Nous, politiques et responsables associatifs, pourrions tous être accusés de crime

Il y a des choses dans la vie auxquelles nous pensons ne jamais être confrontés. A tel point qu’on pense même que notre entourage n’y sera jamais confronté. Comme par exemple être accusé de crime. Et puis un jour, des gens avec qui vous partagez des idées, des combats, des moments forts de votre vie, sont mis en examen, en prison préventive, puis condamnés pour faire ce que vous-mêmes faites régulièrement.

Photo Diari Ara

Ce qu’il se passe maintenant doit toucher tous les démocrates, indépendamment de notre sensibilité catalane. Des hommes et femmes politiques qui se sont engagés pour un projet, qui ont été élus pour le mener à terme et qui encourent maintenant une peine de 7 à 30 ans de prison. Il s’agissait juste d’un référendum, pacifique.

Un jour vous mangez avec eux, vous rigolez au téléphone sur l’actualité, vous envisagez la suite pour votre territoire par message, vous vous encouragez dans vos engagements, … et le lendemain plus aucun contact n’est possible. Aujourd’hui je suis triste. Leur procès a commencé ce mardi. Pour ceux qui sont mes amis, mes relations politiques ou même que je ne connais pas vraiment, je suis triste. Ils sont tous ensemble jugés par un tribunal qui a déjà décidé l’issue du procès.

Ce qu’il leur arrive pourrait m’arriver demain. Être élu pour un projet politique, le mettre en œuvre sans violence, dans le respects des Droits de l’Homme et autres normes internationales, puis être mis en prison et y rester l’essentiel de ma vie.

La gueguerre PS-UMP encore en défaveur du territoire

La cité judiciaire est nécessaire. Absolument nécessaire. Quand on voit les Prud’hommes, le tribunal de commerce, d’instance, etc. Tout cela éparpillé dans des locaux souvent inadaptés, parfois même dangereux (pas de sas d’entrée pour els détenus au palais de justice), il est évident qu’il faut une cité judiciaire qui regroupe tout cela dans de bonnes conditions. Alors on sera pour ou contre le fait de la mettre à Saint Assiscle (proche du Centre del Món) -photo L’Indépendant- mais il est indéniable qu’elle est nécessaire. Rachida Dati l’avait signé, sa successeur l’avait confirmé./lien vers l’article de l’Indépendant/

Oui mais voilà, entre temps, le département et l’Etat ont changé de majorité parlementaire -pas la ville de Perpignan- et on se retrouve avec des députés PS qui sont contre (allez savoir réellement pourquoi…) et un sénateur PS (oui oui, il y en a un) qui ne semble pas plus concerné par les P-O que par la physique quantique. Je propose aux syndicats de magistrats et de policiers concernés de ne pas hésiter à porter plainte lors du prochain incident contre les députés et la ministre de la justice Mme Taubira. En effet, il sera facile de démontrer que les locaux sont connus pour être inadaptés. Un projet a été abandonné alors que le financement était bouclé. Il s’agit donc purement et simplement d’une décision politicienne qui va à l’encontre de la sécurité et de la qualité de travail des intervenants. Si la majorité était encore à droite, dans la continuité de ce qui a été prévu les années précédentes, cette cité judiciaire serait en construction. Non parce que la droite est meilleure que la gauche, mais tout simplement parce que le projet aurait suivi son cours. Or, juste histoire de “casser” un projet d’Alduy et/ou de l’UMP (le PS local n’a que cette abition apparemment) tout est fait pour que cela ne se réalise pas.

A vos bulletins…