Création du groupe de réflexion InterAct (communiqué)

L’association InterCat (300 sympathisants en une semaine !) crée un groupe de réflexion pour échanger et travailler à de vraies propositions. Ce groupe, nommé InterAct, sera présenté en réunion publique le mercredi 21 novembre à 18h30 à la salle des Libertés, rue Bartissol à Perpignan.
Brice Lafontaine
, en tant que président de l’association, présentera les objectifs. Interviendront ensuite Hélène Legrais, journaliste, écrivain et chroniqueuse radio, Aude Mandaroux-Homo, responsable associative pour l’environnement, Delphine Bassols, promotrice artistique, et Patrick Auset, chef d’entreprise.
S’en suivra un tour de parole afin que chacun dans le public puisse exposer les thèmes qui lui tiennent à coeur.
InterAct se veut innovant par son ouverture et dynamique par le fait de proposer de vraies avancées et pas seulement des thèmes de réflexion. En effet, InterAct sera libre de tout parti politique. Il ne s’agit donc pas de créer une mouvence politicienne pour une échéance électorale mais bien de travailler à des solutions pour Perpignan et toute la Catalogne Nord.
Tous les citoyens qui ont quelque chose à dire, de la culture au tourisme en passant par l’urbanisme et le développement économique, sont donc les bienvenus. La réunion s’achèvera par un apéritif offert par l’association qui nous permettra d’échanger et de faire connaissance individuellement. Aucune participation financière ne sera demandée.

Contact association InterCat : intercat@ymail.com ou Brice Lafontaine



Rapport Gallois

Pour ceux que ça intéresse, voici le rapport Gallois en téléchargement.

Je ne l’ai pas encore lu alors je m’abstiendrai de trop de commentaires. Juste un seul de ce dont on entend le plus parler : le rapport préconiserait une baisse des charges patronales. Le gouvernement y préfère un crédit impôt. Or une baisse des charges patronales donne de suite aux dirigeants de l’entreprise la possibilité d’augmenter les salaires ou le choix de garder le gain (que ce soit pour investir ou pour distribuer les dividendes). Mais un crédit d’impôt est d’une part différé par rapport à une baisse immédiate du coût du travail (donc le choix se portera plus facilement sur une répartition des dividendes ou un investissment que sur une augmentation de salaires ou avantages sociaux) et d’autre part, les entreprises en redressement ou en tous cas en prise a des difficultés pouvant justifier une exonération ou réduction de l’ISS, ne bénéficieront pas de ce crédit d’impôt. Or, ne sont-elles pas les principales intéressées pour maintenir l’emploi ?! 
Quant à la hausse de la TVA de 0,4 points pour la porter à 20%, si elle est absorbée par les marges vu sa faible teneur, la baisse de celle à 5,5% à 5% le sera tout autant dans l’autre sens et augmentera les marges sans bénéfice pour les consommateurs, donc pour la consommation, donc pour la croissance.

Bonne lecture



Lettre ouverte aux parlementaires pour Aurore Martin

Suite à l’arrestation incensée d’Aurore Martin, militante politique basque pacifiste, j’envoie ce jour une lettre ouverte aux 6 parlementaires de Catalogne Nord : F. Calvet, Ch. Bourquin, S. Neuveille, J. Cresta, P. Aylagas et F. Siré.

La voici :

Madame, Messieurs les parlementaires,

Permettez-moi d’attirer votre attention sur l’arrestation sur le territoire français d’Aurore Martin, militante de Batasuna, remise par les autorités françaises à l’Espagne.

Il faut bien avoir conscience que ce parti basque est légal en France. Elle est inculpée par Madrid pour son activisme dans ce mouvement -certes interdit en Espagne- mais pas pour quelque participation que ce soit dans des actes terroristes avec l’ETA. Elle n’est donc qu’une militante d’un parti politique, comme vous et moi.

Cela a bien évidemment fait réagir de nombreuses personnalités basques, parfois même de vos partis. Il me paraît indispensable que vous-même vous positionniez.

Est-ce normal et moral selon vous qu’une militante d’un parti légal en France soit arrêtée par les forces de l’ordre pour appartenir à ce parti, uniquement parce qu’un autre Etat l’a déclaré illégal ? Il ne s’agit pas seulement de remplir son devoir international dans le cadre d’un mandat d’arrêt, mais bien de toute la symbolique que cela représente. Cela me rappelle la triste histoire de Lluís Companys, président de la Generalitat en exil en France, arrêté puis remis aux autorités de Franco, qui le fît fusiller.

Alors même si la peine de mort n’est plus d’actualité, ce principe demeure-t’il ?

En effet, il me faut savoir : En tant qu’instigateur et responsable de relations avec des partis identitaires européens et notamment le SNP (Ecosse), le N-VA (Flandres) et plus particulièrement SI (Catalogne Sud), si l’un de ces partis venaient à être interdit, seriez-vous favorable à mon extradition afin d’être jugé pour “faits de participation à une organisation terroriste” ? Sachez que certains hauts responsables espagnols ont déclaré qu’il faudrait interdire Solidaritat Catalana per la Independència et emprisonner leurs responsables. Dois-je m’inquiéter ?

Dans un Etat qui dit être “le Pays des Droits de l’Homme”, la liberté d’exercer la démocratie ne prévaut-elle pas sur les accords internationaux ?

J’attends impatiemment votre réponse et réaction publique, tout comme les dizaines de milliers de militants pour le droit à l’autodétermination en France.