L’attentisme perpignanais face au volontarisme figuerenc

La municipalité de Perpignan semble s’émouvoir de la mise en place de bus pour amener des résidents locaux à Figueres. Cette démarche de la ville du musée Dalí est pourtant logique au regard du volontarisme de leur équipe municipale menée par Marta Felip, au contraire de l’attentisme perpignanais.

Interrogé en sa qualité de conseiller municipal délégué au tourisme, Pierre Barbé dit son mécontentement. Et pourtant…
D’une part, j’avais proposé en début de mandat que nous mettions en place des rotations entre Girona, Figueres et Perpignan. Le courroux de l’élu, alors président de l’office de tourisme, contre un tel projet de relations transfrontalières avait amené le maire à arbitrer (ils diront que ce n’est pas vrai mais heureusement j’ai les mails…). Avant même de pouvoir déposer un dossier chiffré ou même de travailler sur les intentions de chacun, Jean-Marc Pujol avait tranché : c’était hors de question. Aujourd’hui nous voyons le résultat. Les sud-catalans sont actifs dans leur politique de développement quand nous avons des élus qui se refusent à entreprendre toute politique de développement transfrontalier.
D’autre part, cette situation est révélatrice pour le grand public du fait que l’édile Perpignanais tourne de plus en plus de dos à la Catalogne Sud. Plus aucun projet, plus aucun contact, même avec la proche ville de Figueres ! Quand ces dernières années, la maire de Figueres ou celle de Girona pour ne parler que des plus proches, n’hésitaient pas à me contacter pour des projets, aujourd’hui que je ne suis plus en responsabilités il n’y a plus aucun contact entre la mairie de Perpignan et les communes sud-catalanes. Il n’y a d’ailleurs plus d’élu en charge de ce thème.
Les commerçants perpignanais peuvent se sentir floués par le maire, effectivement. Il a beau dire qu’il ne savait pas. Non seulement il a eu ma proposition qui aurait permis un échange de chalands, mais en plus et surtout, s’il ne sait plus grand chose de la Catalogne Sud que ce que lui enseigne la presse (nationale car pour lui la locale ne serait pas au niveau) c’est bien parce qu’il méprise tout ce qui est catalan.

Ikea Catalogne Nord en 2017 (Rivesaltes) !

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Vous avez pu le suivre en avant-première sur ce blog, vous avez donc la primauté de l’annonce officielle.
Il aura fallu plus de 7 ans de travail au maire-adjoint de Rivesaltes Jean-Pierre Cot, évidemment soutenu par le maire M. Bascou. Parfois contre les services de l’Etat qui ont pu freiner le développement économique, souvent dans le secret, et toujours avec détermination, c’est ainsi que nous aboutissons aujourd’hui à la décision du siège suédois d’implanter un de ses magasins tant attendus en Catalogne Nord. La date de 2017 est annoncée pour l’ouverture. Les prévisions de terrains, d’aménagements routiers, de concertations des décideurs locaux (SCOT et agglo) ont donc porté leur fruit et ce, malgré des réticences à cause de ce principe ridicule que l’on entend souvent : nous, on est nuls, on ne peut pas, on y arrivera pas.
Et bien certains se battent et y arrivent !
Cette grande surface spécialisée est, rappelons-le, sans aucune concurrence avec quelque centre-ville que ce soit et captera une clientèle à une heure aux environs, soit une zone de chalandise dépassant le million de clients. Ce qui induit une quantité d’emplois supérieure à ce que serait une zone de chalandise uniquement locale.
Barcelone étant saturée, il n’est pas exclu pour autant qu’un Ikea voit également le jour à Gérone mais ultérieurement.