El menyspreu estatal de les necessitats catalanes

Article d’opinió publicat a Racó Català

L’Estat acaba d’assabentar-nos que el projecte de renovació i de desviació de la «carretera N116» està abandonat per motiu de finançaments insuficients. Aquesta via que és doble de Perpinyà a Illa de Tet, ho havia de ser també fins a Prada de Conflent. Hi creiem. Però amb el costum que tenim de ser abandonats per l’estat centralitzador, és estrany creure encara coses aquestes. Fa més de 30 anys que es preveu connectar Barcelona a la resta d’Europa amb tren d’alta velocitat. La part «local» fins a Perpinyà s’ha fet però tot i la declaració d’interés europeu per part de la UE, França deixa de banda els finançaments i declara la connexió Perpinyà-Montpeller no prioritària. Aquests exemples són els més visibles però n’hi ha molts altres. El «petit tren groc» que forma part de les nostres memòries a tots com a patrimoni local (puja de Vilafranca de Conflent a la Cerdanya, seguint la vall del Tet) pateix un abandó total dels finançaments de l’Estat com de la regió a la qual pertànyem des dels anys 80. Igual per les inversions necessàries a l’aeroport de Perpinyà del qual han canviat el nom per «Sud de France» com 3 altres de la mateixa regió !
Sembla que Catalunya Nord, com la Catalunya encara autònoma, pateixi el mateix menyspreu per part del seu sistema centralitzador. Ara ens queda dues possibilitats : tenir un estatut d’autonomia o tenir un Estat propi. Però aquesta última solució només es podrà considerar quan al Sud ja no sereu més autònoms, sinó lliures.



TGV direct pour Barcelona : Article de l’Indépendant du 21 novembre 2013

TGV



Barcelona, la sublime… en pleine expansion

Certains se posent la question de la pertinence de se tourner économiquement parlant vers Barcelona. On peut comprendre la réticence de ceux qui sont restés bloqués au milieu du 20e siècle, époque durant laquelle Franco sévissait sur le territoire espagnol et lors de laquelle le rapprochement de Barcelona n’était qu’une “lubie” des catalanistes par idéologie unioniste. La mode française était alors à la création d’une région artificielle. Un temps associés à Toulouse, finalement les départements de l’Aude et des P-O atterrissent avec Montpellier, mauvais choix s’il en est par la compétition prévisible entre toutes les villes du littoral.

Mais voilà, nous sommes au 21e, Barcelona a retrouvé son essor (bien que toujours bridée par Madrid) et revient aux premiers rangs mondiaux des villes pour les investissements internationaux. De chez nous, la frontière routière n’existe plus; le changement de train dans quelques mois ne sera plus nécessaire et nous y serons reliés par grande vitesse; nous avons la même monnaie et faisons parti du même marché… A une distance à peu près identique des deux villes, Perpignan se trouve mieux desservie pour Barcelona, ville-monde, que pour Montpellier, ville “seulement” régionale. Alors comme la belle parole des catalanistes ne vaut pas une démonstration, voici les extraits d’une étude commandée par Paris pour comparer la capitale française aux places fortes mondiales. Y apparaît évidemment Barcelona…

Source : Greater Paris Investment Agency

Tout d’abord le contexte : lors de l’étude, sont prises en compte sur les schémas suivants les 11 villes européennes au plus fort poids économique, plus particulièrement en terme d’attractivité des investissements internationaux. Il va sans dire que sur les 11 villes européennes, Montpellier n’est même pas envisagée une seconde. Peut-être les services de la puissante région montpellieraine essaieront de trouver des données similaires… je leur souhaite bon courage s’ils croient pouvoir rivaliser. Allez, c’est parti :

Sur cette première diapo, on voit à quel point le jacobinisme français fonctionne bien, et à contrario, à quel point la décentralisation espagnole a permis à Barcelona de se développer. Pour rappel historique, la décentralisation a été faite pour éviter l’indépendantisme. Autonomie contre indépendance, ça ne vous rappelle pas une certaine région française ? Regardez vers l’Italie, une certaine île…

représentativité metropoles par Etat

Barcelona représente donc à elle seule 22% des projets de l’Espagne.

Voyons maintenant les investissements internationaux réels 2008/2009

Investissements internatLondres conserve une avance réelle sur toute l’étude. Les Etats en développement sont également clairement identifiés comme centre d’intérêts pour les investissements. Enfin, il est à noter que Paris se détache, grâce à certains secteurs connus puis vient Barcelona, devant Madrid, Tokyo et New York. Nous avons, à 150km, une ville plus attractive pour les investissements internationaux que New York ou Tokyo !

Mais ce n’est pas tout de capter, encore faut-il progresser, surtout dans ce contexte de crise. Comme l’on peut s’en douter, le centralisme français (à tout concentrer en une seule ville) sature Paris. Les gestionnaires parisiens peuvent donc se réjouir de constater que l’évolution est quasi neutre (-0,5%). Tout le reste de l’Europe est en évolution négative, parfois même néfaste tant la baisse est importante. Toute l’Europe ? non, une ville tire largement son épingle du jeu avec une évolution de 6%, seule évolution positive d’Europe. Sur les 22 principaux pôles d’investissement mondiaux, Barcelona affiche donc la 4ème progression :

evolution invest

Regardons maintenant un secteur clé à fortes retombées économiques : les quartiers généraux. Si Londres est connu pour en concentrer une partie très importante, Paris est évidemment très bien placée également avec la Défense. Regardons où se situe la capitale catalane :

QG

Il n’est donc plus à prouver que Barcelona occupe une place mondiale qui va bien au-delà des autres villes qui nous entourent. Pour finir, regardons comment capter un peu du rayonnement de cette ville-monde.

Les investisseurs internationaux ont été interrogés. Voici deux statistiques qui nous disent clairement comment faire pour les attirer :

Critères d'investissement

On voit bien que les critères d’investissement sont d’abord le contexte politique (pour ça, pas de souci chez nous) et vient juste après la qualité des infrastructures. Alors là… autant nous faisons un grand pas en avant avec le TGV Perpinyà-Barcelona, autant nous sommes encore bien en retard sur le reste. Pas de liaison à grande vitesse nous reliant au reste de l’Europe par le nord (pas de LGV entre Perpinyà et Nîmes), un aéroport qui a du mal à retrouver ses 500 000 passagers d’il y a peu (normal, les investissements étant régionaux, ils partent essentiellement sur Montpellier), le THD (très haut débit internet) est hors de prix et peu répandu, l’hôtellerie haut de gamme fait défaut, le Port-Vendres est quasiment abandonné, … Bref, sur un critère essentiel aux investissements internationaux, nous sommes totalement “largués”. N’oublions pas que Girona, elle, a au moins nos atouts, si ce n’est plus.

Passons enfin à la dernière donnée. La propension d’une ville à se développer :

facteur progressionSans surprise les investisseurs sont en priorité attirés par le potentiel de croissance d’une région. Mais regardons de plus près les autres facteurs. On voit en 3e position “localisation stratégique”. Nous revenons donc aux infrastructures. Car ce n’est pas tout d’être dans une région à fort développement, les infrastructures permettent en effet de développer la diffusion de la production. C’est forcément essentiel. On note ensuite que les événements sportifs/culturels jouent un rôle important. Je rappelle que la question était ouverte et que par conséquent si 7% des sondés donnent cette réponse, c’est que ça a son poids. G. Frêche l’avait bien compris en mettant le paquet (certes avec l’argent des catalans) sur les infrastructures de loisirs et sportifs ainsi que sur la création artistique et le sport (Rugby, foot, hand, natation, tennis, …).

Et pour finir regardons ce que nous, nous mettons en avant : le cadre de vie (seulement 1% des réponses). Nous pourrions mettre le paquet sur tout le reste mais non, nous mettons en avant le soleil, la mer, la montagne, c’est à dire ce qui est le moins intéressant pour les investisseurs et ce sur quoi nous sommes tout de même en concurrence avec d’autres régions. Logique, car bien que nous -les catalans- ayons conscience de vivre au paradis environnemental, cela n’est pas forcément le paradis économique. Voilà donc pourquoi nous battons un record de pauvreté. Pauvreté dans un cadre magnifique, certes, mais pauvreté.

Ce post est assez long mais je pense riche en enseignements. Nous devons tout faire pour arrêter de dépendre de Montpellier. La région finance à 100% les 37 millions d’euros de la nouvelle fac de médecine; 5M€ pour la maison des sports; et encore des millions pour le tram, les infrastructures de sport, le zénith, etc. Dans le même temps, Perpinyà, pour un théâtre s’endette sur de nombreuses années; le projet de stade/zenith est abandonné faute de financements; l’université est quasiment abandonnée (l’objectif clairement affiché est de l’intégrer à l’université de Montpellier… évidemment!); l’aéroport n’a qu’un investissement régional minime; Port Vendres est mis en concurrence -perdue d’avance- avec Port la Nouvelle et Sète, où les investissements régionaux sont sans commune mesure. La ligne grande vitesse est financée par la région pour le contournement Nîmes-Montpellier… Et nous ? La liste pourrait être encore longue. Il ne faut d’ailleurs pas penser qu’en termes publics. Le privés suit évidemment l’organisation publique. Les ASF délocalisent et ferment à Perpinyà pour Narbonne; le centre de tri postal ferme pour aller également vers le nord; les centres type Crédit Agricole ou Groupama, etc.

Enfin, un dernier “détail” : Pour être capable de capter une partie, aussi faible soit-elle, des investisseurs du bassin barcelonais, il nous faut être totalement connecté à la capitale catalane. Cela inclus évidemment une donnée de base : parler la même langue. Quand pour mettre en réseau des postes il est nécessaire d’ajouter des traductions, il est évident que ce “détail” devient un bâton dans une roue. Alors que s’adapter en généralisant la connaissance de la langue économiquement la plus forte à nos portes, ce n’est plus du catalanisme mais du pragmatisme.

 



Mise en service des TGV Figueres – Barcelona

A partir de ce mercredi 9 janvier, neuf trains à grande vitesse relieront quotidiennement Girona à Barcelona en 37min. Depuis Figueres le trajet durera moins d’1h. Seulement deux d’entre eux nous permettront de faire le trajet depuis Perpinyà. L’information du journal catalan L’Ara nous indique qu’ils mèneront quasiment tous à Madrid et que le coût sera particulièrement faible puisqu’avec un abonnement de 10 trajets il n’en coûtera que 8,89€ pour un Figueres-Barcelona. tren-AVE-lestacio-Sants_ARAIMA20130102_0066_13

Alors quid de Perpinyà-Barcelona ? Et bien d’après les dernières informations, d’une part les horaires ne sont pas pratiques puisqu’ils ne permettent pas aux nord-catalans de passer une journée entière à la capitale (dans le meilleur des cas, moins de 5h), tout comme ils ne permettent pas non plus aux sud-catalans de passer une journée entière à visiter le Palais des Rois ou le Castillet (l’aller se faisant le soir).

Pour l’instant le site SNCF n’indique qu’un trajet par jour, d’une durée de 2h50, à 39€ pour une personne sans réduction (soit plus cher que le prix du trajet en voiture même par autoroute ! ) et avec seulement un horaire. Et cela, pour une réservation en semaine comme le week-end. Le site de la RENFE confirme ces horaires et prix. Il se dit qu’il faut un certain délai pour que les deux compagnies nationales se mettent d’accord sur les billets et correspondances. Certaines frontières françaises ont mis jusqu’à 3 ans pour s’accorder. Le ridicule ne tue pas… Tout est en place pour les TGV Perpinyà-Barcelona, reste plus qu’à s’organiser. Les informations officielles tablent sur mi 2013. Plus que quelques mois.

En espérant donc qu’il y ait rapidement une mise à jour… Sinon notons qu’il sera plus intéressant d’aller à Figueres en voiture et d’y prendre le train. 30 min de trajet en voiture, parking gratuit (en se débrouillant bien) et moins d’1h de train. Donc à peu près le même temps de trajet que si on le faisait totalement en voiture mais avec un coût moindre et surtout, pas de problème de parking à Barcelona.

Centralisation toujours… Adieu la Catalogne

Souvent la majorité des gens -et j’entends par là également les politiques- considèrent que le catalanisme est désué, vieux, inutile quand il ne s’agit pas de folklore. Or, je ne porte pas ce genre de catalanisme. Effectivement, il est neccessaire de maintenir nos traditions. Cela fait partie de notre culture. Néanmoins, “mon” catalanisme est autre chose.

Pour moi, comme pour la grande majorité des jeunes et des actifs, il est primordial de se battre pour le développement local. Or, cela ne peut se faire qu’en ayant une réelle considération pour le territoire. Hier nous apprenions la centralisation prochaine des bureaux de Meteo France à Montpellier. Aujourd’hui c’est le centre de tri postal, pourtant tellement encré dans nos vies. A chaque fois qu’une centralisation montpellieraine s’opère, c’est la destruction immédiate de plusieurs emplois. Personne n’en parle car au niveau national, il n’y a pas de diminution immédiate des effectifs mais au niveau local c’est une catastrophe. Et ne comptons évidemment pas sur les institutions régionales pour compenser. Ce serait oublier que l’actuel président de région lorgne sur la ville qui n’a grandi que grâce à son nouveau statut de capitale. De nombreuses corrections auraient pu être apportées. Par exemple la maison régionale des sports. On aura bien compris que la Région (donc nous tous) y a mis plus de 5millions d’euros. Bourquin l’a tellement diffusé que c’est à se demander si le coût de la communication ne serait pas supérieur à la maison des sports elle-même ! Tout comme le stade, la gare, les nouvelles lignes de tram, etc. toujours pour Montpellier. Oh, mais consolons-nous, on voit arriver un gros investissement… 23 millions pour le territoire catalan ! Oui, quand certains ont droit à des infrastructures pour améliorer le quotidien, ou de bons investissements pour accroître l’implantation d’entreprises, nous avons droit à un mémorial ! Nous voulions un vrai stade, un zénith, une patinoire, une gare sur la ligne à grande vitesse, un aéroport, (bon j’arrête) nous aurons un mémorial !

Alors merci aux élus dits “locaux” qui centralisent tout, merci aux élus “nationaux” qui centralisent également. Reste à travailler ce nouveau catalanisme, ce catalanisme qui ose, qui entreprend. Et je laisse aux centralisateurs le soin d’eux-même devenir passéistes car ce sont eux, par leur incompétence et leur mauvaise gestion qui finiront par montrer que les catalanistes sont en réalité avant-gardistes.

Projet de gare à Narbonne, et nous ?

Vous croyiez avoir tout vu en terme d’incompétence et de destruction du territoire ? Et bien chaque jour on nous en ressert ! Aujourd’hui nous voyons dans l’édition du Midi Libre (qui n’a de libre que le nom) cet article annonçant l’accord et même l’engoument des pouvoirs audois pour l’acte de candidature afin de créer la nouvelle gare à l’ouest de Narbonne. Toutes les forces s’unissent intelligemment pour faire aboutir ce projet, gage de nombreuses retombées économiques.

Il faut rappeler les faits quant à la gare de Perpinyà (rappel d’un article ici). El Centre del Món n’est pas sur la ligne à grande vitesse !!! Cette gare ne servira donc que pour deux à quatre trains maximum par jours. Les TGV devront sortir de la LGV et donc perdre un temps précieux pour quelques catalans. Autant dire qu’il est utopique de croire que les trains feront ce décrochage. Ils resteront donc sur la nouvelle LGV et passeront à l’Ouest de Perpinyà. D’ailleurs, même JP Alduy, père s’il en est du Centre del Món, n’a jamais nié que les Barcelona-Hambourg par exemple ne s’arrêteront pas à Perpinyà !

Une seule solution s’offre à nous : une gare à Ribesaltes. Alors on l’appelle halte ou gare, peu importe, tant qu’on a une gare sur la ligne nouvelle ! Les terrains sont réservés pour la gare et même pour la ZAC fer, l’emplacement est idéal et surtout c’est la seule solution que nous avons pour éviter que les trains passent sans s’arrêter.

Alors pour ça, les faussoyeurs vont bon train. Ch. Bourquin, rêvant de Montpellier chaque seconde, n’aidera pas les catalans. Il fait assez pression sur nous pour que nous allions à Montpellier. Dernier sale coup : l’organisation du match des Dragons au Stade de la Mousson, avec en plus le train pour y aller à 1€. Ah la la… il ne sait plus quoi inventer pour nous spolier et nous détourner du sud ! La seule raison qui pourrait le pousser à soutenir la gare de Ribesaltes serait une nouvelle fois pour s’opposer à JP Alduy.

Et les autres ? bin quels autres ? Y’a d’autres personnalités politiques qui comptent ici ?

L’hydroscope, encore un projet d’avenir avorté

J’ai souhaité réagir à l’article du n°832 de La Semaine du Roussillon au sujet de l’hydroscope. Voici le courier que j’adresse au journal :

Vous y remarquez très justement la volonté claire des pouvoirs locaux depuis de nombreuses années maintenant à favoriser le clanisme et clientélisme plutôt que faire avancer notre territoire. Vous y citez Ch. Bourquin et ce n’est malheureusement pas le seul. Je rappelle que nous avons d’ailleurs de nombreux candidats aux législatives qui sont là depuis au moins trente ans… toujours les mêmes, on voit ce que ça a donné !
Je porte depuis plusieurs années maintenant le projet d’un catalanisme moderne. Cela passe évidemment par les combats de toujours concernant la langue et la reconnaissance de notre territoire mais mon engagement est moderne en ce qu’il vise au développement de notre Pays Catalan et à la prise en compte des problématiques qui nous sont spécifiques car très différentes des dynamiques des autres territoires français.
Ce projet d’hydroscope avorté est un projet que je souhaite reprendre, je m’engage donc à tout faire pour qu’il se réalise. Les obstacles seront nombreux parmi ceux qui ne veulent pas voir notre département avancer et il faudra l’actualiser. Mais je suis convaincu que ce projet, particulièrement précurseur en son temps, est aujourd’hui indispensable pour nous qui avons le territoire européen comportant la meilleure irrigation par canaux -c’est dire si nos ancêtres portaient déjà une attention toute particulière à la problématique de l’eau.

Il est impossible de concevoir l’avenir de notre territoire sans grand projet structurant. Cet hydroscope est synonyme de développement raisonné car intégrant les dernières innovations en termes d’économie de ressources. Il engendrerait également une forte progression de la qualité de nos infrastructures telles l’aéroport et le TGV (dont nous devons absolument avoir une gare à Rivesaltes). La concurrence de Montpellier avec le Pôle de compétitivité n’est pas à craindre car d’une part celui qui a fait avorter le projet en Catalogne Nord est le même qui souhaite diriger Montpellier et d’autre part parce que nous avons encore de nombreux atouts que Montpellier n’a pas (climat, situation géographique, aire de chalandise, reliefs, présence de toutes les soucres et tous type d’eau, …).

Je porterai ce projet tant que je serai engagé et je serai engagé tant que le Pays Catalan aura besoin de dynamisme et d’une autre conception de la politique.

Eurovegas, une ville telle Las Vegas à nos portes

Le projet EuroVegas est un projet de ville du jeu qui doit se positionner aux abords de Barcelona ou Madrid.

Le projet du magnat du jeu Sheldon Adelson, le PDG du Las Vegas Sands et 14ème plus grande fortune mondiale (propriétaire des grands centres de jeu de Macau et Singapour) fait évidemment polémique. Il a donc une image qui lui colle à la peau dont chacun se fera une idée de la véracité, c’est l’image de monsieur corruption ou encore de mafieux.

Dans les différents arguments qui sont opposés à ce projet on retrouve principalement : destructions écologiques, emplois précaires, insécurité, coût de départ pour la collectivité, impact environnemental. Quand on parle emploi dans ce projet, c’est très vaste et controversé mais apparemment on peut retenir qu’il y aura plus de 30 000 employés dans la première phase du complexe, sans compter tout ce qui aura été généré par la construction du site, des infrastructures et des aménagements. A celà viennent s’ajouter toute la plus-value aux alentours pour le commerce, le tourisme, etc. Cela ferait monter (attention, ce sont des chiffres EuroVegas) à près de 200 000 emplois une fois le complexe totalement réalisé et les infrastructures en foncionnement.

Voici une vidéo en catalan (réalisation Televisió de Catalunya) montrant les réalisations désormais célèbres de ce groupe.

Pour décider de la localisation de son projet, le richissime négociateur a bien su jouer son coup de poker (sic) en mettant en concurrence ces deux communautés autonomes déjà en guerre depuis longtemps. Il a ensuite lancé une liste de demandes plutôt exagérées afin que celles qu’on lui refuse (par exemple l’autorisation de laisser entrer les interdits de casino et les mineurs) soient les moins contraignantes et qu’il puisse profiter de ce qui au final est assez logique de lui accorder telle la gratuité du foncier nécessaire ou encore des facilités administratives.

Beaucoup me connaissent engagé pour l’environnement. Pourtant, je suis tout à fait favorable à un tel projet. Il devrait selon moi évidemment intégrer les toutes dernières innovations en terme de développement durable, et pourquoi pas en profiter pour en faire justement une vitrine de ce que peut être une grande infrastructure moderne respectant l’environnement. J’irai même plus loin, je rêve qu’un jour les politiques locaux aient le courage de porter un tel projet. Il me semble que ce temple du jeu mais aussi de congrés a plus de chance d’atterir à Barcelona car la capitale catalane a déjà un énorme atout : c’est une des capitales les plus visitées au monde. Mais le problème se pose encore une fois pour nous, nord-catalans, qui laisserons passer quantité de trains à l’ouest de Perpinyà (voir articles précédents) et qui, une fois de plus, au lieu de jouer sur la complémentarité du triangle Toulouse-Montpellier-Barcelona, nous ferons bouffer par un de ces géants et perdrons dans cette concurrence féroce un énorme potentiel touristique. Car il faut bien penser que les quelques congrés que nous avons auront vite fait de se détourner pour aller dans cette capitale du plaisir (oui, vous comprenez bien le sous-entendu faisant référence à la législation espagnole qui autorise le commerce du sexe). Bien sûr, il semble difficile pour Perpinyà de s’imaginer concurrencer Barcelona. Mais le problème est très symptomatique de la faiblesse -pour ne pas dire incompétence- de nos “élites” se refusant à faire un stade/arena ou encore une patinoire olympique, mais tous désireux d’avoir des théatres dans leur ville ou des salles ultra-polyvalentes (et surtout ultra-coûteuses), quand ce n’est pas de financer les infrastructures montpellieraines dont les catalans se foutent totalement.

Alors une fois pour toutes, réveillez-vous, citoyens, amis, politiques, associations, réveillez ce territoire qui n’est pas condamné à accueillir uniquement l’Europe retraitée et les bénéficiaires des Revenus sociaux. Nous avons tous les atouts pour nous développer et il ne faut pas avoir peur de ces changements. Comment un territoire idéalement situé comme le nôtre peut-il en être là aujourd’hui. Réfléchissez, informez-vous, agissez… et votez.

Le groupe Las Vegas Sands doit rendre sa décision quant à la localisation du projet vers le mois de juin.

Retard del TGV… catalans masoquistes

Una vegada més, ens anuncien retard pel TGV Perpinyà-Barcelona, tant esperat i desitjat per tants catalans… Des dels anys 90 està en els projectes “prioritaris”… Però com cada projecte català, tant prioritari sigui, sempre està postposat.Segur que si fos un projecte al bell mig de Castella, en pocs anys hauria estat realitzat.

Però com que els catalans (del sud aquesta vegada) són masoquistes, perfereixen continuar sent en aquesta Espanya que no pas un Estat independent que ja hauria fet no només Perpinyà-Barcelona, sinó Perpinyà-Alacant !

Ara la data que ens dóna el ministeri de foment seria per final del 2013… Això sense parlar de les retallades (que no afecten la família reial), un possible agreument de crisi o un possible accord fiscal (perquè de pacte no se’n cal ni somiar) que serà una molt bona raó pels conservadors del PP per a justificar que l’Estat no ha de pagar per un eix català (tot i que siguin els catalans que fan viure l’Estat i que aquest eix servirà molt més territori que només el català).

Doncs sí, cosins del sud, si us agrada ser insultats, espoliats, odiats, … si sou masoquistes, continueu esperant un acord entre Castella i la CCAA de Catalunya. Però si en teniu prou, teniu eleccions d’aquí a dos anys…

Vers un nouveau SCOT au nord…

Le Schéma de COhérence Territoriale définit, en concertation entre les communes concernées, les orientations générales pour des zones prédéterminées. Par exemple, une zone commerciale se voit attribuer un qualificatif qui en déterminera le rayon d’action et donc les possibilités d’emprise, d’agrandissement, etc…

Le plus important en Catalogne Nord est le SCOT plaine du Roussillon qui couvre 83 communes, soit env. 342 000 habitants ! Seulement voilà, avec l’Agglo (PMCA), Perpignan est une voix décisive, notamment en CDAC (commission départementale d’aménagement commercial). Alors bientôt le SCOT fera foi et les orientations décidées engendreront un “accord d’office” pour les projets correspondants. C’est dire si demain ce schéma sera important.

Mais là où ça se gâte, c’est quand la zone commerciale nord (Clairà-Ribesaltes) commence à ambitionner une extension… directement concurrente avec Perpignan Sud. Il en va de même avec la gare TGV (celle sur le tracé, pas la gare en ville). Nous sommes le seul département de la région à ne pas avoir de nouvelle gare prévue sur le tracé du TGV Perpinyà-Nimes. Le projet de halte nous permettrait d’espérer un développement du même type que Valence depuis la création de Valence-TGV (une simple halte mais qui a énormément développé la ville car quasiment tous les TGV s’y arrêtent).

Evidemment, que ce soit pour l’extension de la zone nord ou la nouvelle gare : opposition de Perpinyà et PMCA. Chacun appréciera s’ils ont raison ou tord… mais personnellement je me pose la question de savoir à quoi servent les éléments de coordination de projets que sont le SCOT et l’agglo si chaque programme est perçu comme concurrent de l’autre.

Alors il y en a un qui semble bien se lasser de cette rivalité permanente, c’est José Puig (maire de Cairà et conseiller général mais surtout président de la CC Salanque-Méditerranée). Il a la possibilité de faire son propre SCOT. Il serait alors libre de décider car il serait majoritaire -vu le peu de communes qui le suivraient dans un premier temps- mais il ferait sûrement des envieux chez leurs proches et quelque peu puissants voisins : Ribesaltes. En effet, ces deux communes se sont toujours opposées pour des raisons politiciennes au point qu’on a vu un développement assez ridicule de la zone commerciale qu’ils partagent pourtant étroitement (lampadaires et aménagements paysagers importants d’un côté, Carrefour en murraille et accès routier difficile de l’autre).

Il n’est donc pas impossible que dans cette ambiance de guerre de sécession Nord-Sud, le Nord finisse par s’unir et dise au revoir au SCOT Plaine du Roussillon…