Lettre à Hermeline Malherbe, Présidente du CD66 et Sénatrice, pour le pays catalan

MME HERMELINE MALHERBE

Lettre ouverte

Madame la Présidente, Sénatrice,

Catalans occitanie

Dessin Seb pour L’indépendant

Je m’adresse à vous tout d’abord en tant que Présidente du département. Dans vos dernière déclarations, dont votre remarquée intervention auprès de la Présidente Delga pour le nom de la région, vous avez fait état de votre souhait que notre territoire soit représenté par l’appellation «Pyrénées-Méditerranée» accolée à «Occitanie». Je veux tout d’abord vous dire mon étonnement. Vous qui avez accédé aux responsabilités aux côtés de Christian Bourquin, vous n’êtes pas sans savoir que toute négation de notre identité culturelle est inconcevable. Il l’avait bien compris en affirmant une république française à l’accent catalan. Mais c’est sur le fond que votre positionnement est pour le moins inadéquat. En effet, nous nous sommes particulièrement mobilisés lors de la consultation sur le nom de la région. Gérard Onesta, président du bureau de l’assemblée et garant de l’équité du choix final, nous avait assuré que tous les paramètres seraient pris en compte. Or, d’après les données transmises par la région, non seulement la mobilisation a été des plus importantes de toute la nouvelle région, mais en plus et surtout, l’option contenant «Pays Catalan» est arrivée très largement en tête avec près de 60% des voix, devançant de plus du double toutes les autres possibilité, y compris «Pyrénées-Méditerranée» qui n’a pas atteind les 30%. Ce qui fait qu’en ne représentant que 8% de la population, le Pays Catalan a réussi l’exploi de parvenir à 12% des votes, sans que cela ne soit pris en considération. Aussi, en tant que première personnalité du département, il vous appartenait de défendre la majorité claire qui s’est exprimée malgré les difficultés de vote (problèmes techniques, manque de bulletins, …). La décision régionale est maintenant prise et ce n’est évidemment ni avec «Occitanie», ni avec une précision commerciale «Pyrénées-Méditerranée» que nous, catalans de toutes origines, nous sentirons représentés. Le collectif SEM a d’ailleurs réussi à rassembler de grands représentants du monde économique, la majorité des partis politiques, des personnalités du monde culturel mais également a recueilli le soutien du SIOCCAT, représentant la moitié des municipalités du département, tous pour «Pays Catalan». Vous revient dès lors, la possibilité de reprendre les choses en main et de corriger ce que l’Etat français et la région n’ont su faire : nommer ce territoire avec son nom. Vous pouvez engager cette réforme de deux manières.

Tout d’abord le changement de nom du département. Il pourra être refusé par le Conseil d’Etat, nous le savons tous. Mais c’est la démarche qui permettra que nous existions à nouveau au travers d’une communication censée. Car c’est bien de cela dont il s’agit. Les territoires tels la Bretagne ou la Corse existent, sont nommés et ont une communication qui correspond. Quand l’USAP ou les Dragons jouent, personne ne les nomme «pyrénéens». C’est d’ailleurs notre particularisme que les touristes viennent trouver en nos terres. Diffusons ce qui fait ce que nous sommes : catalans. Quel que soit le choix du nom, qui devra comporter un terme faisant référence à notre identité culturelle et à la réalité du territoire (Catalogne, Catalogne Nord, ou même Pays Catalan) ce ne pourra être que bénéfique. N’avez-vous pas les plus grandes difficultés à communiquer sur ce nom géologique qui ne nous a jamais rien apporté «Pyrénées-Orientales» ? Vous vous étiez d’ailleurs prononcée favorablement dans la presse il y a quelques semaines pour un changement de nom du département.

C’est ensuite à la sénatrice que je m’adresse pour évoquer l’autre orientation, plus courageuse et ambitieuse, qui serait de porter notre territoire vers un statut particulier, telles les métropoles ou la Corse. Il ne s’agit aucunement de sécession comme certains extrêmistes le vocifèrent -à moins que le Grand Lyon ne désire devenir un Etat indépendant- mais bien de capter les compétences régionales, les accumuler aux départementales et simplifier l’administration locale tout en lui donnant les moyens d’agir dans l’intérêt du territoire. Les économies d’ailleurs réalisées par ce type de simplification balayent immédiatement toute inquiétude quant à notre capacité d’investissement.

Je ne développerai pas plus ici les arguments économiques car ils sont bien trop nombreux, au moins autant que les arguments culturels. Parmi les arguments politiques, vous pouvez y voir la capacité de décision locale, outil indispensable à la défense des intérêts locaux. Quelles que soient les raisons, aucune ne permet de penser qu’il vaut mieux être en demande permanente vers Toulouse plutôt que décider ici.

Mais je suis évidemment à votre disposition pour travailler à la mise en place de ce type d’administration car c’est avec de l’ambition que nous ferons reconnaître notre territoire tel qu’il est à ce jour : l’accent catalan de la république française.

Veuillez recevoir, Madame la Présidente, Sénatrice, mes sincères et respectueuses salutations.

Brice LAFONTAINE
Président d’Unitat Catalana



Mobilisation des sud-catalans pour notre région – Article La Dépêche

Lien : https://lc.cx/4LqD 201605051249-full

Le sondage sur le nom de la nouvelle région, mis en ligne il y a trois semaines sur notre site, www.ladepeche.fr connaît depuis quelques jours un vif intérêt chez les internautes.

En seulement 48 heures, le nombre de votants a été multiplié par deux, passant de 22 000 à près de 44 000. Ce fort regain de participation a modifié le classement : alors qu’Occitanie arrivait largement en tête il y a encore 3 jours, Occitanie – Pays Catalan a brusquement été plébiscité par les internautes, à tel point qu’il est passé en première position, avec près de 55 % des voix.

Les habitants de la nouvelle région ont-ils subitement eu un coup de cœur pour le pays catalan ? Pas vraiment : en réalité, la plupart des votes viennent du sud des Pyrénées, plus précisément de Catalogne et des territoires catalanophones (la région de Valence et les Îles Baléares), où les indépendantistes se mobilisent pour faire triompher «Occitanie – Pays Catalan».

Largement relayée sur les réseaux sociaux de Barcelone à Gérone, en passant par Palma de Majorque et Valence, la campagne a été lancée dimanche soir par Brice Lafontaine, adjoint au maire de Perpignan et secrétaire général de la formation catalaniste Unitat Catalana.

Dans un tweet rédigé en catalan, Lafontaine invite tous ses abonnés à voter en faveur d’Occitanie – Pays Catalan. Le message est largement rediffusé chez les indépendantistes qui ont pris l’habitude de se mobiliser sur la toile lorsqu’il s’agit de défendre l’identité catalane.

De nombreux Barcelonais – qui pour la plupart n’avaient pas entendu parler de la fusion de régions en France – reçoivent même la consigne par mail ou par message WhatsApp (l’application de messagerie gratuite très utilisée en Espagne). Ce cyber-activisme outre Pyrénées est complètement assumé par Brice Lafontaine : «Nous sommes tous concernés, il ne s’agit pas de territoires séparés comme veulent le faire croire les états». Selon l’élu local, tout le monde doit pouvoir participer au vote, à commencer par les Catalans, qu’ils soient au nord ou au sud de la frontière franco-espagnole.

Pas de vote depuis l’étranger

Le 9 mai prochain, la consultation officielle organisée par le conseil régional pourrait donc bien être influencée voire biaisée par le vote des indépendantistes. Mais selon la région, le problème ne se posera pas puisque le système informatique ne permettra pas de voter depuis l’étranger. Pas sûr pourtant que les dispositions de la région ne freinent les militants de l’indépendance, qui n’hésiteront pas à redoubler d’ingéniosité pour contourner les difficultés techniques. «On fera tout ce qu’il faut pour faire triompher Occitanie – Pays Catalan» soutient Anna Arque, activiste catalane du sud, qui a relayé le message de Brice Lafontaine. «On se mobilisera toujours contre ce qui est imposé par la France et l’Espagne» ajoute la jeune femme qui se rend régulièrement dans les Pyrénées-Orientales.

Pour l’adjoint au maire de Perpignan, la région «marche sur la tête» : «Un Français qui n’a jamais mis les pieds sur notre territoire pourra donner son avis, mais pas un Catalan du sud qui se sent concerné par la Catalogne nord ?»

La création de la nouvelle région et le nom qu’elle portera préoccupent les partisans d’une indépendance des «Països catalans», de Perpignan à Alicante en passant par les Iles Baléares.

«La Catalogne nord est dissolue dans cette grande région» regrette la Barcelonaise Anna Arqué qui craint une disparition de l’identité catalane au nord de la frontière franco-espagnole. «Au-delà de l’aspect identitaire, cette nouvelle région aurait intérêt à inclure le mot catalan dans son nom, car la Catalogne est connue dans le monde entier. Pour le tourisme et l’économie de ce nouveau territoire, ce serait forcément positif d’y être associé». Au nord, comme au sud, les partisans d’une sécession de la Catalogne espèrent qu’avec le nom Occitanie – Pays Catalan le poids culturel des Catalans compensera le poids démographique dans la nouvelle région.



La “democràcia” a la francesa

Article d’opinió publicat aquí a Racó Català

França sovint és símbol de democràcia a l’internacional, des de la declaració dels Drets Humans del 1789. El problema és que aquesta virtut li permet ser poc vertuosa en realitat. I a nosaltres -lluitadors per una justícia real- ens miren com traïdors del representant més pur de república democràtica. Només perquè gosem plantejar les possibilitats de millorar la democràcia francesa. Últim moment de vergonya que tinc com a “francès” : la reforma de l’elecció presidencial. Ara passem de 5 a 2 setmanes d’igualtat de temps de paraula pels candidats. En un Estat on tot és fet perquè només els partits polítics més importants puguin tenir representació electoral, l’únic moment en el qual es podia sentir altres veus és la presidencial, cada cinc anys. I ara, només durarà 2 setmanes en les quals sentirem el centre, l’esquerra alternativa, els verds, etc. ! Que l’extrema dreta no pateixi, ells sí que els sentirem encara comentant els atemptats i sobrecarregant com sempre la UE de tots els mals del món, tot i que tinguin gaire representació. Però el PS i els Republicans (ex UMP) poden témer que el Front Nacional arribi al poder. Perquè és precisament aquest sistema impedint-los tenir càrrecs importants, que els fa créixer. El dia que el FN tingui la majoria més absoluta possible -gràcies al sistema actual que permet tot i sent minoritaris tenir una àmplia majoria com el PS a Catalunya Nord- ells no tindran cap escrúpol a impedir tota expressió democràtica. I no se li podrà dir rés, atès que aquest sistema haurà estat institucionalitzat pels més democràtics del món lliure !
Que visquin el republicanisme i el democratisme, però que canvii la República malalta.

https://arthureveil.wordpress.com/2014/08/13/marianne-a-nos-politiciens-cest-vous-qui-me-rendez-malade/

dessin “ARTUREVEIL”



Article Racó Català : El procés vist del Nord i l’altre procés al Nord

racocatala

Enllaç aquí 

Des de dissabte passat tinc moltes sol.licitacions per a expressar-me sobre l’elecció d’en Carles Puigdemont com a President de la Generalitat. Evidentment aquí hi ha molta esperança amb el procés. Sempre que pugui, explico als sud catalans que la independència no només és important per la comunitat autònoma de Catalunya, sinó també per tota la Nació catalana, de Salses a Guardamar… Conec personalment en Carles Puigdemont i estic molt content de poder comptar amb una persona convençuda per la independència, compromesa pel territori i per qui els intercanvis amb Catalunya Nord haurien de ser naturals i ampliats. Llavors, és evident que és una bona cosa per les terres del Nord que sigui ell qui té aquest deure de dur Catalunya fins a la llibertat.
Però aquí també tenim una actualitat, un procés. Molt menys engrescador. Es tracta més aviat de preservar el poc que tenim i no pas tirar endavant un projecte, però hi és : el nom de la nova macro-regió que absorba Catalunya Nord dins d’un conjunt que va més enllà de Tolosa i Montpeller. Si tenim una oportunitat en la consulta que la nova presidenta regional ens ha promés, podem estar segurs que en realitat el nom no ens convindrà. El nom «Occitània» surtirà primer. Seguit segurament per «Occitània-Catalunya» que és lo que demanem. Però els occitans són més nombrosos i les consultes fetes pels mitjans de comunicació fins ara han donat Occitània com a opció més votada. Llavors aquí a Catalunya Nord lluitem també. No per la llibertat per la qual som massa minoritaris, sinó com a mínim pel respecte de la nostra identitat i la nostra cultura. Ni tant sols sabem si proposaran al vot el nom «Occitània-Catalunya», però ja sabem que no tindrem un estatut particular, ni una regió pròpia. Tornarem a sofrir, tornarem a lluitar, tornarem a vèncer… tots junts !

Article d’opinió al Racó Català : Catalunya Nord (des)unida

Tots els catalans tenim el procés de Catalunya Sud al cap. Però què hi ha de la Catalunya Nord? D’una banda, molts volem una reunificació ràpida de Catalunya. Però d’altra banda hi ha la realitat: una república minoritzant les cultures no franceses, una disminució de les relacions entre el Sud i el Nord (la crisi ha passat per aquí…) i sobretot una divisió del moviment catalanista.

Quan al Sud s’uneixen, al nord es divideixen. Un dia algú em va dir “Saps què fan 3 catalans que es troben? Creen 3 partits polítics”. Vaig somriure pensant que malauradament era el cas: precisament en aquell moment un nou partit, CDC, acabava de crear una sucursal a Catalunya Nord. Quan els catalans solem sumar el 4% dels vots, tenim 3 partits! Unitat Catalana, el partit que presideixo des del 2013, existeix des del 1986 i és hereu d’un altre partit.

Unitat Catalana era l’únic partit català amb seu a Perpinyà i aconseguia reunir totes les forces catalanes, independentment de l’orientació dreta/esquerra (d’aquí el nom “unitat”). Als anys 90 es va crear una sucursal d’ERC; als 2000 una sucursal de CDC; als 2010 una sucursal de la CUP. I encara no compto el nou partit l’Olivier, creat per membres de la dreta i del centre francesos però amb orientació local pel “Pays Catalan”. Quin partit serà el pròxim?

Si encara fos per augmentar el nombre de vots, s’entendria. Però l’únic que produeix és una divisió dels catalans. Ens dividim precisament quan hi ha menester d’anar junts per Catalunya. Al desembre elegirem els nous consellers regionals (demarcació que va encara més enllà de Tolosa) i el nostre nom, ara present només amb Rosselló (a “Llenguadoc-Rosselló”) desapareixerà per “Sud de France” o “Sud” (alguns occitanistes demanen “Occitània” però rebutgen tota referència catalana minoritzant-nos de nou). Evidentment hem d’afegir al període la clau de la independència del Sud. No oblidem tampoc que hi ha una recuperació lingüística i cultural en curs.

El primer partit de Catalunya Nord en quant a vots i elegits (Unitat Catalana) torna a proposar als altres partits treballar amb un projecte comú. Perquè ho rebutgen? Qui té interès a continuar dividint els catalans? Realment ERC, CDC i la CUP creuen que ajuden Catalunya creant divisions així? Què pensarien si jo anés a crear una sucursal d’Unitat Catalana a Barcelona? Tots tenim sensibilitats diferents però tots hauríem de pensar primer en Catalunya i en l’interès del territori.

Unitat Catalana a, depuis 1986, le programme que plusieurs auront en 2015 !

En 1986 Unitat Catalana (UC) était créée dans le but d’obtenir un statut particulier pour notre territoire (similaire au statut de la Corse). Les résultats aux élections étaient prometteurs, allant de 3,5% à 17,5%. Certes, on peut croire que 3,5% c’est peu. Mais imaginez dans un conseil municipal : si ne serait-ce que les 15 premiers représentaient 3,5% chacun, la liste ferait 52,5% au premier tour ! Mais en politique, ça ne marche pas tout à fait comme ça…Logo_Unitat_Catalana

Dans les années 90 puis 2000, deux succursales de partis sud-catalans sont arrivées. L’une présentant un projet clairement indépendantiste, sans étape intermédiaire, l’autre ayant une finalité régionaliste.

Alors que les élections régionales approchent et dans un contexte de réforme territoriale vidant de substance les départements, les catalans -dont les partis catalans et la majorité des associations militantes- se sont réunis dans un collectif nommé SEM qui appelle… à la création d’un statut particulier pour la Catalogne Nord.

Dans le même temps, le futur tête de liste EELV Gérard Onesta est venu à Perpignan déclarer que notre territoire avait besoin d’un statut particulier, ce qu’il intégrera dans son programme. DLPO, déclinaison du parti souverainiste français DLF (Dupont-Aignant) fait également part d’un projet similaire.

Il y a encore quelques années, on disait que c’était une utopie et que peu de personnes voudraient comme nous à UC un statut spécial pour la Catalogne Nord. Aujourd’hui les catalanistes s’unissent en ce sens et les progressistes s’y intéressent. Combien de temps va-t-il falloir pour que les “grands partis” français comprennent qu’avec notre position géostratégique et une culture commune au futur Etat indépendant catalan, nous avons besoin d’un statut particulier ?

Unitat Catalana avait juste 30 ans d’avance…

Carta al Primer Ministre Valls

Lettre ouverte

Honorable primer ministre,

Senyor Valls,

Li escric en català, una de les dues llengües que compartim. Una llengua que necessita una lluita a cada instant per a que sigui respectada, utilitzada amb normalitat i ensenyada, sense les moltes dificultats que patim a França. Li escric perquè vivim un moment clau tant en l’actualitat amb la vaga de fam del conseller regional d’Aquitània David Grosclaude, com amb les reformes que vostè dirigeix. Ja sabem que al govern francès vostès no volen “regions identitàries”. Les seves reiterades declaracions em fan pensar que no li podré fer canviar d’opinió. Sabem que pertànyem a França i que no s’ha de tractar el tema de la identitat catalana com es tracta a Catalunya Sud. Però també sabem a quin punt els seus (els nostres) avant-passats eren perseguits només per parlar català. Aquí a Catalunya Nord -nom correcte dels Pireneus-Orientals- sabem més que cap altre territori el valor del republicanisme i el seu “arrelament” al respecte de les varietats culturals.

Aquest període que vostè mana, és clau entre altres coses perquè nosaltes, catalans, bascos, corsos, alsacians, bretons, … temem la barreja entre els valors republicans -que hauríen de respectar les variants culturals- i els valors nacionalistes -que volen aniquilar qualsevol altra cultura que la francesa. Temem que el jacobinimse d’esquerra es transformi en nacionalisme soft. Evidentment no em permetré fer cap paral·lel amb el nacional-socialisme…

Honorable Primer Ministre, com molts nord-catalans, vostè no té cap problema en ser català i francès. A Espanya, fins fa poc, l’independentisme català no era majoritàriament verbalitzat. Ara el rei i l’himne espanyol són xiulats. Em permetrà vostè de recordar-li que és el menyspreu d’Espanya envers els catalans (llengua, reconeixament cultural, competències, …) que va fer crèixer una important part d’aquest independentisme. A França, quan dues regions voten la creació d’una entitat per a la promoció i la difusió de la llengua occitana, l’Estat bloqueja fins al punt que un dels seus elegits es veu obligat a fer una vaga de fam ! A França, està prohibit, segons la interpretació del Consell Constitucional de l’article 2 de la Constitució, d’utilitzar la llengua catalana en molts àmbits públics. A França, aprendre l’alemany, fins i tot a Perpinyà, és més fàcil que aprendre el català, tot i la nostra proximitat immediata amb un territori on 70% dels intercanvis laborals es fan en aquesta llengua. A França, no s’ensenya la història real dels territoris, sinó la història del territori que ens va annexar.

Què creu vostè que genera aquest menyspreu per part de França a les cultures locals ? Vostè creu sincerament que complicar l’accès a la cultura local ens farà més francesos o al contrari que generarà odi en contra de l’Estat ?

Li convido a venir a un partit de la USAP o dels Dracs Catalans on l’estadi s’omple de banderes catalanes. Aquests partits esportius on, després d’entonar els himnes catalans com l’Estaca i Els Segadors, s’aixequen temporada rere temporada més estelades.

La voluntat de recuperació linguística pot acompanyar-se o estar rebutjada. França, que vostè representa, té diverses opcions : o integrar les cultures i les llengües locals en el sistema educatiu i en l’àmbit públic (reformes escolars, ratificació de la Carta Europea de les Llengues, decentralització real i coherent) o continuar bloquejant tota forma de progrès.

En un període en el qual la recerca de veritat i d’identitat fa crèixer la “por de l’atre”, estem convençuts que el reconeixement de les especificitats locals milloraria les relacions que tenim amb França, que s’estan degradant greument. El reconeixament de les cultures que ara formen part de França no és un risc per França. Es el fet que genera odi a la seva contra que debilita la República.

Amb tot el respecte, li adreço les salutacions fraternals d’un poble que es sent menystingut.

David Grosclaude

David Grosclaude

Brice LAFONTAINE

Président d’Unitat Catalana

Maire-Adjoint à Perpignan et conseiller communautaire à PMCA

Remplacer “Perpignan la catalane” par “Perpignan la française”

Voilà la drôle d’ingérence du Consul Général d’Espagne qui en fait bondir plus d’un. Ce mercredi 29 avril, lors d’un débat (où seuls ceux qui étaient prévus pouvaient intervenir) organisé par l’Indépendant et dont le sujet était “comment attirer la clientèle espagnole”, le consul n’a pu s’empêcher de transposer le conflit hispano-catalan à la Catalogne Nord. Alors que les échanges avaient commencé avec un bon ton, distinguant catalans et espagnols tant au niveau culturel qu’économique (les catalans étant plus proches restent moins longtemps) la conclusion du Consul a été de dire qu’il a été négativement surpris en arrivant à Perpignan de voir tant de drapeaux catalans et une culture aussi présente “alors que personne ne parle catalan ici, personne !”. Evidemment il était là dans un rôle politique anti catalan car il sait très bien qu’il a déjà eu droit à plusieurs manifestations de catalans devant son consulat, qu’il parle régulièrement en catalan à de nombreux nord-catalans (dont moi-même) et que si effectivement le catalan ne jouit pas d’une utilisation normale et courante, il est pourtant bel et bien en phase de récupération. Mais faut savoir que son hostilité est telle que les organisateurs ont “oublié” d’inviter son homologue catalan, le directeur de la Casa de la Generalitat, à qui il n’adresse même pas la parole.

Alors on est tenté de lui dire deux choses à ce consul : premièrement, nous ne venons pas à Madrid expliquer comment ils doivent manifester leur identité (ou la cacher) donc prière de respecter le lieu où vous êtes. Deuxièmement, ne vous en déplaise, vous êtes en Catalogne. Certes, ce territoire est français mais de culture catalane. Nous avons donc une double culture, que vivent très bien par exemple les bretons, basques, alsaciens ou corses mais aussi les Guinéens (qui ont gardé une culture hispanique) les Québécois ou encore les Valdôtains (Vallé d’Aoste, culture française en Italie) et de très nombreux autres peuples dans le monde. La double culture est une richesse, certainement pas un handicap. Si certains espagnols politisés ont un souci avec la Catalogne, nous devons avoir la force et l’ambition de les réconcilier avec notre culture. Pas en terme politique puisque nous ne serons pas d’accord, mais en terme culturel, nous sommes tout à fait capables, contrairement à vous, d’affirmer notre culture et notre identité sans rejeter personne.

La petite note positive que je retiens de son intervention déplacée, c’est tout de même qu’il disait que depuis Barcelone où il a vécu, il était persuadé qu’à Perpignan la langue catalane était aussi présente que dans le reste de la Catalogne. Cela montre notre capacité à attirer des chalands catalans mais aussi du monde entier car toutes les études, à commencer par la fréquentation touristique et le transit aéroportuaire, montrent qu’en Europe et à l’autre bout du monde la Catalogne et Barcelone sont des marques porteuses. Alors renforçons nos relations avec la Catalogne Sud, n’en déplaise à ce consul, et développons notre économie en nous ouvrant au monde avec la ville la plus importante de la péninsule ibérique plutôt que nous mettre des barrières et nous noyer dans des schémas qui ne nous correspondent pas.

i per descomptat, si no li convé, vostè és lliure d’anar a algun lloc més “francés”.

Pourquoi je ne me présente pas aux départementales

Il est vrai que l’annonce de ma candidature aux élections départementales du mois de mars a été assez diffusée. C’était d’ailleurs notre volonté à Unitat Catalana de montrer que nous avions une candidature capable de faire un gros score. Néanmoins à ce moment-là nous avions décidé de concentrer nos effort (et la médiatisation) sur ma candidature afin de montrer qu’UC est capable de faire bien plus que les 3% dont on nous affuble souvent avec mépris.

marie_claude_gregoire_conte_gregoireC’était sans compter sur une autre candidature Unitat Catalana : Marie-Claude Conte Grégoire sur le canton de l’Agly. Elle est en binôme avec André Bascou et ils ont de vraies chances de l’emporter. En parallèle, il est vrai que l’investiture d’un grand nombre de candidats sur le canton du Canigou n’aident pas à la réalisation d’un gros score. Alors s’est naturellement posée la question de savoir si nous maintenions ma candidature qui aurait probablement fait un score honorable mais seulement symbolique.

J’ai donc décidé avec le bureau d’UC de “mettre le paquet” sur la candidature qui a le plus de chances de l’emporter : Marie-Claude Conte Grégoire. Je ne souhaite pas qu’on personnifie le parti comme le fait par exemple l’extreme droite. Tout ne dépend pas que de moi et je ne veux pas être l’homme providentiel qui se présente à toutes les élections. Etendre les capacités d’action d’Unitat Catalana c’est aussi étendre le nombre d’élus à responsabilités. De plus, nous avons un autre candidat qui recueille naturellement notre soutien (dans la continuité des municipales) c’est Yves Barniol en binôme avec Catherine Jourda sur le canton Illibéris.

Si les électeurs font confiance aux candidats UC, nous aurons enfin la possibilité d’agir tant au conseil départemental qu’à Perpignan et à l’agglo en privilégiant le territoire catalan. La raison qui fait que je ne me présente pas à ces élections est donc pour moi comme pour UC la meilleure qui soit car ce n’est pas un renoncement mais plutôt la mise en valeur du développement d’Unitat Catalana.

Point sur la réforme territoriale : toujours plus pour les régions

La réforme territoriale suit son chemin avec maintenant l’attribution de compétences. Oui, logiquement le gouvernement aurait dû commencer par attribuer les compétences avant de modifier les frontières régionales, ou tout faire ensemble, mais bon ils ont décidé de faire les choses à l’envers. Voilà donc où nous en sommes après les débats en commission des lois (l’examen du texte à l’assemblée se fera à partir du 17 février).

La barre de 20.000 habitants pour les intercommunalités tempérée : Si le seuil normatif reste celui-ci, il sera toutefois possible d’y déroger pour les intercommunalités s’en approchant et pour les populations rurales.

Les collèges resteront aux départements

Une clause de solidarité territoriale pour le conseil départemental, permettant de venir en aide aux communes et intercommunalités : on voit déjà un système se mettre en place. Je t’aide et tu te souviens de moi quand j’aurais besoin de toi. Le clientélisme institutionnalisé.

Et on arrive aux régions… Là il faut vraiment avoir en tête ce que sera la nôtre : un partage entre Toulouse et Montpellier qui vont se répartir les sièges de la majorité et donc les financements régionaux.

La compétence économique exclusive : seules les régions auront le droit de financer l’installation d’une entreprise. On imagine donc aisément ce que ça va donner quand Toulouse et Montpellier vont se répartir ce pouvoir… Adieu tout développement catalan.

Le tourisme aux régions : actuellement il est vrai qu’on a du mal à se repérer sur le tourisme (municipal, intercommunal, départemental et régional !). Mais là, le schéma de développement touristique va se décider au niveau régional ! Quand on voit la variété touristique que nous avons rien qu’ici en Catalogne Nord, du tourisme d’affaire au tourisme de masse en passant par le luxe et le thermal, on a du mal à imaginer comment Toulouse va être capable de gérer de manière cohérente les différents tourisme et surtout comment ils vont en faire la promotion (Sud de France ?).

Transport Scolaire, infrastructures routières et (toujours) trains régionaux et gares à la région. On a vu ce que ça donne dans le combat pour le TGV : des gares à Montpellier, Béziers et Narbonne sur la nouvelle ligne et zéro gare à Perpignan. Les perpignanais devrons prendre le TGV soit à Figueres soit à Narbonne. Gageons que le fonctionnement sera le même pour toutes les infrastructures qui se répartiront entre Toulouse et Montpellier.