La pollution des éoliennes

Lors de la présentation des projets du conseil départemental pour l’affectation des 500 millions d’euros votés il y a peu, un groupe de militants anti éoliennes a manifesté bruyamment, coupant par deux fois les interventions. Ce comportement n’aide pas à la considération de leurs revendications. C’est pourquoi il me semble important de donner ici des arguments pour comprendre que non, les éoliennes ne sont pas bonnes pour l’environnement.

Les faits, rien que les faits. Une éolienne utilise certes une énergie propre, quand une centrale à charbon utilise un combustible issu de mines et produisant des déchets. Mais la comparaison n’est pas entre ces deux productions. La question est de savoir si une éolienne est un mode de production d’électricité verte ou pas. Et pour y répondre il faut avant tout se pencher sur ce qu’est une éolienne.

Et le premier argument ne doit pas être le plus évident. Il pourrait pourtant être suffisant de dire qu’une éolienne détruit un paysage qui nous est envié de tous. Ou encore que l’emprise au sol est une pollution en elle-même. Ou même que la mort d’oiseaux migrateurs et chauves-souris est en soi un grave problème. Mais c’est un deuxième argument qui pour moi est fondamental : une éolienne est ultra polluante.

La lecture du livre « la guerre des métaux rares » de Guillaume Pitron éclaire ce sujet. Pour construire une éolienne, il faut beaucoup de métal, dont des métaux rares pour l’aimant générateur d’électricité. Et ceux-ci sont si rares qu’il faut raffiner des tonnes et des tonnes de terres pour en extraire quelques grammes. Le raffinage utilise des produits tellement nocifs que tout meurt à des kilomètres alentours. Les populations n’ayant pas les moyens de déménager sont toutes atteintes de maladies graves. Cela se passe loin de chez nous et nous donne l’illusion que nous avons une mode d’énergie propre. L’ironie est telle qu’il faut savoir qu’il n’y a pas de terres rares sans matière radioactive. Ce qui veut dire que quand on veut remplacer l’extraction d’uranium par l’extraction de terres rares, on extrait quand même de l’uranium. Ces mines sont loin de chez nous pour une raison simple. Non pas parce que nous manquons de ressources (la France et l’Europe en ont). La raison est que nous nous plions à des normes écologiques qui ne sont respectées ni par la Chine (en situation de quasi monopole) ni par le Kazakhstan. Il faut savoir également que pour produire la même quantité d’électricité, il faut environ 20 fois plus d’éoliennes que de centrales nucléaires. Qui peut croire qu’on pollue moins ?

Ainsi, sous couvert de produire une énergie qui n’est propre que parce qu’elle ne produit pas de CO2, en réalité nous défonçons la Terre. Ajoutons à cela que nous créons une dépendance à la Chine qui contrôle les cours des métaux rares (inclus également dans les outils numériques) sans aucun souci de l’environnement, et nous avons la plus grande absurdité qui soit : faire croire que les éoliennes sont bonnes pour l’environnement.

Certes, il n’y a pas de solution parfaite. Mais si on veut développer certaines productions d’électricité, il faudrait que ce soit fait en connaissance de cause et surtout sans mentir. Les éoliennes tuent notre planète (du moins tant que nous n’aurons pas des mines et raffineries avec des normes environnementales durables) et en aucun cas nous ne saurions accepter la destruction de notre paysage et notre Terre pour… le profit de grands groupes producteurs jouissant d’aides et subventions particulièrement intéressantes (donc via nos impôts).

Photo issue du site jechange.fr
Issu de batinfo.com

L’attentisme perpignanais face au volontarisme figuerenc

La municipalité de Perpignan semble s’émouvoir de la mise en place de bus pour amener des résidents locaux à Figueres. Cette démarche de la ville du musée Dalí est pourtant logique au regard du volontarisme de leur équipe municipale menée par Marta Felip, au contraire de l’attentisme perpignanais.

Interrogé en sa qualité de conseiller municipal délégué au tourisme, Pierre Barbé dit son mécontentement. Et pourtant…
D’une part, j’avais proposé en début de mandat que nous mettions en place des rotations entre Girona, Figueres et Perpignan. Le courroux de l’élu, alors président de l’office de tourisme, contre un tel projet de relations transfrontalières avait amené le maire à arbitrer (ils diront que ce n’est pas vrai mais heureusement j’ai les mails…). Avant même de pouvoir déposer un dossier chiffré ou même de travailler sur les intentions de chacun, Jean-Marc Pujol avait tranché : c’était hors de question. Aujourd’hui nous voyons le résultat. Les sud-catalans sont actifs dans leur politique de développement quand nous avons des élus qui se refusent à entreprendre toute politique de développement transfrontalier.
D’autre part, cette situation est révélatrice pour le grand public du fait que l’édile Perpignanais tourne de plus en plus de dos à la Catalogne Sud. Plus aucun projet, plus aucun contact, même avec la proche ville de Figueres ! Quand ces dernières années, la maire de Figueres ou celle de Girona pour ne parler que des plus proches, n’hésitaient pas à me contacter pour des projets, aujourd’hui que je ne suis plus en responsabilités il n’y a plus aucun contact entre la mairie de Perpignan et les communes sud-catalanes. Il n’y a d’ailleurs plus d’élu en charge de ce thème.
Les commerçants perpignanais peuvent se sentir floués par le maire, effectivement. Il a beau dire qu’il ne savait pas. Non seulement il a eu ma proposition qui aurait permis un échange de chalands, mais en plus et surtout, s’il ne sait plus grand chose de la Catalogne Sud que ce que lui enseigne la presse (nationale car pour lui la locale ne serait pas au niveau) c’est bien parce qu’il méprise tout ce qui est catalan.

Ikea Catalogne Nord en 2017 (Rivesaltes) !

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Vous avez pu le suivre en avant-première sur ce blog, vous avez donc la primauté de l’annonce officielle.
Il aura fallu plus de 7 ans de travail au maire-adjoint de Rivesaltes Jean-Pierre Cot, évidemment soutenu par le maire M. Bascou. Parfois contre les services de l’Etat qui ont pu freiner le développement économique, souvent dans le secret, et toujours avec détermination, c’est ainsi que nous aboutissons aujourd’hui à la décision du siège suédois d’implanter un de ses magasins tant attendus en Catalogne Nord. La date de 2017 est annoncée pour l’ouverture. Les prévisions de terrains, d’aménagements routiers, de concertations des décideurs locaux (SCOT et agglo) ont donc porté leur fruit et ce, malgré des réticences à cause de ce principe ridicule que l’on entend souvent : nous, on est nuls, on ne peut pas, on y arrivera pas.
Et bien certains se battent et y arrivent !
Cette grande surface spécialisée est, rappelons-le, sans aucune concurrence avec quelque centre-ville que ce soit et captera une clientèle à une heure aux environs, soit une zone de chalandise dépassant le million de clients. Ce qui induit une quantité d’emplois supérieure à ce que serait une zone de chalandise uniquement locale.
Barcelone étant saturée, il n’est pas exclu pour autant qu’un Ikea voit également le jour à Gérone mais ultérieurement.