Centralisation toujours… Adieu la Catalogne

Souvent la majorité des gens -et j’entends par là également les politiques- considèrent que le catalanisme est désué, vieux, inutile quand il ne s’agit pas de folklore. Or, je ne porte pas ce genre de catalanisme. Effectivement, il est neccessaire de maintenir nos traditions. Cela fait partie de notre culture. Néanmoins, “mon” catalanisme est autre chose.

Pour moi, comme pour la grande majorité des jeunes et des actifs, il est primordial de se battre pour le développement local. Or, cela ne peut se faire qu’en ayant une réelle considération pour le territoire. Hier nous apprenions la centralisation prochaine des bureaux de Meteo France à Montpellier. Aujourd’hui c’est le centre de tri postal, pourtant tellement encré dans nos vies. A chaque fois qu’une centralisation montpellieraine s’opère, c’est la destruction immédiate de plusieurs emplois. Personne n’en parle car au niveau national, il n’y a pas de diminution immédiate des effectifs mais au niveau local c’est une catastrophe. Et ne comptons évidemment pas sur les institutions régionales pour compenser. Ce serait oublier que l’actuel président de région lorgne sur la ville qui n’a grandi que grâce à son nouveau statut de capitale. De nombreuses corrections auraient pu être apportées. Par exemple la maison régionale des sports. On aura bien compris que la Région (donc nous tous) y a mis plus de 5millions d’euros. Bourquin l’a tellement diffusé que c’est à se demander si le coût de la communication ne serait pas supérieur à la maison des sports elle-même ! Tout comme le stade, la gare, les nouvelles lignes de tram, etc. toujours pour Montpellier. Oh, mais consolons-nous, on voit arriver un gros investissement… 23 millions pour le territoire catalan ! Oui, quand certains ont droit à des infrastructures pour améliorer le quotidien, ou de bons investissements pour accroître l’implantation d’entreprises, nous avons droit à un mémorial ! Nous voulions un vrai stade, un zénith, une patinoire, une gare sur la ligne à grande vitesse, un aéroport, (bon j’arrête) nous aurons un mémorial !

Alors merci aux élus dits “locaux” qui centralisent tout, merci aux élus “nationaux” qui centralisent également. Reste à travailler ce nouveau catalanisme, ce catalanisme qui ose, qui entreprend. Et je laisse aux centralisateurs le soin d’eux-même devenir passéistes car ce sont eux, par leur incompétence et leur mauvaise gestion qui finiront par montrer que les catalanistes sont en réalité avant-gardistes.



Projet de gare à Narbonne, et nous ?

Vous croyiez avoir tout vu en terme d’incompétence et de destruction du territoire ? Et bien chaque jour on nous en ressert ! Aujourd’hui nous voyons dans l’édition du Midi Libre (qui n’a de libre que le nom) cet article annonçant l’accord et même l’engoument des pouvoirs audois pour l’acte de candidature afin de créer la nouvelle gare à l’ouest de Narbonne. Toutes les forces s’unissent intelligemment pour faire aboutir ce projet, gage de nombreuses retombées économiques.

Il faut rappeler les faits quant à la gare de Perpinyà (rappel d’un article ici). El Centre del Món n’est pas sur la ligne à grande vitesse !!! Cette gare ne servira donc que pour deux à quatre trains maximum par jours. Les TGV devront sortir de la LGV et donc perdre un temps précieux pour quelques catalans. Autant dire qu’il est utopique de croire que les trains feront ce décrochage. Ils resteront donc sur la nouvelle LGV et passeront à l’Ouest de Perpinyà. D’ailleurs, même JP Alduy, père s’il en est du Centre del Món, n’a jamais nié que les Barcelona-Hambourg par exemple ne s’arrêteront pas à Perpinyà !

Une seule solution s’offre à nous : une gare à Ribesaltes. Alors on l’appelle halte ou gare, peu importe, tant qu’on a une gare sur la ligne nouvelle ! Les terrains sont réservés pour la gare et même pour la ZAC fer, l’emplacement est idéal et surtout c’est la seule solution que nous avons pour éviter que les trains passent sans s’arrêter.

Alors pour ça, les faussoyeurs vont bon train. Ch. Bourquin, rêvant de Montpellier chaque seconde, n’aidera pas les catalans. Il fait assez pression sur nous pour que nous allions à Montpellier. Dernier sale coup : l’organisation du match des Dragons au Stade de la Mousson, avec en plus le train pour y aller à 1€. Ah la la… il ne sait plus quoi inventer pour nous spolier et nous détourner du sud ! La seule raison qui pourrait le pousser à soutenir la gare de Ribesaltes serait une nouvelle fois pour s’opposer à JP Alduy.

Et les autres ? bin quels autres ? Y’a d’autres personnalités politiques qui comptent ici ?



Université transfrontalière ? (polémique Calvet-Brouquin)

L’université de Perpinyà, multiséculaire, est en permanence sous la menace de Montpellier et du manque d’attention portée par les politiques. Il faut se rendre compte par exemple que l’IUFM de Perpinyà a été le seul de France à ne pas avoir été transféré de l’académie à l’université locale. Nous nous retrouvons donc avec des locaux (et les élèves afférents) rattachés à Montpellier alors qu’ils sont sur le “campus” catalan. D’autre part, je note que depuis 30 ans de création de la région Languedoc-Roussillon, l’université de Montpellier n’a cessé de recevoir des soutiens politiques et financiers (notamment au travers de fonds régionaux issus d’impots des catalans) quand à Perpinyà, il a toujours fallu se débrouiller par nous-même.

Alors aujourd’hui une polémique naît autour d’une déclaration du Sénateur-Maire Calvet car selon lui le futur de l’université de Perpinyà n’a de sens qu’en se tournant vers Girona et en devenant réellement transfrontalière et bilingue. Sur ce point, J-P Alduy est d’accord avec lui. Par contre, ressurgit le néomontepllierain C. Bourquin (sénateur et président de la région) qui pense qu’il faut être “fada” pour se tourner vers le sud.

Mais alors je me demande… nous (catalans) développons l’université de Montpellier depuis 30ans alors que la nôtre est en train de dépérir… Aujourd’hui des accords, notamment transfrontaliers sont des sources importantes pour Perpinyà. Donc il vaudrait mieux continuer à “engraisser” Montpellier plutôt que nous sauver…

Je pense qu’il ne s’agit pas de catalanisme, mais de logique.

Je laisse l’analyse et le retour de compliment (fada) aux lecteurs…



Les Pyrénées-Orientales, pauvres… élus !

Les statistiques se suivent… et se ressemblent. Nous vivons dans un des trois départements les plus pauvres de France. Mais nos responsables locaux nous diront que tout va bien. Nous sommes dans la région la plus pauvre de France. Mais les responsables… vous connaissez la suite, ça fait des années qu’on entend la même chose.

Alors voilà, nous sommes en 2011. Après -quasi- 30 ans d’échec flagrant du régionalisme, nous sommes à l’aube d’une régionalisation plus forte. Mais ça ne choque personne, à part les “catalanistes”. On nous traite (nous, les catalanistes, car j’en suis) d’extrémistes qui, de toutes façons, ne seront jamais d’accord avec quoi que ce soit qui ne soit pas catalan. Sauf qu’au bout de 30 ans d’une région qui nous tue à petit feu, ce n’est plus du catalanisme, c’est de la survie !!!

Certains s’engagent en politique à Perpignan dans le principal objectif de contrer la construction d’un pont (remplaçant un passage à gué) totalement nécessaire. Et maintenant quoi ? Bin rien, on y est, on y reste.

D’autres encore s’engagent pour une seule chose : être élu. Et oui, “je veux être élu pour être élu”. Alors mégalo, complexe d’infériorité ou encore recherche de prestige ou d’argent, quand ils y sont, ils s’y accrochent…!

10, 15, 20 ans pour certains qu’ils sont à la même fonction ! Cela n’empêche pas la population de recommencer à voter pour les mêmes. Oui mais vous me direz, le clientélisme, l’usage exagéré d’assistantes sociales (faisant croire que c’est le candidat qui paie les factures alors que ce sont nos impôts), les différents cadeaux, etc. Oui, tout cela fausse considérablement des élections. Mais il suffirait simplement de 10% de participation supplémentaire et toute cette fraude à peine dissimulée serait quasiment anihilée.

Département pauvre, région pauvre. Comment peut-il en être autrement quand ceux qui nous dirigent préfèrent leur poste, leur prestige, à leur fonction. La politique, c’est diriger le peuple, ce n’est pas juste être à la tête du peuple. Quand on n’est pas capable de développer un département qui ne peut que l’être (tellement il est bas), il faut tout de même se poser des questions…. Mais non, “ils” ne se posent pas de questions puisque leur objectif n’est pas d’améliorer la situation, mais uniquement d’être réélu. On abandonne l’université, l’aéroport, etc… Mais on s’en fout, on est réélus quand même !

Alors on fait semblant de s’opposer au développement des grandes zones commerciales en les désignants comme responsables de la désertion des centre-villes quand ce n’est pas tant la zone qui en est responsable, mais l’autorisation pour les petits commerces de s’y installer. Décathlon ou Auchan n’ont en rien fait déserter le centre-ville. Par contre, les très nombreux petits magasins qui les accompagnent, oui. Une solution : interdire les petites surfaces dans ces grandes zones commerciales. Logique me direz-vous. C’est ce que pense le président du SCOT (Billès) mais bizarrement, il n’est pas suivi par les autres maires… Eh non. Ikea par ci, Alinea par là, Cultura, etc… tous ceux-là on va s’opposer à leur implantation, disant que nous ne pouvons pas faire du “tout commerce” et que ça détruit le centre. Citez-mois les magasins du centre en concurence avec Ikea ! Et puis, si Ikea va à Girona, en quoi on aura épargné qui que ce soit ? Au lieu de faire venir les sud-catalans, nous irons chez eux. Ils auront une centaine d’emplois créée (encore) quand nous, eh bin, nous… euh… bin rien. Com d’hab. Quant à l’autre argument consistant à ne pas faire du tout commerce, ce serait valable si nous avions autre chose que le commerce pour créer de l’emploi (oui, je vous entends déjà dire que le clientélisme crée beaucoup d’emploi…). Malheureusement, l’économie locale est dépassée, notamment l’agriculture; nous nous enlisons. Ensuite il y a les services (bin oui, tous ces retraités du reste de la France, il faut s’en occuper). Et, surtout, le tourisme. Mais le tourisme n’est une économie que parce qu’il y a consommation…

Alors continuons braves gens à voter pareil, à décider pareil. Après tout, nous sommes pauvres au soleil quand d’autres sont riches sous la pluie… Si c’est ça qui fait tourner la Terre, restons au soleil, allons à la fête de l’huître du Barcarès (et quand je parle d’huître, je ne parle pas de ce qu’il y a dans l’assiete !), récupérons les cadeaux pour nos ainés dans les maisons de retraites, etc. Oui, le grand Frêche (que je détestais tant) avait raison : faire une campagne électorale intelligente ne fait pas gagner, par contre faire campagne en donnant des cadeaux à des cons (qu’ils ont eux-même payé avec leurs impôts) , c’est se garantir la victoire.

A quand notre Frêche ? Capable de développer la Catalogne Nord, en disant à Montpellier “je vous emmerde”….