CAPES de catalan supprimé : le député Romain Grau saisit le ministre de l’éducation nationale

Vendredi nous apprenions que le CAPES de catalan était supprimé. Cela signifie qu’il n’y aura pas de nouvel enseignant du secondaire validé cette année, alors que la demande est toujours aussi forte (le nombre d’heures d’enseignement n’est d’ailleurs pas au niveau de la demande).
J’étais justement avec Romain Grau à ce moment et je lui ai transmis cette information qui l’a autant indigné que moi. Dès le lendemain (donc samedi) nous avons évoqué les possibilités et je lui ai envoyé les éléments pour qu’il saisisse le ministère de l’éducation.
Ce lundi même, il a saisi le ministre Blanquer par la lettre que voici

Repas au Meurice : Louis Aliot cautionnerait-il la Charia ?

Hier nous constations la création d’une fake new par Louis Aliot ayant pour but de monter la population locale contre une communauté algérienne supposément problématique. Alors que les dégâts annoncés n’étaient pas imputables à une quelconque communauté, dans le même temps des supporters de l’Algérie nettoyaient. Un acte de civisme bien loin de la haine que tente de générer Louis Aliot. Aujourd’hui nous apprenons dans la presse nationale que ce même Louis Aliot, bien prompt à condamner des comportements pourtant imaginaires, déjeune dans le palace Le Meurice. Ce palace dont George Clooney appelait au Boycott en ces termes  « soyons clair, chaque fois que nous prenons une chambre ou organisons une réunion ou dînons dans l’un de ces hôtels, nous mettons de l’argent directement dans la poche d’hommes qui choisissent de lapider et de fouetter à mort leurs concitoyens homosexuels ou accusés d’adultère ». De très nombreuses personnalités ont rejoint l’appel de G. Clooney. Louis Aliot ne peut l’ignorer. Il prend donc sciemment la décision de manger dans un palace qui appartient à un Sultan appliquant la Charia, qui lapide à mort les homosexuels et les adultérins. Lui qui veut se montrer capable d’unir autour de lui des gens qui ne seraient pas extrémistes, nous montre en deux jours qu’il appelle à la haine contre une communauté faussement accusée et qu’il n’a rien à faire des Droits De l’Homme, en particulier de la situation des homosexuels. 

La pollution des éoliennes

Lors de la présentation des projets du conseil départemental pour l’affectation des 500 millions d’euros votés il y a peu, un groupe de militants anti éoliennes a manifesté bruyamment, coupant par deux fois les interventions. Ce comportement n’aide pas à la considération de leurs revendications. C’est pourquoi il me semble important de donner ici des arguments pour comprendre que non, les éoliennes ne sont pas bonnes pour l’environnement.

Les faits, rien que les faits. Une éolienne utilise certes une énergie propre, quand une centrale à charbon utilise un combustible issu de mines et produisant des déchets. Mais la comparaison n’est pas entre ces deux productions. La question est de savoir si une éolienne est un mode de production d’électricité verte ou pas. Et pour y répondre il faut avant tout se pencher sur ce qu’est une éolienne.

Et le premier argument ne doit pas être le plus évident. Il pourrait pourtant être suffisant de dire qu’une éolienne détruit un paysage qui nous est envié de tous. Ou encore que l’emprise au sol est une pollution en elle-même. Ou même que la mort d’oiseaux migrateurs et chauves-souris est en soi un grave problème. Mais c’est un deuxième argument qui pour moi est fondamental : une éolienne est ultra polluante.

La lecture du livre « la guerre des métaux rares » de Guillaume Pitron éclaire ce sujet. Pour construire une éolienne, il faut beaucoup de métal, dont des métaux rares pour l’aimant générateur d’électricité. Et ceux-ci sont si rares qu’il faut raffiner des tonnes et des tonnes de terres pour en extraire quelques grammes. Le raffinage utilise des produits tellement nocifs que tout meurt à des kilomètres alentours. Les populations n’ayant pas les moyens de déménager sont toutes atteintes de maladies graves. Cela se passe loin de chez nous et nous donne l’illusion que nous avons une mode d’énergie propre. L’ironie est telle qu’il faut savoir qu’il n’y a pas de terres rares sans matière radioactive. Ce qui veut dire que quand on veut remplacer l’extraction d’uranium par l’extraction de terres rares, on extrait quand même de l’uranium. Ces mines sont loin de chez nous pour une raison simple. Non pas parce que nous manquons de ressources (la France et l’Europe en ont). La raison est que nous nous plions à des normes écologiques qui ne sont respectées ni par la Chine (en situation de quasi monopole) ni par le Kazakhstan. Il faut savoir également que pour produire la même quantité d’électricité, il faut environ 20 fois plus d’éoliennes que de centrales nucléaires. Qui peut croire qu’on pollue moins ?

Ainsi, sous couvert de produire une énergie qui n’est propre que parce qu’elle ne produit pas de CO2, en réalité nous défonçons la Terre. Ajoutons à cela que nous créons une dépendance à la Chine qui contrôle les cours des métaux rares (inclus également dans les outils numériques) sans aucun souci de l’environnement, et nous avons la plus grande absurdité qui soit : faire croire que les éoliennes sont bonnes pour l’environnement.

Certes, il n’y a pas de solution parfaite. Mais si on veut développer certaines productions d’électricité, il faudrait que ce soit fait en connaissance de cause et surtout sans mentir. Les éoliennes tuent notre planète (du moins tant que nous n’aurons pas des mines et raffineries avec des normes environnementales durables) et en aucun cas nous ne saurions accepter la destruction de notre paysage et notre Terre pour… le profit de grands groupes producteurs jouissant d’aides et subventions particulièrement intéressantes (donc via nos impôts).

Photo issue du site jechange.fr
Issu de batinfo.com

Quand on se met en cage pour libérer les animaux…

Ce samedi 25 mai, l’association AnimaLibre organisait un happening devant l’entrée du parking du cirque, pour dénoncer la maltraitance animale. j’y suis allé accompagné, afin d’apporter un soutien appuyé à cette manifestation. Comme de nombreux participants, j’ai passé un instant dans une cage afin de comprendre ce que vivent les animaux qui y passent l’essentiel de leur vie, mais aussi dans le but d’interpeller les passants et notamment les enfants. C’est alors près d’une vingtaine de personnes qui se sont succédées dans l’après-midi pour, tour à tour, vivre cette expérience et dénoncer le sort des animaux qui ont tous besoin d’espace et de liberté. Plusieurs cirques ont fait le choix d’arrêter les spectacles avec animaux et se concentrer sur les performances humaines. C’est le choix notamment de Bouglione qui utilise maintenant sa renommée pour dénoncer ces pratiques d’un autre temps. C’est également le cas pour le festival international du cirque de Figueres, troisième événement européen le plus important en la matière, qui n’accueille que des prestations humaines. 
Je continuerai de défendre la cause animale et soutenir notamment les actions d’AnimaLibre à chaque fois que l’association agira pour dénoncer la souffrance animale. Une des priorités est de faire de Perpignan la 357ème ville de France à interdire les cirques avec animaux. 


les manifestants sont passés tour à tour

Happening contre les cirques avec animaux : je participerai

Ceux qui me suivent savent mon engagement pour la protection animale. Ça fait des années que je publie et montre mon opposition à tout ce qui contraint les animaux. C’est donc naturellement que je serai présent au happening (déclaré en préfecture) d’Animalibre, association locale de défense des animaux.

Depuis que je suis élu j’ai découvert que les différents cirques offraient des places aux élus. Je les ai évidemment toujours jetées à la poubelle. J’ai tenté de convaincre la majorité municipale (quand j’y étais encore) de ne plus autoriser que les cirques sans animaux. Le festival du cirque de Figueres m’avait d’ailleurs servi d’exemple puisque bien qu’il soit un des événements européens majeurs dans la discipline, il n’y a aucun animal exploité. Mais forcément avec à la tête de Perpignan un maire qui éprouve un plaisir certain à chasser les animaux sauvages en Afrique comme des éléphants ou grands félins, je ne pouvais avoir gain de cause.

Je finirai par cette évidence : il n’y a AUCUN cirque dans lequel les animaux sont bien traités. Les animaux ont TOUS besoin de grands espaces, d’un climat adapté à chaque espèce ou encore tout simplement de pouvoir se mouvoir librement. Et je ne parle même pas des souffrances physiques imposées par le dressage…

Alors pour tous ceux qui ont un petit instant ce samedi, retrouvez-nous à 14h sur le parking du palais des expositions pour que Perpignan devienne une de ces nombreuses villes où nous n’acceptons plus que la maltraitante animale soit un spectacle.

Voici le lien de l’événement facebook

Les « Pyrénées-Orientales » ce nom handicapant que les dirigeants ne comprennent pas

Dans L’Indépendant de ce jour, une communication est faite au sujet du partenariat entre les Dragons Catalans et le Conseil Départemental. Hermeline Malherbe annonce qu’elle communiquera à Barcelone pour le match au Camp Nou avec un logo sur le maillot des treizistes et une distribution de drapeaux. Je suis prêt à parier que malheureusement la communication se fera à nouveau avec ce nom handicapant dont nous sommes affublés depuis la révolution française « Pyrénées-Orientales ». Cette communication ne marche pas et nous coute beaucoup. Comme ça ne marche pas, nos dirigeants, plutôt que d’en changer, préfère communiquer encore et toujours. Il suffirait pourtant qu’on investisse le même montant dans une communication « Catalogne Nord » (ou même « Catalogne Française » pour faire plaisir à ceux qui ont peur de l’autonomisme) pour faire décoller notre image. Pas besoin de changer le nom du département pour ça. L’Aude communique sur Pays Cathare et ça marche. Les sud-catalans ont pour beaucoup d’office une sympathie pour notre territoire. Et pourtant nous ne l’exploitons pas.

Peur de l’autonomisme, peur de la culture catalane (haine pour certains), peur de la réunification de la Catalogne, incompréhension des systèmes valorisant les territoires, … De nombreuses raisons peuvent être trouvées à cette obsession à communiquer aussi maladroitement. Ce qui est certain c’est que les noms identitaires fonctionnent (Pays Basque, Corse, Bretagne ou même Pays Cathare…) mais ici c’est automatiquement rejeté. Gageons qu’un jour nous aurons des politiques qui auront l’intelligence de changer notre image, non pas par esprit catalan (ce serait trop demander) mais simplement dans l’intérêt du territoire.

Discrimination homophobe à l’hopital de Perpignan. Je saisis le directeur

Ce dimanche 10 mars, deux mamans se sont présentées aux urgences pédiatriques de l’hopital de Perpignan. Malgré la demande de leur fils de 3 ans, l’infirmière a barré le passage à une des deux mamans en disant « seule la vraie maman peut venir ». Loin de constituer une pratique courante, nous ne pouvons toutefois pas accepter ce genre de comportement. Aussi, en accord avec les mamans, j’ai saisi le directeur de l’hopital par courrier que je vous retranscris ici.

Car les « vrais parents » sont ceux qui élèvent et aiment leurs enfants, sans distinction génétique. On peut avoir adopté ou co-enfanté, il n’y a pas de « faux parent ».

Le directeur aura ainsi l’occasion de dire publiquement que toutes les familles sont bienvenues à l’hopital de Perpignan et qu’il ne tolère aucune discrimination.

Monsieur le Directeur,  

Vos services d’urgence pour enfants ont reçu ce jour deux mamans venues amener leur fils pour soin. Comme vous le savez, ces moments sont toujours source de stress particulier, d’autant plus délicat que la santé de nos jeunes enfants est en jeu. 

Alors que ces mamans se sont présentées ensemble, il leur a été opposé que seule LA maman pouvait accompagner l’enfant. Elles ont pourtant bien précisé qu’elles étaient toutes les deux les mamans, et tenaient à disposition de vos services les documents nécessaires quant à l’autorité parentale qu’elles exercent conjointement. Dignes, elles ont respecté l’opposition qui leur a été faite et n’ont pas entravé le fonctionnement du service. Elles ont donc été séparées, malgré les demandes de leur fils. Ce moment a été très douloureux pour la famille. 

En tant qu’élu de Perpignan, je suis touché par ces faits et il m’est paru indispensable de vous en alerter. 

Vous comprenez qu’il s’agit manifestement non seulement d’un non respect des obligations relatives à l’autorité parentale mais également d’une discrimination. Pourtant, je suis sûr que ce n’est pas la politique que vous souhaitez pour votre institution. Aussi,  par la présente, je vous alerte d’une part pour que vous soyez à même de faire cesser ce genre de pratique, mais également pour que vous puissiez dire publiquement que tout type de parentalité est traité avec respect et considération. 

Je suis sûr que vous saisirez l’occasion d’améliorer encore la qualité de service rendu par l’hôpital à nos citoyens qui ne doivent douter à aucun moment ni de la qualité de soins que votre institution dispense ni de l’accueil qui nous y est réservé.  

La rue des Augustins bientôt d’intérêt public, avec quelques mensonges…

Comme je l’avais annoncé, je me suis rendu à la réunion publique au sujet de la revitalisation de la rue des Augustins à Perpignan (lien vers Google Maps).

Image L’Indépendant, lors d’une étude des locaux vacants en 2016

Cette artère du coeur de ville, sinistrée depuis une vingtaine d’années, a jadis été le centre commerçant de la cité catalane. J’avais proposé au maire en 2014 qu’on se saisisse de prérogatives via une Déclaration d’Utilité Publique (DUP) pour que la mairie soit décideur et acteur puisqu’elle permet à la municipalité d’être contraignante avec les propriétaires et de porter elle-même nombre de projets, pourvu qu’ils soient d’intérêt public. Refus du maire. 5 ans plus tard, il lance une DUP en grande pompe. Ce n’est pas parce que je suis maintenant dans l’opposition que je vais être contre un projet que j’avais moi-même proposé. Je soutiendrai donc cette orientation. Néanmoins, ce n’est pas pour autant qu’il faut laisser faire sans rien surveiller. Hier, lors de la réunion publique menée par Olivier Amiel qui avait à ses côtés quelques élus concernés pour le soutenir dans cet exercice difficile, celui-ci a repris quelques approximations volontairement trompeuses du maire. Voici 3 sujets qui méritent à mon sens d’être surveillés ou rectifiés :

D’abord sur le parking de surface au centre ville. Le maire prétend qu’il est en cours de négociation avec Indigo mais qu’il n’y peut rien si la société à laquelle il a délégué la gestion des parkings met des amendes dès la première minute de dépassement. Or, lors du conseil municipal où la délégation a été votée, je m’étais opposé et avais proposé -entre autres- deux améliorations à la convention : d’abord une tolérance de 10min, ensuite que le contrat ne porte pas sur 9 ans car c’est une date trop éloignée pour renégocier. Refus catégorique du maire car la redevance payée par Indigo à la ville aurait été moindre. Évidemment… Jean-Marc Pujol savait donc pertinemment que la société comptait particulièrement sur les premières minutes de dépassement.

Ensuite sur la taxe foncière. Plusieurs propriétaires ont dit leur bonne volonté pour réclamer des loyer bas (et nombre d’entre eux ont donné des exemples confirmant cette volonté). Mais ils se sont plaint de la contrainte que représente une taxe foncière beaucoup trop élevée. Olivier Amiel, reprenant alors les propos du maire, les a rassurés en des termes proches de l’arnaque. En effet, Jean-Marc Pujol prévoit bien de baisser la taxe foncière sur la ville de Perpignan… après l’avoir lui-même augmenté à la communauté urbaine. Et encore, sans compter d’autres taxes (refus d’exonération de la CFE, création de la taxe GEMAPI, hausse du versement transport, …). Quand on ne dit les choses qu’à moitié, ça n’a plus le même sens.

Enfin, une inidication : le projet prévoyait au début de la rue la démolition de plusieurs immeubles « sans intérêt » selon le maire. Cette démolition a été refusée par les services de l’Etat. Passée inaperçue, cette décision nous montre que pour de nombreux bâtiments que le maire estime sans intérêt patrimonial, nous devons être très vigilants. Il a la destruction facile…

En conclusion, je rappelle mon soutien à ce projet car il permettra la revitalisation d’une artère très importante, charnière entre les quartiers les plus difficiles et les meilleurs du centre ancien. Ce soutien est évidemment conditionné à ne pas prendre les perpignanais pour des idiots. Je resterai donc vigilant, dans l’intérêt de la ville.

Unis contre l’incompréhensible antisémitisme

J’étais hier au rassemblement républicain contre l’antisémitisme. Cette haine que je n’arrive pas du tout à comprendre, de la part d’une population qui m’est totalement inconnue. Non, l’antisémitisme n’a pas sa place chez nous et nous avons tous fait bloc hier (sauf le RN) pour dire notre désaccord avec ces actes et notre solidarité aux personnes concernées.

Article de Made in Perpignan dont le lien est ici  :

Les actes antisémites ont augmenté de 74% en 2019. Au-delà de ce chiffre, c’est l’agression antisémite du philosophe, essayiste et académicien d’Alain Finkielkraut lors de l’acte XIV du mouvement des Gilets Jaunes qui a suscité la mobilisation de la classe politique française. Une agression verbale qui fait suite à la découverte des croix gammées sur des portraits de Simone Veil* qui repose depuis peu aux côtés des grands Hommes de la nation. Ou encore la vitrine parisienne marquée en lettres jaunes du mot “juden“, traduction de “juifs” en allemand. Des actes qui rappellent les heures sombres des années 30.

♦ La quasi-totalité de la classe politique perpignanaise unie contre le racisme et l’antisémitisme

Le Parti socialiste a invité l’ensemble des partis politiques, à l’exception du Rassemblement National, à se mobiliser contre l’antisémitisme. “Nous portons dans le débat public des orientations différentes, mais nous avons en commun la République. Et jamais nous n’accepterons la banalisation de la haine. C’est pourquoi nous appelons l’ensemble des Français pour dire ensemble : « NON, l’antisémitisme, ce n’est pas la France ».