Esteve Valls, de la délégation de l’Agglo à Girona à la direction de la Casa de la Generalitat a Perpinyà

Lors de son recrutement par l’Agglo, Esteve Valls était à la direction du site internet bilingue d’informations La Clau. Ce site était d’ailleurs à ce moment plutôt bien suivi.

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Casa de la Generalitat, Perpinyà

Esteve Valls a des compétences reconnues dont notamment un niveau en langue catalane incontestable (mais ce n’est évidemment pas tout). Lorsque Jean-Paul Alduy lui propose la direction de la délégation de PMCA à Girona, La Clau est connue pour être assez “Alduy critique” et particulièrement pro-CDC (normal, les deux responsables sont membres de ce parti). La condition de son recrutement est alors la fermeture du site. Logique, conflit d’intérêt oblige.

Étonnamment, quelques mois plus tard, le site La Clau redevient actif. Encore plus “étonnant”, bien que les critiques envers Alduy étaient déjà de moins en moins incisives, elles sont alors devenues inexistantes. Mais voilà cet outil de communication essentiellement au service de… OpenCat, le “think tank” qu’Esteve Valls a créé avec son compère de toujours -Vincent Dumas- et dont les conférences-débats sont réalisés… au sein de l’Hôtel d’Agglo ! La boucle est bouclée… sauf un détail. La glorification qui était faite de CDC n’est plus. Alors ce n’est pas pour autant qu’ils se mettent à passer les communiqués d’Unitat Catalana, pourtant seul parti politique avec siège en Catalogne Nord (depuis 26 ans!) et qui plus est, dont le président est également le délégué de l’agglo au transfrontalier. Oui, Jaume Roure, président d’UC est (était) l’élu de référence d’Esteve Valls. Au moins, on ne peut pas accuser UC de prise illégale d’intérêt ! Tous les médias passent donc les communiqués d’UC, sauf le site le plus spécialisé dans le transfrontalier. Y avait-il anguille sous roche…?

Alors voilà que celui qui s’est renforcé ses relations institutionnelles avec la Catalogne Sud grâce à la direction de la délégation de PMCA à Girona -notons également qu’en Catalogne Sud c’est CDC qui est au pouvoir de ces institutions- se retrouve nommé à la direction de la Generalitat à Perpinyà, institution dont il est dit par beaucoup qu’elle serait utilisée par J. Vera pour placer des membres de son parti politique, CDC.

Il est tout à fait dans son droit d’avoir des préférences de carrière et de saisir les opportunités qui s’offrent à lui. En revanche, on imagine aisément ce que doit ressentir JP Alduy qui pensait pouvoir compter sur sa recrue pendant un certain temps. Mais après tout, cela était plutôt prévisible à la lecture seule de La Clau. Il y a maintenant fort à parier que plus une seule des réunions d’OpenCat ne se déroulera à l’Hotel d’Agglo…

Pour finir, revenons sur son futur : La Casa de la Generalitat de Perpinyà est vouée à être gérée depuis Paris, donc sous “tutelle” de Maryse Olivé. Le duo Bourquin-Vera a assassiné l’Eurodistrict alors que ce devait être un outil extraordinaire, comme dans toutes les zones transfrontalières d’Europe (pour ça, encore faut-il en avoir l’envie et les compétences); la Casa n’octroie plus de subvention puisque seules les écoles catalanes peuvent y prétendre (il est déjà loin le temps où c’était la manne de toutes les associations nord catalanes); peu d’événements sont organisés, etc… 

Esteve Valls aura donc essentiellement comme lourde tache (uniquement morale) de redresser l’image de cette institution hautement symbolique et surtout en finir avec cette accusation de cooptation de membres de CDC (bien que lui-même en soit issu). Je pense que les nord-catalans en ont plus qu’assez du clientélisme. Peut-être que el Senyor Valls saura mener la transition institutionnelle nécessaire à tout Etat émergeant puisque c’est bien la représentation sur le sol français (sic) d’un futur Etat indépendant.

Esteve Valls a été contacté avant la publication de cet article. Il a pu s’exprimer sur certains points et a eu la possibilité d’éventuellement rédiger le premier commentaire. 



ERC première force de Catalogne, énorme chute de CDC (CiU) et du PP

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la coalition CiU dans laquelle CDC est majoritaire, perdrait quasiment la moitié des sièges au parlement catalan s’il y avait des élections.

Selon un sondage de El Periòdico, ERC, parti historiquement indépendantiste, doublerait le nombre de députés élus et deviendrait majoritaire alors que CDC, historiquement autonomiste et récemment converti à l’indépendantisme sous la pression du peuple (deux manifestations à plus d’un million de personnes à Barcelona en deux ans), perdrait quasiment la moitié de ses élus. J’avais d’ailleurs déjà publié une projection des intentions de votes en février ici. Un vrai choc pour ce parti hégémonique depuis la démocratie et l’autonomie de 82. A souligner également, la chute du PP (parti associé à l’UMP) qui paie d’une part son anticatalanisme dans un contexte libertaire fort et d’autre part ses mesures depuis le gouvernement central de Madrid qu’il dirige.

ERC est donc reconnu comme le parti légitime oeuvrant à la libération de la Catalogne, volonté majoritaire de nos “frères du Sud”.

Source : Vilaweb http://m.vilaweb.cat/noticia/4122707/20130606/erc-guanyaria-eleccions-sondatge-periodico.html



Oriol Junqueras primer president de la Catalunya independent ?

En 3 anys, els vots i intencions de vots canvien molt. Aquest estudi té en compte les últimes dades de la Generalitat quant a les eleccions i les intencions de vots segons l’últim sondeig del CEO, publicat dijous. La voluntat independentista, tenint en compte el fet que els vots en blanc no compten, es tradueix amb uns 67-70% de vots a favor de la independència i doncs uns 30-33% en contra.

Com es veu aquí, l’any 2010 CiU tenia 62 diputats. Des de l’any 2012 en té 50 elegits, per arribar avui a només 41 en intencions de vots. Una caiguda espectacular, deguda tant a la falta de coherència respecte a l’independentisme desitjat pel poble com a la renovació d’ERC amb l’Oriol Junqueras que sap encapçalar el moviment històric de l’independentisme.

vots parlament

Es veu aquí a sota que el canvi de majoria només és una qüestió de temps vist que la població es situa més aviat a l’esquerra que no pas a dreta. Llavors significa que molts d’esquerra han votat per CiU durant anys segurament en motiu d’una valoració bastant negativa de l’acció independentista d’ERC (sobretot mentre governava amb el tripartit) i una valoració evidentment positiva del nacionalisme de CiU, tot i que l’independentisme hi sigui molt relatiu.

posicionament esq-dreta

valoracio liders

Per acabar, aquí veiem la valoració positiva que es fa del líder d’ERC.

Molt lògicament, tenint en compte la sensibilitat “esquerra” de l’electorat, la voluntat independentista molt majoritària i aquesta valoració positiva del líder d’ERC, no es necessita ser vident per deduir-ne qui serà el primer president de la Catalunya Independent… A més, no oblidem d’una banda els problemes de CiU amb la justícia i d’altra banda el fet que sigui gràcies al pacte amb ERC que Catalunya celebrarà el referèndum d’autodeterminació el 2014.



Assez de péages ! Prou peatges !

Il y a quelques jours, un catalan (du sud) a décidé de concrétiser “l’indignation fiscale” qui s’emplifie depuis des années et surtout depuis la crise. Cette indignation vient du fait que chaque année la Communauté Autonome de Catalogne verse en impots et différentes taxes plus de 22 milliards d’euros qui ne reviennent pas en investissement. Voici le lien en catalan d’une fondation dédiée à la mise à jour de ce qu’ils appellent la spoliation fiscale. Les évidences ne manquent pas alors voici seulement quelques exemples : développement extremement important de Madrid au mépris de la nécessité de développement de Barcelona, blocage du développement de l’aéroport d’El Prat (BCN) au profit de Barajas (Madrid), retard du TGV catalan et lobbying pour valoriser un axe central espagnol, mais aussi construction de milliers de kilomètres d’autoroutes gratuites dans le reste de l’Espagne et manque de rénovation et amélioration pour les autoroutes pourtant payantes en Catalogne. Et c’est ce dernier exemple qui a inspiré J. Casadellà. Dans sa vidéo (AP-7 no vull pagar) sur fond d’Els Segadors (hymne national de la Catalogne) il montre comment il convainc un employé de l’autoroute qu’il ne paiera pas le péage car il en a marre de payer pour les autres. Et ça marche ! Alors évidemment, ça ne peut pas marcher à tous les coups. Néanmoins, certains ont profité de cette démonstration courageuse pour faire une petite recherche et, lois à l’appui, appuyer cette initiative. Il est en effet interdit à quiconque ne représentant pas une autorité policière de retenir quelqu’un. De plus, payer un péage ne serait contraint ni par le code pénal ni l’administratif. Je suppose qu’il s’agit plus de commerce, mais quoi qu’il en soit, on ne peut pas vous retenir.

Alors à l’heure où j’écris cet article, ce n’est pas un anonyme mais le député au parlement catalan Uriel Bertran Arrué (Solidaritat Catalana) qui vient de se faire bloquer au péage pour avoir refusé de payer. Voici son Twit :

Uriel Bertran al peatge

Jusqu’où ça ira, personne ne peut le prévoir. Ce qui est sûr, c’est que je participerai à ce mouvement si je dois prendre l’autoroute menant à Barcelona car il ne s’agit pas de vol mais plutôt d’empêcher le vol des catalans par l’Etat espagnol.

Lien d’un article en catalan à ce sujet.

Voici l’expérience d’Uriel Bertran :

L’Uriel Bertran Arrué
La meva experiència #novullpagar d’aquest matí:

– Arribo al peatge de Vilassar de Mar.
– Li dic al cobrador: “no vull pagar”, “des del 2004 aquesta autopista havia de ser gratuïta”.
– El cobrador no respon els arguments i em diu que ha de trucar a l’encarregat i ho fa.
– Després de la trucada, m’apunta la matrícula.
– Tot seguit obre la tanca però el semàfor continua en vermell.
– Li dic que no vull cometre una infracció i que el posi en verd.
– Em diu el cobrador que no ho farà, vol que cometi una infracció. Posa uns cons darrere el cotxe i quedo retingut.
– Truco als Mossos d’Esquadra i denuncio retenció il·legal i que volen que cometi una infracció.
– Minuts després Abertis decideix posar el semàfor en verd i passo sense problema
– SEMPRE DEMANEU QUE POSIN EL SEMÀFOR EN VERD I DENUNCIEU RETENCIÓ IL·LEGAL ALS MOSSOS D’ESQUADRA SI NO HO FAN.
– Després de les reunions que tinc a Mataró i a Granollers passaré pel peatge de la Roca. Ja us ho explicaré.

Il a donc réussi à passer le péage en appelant les Mossos et en disant qu’il était retenu illégalement. Il a demandé à ce que le feu soit mis en vert et cela a été fait ! Il n’a donc commis aucune infraction. Endavant !

La Bressola : el dèficit fiscal

L’article 75 de la constitució francesa diu que les llengües dites regionals pertanyen al patrimoni de França. Llavors haurien de tenir drets però el Consell Constitucional va pronunciar-se sobre aquest tema dient que aquest article no atorga cap dret a les llengües. Però podem considerar que, com a mínim, l’Estat i les col·lectivitats territorials han de fer-les viure.

La Bressola, per viure, necessita només estar considerada com una escola qualsevol. Quan un nen està escolaritzat a un poble veí, el seu municipi paga a aquest municipi el que considera com el cost escolar del nen. Això funciona per qualsevol escola… fora de La Bressola que està considerada com una escola privada només perquè França es refusa a considerar que la llengua de l’escola pugui ser una llengua viva a França. Això és el dèficit fiscal de La Bressola ! Els pares paguen impostos però la part educativa d’aquests impostos només van a l’escola concernida si aquesta no és una Bressola. Estranyament, això fa que l’Estat paga la seva part amb el sou dels professors però els municipis, primers concernits, no paguen o molt poc.
Alguns municipis paguen una part però l’únic al qual la supervivència de les Bressola està assegurat és a Perpinyà, ja que és l’únic lloc al qual La Bressola està considerada com qualsevol escola amb els mateixos recursos i drets.
Això no té rés a veure amb la política de La Bressola. La Bressola no fa política i en Joan-Pere Le Bihan (president) ho repeteix prou.
Un exemple de la falta de “normalitat” de La Bressola es va veure amb Morrellàs. Justament vaig treballar alguns anys a la implantació d’una Bressola al Vallespir. Un desig molt coherent a nivell comarcal per part de la direcció de l’escola i per mi a nivell ideològic però també per lògica territorial. Primera dificultat : el Vallespir està a mans de l’esquerra. Penseu que com que la Bressola no fa política, no hauria de plantejar cap problema… Jo ho pensava. Però en realitat em vaig trobar amb en Marcel Mateu (Conseller General delegat a la catalanitat) que em va comentar que no volien ajudar La Bressola perquè és una escola de dreta ! Li vaig dir que era una bona ocasió perquè una Bressola s’implanti en una ciutat (a l’inici per Ceret) i una comarca d’esquerra. Però al final em va dir que no era una voluntat del Consell General d’ajudar aquest tipus d’escola (immersiva catalana). Entesos. Després d’anys de treball, La Bressola aconsegueix que els municipi de Morellàs li deixés gratuïtament un terreny. Només la mancomunitat havia de comprometre’s a pagar el personal de neteja. Cosa que no es va atorgar… ni tant sols per 8 nens !
També cal destacar el paper de les escoles públiques que envolten La Bressola, per exemple a la Cerdanya. Sembla que uns batlles estarien contents que La Bressola tanqués perquè això faria augmentar el nombre d’alumnes escolaritzats en les escoles públiques i impediria la supressió de professors tal com està prevista actualment per “l’Education Nationale”…

Cal ben tenir en compte que amb les demandes de matrícules es podria obrir 3 classes. Però per falta de suport financer dels municipis concernits per l’escolarització de la seva mainada i també la falta de suport del Consell General que ni tant sols dóna un euro a La Bressola (recordo que només el pressupost de comunicació del CG supera els 3 milions !) això esdevé impossible. També, però podem dir que és una mica menys llur falta -ja que no depèn de llur territori- a causa de la disminució de les subvencions de la Generalitat de Catalunya. Tots hi tenen un paper que no assumeixen.

Al final, d’una molt bona dinàmica de desenvolupament, La Bressola es troba en una situació de tancament de classes, i fins i tot d’escola. Això és vergonyós i, com ho podeu veure amb el raonament del finançament, estúpid ! Ara els municipis que no pagaven a La Bressola hauran de pagar als municipis als quals anirà la mainada. Quan pensem que molts d’aquests batlles estan votant un recolzament a “municipis per la independència” i una denúncia del tractat dels Pirineus… Ja s’entén que no hi ha cap catalanisme en aquests processos.

Réaction à l’article de La Semaine du Roussillon sur l’histoire du Roussillon

Voici ma réaction à l’article paru dans la Semaine du Roussillon de cette semaine (n°820), intitulé : “Une étrange affaire criminelle en 1353. L’épouse du roi d’Aragon s’y intéressa”.

Chers journalistes de La Semaine du Roussillon,
Permettez-moi de réagir à votre article d’une page sur l’histoire de notre pays (p. 39 du n° 820). Tout d’abord une réaction particulièrement positive car cela fait plaisir de lire notre histoire et non pas l’histoire d’une autre nation au 14ème siècle (époque des Valois). Mais au-delà des félicitations, il me semble important de relever des inexactitudes, que j’attribuerais volontiers à une vision peut-être “étrangère” car française de l’histoire de la Catalogne. Cela n’est aucunement un reproche, étant donné que c’est la seule perspective que nous permet le système français… et une de vos source : Wikipédia France. Oui, je rappelle que notre territoire n’a vu aucun gaulois et n’était pas français au 14ème. Cela paraît une évidence pour certains, mais étonne toujours un grand nombre…
Tout d’abord, principale inexactitude très fréquente, on ne parle pas en Catalogne du roi d’Aragon en tant que tel. La Catalogne était à l’époque une confédération et le souverain du Comté du Roussillon dont il est question dans cet article est le comte, pas le roi. Le fait qu’il fut également Roi d’Aragon n’en fait pas pour autant un titre supérieur à celui de Comte du Roussillon. Par exemple au 15ème, Naples fut “capitale” de la confédération. Est-ce que pour autant, ce Comte, devenu Roi de différents territoires méditerranéens, perd son titre au profit de “Roi de Naples” ? Evidemment non. On ne dit pas à Perpinyà que le souverain est le roi de Naples. Il s’agit toujours de la même personne (ou dynastie) qui, au fil de l’histoire, acquiert différents titres, l’un ne remplaçant pas l’autre. La vision française de l’histoire et des souverainetés rend pour beaucoup cette conception un peu difficile à comprendre mais il faut bien se rendre compte que nous parlons d’une confédération (avec d’ailleurs depuis le moyen-âge une représentation du peuple qui partage le pouvoir avec le souverain, bien avant la Révolution française).
Ensuite je remarque que vous donnez des noms à moitié francisés à certains personnages ou lieux. Il est évidemment impossible de lire dans un texte d’époque “Jacques Llaurador”. L’utilisation du français en Catalogne Nord ne remontant qu’à la fin du 19ème siècle, début du 20ème. Point de Jacques donc mais plutôt un Jaume. De la même manière qu’on ne parlerait pas, par exemple, du Roi Jean-Charles d’Espagne, mais de Juan Carlos. Certaines traductions sont parfois à éviter. J’en profite d’ailleurs pour préciser l’orthographe de Generalitat de Catalunya (encart rouge).
Enfin, s’il est vrai que le surnom du Comte-Roi est “el Ceremoniós”, il n’était pas Pere IV mais Pere III. Il a effectivement gagné une guerre afin de récupérer le Royaume de Mallorca (dont Perpinyà était la capitale), Royaume qui avait été auparavent divisé pour les deux fils de leur ancêtre commun : Jaume Ier.
Encore une fois, bien que j’ai ces quelques remarques à faire qui me semble indispensables à la compréhension de notre histoire, je tiens à vous féliciter et j’espère que vous renouvellerez chaque semaine ces points historiques en dernière page… avec peut-être d’autres sources, notamment, je vous les conseille : les historiens très comptétents de la faculté de catalan de Perpinyà.
Moltes gràcies.
Brice LAFONTAINE.

La Casa de la Generalitat… esdevé la Casa de CDC (traduit en français à l’article suivant)

Des del 2003, la Generalitat de Catalunya té una delegació a Perpinyà. Aquesta delegació sempre s’ha compromet amb els diferents esdeveniments lligats a la catalanitat a Catalunya Nord.

Però des de fa menys d’un any, CDC és al poder a Catalunya Sud i ha nomenat un dels membres de la seva sucursal del nord a la direcció de la Casa de la Generalitat de Perpinyà.

Clàssic em direu. De fet, no.

Primer va ser la primera vegada que un nord-català va ser nomenat a aquest càrrec, fins ara reservat a un sud-català vist que es tractava d’una representació del govern sud-català.

Segon, alguns diuen que el Sr Gauby no tindria les competències. No em permetria de jutjar-ho. No és que no sigui competent per a fer-ho, sinó que no conec el seu CV i que, fins i tot si ell no tingués els diplomes corresponents, penso que es pot adquirir competències fora d’un sistema “clàssic”. Llavors, deixo el dubte al benefici de la seva possible competència.

Però el que em molesta en aquest exercici de funcions, és més particularment la falta de participació de la Generalitat.

Dissabte passat, 24 de setembre, el municipi de Perpinyà va organitzar una diada de reflexió oberta a tots. 200 persones hi van participar però ni tant sols una persona de la Generalitat va desplaçar-s’hi.

Poc abans era organitzat el fòrum de les associacions a Perpinyà. Mentre que fins ara moltes associacions sud-catalanes hi participaven (convidades per la Generalitat) aquest any, només una va venir.

Al ple municipal de Perpinyà del més de setembre, CDC es va revoltar (recolzat pel PS) de no ser associat a la comissió novament creada per la catalanitat a Perpinyà. Llavors, els dos grups es van abstenir de votar aquesta deliberació.

Pels que no haurien seguit, fa anys que CDC rebutja tota forma de compromís o pacte amb Unitat Catalana i és en confrontació permanent.

I ara, el fet que CDC no vulgui treballar amb Unitat Catalana -membre de la majoria municipal- genera que la Generalitat ella mateixa treballa menys amb l’ajuntament.

És així que fem avançar Catalunya ? No estic segur que a CDC nacional tinguin aquesta visió de la delegació al nord.

Algú ho havia de dir…

La Casa de la Generalitat… devient la Casa de CDC (traduït al català a l’article de sobre)

Depuis maintenant 2003, la Generalitat de Catalunya -gouvernement catalan- a une délégation à Perpinyà. Cette délégation s’est toujours engagée dans les différents événements liés à la catalanité en Catalogne Nord.
Mais depuis moins d’un an, CDC est au pouvoir en Catalogne Sud et a nommé un des membres de la succursale nord-catalane de ce parti à la tête de la Generalitat à Perpinyà.
Classique, me direz-vous. Et bien pas vraiment.
C’était tout d’abord la première fois qu’un nord-catalan était nommé à ce poste, jusqu’à présent réservé à un sud-catalan puisqu’il s’agissait d’une représentation du gouvernement sud-catalan.
Outre cela, certains disent que M Gauby n’en aurait pas les compétences. Je ne me permettrais pas d’en juger. Non pas que je sois incompétent en la matière mais tout simplement parce que je ne connais pas son CV et que, quand bien même il n’aurait pas les diplômes correspondants, je pense que quelqu’un peut très bien acquérir des compétences en dehors d’un cursus “classique”. Donc je laisse le doute au bénéfice de sa probable compétence.
Mais ce qui me gêne dans cet exercice de fonction, c’est plus particulièrement le manque de participation de la Generalitat.
Samedi dernier, 24 septembre, la municipalité de Perpinyà organisait une journée de réflexion ouverte à tous. 200 personnes y ont participé mais pas un seul représentant de la Generalitat n’a fait le déplacement (ni de CDC d’ailleurs).
Peu avant était organisé le forum des associations à Perpinyà. Alors que jusqu’à présent de nombreuses associations sud-catalanes étaient présentes (invitées par la Generalitat), cette année une seule a fait le déplacement.
Au conseil municipal de Perpinyà du mois de septembre, CDC s’est “insurgé” (soutenu par le PS) de ne pas être associé à la commission nouvellement créée pour la catalanité à Perpinyà. Les deux groupes se sont donc abstenus de voter cette délibération.
Pour ceux qui n’auraient pas suivi, cela fait des années que CDC refuse tout accord avec Unitat Catalana et est en confrontation permanente malgré les nombreuses tentatives  d’accord d’Unitat.
Et maintenant, le fait que CDC ne veuille pas travailler avec Unitat Catalana -dans la majorité municipale- engendre que la Generalitat elle-même travaille moins avec la municipalité.
CQFD.