Comment je me suis mis à “marcher” pour Emmanuel Macron

Ces derniers jours ont été particulièrement denses en politique française. Une primaire de droite surprenante pour beaucoup, le renoncement de F. Hollande et la déclaration de candidature tant attendue d’Emmanuel Macron. J’ai pour habitude, comme le veut la tradition d’Unitat Catalana, de ne pas m’engager outre mesure pour les élections nationales françaises. Je m’étais positionné pour F. Bayrou il y a quelques années mais sans entrer dans la campagne de manière active. La situation a bien changé. Parmi une foule de candidats ultraconservateurs et jacobins qui se dessinent, l’espoir est mince de faire gagner un décentralisateur européiste. Et pourtant, Emmanuel Macron occupe ce grand vide laissé par une UDI au chevet permanent des Républicains (comme le PRG avec le PS) et un MoDem égocentré sur un leader qui a déjà 20 ans de tentatives d’accession à la présidence. Cet espace qui rassemble la majorité des français dans les idées (le meilleur de la droite et le meilleur de la gauche) semble trouver son représentant en un homme motivé, qui n’a pas passé sa vie entre ambition politique et emplois politiques.

Alors j’ai pris le temps de lire le livre d’Emmanuel Macron Révolution. J’ai adhéré emmanuel_macron_sipa
comme beaucoup, gratuitement d’abord, à son mouvement En Marche qui accepte la double appartenance politique. J’ai rencontré les autres membres dont le responsable local Sébastien Cazenove avec qui je partage cette envie de renouveau et un certain idéal de République.

Aussi, au regard du système politique français qui est centré sur la présidence de la République et vu les engagements d’Emmanuel Macron pour les territoires et la démocratie locale, j’ai décidé de m’engager activement avec lui. J’ai annoncé ma décision au congrès d’Unitat Catalana, qui par chance tombait pile à ce moment (le 3 décembre). J’y ai expliqué l’intérêt pour nous tous de l’avoir comme président de la République. J’ai également annoncé vouloir prendre une part active dans cette campagne, tout en désirant garder l’indépendance qui fait la force d’Unitat Catalana depuis 30 ans. C’est pourquoi j’ai décidé de me mettre en retrait de la présidence du mouvement catalan. Un membre du bureau prendra le relai dès la plus prochaine réunion (mardi 20 décembre). Je reste évidemment membre et représentant d’UC à la municipalité perpignanaise où je continuerai à promouvoir notre langue, notre culture et les liens transfrontaliers pour développer notre territoire.

Il me semblait important de dire les modalités de cet engagement. Je reviendrai plus en avant sur le programme politique d’Emmanuel Macron auquel je participe.



La “democràcia” a la francesa

Article d’opinió publicat aquí a Racó Català

França sovint és símbol de democràcia a l’internacional, des de la declaració dels Drets Humans del 1789. El problema és que aquesta virtut li permet ser poc vertuosa en realitat. I a nosaltres -lluitadors per una justícia real- ens miren com traïdors del representant més pur de república democràtica. Només perquè gosem plantejar les possibilitats de millorar la democràcia francesa. Últim moment de vergonya que tinc com a “francès” : la reforma de l’elecció presidencial. Ara passem de 5 a 2 setmanes d’igualtat de temps de paraula pels candidats. En un Estat on tot és fet perquè només els partits polítics més importants puguin tenir representació electoral, l’únic moment en el qual es podia sentir altres veus és la presidencial, cada cinc anys. I ara, només durarà 2 setmanes en les quals sentirem el centre, l’esquerra alternativa, els verds, etc. ! Que l’extrema dreta no pateixi, ells sí que els sentirem encara comentant els atemptats i sobrecarregant com sempre la UE de tots els mals del món, tot i que tinguin gaire representació. Però el PS i els Republicans (ex UMP) poden témer que el Front Nacional arribi al poder. Perquè és precisament aquest sistema impedint-los tenir càrrecs importants, que els fa créixer. El dia que el FN tingui la majoria més absoluta possible -gràcies al sistema actual que permet tot i sent minoritaris tenir una àmplia majoria com el PS a Catalunya Nord- ells no tindran cap escrúpol a impedir tota expressió democràtica. I no se li podrà dir rés, atès que aquest sistema haurà estat institucionalitzat pels més democràtics del món lliure !
Que visquin el republicanisme i el democratisme, però que canvii la República malalta.

https://arthureveil.wordpress.com/2014/08/13/marianne-a-nos-politiciens-cest-vous-qui-me-rendez-malade/

dessin “ARTUREVEIL”



Réaction aux propos tenus par Harlem Désir sur les réfugiés espagnols

Nous y sommes malheureusement que trop habitués ! L’histoire est constamment réécrite par les élites parisiennes à la gloire de la France, sans se soucier de la réalité et des souffrances des peuples.

Harlem Désir, premier secrétaire du PS, vient de déclarer “… Espagnols ou autres qui ont été accueillis en France au moment où leur pays traversait des drames et des guerres, et qui en même temps étaient fiers de la solidarité de la France, qui étaient soulagés, qui étaient reconnaissants”.

camp Argelers

Or, c’est d’une part méconnaître l’atroce situation dans laquelle les réfugiés ont été “accueillis” et d’autre part nier les méfaits du gouvernement français qui à l’époque n’a pas hésité bien longtemps avant de renvoyer de force ces républicains dans l’Etat franquiste, les faire déporter vers l’Allemagne nazie ou, dans le “meilleur” des cas, les interner dans des camps de fortune où un très grand nombre d’entre eux trouvèrent la mort. Ces camps sont pourtant bien connus de la France et notre territoire catalan a été le premier concerné. Argelers, Ribesaltes, etc., ces camps où il n’y avait aucun soin, où les familles étaient souvent divisées, ne servaient en fait qu’à parquer des “étrangers” indésirables alors qu’ils n’étaient là que pour avoir une idée républicaine, donc anti-dictatoriale, et/ou pour avoir une culture catalane, fortement réprimée sous Franco.
Il serait peut-être de bon ton d’envoyer une biographie du Président Lluís Companys à Harlem Désir, ou du moins lui enseigner les circonstances de sa mort : représentant démocratique des catalans (président élu de la Generalitat), il est arrêté en France alors qu’il est en exil à cause de Franco. Il est remis aux autorités franquistes qui le fusillèrent. Ses derniers mots furent “Per Catalunya”. Seul président de gouvernement élu démocratiquement à avoir été fusillé, il semble peu probable qu’il ait été reconnaissant envers la France… Il n’est malheureusement qu’un exemple parmi de nombreux autres qui, anonymes, ont été renvoyés en Espagne, parqués ou encore déportés en Afrique du Nord ou en camps nazis.
J’appelle donc les instances locales du PS et plus particulièrement leurs élus à transmettre une demande de clarification des propos à leur premier secrétaire. Celui-ci ne peut ignorer et encore moins dédaigner les conditions de l’exil d’espagnols sous Franco.

Panneau camp Argeles



La gueguerre PS-UMP encore en défaveur du territoire

La cité judiciaire est nécessaire. Absolument nécessaire. Quand on voit les Prud’hommes, le tribunal de commerce, d’instance, etc. Tout cela éparpillé dans des locaux souvent inadaptés, parfois même dangereux (pas de sas d’entrée pour els détenus au palais de justice), il est évident qu’il faut une cité judiciaire qui regroupe tout cela dans de bonnes conditions. Alors on sera pour ou contre le fait de la mettre à Saint Assiscle (proche du Centre del Món) -photo L’Indépendant- mais il est indéniable qu’elle est nécessaire. Rachida Dati l’avait signé, sa successeur l’avait confirmé./lien vers l’article de l’Indépendant/

Oui mais voilà, entre temps, le département et l’Etat ont changé de majorité parlementaire -pas la ville de Perpignan- et on se retrouve avec des députés PS qui sont contre (allez savoir réellement pourquoi…) et un sénateur PS (oui oui, il y en a un) qui ne semble pas plus concerné par les P-O que par la physique quantique. Je propose aux syndicats de magistrats et de policiers concernés de ne pas hésiter à porter plainte lors du prochain incident contre les députés et la ministre de la justice Mme Taubira. En effet, il sera facile de démontrer que les locaux sont connus pour être inadaptés. Un projet a été abandonné alors que le financement était bouclé. Il s’agit donc purement et simplement d’une décision politicienne qui va à l’encontre de la sécurité et de la qualité de travail des intervenants. Si la majorité était encore à droite, dans la continuité de ce qui a été prévu les années précédentes, cette cité judiciaire serait en construction. Non parce que la droite est meilleure que la gauche, mais tout simplement parce que le projet aurait suivi son cours. Or, juste histoire de “casser” un projet d’Alduy et/ou de l’UMP (le PS local n’a que cette abition apparemment) tout est fait pour que cela ne se réalise pas.

A vos bulletins…