix. Encore quelques petites années de transition et nous nous approcherons de ce que réalisent les plus grands.

Il faut bien comprendre qu’il ne s’agit pas juste de se faire plaisir. C’est toute l’image de notre territoire qui est modifiée. De nombreuses personnes sont venues uniquement pour le festival et ont donc apporté la richesse que tout touriste apporte : logements, restauration, visites, etc.

Vous l’aurez compris, l’EMF est un énorme succès dans un secteur particulièrement porteur et qui améliore considérablement l’image (tellement négative !) de notre territoire. Plus que quelques étapes à franchir et nous serons une des destinations phares pour ce week-end là auprès d’un public dynamique.



Conflit d’intérêt moral et déontologie douteuse au FN

MLEPEN3

Le site Médiapart a révélé cette semaine que le couple frontiste avait fait l’objet de questionnements de la part des services du parlement européen pour soupçons de conflits d’intérêt dans le cadre de l’emploi de Louis Aliot en tant qu’attaché parlementaire. En effet, le règlement stipule que le parlement «ne peut pas financer les contrats permettant l’emploi ou l’utilisation des services des conjoints des députés ou de leurs partenaires stables non matrimoniaux». Or, le couple n’a apparemment pas nié la relation mais l’a qualifiée d’informelle et donc non soumise à la règle pour laquelle il faut évidemment avoir certaines preuves à avancer pour parler de conflits d’intérêt, ce qui ferait défaut dans cette affaire (hormis une participation commune à une SCI pour une maison commune…). Donc en résumé, le couple dit qu’il est un couple mais sans statut légal. Ok, pas de souci. Sauf que le règlement stipule “partenaires stables non matrimoniaux”. Reste que la définition de ces termes a plaidé en la faveur du couple puisqu’après explications, ils n’ont pas été inquiété. Mais si au niveau juridique il n’y a aucun souci, on peut s’inquiéter de la morale. N’est-ce pas moralement répréhensible de rémunérer son propre conjoint 5 000€ pour un mi-temps (apparemment somme exceptionnelle au parlement européen !) alors que le parlement demande justement de ne pas rémunérer ses conjoints ?

D’autre part, Médiapart n’a pas soulevé un autre problème moral. Peut-être parce qu’il n’y a pas de problème juridique non plus. Les règles de financement des partis européens font qu’en s’inscrivant à plusieurs partis, on a plusieurs financements, et ce malgré l’appartenance à un seul parti national. Je vous explique : Marine Le Pen, tout comme Jean-Marie Le Pen, est élue au parlement européen. Non pas que ça l’intéresse particulièrement, elle est totalement contre ! Mais c’est que c’est la seule élection avec une proportionnelle leur permettant d’être élus (et je passe sur les émoluments). Et les voilà donc, les numéros 1 et 2 du FN, qui ont voulu s’inscrire dans des groupes européens différents pour augmenter le financement de leur parti ! Juridiquement ? Pas de problème, rien ne l’interdit ! Moralement, on peut quand même se poser des questions. Heureusement, cela a été soulevé et résolu. Non pas contre eux deux spécifiquement (encore que…) mais d’une manière générale, par déontologie de l’exercice de “la chose publique”, cela n’est plus possible.

Enfin, j’aimerais beaucoup que Monsieur Aliot nous indique qui paie ses déplacements à Paris, notamment pour les interviews. Je rappelle que nous sommes en période préélectorale et que tout frais n’entrant pas dans le cadre des fonctions habituelles du candidat doit être intégré aux frais de campagne. La subtilité est de savoir ce qui est habituel et ce qui fait partie de la campagne. On a eu l’exemple de Nicolas Sarkozy récemment qui, malgré l’expérience, est “passé à coté” pour les mêmes raisons. Alors ces déplacements ? Campagne ou travail habituel ? Et la banderole déployée juste l’été avant les élections pour souhaiter de bonnes vacances aux touristes qui passent à Perpignan, campagne ou habituel ? Je pense qu’au moins pour ce dernier, le doute n’existe même pas. Reste à voir ce que pensera la commission des comptes de campagne…

Ajoutons à cela la candidature permanente de Louis Aliot à toutes les élections (déjà déclaré pour les municipales et les européennes de 2014), et on a un système bien ficelé entre les Le Pen, père, fille, conjoint, nièce, … Loin, très loin, de toute déontologie que nécessite leurs fonctions.

Au final, les premiers critiques “du système” en profitent à fond ! S’il est clair qu’il faut un renouvellement politique, il est encore plus évident que ce ne doit pas passer par eux !



Comment faire monter le FN… par les groupes de “réflexion”

Depuis quelques mois, une multitude de “groupes de réflexion” se créent. Partant d’un constat simple : il faut exister pour les prochaines municipales. Car il faut arrêter avec la vertu à laquelle personne ne croit “je crée ce groupe pour améliorer le quotidien des perpignanais”. La réalité c’est que chacun veut se placer. Je ne distinguerai que 2 exceptions : une association qui a pour but de regrouper réellement les forces et les idées puisque le responsable n’est autre que celui qui va constituer la prochaine liste, donc point de rapport de force. Et un autre groupe, qui intègre différentes composantes politiques, de gauche comme de droite, donc forcément plus dans la proposition que dans le jeu politicien.

Sorti de ceux-là… nous voilà bien partis dans des guéguerres d’influences. Principal objectif : constituer des réseaux. On contacte des groupes comme par exemple les commerçants. Car oui, le mouvement de protestation des commerçants s’est amplifié et a dégénéré à cause justement de ceux qui prétendent leur apporter des solutions. Que s’est-il passé ? C’est très simple.

Un des problèmes facilement identifiable à Perpignan est la baisse de fréquentation de certains commerces. Notez bien que je dis “certains”. Car certains autres vont très bien! Une fois donc ce secteur identifié, on envoie des “spécialistes” : anciens commerçants, élus ou anciens élus, représentants syndicaux avec lesquels on a de bonnes relations, etc. Ces spécialistes, constitués en “commission”, démarchent alors un secteur en crise et, pour simplifier, dit : “ça ne va pas chez vous, hein ? Que voudriez-vous que la municipalité fasse ? Si les élus vous écoutaient, vous voudriez quoi ?”.

Et alors là, catastrophe totalement prévisible. Ca ne va pas… bin non ça ne va pas ! Le secteur marchand est bien identifié comme un secteur en crise donc forcément…! Demander que la municipalité fasse quelque chose est la première phase du jeu du FN. On identifie un tiers comme responsable. Enfin, on conclue sur un bon ton en disant que nous on écoute les commerçants et que grâce à nous les élus vont les écouter. On se donne de l’importance dans les deux sens. Sauf que le commerçant se dit qu’en fait la municipalité n’écoute pas et du coup votera plus extrême.

Bien sûr, ce raisonnement peut paraître simpliste et beaucoup n’y croiront sûrement pas. Mais prenons l’exemple des commerçants et les solutions apportées. Je ne m’étalerai pas sur Clémenceau à double sens qui semble être vu comme le Graal par les commerçants et qui -j’en suis sûr- ne leur changera rien du tout. JM Pujol, désireux d’accéder à leur requête, l’a mis en phase de test. Nous verrons bien. En revanche, l’heure de parking gratuit qui est une bonne idée (cofinancée par Mairie-Commerçant-CCI) n’a pas à être une initiative de la mairie. Et pourtant, les groupes de réflexions le laissent entendre. Partout ailleurs c’est la CCI l’instigateur mais ici il faudrait que ce soit la mairie. Cela cristallise donc un sentiment d’inaction du maire quand c’est en réalité la CCI et les commerçants eux-mêmes qui devraient agir.

Transposons : les cités. Une des raisons du vote FN dans les zones rurales n’est certainement pas l’insécurité et la hausse de l’immigration ! Mais à force de dire (à la télé notamment) “Problèmes dans les cités / Cités = immigration / L’Etat est impuissant” la conclusion est simple : vote extrême.

Alors merci aux groupes de réflexion de réfléchir aux conséquences de leurs actes et aux constitutions de commissions. Car ce n’est pas en pointant du doigt ce qui ne va pas et en amplifiant les maux qu’on les soigne. Et quand chacun aura sa belle place en haut de la liste, il sera bien trop tard pour pleurer depuis les bancs de l’opposition face à un FN qui, au-delà de n’apporter aucune solution, sera particulièrement néfaste pour justement tous ces secteurs tant travaillés avant les élections.

Oui le commerce perpignanais va mal, oui les cités sont un vrai problème, mais des solutions existent sans potentialiser la haine.