Centre ville et grandes surfaces, agriculture, BTP, … Arrêtons de dire n’importe quoi

Pour chaque problème que nous avons, la solution n’est pas dans l’empêchement de l’autre mais dans la promotion de soi.

Depuis quelques temps on entend en permanence que le problème c’est l’autre. Le centre ville de Perpignan perd des clients ? c’est à cause des grandes surfaces. Les agriculteurs n’arrivent pas à vivre de leur exploitation ? C’est à cause des pêches espagnoles. Le BTP souffre de concurrence du Sud ? C’est à cause des sud catalans. Etc.

Quelqu’un a-t’il assez d’humilité pour comprendre que si les agriculteurs catalans n’arrivent pas à vivre de leur exploitation, c’est parce qu’ils paient beaucoup plus de charges que les agriculteurs espagnols ou italiens ?! Est-ce si compliqué de comprendre qu’au lieu de bloquer les constructeurs sud catalans on ferait mieux d’être compétitifs avec eux et essayer de décrocher leurs marchés également ? Tout cela est une question de taxation et nous savons tous que c’est un mal typiquement français.

©L'Indépendant

©L’Indépendant

Quant aux grandes surfaces, on lit presque tous les jours qu’elles sont le mal incarné et qu’elles détruisent le centre ville. Une preuve serait qu’on en a plus que la moyenne française. Quelqu’un peut-il m’expliquer en quoi c’est une preuve ? Au contraire, ce que ça prouve c’est que nous -qui n’avons pas un pouvoir d’achat supérieur à la moyenne française- nous attirons dans nos grandes surfaces au-delà de notre territoire ! C’est une preuve que les sud catalans (mais aussi des audois) viennent acheter chez nous ! Alors partant de ce constat, comment dire que les grandes surfaces ne produisent pas de richesse et d’emploi ? En revanche si le centre-ville (et les grandes surfaces locales) faisaient de la promotion extérieure, là on attirerait encore plus de clients. Les commerçants du centre ville (pas tous, heureusement) veulent détruire les grandes surfaces pour faire revenir les clients chez eux. Personnellement ce que je vois c’est de plus en plus de perpignanais aller à Barcelone faire des achats. Est-ce que ces gens-là ont un problème pour payer 2€ de parking à Perpignan ? Je vois aussi des pubs pour le Perthus “espagnol” et pour Gran Jonquera mais nous, quelle pub faisons-nous alors que nous sommes en capacité d’augmenter considérablement notre clientèle ? Savez-vous que la majorité des catalans de Girona et Figueres préfèrent venir dans les zones commerciales chez nous (Auchan ou Carrefour Claira) car l’offre y est meilleure que chez eux ?!

Alors les thèses du FN vont bon train : fermons la frontière, remettons le franc (et ainsi on s’ajoute 10% de frais de change pour aller au sud ou pour ceux du sud qui viendraient ici), sortons de l’UE pour vendre plus de produits agricole chez nous (et comment ferons-nous en étant taxés à l’exportation, sachant que nous dépendons de l’exportation ?!), etc.

Réfléchissons un peu. Un meilleur accueil au centre-ville (horaires, accès, tarifs, sympathie, animations, …) sera beaucoup plus efficace que toute manifestation anti-grandes surfaces. Ces solutions dépendent à la fois des pouvoirs publics et des privés (exploitants et propriétaires). Mais ce qui est sûr c’est que se priver de la plus-value sud catalane c’est à coup sûr détruire de l’emploi.

Enfin, pour remémorer un peu le fonctionnement d’un commerce… Si une grande surface existe c’est parce qu’il y a des clients. Il vaut donc mieux inciter ces clients à venir chez soi plutôt que les empêcher d’aller ailleurs. On a l’exemple avec le village outlet qui devait se faire à Ribesaltes, il a été empêché, il s’est fait à la Jonquera. Résultat : au lieu d’avoir les emplois liés ici, ils sont à la Jonquera. Et les clients dans tout ça ? que ce soit à Ribesaltes ou à La Jonquera, ça ne leur change rien. Par contre à l’emploi et l’économie, si. La question n’est pas de savoir si la surface existe ou pas, mais de savoir où elle existera.

Pour chaque problème que nous avons, la solution n’est pas dans l’empêchement de l’autre mais dans la promotion de soi.

PS: Si le “carré d’or” est un problème, ce n’est pas parce qu’il crée simplement une surface commerciale de plus, mais c’est parce qu’il est d’une part dans une zone de chalandise inappropriée (loin des infrastructures de transport) et d’autre part parce que sa destination (habitat) est en concurrence directe avec la probable arrivée d’Ikea à Rivesaltes où, évidemment, tous les professionnels de l’ameublement voudront aller. 

Voilà 2014, année intense

Alors nous revoilà

Nous voilà en 2014 (dernier jour pour les voeux, alors Bonne année ! Bon any nou !). Année de votes s’il en est !

Et du coup me revoilà sur mon blog. Non pas pour commenter particulièrement les élections mais tout simplement parce que l’actualité de cette année sera exceptionnellement dense.

Voilà arrivée la fin publique d’un géant de la politique locale. Jean-Paul Alduy a façonné un nouveau Perpinyà. Même si on a pas toujours été d’accord avec lui, c’est quand même et surtout lui qui a donné l’impulsion nécessaire à la catalanité, qui a fait comprendre le concept même de transfrontalier, qui a inscrit Perpinyà et le Rosselló dans une aire/ère européenne, bref, un homme qui restera pour toujours dans la mémoire des Perpignanais tire sa révérence… politique.

Nous revoilà en campagne. Cette fois sur des municipales où plus que jamais je serai engagé. Ensuite des européennes où malheureusement notre influence n’est que mineure sur une circonscription électorale immense. Et pour finir l’année nous nous engagerons sur des élections régionales et départementales (pour 2015). Que de campagnes !

Nous voilà aussi et enfin devant un processus réel d’indépendance de la Catalogne. La date du référendum est fixée au 9 novembre et si quelques illuminés (mais toujours en fonction) pensent envoyer les chars depuis Madrid, l’Europe et l’ONU devraient tout de même garantir la réalisation ce vote historique qui interviendra deux mois après celui de l’Ecosse.

Alors voilà, pour ce retour je fais court car chaque sujet mériterait bien un post à lui tout seul. Mais ce qui est sûr c’est que 2014 s’annonce dense, intense et historique.

Endavant !

Affaires et moralisation de la politique

A trop vouloir faire les vertueux et donneurs de leçons, nombreux sont ceux qui oublient la poutre qu’ils ont dans l’œil.

Ainsi, pour résumer la semaine passée, l’ex Président Sarkozy a été mis en examen pour une des nombreuses affaires dans lesquelles il est cité. Indignation de tous les géants UMP (et leurs lèche-bottes au passage) afin de récupérer un peu de protagonisme et de profiter de cette espèce de nostalgie du président passé. Je rappelle au passage que certaines même de ces personnalités UMP indignées, ne voulaient pas commenter l’affaire Aurore Martin, extradée contre tout sens éthique républicain, au motif de « ne pas commenter de procédure judiciare ». Tiens tiens… Ils oublient également que l’ancien chef de l’Etat est aussi mis en cause dans d’autres affaires.

La semaine continue avec Cahuzac. Les gouroux socialistes qui se  réjouissaient tant des affres de l’UMP se retrouvent eux aussi dans la tourmente. Qui revoilà ? Une certaine Marine, qui nous ressort son « tous pourris, sauf le FN ». Oui mais… surgit alors que c’est un militant notable (notoire?) du FN qui avait permis à Cahuzac l’évasion fiscale. Car on parle bien de fraude, pas juste d’optimisation fiscale. Fraude dont P. Péninque, ami de Marine Le Pen mais aussi de Cahuzac (sic), serait spécialiste.

Aujourd’hui la presse locale nous apprend qu’un responsable FN est également condamné (et n’a pas fait appel) pour abus de biens sociaux. L’avocat n’est autre que Louis Aliot, candidat à la mairie de Perpignan.
Je suis signataire depuis ma candidature aux législatives de la Charte Anticor. Au-delà des problèmes actuels de la République, que la justice met à jour, il est indispensable de faire avancer la démocratie. Le retour de la confiance politique est absolument nécessaire et doit se faire par un ensemble de mesures prises au plus vite. Le Président Hollande fait encore une lourde erreur en reculant sur un des points clés de son mandat.

– « Non cumul des mandats strict, non cumul dans le temps, loi sur les conflits d’intérêt, inéligibilité définitive pour les élus condamnés, réforme territoriale ambitieuse, diminution du nombre de parlementaire, dose de proportionnelle aux élections législatives, fiscalisation des indemnités des élus, réforme du système de retraite des députés et sénateurs, transparence des dépenses et des patrimoines des élus… » Ceci est un extrait de la lettre de démission du PS de Frédéric Gonano qui compile l’essentiel de cette réforme urgente. Tout comme le PS, le PC, l’UMP et le FN ne sont pas en reste quant aux condamnations. Mais avec l’application de ces mesures, c’est toute la politique qui serait nettoyée et cela ne pourrait que faire du bien à la politique française en général et à la politique locale en particulier

PSG – Barça ou la définition de Nation

42922Mardi dernier nous avons été nombreux à suivre le spectacle qu’offraient deux grands clubs européens de football. Ce spectacle avait d’ailleurs comme un air de France-Catalogne. C’est d’autant plus marquant quand on est ici -en Catalogne- et qu’on est habitués à ce que les Barça-Madrid soient assimilés à des Catalogne-Espagne.

Voici pourquoi j’en viens au concept de Nation : En France, nous avons connu une politique de l’Etat-Nation. Faire croire aux différentes Nations intégrés à l’Etat français que la seule qui existe chez nous est la française. Or, la France est un Etat (délimitation et compétences administratives). La Catalogne est une Nation (peuple, culture). Bien sûr que la Nation française existe, mais elle n’interdit pas pour autant l’existence de la Nation catalane, vieille de plus de 1000 ans. Disparaît-elle juste parce qu’à un moment dans son histoire elle est divisée entre deux Etats ? Oserait-on dire que le pays basque n’existe plus ? Bien sûr que non.

Et la preuve que notre territoire est catalan réside bien dans des événements comme celui de mardi soir. La majorité des nord-catalans soutenaient non pas la capitale de leur Etat, mais la capitale nationale : Barcelona.

Alors si certains ont encore du mal à comprendre la différence entre Etat et Nation, pensez donc à cela : nous sommes administrativement français, mais notre Nation est bel et bien la Catalogne.

“18% des Bretons pour l’indépendance” …censuré !

 

Comme vous pouvez le lire ici (source Le Mensuel de Rennes), le magazine Bretons a été retiré de la vente juste après sa sortie, au motif officiel qu’il y souffrait d’un problème d’impression, au motif officieux (réel ?) que le titre n’était pas du goût de son président.

18% des Bretons pour l'indépendance !

La une, comme vous le voyez ci-contre, “18% des Bretons pour l’indépendance”, a purement et simplement été censurée et remplacée par “69% des Bretons ne connaissent pas leur histoire”, titre évidemment plus consensuel.

C’est sur le site de EPI (European Partnership for Independence) que nous trouvons de plus amples détails (en anglais) grâce a la ligue celtique, fédération des peuples celtes. On y apprend donc la censure claire de la volonté indépendantiste bretonne mais également certains détails de ce sondage (IFOP donc plutôt sérieux), parmi lesquels : 48% des Bretons se sentent d’abord français, 37% se sentent d’abord bretons; 44% pour la réunification de la Bretagne, 36% contre.

Et EPI de conclure que la France, habituellement fière de la liberté de sa presse, au point de soutenir des caricatures de Mahomet (avec les conséquences que cela peut avoir), est capable de censurer l’expression même du peuple Breton.

*EPI est un réseau européen d’associations pour l’exercice du droit à l’autodétermination. Il regroupe plusieurs millions de personnes au travers de ces associations, parmi les plus importantes sur certains territoires. Sur le territoire français, InterCat en est membre.

 

Bientôt le Canigou délocalisé à Montpellier…

Comme vous pouvez le lire dans l’article de L’Indépendant ci-contre, le centre de tri postal de Perpignan va être délocalisé à Montpellier. Centre de triEncore une fois est-il nécessaire de rappeler que ce n’est pas un événement unique mais bel et bien une fuite permanente de tous les centres de décisions et d’emploi vers la capitale régionale? Pire, les délocalisations se font même au profit de Narbonne (ASF ou Vignerons Catalans par exemple). Aujourd’hui avec le centre de tri, outre le délai probablement plus important d’acheminement de courrier (notre département est déjà considéré comme mal desservi), nous perdons surtout une plate-forme de 60 emplois. Quand on l’ajoute à tout ce que nous perdons institutionnellement  comme dans le secteur privé, ça fait maintenant une grande quantité d’emplois perdus. Bourquin lui-même disait dans une interview prendre à toute la région pour mettre le paquet sur Montpellier. 30 ans que ça dure ! Perpignan était l’égale de Montpellier, c’est maintenant une zone sinistrée !

Comme nous sommes habitués à ces délocalisations, encouragées d’une part par des subventions régionales importantes et d’autre part par l’effet capitale (régionale), je me demande maintenant… à quand la délocalisation du Canigou sur Montpellier ? On en rit (jaune) mais s’ils pouvaient, ils le feraient sans hésiter !

Réaction aux propos tenus par Harlem Désir sur les réfugiés espagnols

Nous y sommes malheureusement que trop habitués ! L’histoire est constamment réécrite par les élites parisiennes à la gloire de la France, sans se soucier de la réalité et des souffrances des peuples.

Harlem Désir, premier secrétaire du PS, vient de déclarer “… Espagnols ou autres qui ont été accueillis en France au moment où leur pays traversait des drames et des guerres, et qui en même temps étaient fiers de la solidarité de la France, qui étaient soulagés, qui étaient reconnaissants”.

camp Argelers

Or, c’est d’une part méconnaître l’atroce situation dans laquelle les réfugiés ont été “accueillis” et d’autre part nier les méfaits du gouvernement français qui à l’époque n’a pas hésité bien longtemps avant de renvoyer de force ces républicains dans l’Etat franquiste, les faire déporter vers l’Allemagne nazie ou, dans le “meilleur” des cas, les interner dans des camps de fortune où un très grand nombre d’entre eux trouvèrent la mort. Ces camps sont pourtant bien connus de la France et notre territoire catalan a été le premier concerné. Argelers, Ribesaltes, etc., ces camps où il n’y avait aucun soin, où les familles étaient souvent divisées, ne servaient en fait qu’à parquer des “étrangers” indésirables alors qu’ils n’étaient là que pour avoir une idée républicaine, donc anti-dictatoriale, et/ou pour avoir une culture catalane, fortement réprimée sous Franco.
Il serait peut-être de bon ton d’envoyer une biographie du Président Lluís Companys à Harlem Désir, ou du moins lui enseigner les circonstances de sa mort : représentant démocratique des catalans (président élu de la Generalitat), il est arrêté en France alors qu’il est en exil à cause de Franco. Il est remis aux autorités franquistes qui le fusillèrent. Ses derniers mots furent “Per Catalunya”. Seul président de gouvernement élu démocratiquement à avoir été fusillé, il semble peu probable qu’il ait été reconnaissant envers la France… Il n’est malheureusement qu’un exemple parmi de nombreux autres qui, anonymes, ont été renvoyés en Espagne, parqués ou encore déportés en Afrique du Nord ou en camps nazis.
J’appelle donc les instances locales du PS et plus particulièrement leurs élus à transmettre une demande de clarification des propos à leur premier secrétaire. Celui-ci ne peut ignorer et encore moins dédaigner les conditions de l’exil d’espagnols sous Franco.

Panneau camp Argeles

Le Fruité Catalan embouteillé… à Narbonne ?!

3fruitesAllez, nous aussi nous avons droit à notre lot de délocalisations…

La mode est au “acheté local” car “fabriqué local”. Or, les Vignerons Catalans, malgré leur nom, auraient décidé de mettre un place un partenariat  avec une société narbonnaise pour embouteiller chez nos voisins le “Fruité Catalan”. Avec un nom pareil, embouteiller hors de catalogne est tout de même un comble !

Alors me direz-vous, ça reste de l’embouteillage, ce qui ne génère que très peu d’emplois vu l’industrialisation du processus… Mais quand même ! Personnellement je suis étonné. Nous avons des unités efficaces ici, pourquoi aller à côté ? Pour quelques centimes ?

Il n’en faudrait pas moins à certains pour décréter le boycott de la marque ! Je n’irais pas jusqu’à l’inciter mais je me pose tout de même la question du développement local, c’est à dire de la délocalisation, puisque tout est maintenant lié. Si chaque société qui trouve un petit intérêt ailleurs s’en va ou du moins délocalise partiellement la production, il est évident qu’il ne nous restera plus rien ici. Car ce n’est pas pour le soleil, la mer et la montagne que les entreprises s’installent ici. Nous sommes nombreux en Europe à avoir ce cadre de vie.

Reste à avoir maintenant une consommation responsable. Nous avons des solutions pour développer notre territoire au lieu de développer les autres. Et ces solutions ne sont pas forcément plus onéreuses. Par exemple le chocolat de marque distributeur Ivoria (Intermarché) est fabriqué par Cemoi Perpignan. Ne me dites pas qu’il est plus cher que le Lindt. Et pour acheter de la marque, il y a donc Cemoi. Le Cava, produit à quelques kilomètres au sud est moins cher et tout aussi bon (si ce n’est meilleur pour certains) que le Champagne, produit à l’autre bout de la France. Le touron, s’il n’est pas catalan n’en est pas vraiment, acheter du Muscat qui ne soit pas de Ribesaltes est un sacrilège pour un catalan, …

Nous ne sommes pas de grands producteurs. Notre industrie est quasiment morte. Mais s’il nous reste ne serait-ce que quelques leviers pour pérenniser l’emploi local, n’est-il pas de notre devoir de les utiliser ?

Création du groupe de réflexion InterAct (communiqué)

L’association InterCat (300 sympathisants en une semaine !) crée un groupe de réflexion pour échanger et travailler à de vraies propositions. Ce groupe, nommé InterAct, sera présenté en réunion publique le mercredi 21 novembre à 18h30 à la salle des Libertés, rue Bartissol à Perpignan.
Brice Lafontaine
, en tant que président de l’association, présentera les objectifs. Interviendront ensuite Hélène Legrais, journaliste, écrivain et chroniqueuse radio, Aude Mandaroux-Homo, responsable associative pour l’environnement, Delphine Bassols, promotrice artistique, et Patrick Auset, chef d’entreprise.
S’en suivra un tour de parole afin que chacun dans le public puisse exposer les thèmes qui lui tiennent à coeur.
InterAct se veut innovant par son ouverture et dynamique par le fait de proposer de vraies avancées et pas seulement des thèmes de réflexion. En effet, InterAct sera libre de tout parti politique. Il ne s’agit donc pas de créer une mouvence politicienne pour une échéance électorale mais bien de travailler à des solutions pour Perpignan et toute la Catalogne Nord.
Tous les citoyens qui ont quelque chose à dire, de la culture au tourisme en passant par l’urbanisme et le développement économique, sont donc les bienvenus. La réunion s’achèvera par un apéritif offert par l’association qui nous permettra d’échanger et de faire connaissance individuellement. Aucune participation financière ne sera demandée.

Contact association InterCat : intercat@ymail.com ou Brice Lafontaine

Lettre ouverte aux parlementaires pour Aurore Martin

Suite à l’arrestation incensée d’Aurore Martin, militante politique basque pacifiste, j’envoie ce jour une lettre ouverte aux 6 parlementaires de Catalogne Nord : F. Calvet, Ch. Bourquin, S. Neuveille, J. Cresta, P. Aylagas et F. Siré.

La voici :

Madame, Messieurs les parlementaires,

Permettez-moi d’attirer votre attention sur l’arrestation sur le territoire français d’Aurore Martin, militante de Batasuna, remise par les autorités françaises à l’Espagne.

Il faut bien avoir conscience que ce parti basque est légal en France. Elle est inculpée par Madrid pour son activisme dans ce mouvement -certes interdit en Espagne- mais pas pour quelque participation que ce soit dans des actes terroristes avec l’ETA. Elle n’est donc qu’une militante d’un parti politique, comme vous et moi.

Cela a bien évidemment fait réagir de nombreuses personnalités basques, parfois même de vos partis. Il me paraît indispensable que vous-même vous positionniez.

Est-ce normal et moral selon vous qu’une militante d’un parti légal en France soit arrêtée par les forces de l’ordre pour appartenir à ce parti, uniquement parce qu’un autre Etat l’a déclaré illégal ? Il ne s’agit pas seulement de remplir son devoir international dans le cadre d’un mandat d’arrêt, mais bien de toute la symbolique que cela représente. Cela me rappelle la triste histoire de Lluís Companys, président de la Generalitat en exil en France, arrêté puis remis aux autorités de Franco, qui le fît fusiller.

Alors même si la peine de mort n’est plus d’actualité, ce principe demeure-t’il ?

En effet, il me faut savoir : En tant qu’instigateur et responsable de relations avec des partis identitaires européens et notamment le SNP (Ecosse), le N-VA (Flandres) et plus particulièrement SI (Catalogne Sud), si l’un de ces partis venaient à être interdit, seriez-vous favorable à mon extradition afin d’être jugé pour “faits de participation à une organisation terroriste” ? Sachez que certains hauts responsables espagnols ont déclaré qu’il faudrait interdire Solidaritat Catalana per la Independència et emprisonner leurs responsables. Dois-je m’inquiéter ?

Dans un Etat qui dit être “le Pays des Droits de l’Homme”, la liberté d’exercer la démocratie ne prévaut-elle pas sur les accords internationaux ?

J’attends impatiemment votre réponse et réaction publique, tout comme les dizaines de milliers de militants pour le droit à l’autodétermination en France.