Els catalans som masoquistes !

És una de les coses que sento més freqüentment en relació amb l’autodeterminació. A vegades ens diuen idiotes, estúpids, o -més adequat- masoquistes. No parlo evidentment de tots aquests que ens insulten, sinó dels que tenen simpatia per la nostra causa i que no entenen què esperem per evolucionar.

Aquí a Catalunya Nord, ja patim una esquizofrènia bastant important amb la majoria de la població tant orgullosa de ser catalana com francesa. Però només els “iniciats” a la història i a les realitats catalanes poden entendre que es tracta d’una esquizofrènia. Malauradament som molt pocs. Per això ens dediquem a fer molta pedagogia (els nous mitjans com Facebook ens ajuden molt). Però quan aconseguim que els francesos ens tractin amb respecte pel que fa a l’autodeterminació, al explicar que l’actual Comunitat Autònoma de Catalunya compta més independentistes que espanyolistes, de seguida tenim aquest tipus de reflexions : doncs ja al Nord voteu francès i molt poc català(nistes) però el Sud, molt independentista, vota autonomista i espanyol ? Espanya us maltracta, us menysprea, us insulta, us roba, i encara no sou independents ? Que sou bojos els catalans ? De fet, o bojos o masoquistes ?!

Potser una mica dels dos… En tot cas el dia que algú tingui la resposta, aquest tindrà la clau per la llibertat.



Eurovegas, une ville telle Las Vegas à nos portes

Le projet EuroVegas est un projet de ville du jeu qui doit se positionner aux abords de Barcelona ou Madrid.

Le projet du magnat du jeu Sheldon Adelson, le PDG du Las Vegas Sands et 14ème plus grande fortune mondiale (propriétaire des grands centres de jeu de Macau et Singapour) fait évidemment polémique. Il a donc une image qui lui colle à la peau dont chacun se fera une idée de la véracité, c’est l’image de monsieur corruption ou encore de mafieux.

Dans les différents arguments qui sont opposés à ce projet on retrouve principalement : destructions écologiques, emplois précaires, insécurité, coût de départ pour la collectivité, impact environnemental. Quand on parle emploi dans ce projet, c’est très vaste et controversé mais apparemment on peut retenir qu’il y aura plus de 30 000 employés dans la première phase du complexe, sans compter tout ce qui aura été généré par la construction du site, des infrastructures et des aménagements. A celà viennent s’ajouter toute la plus-value aux alentours pour le commerce, le tourisme, etc. Cela ferait monter (attention, ce sont des chiffres EuroVegas) à près de 200 000 emplois une fois le complexe totalement réalisé et les infrastructures en foncionnement.

Voici une vidéo en catalan (réalisation Televisió de Catalunya) montrant les réalisations désormais célèbres de ce groupe.

Pour décider de la localisation de son projet, le richissime négociateur a bien su jouer son coup de poker (sic) en mettant en concurrence ces deux communautés autonomes déjà en guerre depuis longtemps. Il a ensuite lancé une liste de demandes plutôt exagérées afin que celles qu’on lui refuse (par exemple l’autorisation de laisser entrer les interdits de casino et les mineurs) soient les moins contraignantes et qu’il puisse profiter de ce qui au final est assez logique de lui accorder telle la gratuité du foncier nécessaire ou encore des facilités administratives.

Beaucoup me connaissent engagé pour l’environnement. Pourtant, je suis tout à fait favorable à un tel projet. Il devrait selon moi évidemment intégrer les toutes dernières innovations en terme de développement durable, et pourquoi pas en profiter pour en faire justement une vitrine de ce que peut être une grande infrastructure moderne respectant l’environnement. J’irai même plus loin, je rêve qu’un jour les politiques locaux aient le courage de porter un tel projet. Il me semble que ce temple du jeu mais aussi de congrés a plus de chance d’atterir à Barcelona car la capitale catalane a déjà un énorme atout : c’est une des capitales les plus visitées au monde. Mais le problème se pose encore une fois pour nous, nord-catalans, qui laisserons passer quantité de trains à l’ouest de Perpinyà (voir articles précédents) et qui, une fois de plus, au lieu de jouer sur la complémentarité du triangle Toulouse-Montpellier-Barcelona, nous ferons bouffer par un de ces géants et perdrons dans cette concurrence féroce un énorme potentiel touristique. Car il faut bien penser que les quelques congrés que nous avons auront vite fait de se détourner pour aller dans cette capitale du plaisir (oui, vous comprenez bien le sous-entendu faisant référence à la législation espagnole qui autorise le commerce du sexe). Bien sûr, il semble difficile pour Perpinyà de s’imaginer concurrencer Barcelona. Mais le problème est très symptomatique de la faiblesse -pour ne pas dire incompétence- de nos “élites” se refusant à faire un stade/arena ou encore une patinoire olympique, mais tous désireux d’avoir des théatres dans leur ville ou des salles ultra-polyvalentes (et surtout ultra-coûteuses), quand ce n’est pas de financer les infrastructures montpellieraines dont les catalans se foutent totalement.

Alors une fois pour toutes, réveillez-vous, citoyens, amis, politiques, associations, réveillez ce territoire qui n’est pas condamné à accueillir uniquement l’Europe retraitée et les bénéficiaires des Revenus sociaux. Nous avons tous les atouts pour nous développer et il ne faut pas avoir peur de ces changements. Comment un territoire idéalement situé comme le nôtre peut-il en être là aujourd’hui. Réfléchissez, informez-vous, agissez… et votez.

Le groupe Las Vegas Sands doit rendre sa décision quant à la localisation du projet vers le mois de juin.



La police espagnole renforcera la frontière avec la France pour le sommet de la BCE

Article en français. Català aquí (font diari l’Ara)

Afin d’éviter l’entrée sur le territoire espagnol de manifestants antisystème, l’Espagne suspendra pour quelques jours l’accord de Shengen sur la libre circulation, pour le sommet de la Banque Centrale Européenne (BCE) qui aura lieu le 3 mai prochain à Barcelona.

Selon le ministère de l’intérieur, la mesure n’affectera que la frontière franco-espagnole “du Pays Basque à la Catalogne” (comme si les autres n’étaient pas dangereuses… hum hum…). Le ministère n’a pas encore dit combien de jours les frontières seraient rétablies et précise que cela dépendra de l’afluence d’activistes antisystèmes. Donc si vous l’êtes, soyez gentil, dites-leur, qu’ils puissent prévoir…

Depuis 1985, l’accord de Shegen a été provisoirement interrompu lors de la célébration de grands événements tels les mariages royaux, les rendez-vous sportifs ou encore les sommets internationaux.



Assez de péages ! Prou peatges !

Il y a quelques jours, un catalan (du sud) a décidé de concrétiser “l’indignation fiscale” qui s’emplifie depuis des années et surtout depuis la crise. Cette indignation vient du fait que chaque année la Communauté Autonome de Catalogne verse en impots et différentes taxes plus de 22 milliards d’euros qui ne reviennent pas en investissement. Voici le lien en catalan d’une fondation dédiée à la mise à jour de ce qu’ils appellent la spoliation fiscale. Les évidences ne manquent pas alors voici seulement quelques exemples : développement extremement important de Madrid au mépris de la nécessité de développement de Barcelona, blocage du développement de l’aéroport d’El Prat (BCN) au profit de Barajas (Madrid), retard du TGV catalan et lobbying pour valoriser un axe central espagnol, mais aussi construction de milliers de kilomètres d’autoroutes gratuites dans le reste de l’Espagne et manque de rénovation et amélioration pour les autoroutes pourtant payantes en Catalogne. Et c’est ce dernier exemple qui a inspiré J. Casadellà. Dans sa vidéo (AP-7 no vull pagar) sur fond d’Els Segadors (hymne national de la Catalogne) il montre comment il convainc un employé de l’autoroute qu’il ne paiera pas le péage car il en a marre de payer pour les autres. Et ça marche ! Alors évidemment, ça ne peut pas marcher à tous les coups. Néanmoins, certains ont profité de cette démonstration courageuse pour faire une petite recherche et, lois à l’appui, appuyer cette initiative. Il est en effet interdit à quiconque ne représentant pas une autorité policière de retenir quelqu’un. De plus, payer un péage ne serait contraint ni par le code pénal ni l’administratif. Je suppose qu’il s’agit plus de commerce, mais quoi qu’il en soit, on ne peut pas vous retenir.

Alors à l’heure où j’écris cet article, ce n’est pas un anonyme mais le député au parlement catalan Uriel Bertran Arrué (Solidaritat Catalana) qui vient de se faire bloquer au péage pour avoir refusé de payer. Voici son Twit :

Uriel Bertran al peatge

Jusqu’où ça ira, personne ne peut le prévoir. Ce qui est sûr, c’est que je participerai à ce mouvement si je dois prendre l’autoroute menant à Barcelona car il ne s’agit pas de vol mais plutôt d’empêcher le vol des catalans par l’Etat espagnol.

Lien d’un article en catalan à ce sujet.

Voici l’expérience d’Uriel Bertran :

L’Uriel Bertran Arrué
La meva experiència #novullpagar d’aquest matí:

– Arribo al peatge de Vilassar de Mar.
– Li dic al cobrador: “no vull pagar”, “des del 2004 aquesta autopista havia de ser gratuïta”.
– El cobrador no respon els arguments i em diu que ha de trucar a l’encarregat i ho fa.
– Després de la trucada, m’apunta la matrícula.
– Tot seguit obre la tanca però el semàfor continua en vermell.
– Li dic que no vull cometre una infracció i que el posi en verd.
– Em diu el cobrador que no ho farà, vol que cometi una infracció. Posa uns cons darrere el cotxe i quedo retingut.
– Truco als Mossos d’Esquadra i denuncio retenció il·legal i que volen que cometi una infracció.
– Minuts després Abertis decideix posar el semàfor en verd i passo sense problema
– SEMPRE DEMANEU QUE POSIN EL SEMÀFOR EN VERD I DENUNCIEU RETENCIÓ IL·LEGAL ALS MOSSOS D’ESQUADRA SI NO HO FAN.
– Després de les reunions que tinc a Mataró i a Granollers passaré pel peatge de la Roca. Ja us ho explicaré.

Il a donc réussi à passer le péage en appelant les Mossos et en disant qu’il était retenu illégalement. Il a demandé à ce que le feu soit mis en vert et cela a été fait ! Il n’a donc commis aucune infraction. Endavant !

L’Indépendant ou l’espagnolisme involontaire …

Dans son article d’aujourd’hui (Catalogne : Pas de TGV entre Figueras et Barcelone avant l’été 2013), Joana Viusà utilise le terme “Figueras”.

J’aimerais comprendre ce qui pousse les gens, notamment les instruits, cultivés et autres “élites” à utiliser un terme en français “Barcelone” et un en castillan “Figueras”, d’autant plus que je ne doute même pas que cette journalise (que je ne crois pas connaître) parle catalan. Voilà pourquoi je parle d’espagnolisme involontaire.

Là où ça en devient problématique, c’est que le terme “Figueras” n’est plus utilisé qu’ici, en Catalogne Nord, alors qu’il a été banni au sud pour cause de référence franquiste !

On pourrait croire qu’il n’y a pas d’autre manière de le dire mais pour ceux qui ne le savent pas, la toponymie de la Communauté Autonome de Catalogne n’utilise que le catalan Figueres, tout en sachant que pour les francophones il existe Figuères. Alors pourquoi bon sang se complilquer la vie à l’écrire en castillan dans un article en français qui ne concerne que la Catalogne ?!

La seule réponse que j’imagine est une simple conséquence de la triste tradition provoquée par Franco : l’espagnolisme quotidien.

Alors s’il vous plaît, chers journalistes, je sais bien qu’il vous coûte d’utiliser les vrais termes pour les municipalités nord-catalanes car vous écrivez en français mais pour les sud-catalanes, s’il vous plaît, utilisez leur toponymie officielle ou au pire le français.

Retard del TGV… catalans masoquistes

Una vegada més, ens anuncien retard pel TGV Perpinyà-Barcelona, tant esperat i desitjat per tants catalans… Des dels anys 90 està en els projectes “prioritaris”… Però com cada projecte català, tant prioritari sigui, sempre està postposat.Segur que si fos un projecte al bell mig de Castella, en pocs anys hauria estat realitzat.

Però com que els catalans (del sud aquesta vegada) són masoquistes, perfereixen continuar sent en aquesta Espanya que no pas un Estat independent que ja hauria fet no només Perpinyà-Barcelona, sinó Perpinyà-Alacant !

Ara la data que ens dóna el ministeri de foment seria per final del 2013… Això sense parlar de les retallades (que no afecten la família reial), un possible agreument de crisi o un possible accord fiscal (perquè de pacte no se’n cal ni somiar) que serà una molt bona raó pels conservadors del PP per a justificar que l’Estat no ha de pagar per un eix català (tot i que siguin els catalans que fan viure l’Estat i que aquest eix servirà molt més territori que només el català).

Doncs sí, cosins del sud, si us agrada ser insultats, espoliats, odiats, … si sou masoquistes, continueu esperant un acord entre Castella i la CCAA de Catalunya. Però si en teniu prou, teniu eleccions d’aquí a dos anys…

Sobre les eleccions espanyoles (uniquement en catalan)

Perquè penso que cal anar a les eleccions espanyoles ?

Primer perquè la comunitat autònoma de Catalunya forma part d’Espanya i que quan un partit existeix i vol existir, és el seu deure de presentar-se a les eleccions. Aquesta opinió segurament no necessita més explicacions, només una precisió : entenc perfectament que, com Unitat Catalana a Catalunya Nord, un partit no tingui sempre la possibilitat de presentar algú per raons financeres, de persones o fins i tot de tàctica, per exemple donant suport a un altre, a condició d’una mutualitat futur.

La segona raó és perquè només al si del sistema s’hi pot lluitar. No es pot decidir quedar-se a casa i criticar el sistema (que les mereix amplament) sense intentar canviar-lo. Fem el paral.lel amb Catalunya Nord : Aquí malauradament els nord-catalans voten molt poc català. Malgrat això, sempre Unitat Catalana ha presentat algú a les eleccions franceses. Per una raó senzilla : hem d’existir. Tot i tenint molt poques possibilitats de ser elegits (per no dir cap), sempre el partit ha fet sentir la seva veu. Hi ha quatre diputats, tots de partits francesos molt parisencs. D’aquí a un any tornarem a tenir eleccions legislatives. No em plantejo de saber si hi hem de presentar com a mínim un candidat, la resposta és clarament que sí. Però la bona qüestió és de saber si és la bona estratègia a nivell de persona, de tàctica i de finances (atès que, a França, el sistema complica molt la vida dels partits locals). Pel que fa a la CCAA del Principat de Catalunya, no entendria com es podria escollir de no presentar algú a les eleccions espanyoles. Un problema de persona ? no pot ser amb tanta gent valent i de gran valor que hi ha, no pot ser. Un problema de tàctica ? Potser però caldrà explicar perquè no hi ha una mena de coalició, de força catalana, per “fer pinya”, “plantar cara” a Espanya. Un problema financer ? el tema sempre s’amaga però a vegades l’única resposta que s’accepta, vist que per aquesta campanya electoral, sembli poc lògic estalviar uns diners i al mateix temps estalviar visibilitat.

Per fer-ho més senzill, crec que a totes les eleccions hi cal anar. No ser a una cambra és deixar-li via lliure per mocions contra les nostres cultura, llengua i identitat. No aconseguir un escó és una cosa, abandonar-lo abans d’intentar és una altra.