La région : 8 fois plus pour le Montpellier Rugby que pour l’USAP

Il vient de m’être transmis un document officiel concernant l’attribution de subventions pour les clubs sportifs d’élite dans la région Languedoc-Roussillon. Il y apparaît clairement que l’USAP se voit attribuer 30 000 € quand le MHRC reçoit 237 500 € !!! On comprend mieux pourquoi Montpellier peut se permettre d’acheter de grands joueurs tels Nicolas Mas alors que l’USAP n’arrive même pas à le garder…

Voici ce document en format .pdf : subventions sportMHRC-vs-USAP

Il faut y avoir deux lectures :

Premièrement, George Frêche avait clairement affiché sa volonté de couler l’USAP au profit de Montpellier. Voilà que Christian Bourquin continue son oeuvre et exécute parfaitement ses désirs en octroyant huit fois plus de subventions à cette capitale hostile aux catalans qu’à l’USAP. Si vous lisez mon avant-dernier post, vous verrez d’ailleurs que l’actuel président de Région avoue qu’il aime tellement Montpellier qu’il prend à toute la région pour y mettre des centaines de millions d’euros.

Deuxièmement, il est évident que nous serions beaucoup mieux avec notre propre région, aussi petite soit-elle. Une région Catalogne Nord, correspondant à l’actuel département des Pyrénées-Orientales, faisant alors disparaître le département, ferait faire des économies administratives et surtout nous permettrait de mettre notre argent dans nos clubs. Au delà de l’élite à l’USAP -auquel nous pourrions donner bien plus que 30 000€- il faut bien penser qu’il y a des répercussions sur tous les sports et tous les niveaux, des poussins aux seniors, dans tout le territoire.

Reste que pour changer cela, la meilleure arme que nous avons est le vote…



Nicolas Mas, tout un symbole… de la spoliation Montpellieraine

Nicolas Mas est, d’après les spécialistes, un des meilleurs joueurs de rugby à XV au monde. Nous avons de la chance, c’est un “enfant du pays”, catalan et fier de porter nos couleurs dans le club phare : l’USAP.
Or, voilà que son transfert vient d’être annoncé… vers la capitale régionale. Loin d’être anecdotique, ce transfert révèle ce que Frêche souhaitait de tout son coeur : la fin de l’USAP au profit du MHRC, club de rugby de Montpellier. Georges Frêche avait certes une opinion que nous ne pouvons que combattre, mais il avait au moins le courage de l’afficher. Aujourd’hui, son successeur Ch. Bourquin applique la même politique mais n’en dit pas autant. Normal me direz-vous, il a fondé sa carrière politique sur la Catalogne Nord, pardon, les Pyrénées-Orientales (puisqu’il nie la catalanité comme identité et ne la reconnaît que comme un accent).
Alors nous nous trouvons dans une région artificielle où tout est fait pour la capitale imposée. Nous n’avons aucun lien culturel avec Montpellier alors ils sont inventés. Un temps Septimanie (soutenu par le féodé Bourquin) maintenant c’est Sud de France. Et comme des subventions et autres financements sont à la clé, forcément les agriculteurs s’y mettent, mais aussi les stations de ski, les producteurs de vin, l’aéroport, … Une somme folle est dépensée dans cette marque qui ne nous représente pas et au final ne nous sert pas.
Récemment, Louis Aliot, responsable national du FN, a annoncé publiquement son soutien à cette politique centralisatrice, considérant que cela évitait, comme le souhaite Bourquin, un rapprochement avec la Catalogne Sud.
Alors les voilà unis, le jacobin dit de gauche et le centralisateur extrémiste. Unis pour une chose : continuer à donner plus à Montpellier qu’à Perpignan alors que depuis 1982 (création effective de la région) cela nous fait tous les jours couler un peu plus…
Nicolas Mas qui part pour un plus gros salaire  “chez l’ennemi” c’est mauvais pour nous. Mais en réalité, il n’est qu’un symbole de ce qui se passe depuis 30 ans maintenant : l’anéantissement de Perpignan pour Montpellier.
Bravo Georges (Frêche), tu n’auras pas vu ton rêve se réaliser de ton vivant, mais ton successeur est bien là pour achever le travail. 



Nos propositions “langue et territoires” (bilingue)

Voici les projets que nous portons avec Christine Espert (candidate MoDem-Unitat Catalana sur la 1ère circo) concernant notre territoire et notre langue. Vous retrouverez d’autres projets sur le site de campagne www.christineespert2012.fr

Reconnaissance de la langue catalane et de toutes les langues endémiques de France au travers de l’application de la Charte Européenne des langues régionales ou minoritaires. Pour cela je proposerai une modification de la Constitution pour qu’il n’y ait plus d’obstacle institutionnel.

Reconeixement de la llengua catalana i de totes les llengües endèmiques de França a través de l’aplicació de la Carta Europea de les llengües regionals o minoritàries. Per això, proposaré una modificació de la Constitució per que no hi hagi més obstacle institucional.


Création d’un label Produit Catalan. Le principe de Sud de France est un bon projet mais ne nous correspond pas. Il nous noie dans un ensemble dans lequel nous sommes en concurrence et qui n’est pas porteur. Un label Produit Catalan ferait rayonner notre territoire et permettrait de mettre en avant la production locale, dans le respect des règles du commerce équitable.

Creació d’un label Producte Català. El principi Sud de France no ens correspon. Ens nega dins d’un conjount en el qual estem en competència. Un label Producte Català posaria en relleu la producció local, en el respecte de les regles del comerç just.


Je redonnerai l’importance qu’ils méritent aux départements. La fuite des centres de décisions tant publics que privés sur la capitale régionale nous ont affaiblis. Les décisions quant à l’investissement et au soutien de l’économie locale ne peuvent se prendre qu’au niveau local. Je combattrais le centralisme parisien comme montpellierain, imposés par des années de jacobinisme dont l’UMP et le PS sont les garants.

Tornaré la importància que mereixen als departaments. La fuita dels centres de decisions tant públics com privats a la capital regional ens han afeblit. Les decisions quant a l’inversió i al suport de l’economia local només es poden prendre a nivell local. Combatré el centralisme parisenc com el montpellerí, imposats per molts anys de jacobinisme, dels quals la UMP i el PS n’estan dels garants.

Je relancerai l’Eurodistricte. Ce grand projet est aujourd’hui quasiment au point mort. Je ferai aboutir les projets y afférents afin que notre frontière ne soit plus un handicap mais un atout. Nous serons alors complémentaires de la zone Girona-Figueres au lieu d’être en concurrence comme aujourd’hui. Entre autres projets, l’Eurodistricte diminuera les coûts des télécommunications, améliorera la relation entre les aéroports et garantira le développement de Perpignan-Rivesaltes, facilitera l’emploi transfrontalier, etc.

Reactivaré l’Eurodistricte. Aquest gran projecte és avui dia gairebé en punt mort. Lideraré projectes relacionats amb la nostra frontera perquè ja no sigui més un desavantatge sinó un avantatge. Aleshores, serem una àrea addicional de Girona-Figueres en lloc de competir com ara. Entre altres projectes, l’Eurodistricte reduirà els costos de les telecomunicacions, millorarà la relació entre els aeroports i garantirà el desenvolupament de Perpinyà-Ribesaltes, facilitarà l’ocupació transfronterera, etc.


Autour de mes propositions pour l’emploi, notamment la déclinaison agriculture, je ferai de Perpignan un centre et plus une périphérie (Toulouse-Montpellier-Barcelona) pour accueillir des congrés et de la recherche; Nous avons déjà les infrastructures, il ne manque que le soutien et la dynamique publique.

Al voltant de les meves propostes per a l’ocupació, incloent la declinació agricultura, faré de Perpinyà un centre i no perifèria (Tolosa-Montpeller-Barcelona) per a acollir congressos i investigació. Ja tenim les infraestructures, només falta suport i dinàmica públics.

enseignement de la langue et de la culture catalanes disponibles dans tous les établissements scolaires. Possibilité de prendre le catalan en LV1, amélioration de l’offre bilingue.

Ensenyament de la llengua i la cultura catalanes disponibles en tots els establiments escolars. Possibilitat de prendre el català com a LV1 i millora de l’oferta bilingüe.



Resposta a la carta de la Federació pel català

Aquí trobareu la carta.

La Federació d’Entitats,
Senyores, Senyors Presidents i responsables d’associacions,

 
Primer de tot us he d’agrair per destacar el dret imprescindible de cada poble a utilitzar la seva llengua. La vostra feina per aquests drets permet cada dia avançar més cap a l’objectiu de normalització de les llengües.
A més de la vostra lluita que comparteixo totalment, vull destacar el compromís del President del
meu moviment, en François Bayrou, quant a les llengües i el territori. El senyor Bayrou ja fa anys
que va començar a lluitar pel reconeixement de les llengües dites regionals a França. Fins i tot va començar la política en gran part per això i sovint utilitza la seva llengua, el bearnès, als seus discursos. Durant la campanya presidencial (i no només aquesta sinó totes a les quals va participar) sempre va insistir sobre dos aspectes : la llengua i el territori. Vull fer-ne la declinació catalana, de la mateixa manera que vull lluitar per una marca “produït a Catalunya” enlloc del Sud de France que no ens representa.
Estic convençuda que la política moderna s’ha de basar sobre els territoris. És per això que hem
decidit amb en Brice LAFONTAINE unir-nos per aquestes eleccions. El seu compromís per la
llengua i la cultura no són a demostrar.
És doncs obvi que no només portem l’única candidatura que promet modificar la Constitució per a l’aplicació de la Carta Europea de les llengües dites minoritàries, sinó que sobretot som els únics que podem dir-nos ja compromesos per aquesta finalitat tant a nivell de partit com a nivell personal.
Pel que fa a la vostra proposta de llei-marc, no em sembla necessari en el cas d’una aplicació de la
Carta Europea. Aquesta Carta té diversos graus. Poden anar d’un simple reconeixement fins a
l’equivalent de la cooficialitat. Llavors, el grau de garanties per a l’ús de la llengua ja pot ser (i ha de ser, al meu parer) un grau que permeti el desenvolupament, no només la supervivència, sinó el
desenvolupament de les llengües.
Portem l’única candidatura catalanista de les eleccions. I més enllà, som els únics en capacitat de dir
que ja hem demostrat el nostre compromís amb Catalunya i el català. L’associació del MoDem i d’Unitat Catalana és doncs una evidència per mi i us asseguro que els projectes de reconeixement de la llengua i del territori és una de les meves prioritats. De fet, ho trobareu als meus documents de campanya amb mateixa prioritat que l’ocupació laboral, l’allotjament, l’agricultura i el deute.


Moltes gràcies per tot.


Christine ESPERT, candidata a la 1era circumscripció
Brice LAFONTAINE, suplent.

Eurovegas, une ville telle Las Vegas à nos portes

Le projet EuroVegas est un projet de ville du jeu qui doit se positionner aux abords de Barcelona ou Madrid.

Le projet du magnat du jeu Sheldon Adelson, le PDG du Las Vegas Sands et 14ème plus grande fortune mondiale (propriétaire des grands centres de jeu de Macau et Singapour) fait évidemment polémique. Il a donc une image qui lui colle à la peau dont chacun se fera une idée de la véracité, c’est l’image de monsieur corruption ou encore de mafieux.

Dans les différents arguments qui sont opposés à ce projet on retrouve principalement : destructions écologiques, emplois précaires, insécurité, coût de départ pour la collectivité, impact environnemental. Quand on parle emploi dans ce projet, c’est très vaste et controversé mais apparemment on peut retenir qu’il y aura plus de 30 000 employés dans la première phase du complexe, sans compter tout ce qui aura été généré par la construction du site, des infrastructures et des aménagements. A celà viennent s’ajouter toute la plus-value aux alentours pour le commerce, le tourisme, etc. Cela ferait monter (attention, ce sont des chiffres EuroVegas) à près de 200 000 emplois une fois le complexe totalement réalisé et les infrastructures en foncionnement.

Voici une vidéo en catalan (réalisation Televisió de Catalunya) montrant les réalisations désormais célèbres de ce groupe.

Pour décider de la localisation de son projet, le richissime négociateur a bien su jouer son coup de poker (sic) en mettant en concurrence ces deux communautés autonomes déjà en guerre depuis longtemps. Il a ensuite lancé une liste de demandes plutôt exagérées afin que celles qu’on lui refuse (par exemple l’autorisation de laisser entrer les interdits de casino et les mineurs) soient les moins contraignantes et qu’il puisse profiter de ce qui au final est assez logique de lui accorder telle la gratuité du foncier nécessaire ou encore des facilités administratives.

Beaucoup me connaissent engagé pour l’environnement. Pourtant, je suis tout à fait favorable à un tel projet. Il devrait selon moi évidemment intégrer les toutes dernières innovations en terme de développement durable, et pourquoi pas en profiter pour en faire justement une vitrine de ce que peut être une grande infrastructure moderne respectant l’environnement. J’irai même plus loin, je rêve qu’un jour les politiques locaux aient le courage de porter un tel projet. Il me semble que ce temple du jeu mais aussi de congrés a plus de chance d’atterir à Barcelona car la capitale catalane a déjà un énorme atout : c’est une des capitales les plus visitées au monde. Mais le problème se pose encore une fois pour nous, nord-catalans, qui laisserons passer quantité de trains à l’ouest de Perpinyà (voir articles précédents) et qui, une fois de plus, au lieu de jouer sur la complémentarité du triangle Toulouse-Montpellier-Barcelona, nous ferons bouffer par un de ces géants et perdrons dans cette concurrence féroce un énorme potentiel touristique. Car il faut bien penser que les quelques congrés que nous avons auront vite fait de se détourner pour aller dans cette capitale du plaisir (oui, vous comprenez bien le sous-entendu faisant référence à la législation espagnole qui autorise le commerce du sexe). Bien sûr, il semble difficile pour Perpinyà de s’imaginer concurrencer Barcelona. Mais le problème est très symptomatique de la faiblesse -pour ne pas dire incompétence- de nos “élites” se refusant à faire un stade/arena ou encore une patinoire olympique, mais tous désireux d’avoir des théatres dans leur ville ou des salles ultra-polyvalentes (et surtout ultra-coûteuses), quand ce n’est pas de financer les infrastructures montpellieraines dont les catalans se foutent totalement.

Alors une fois pour toutes, réveillez-vous, citoyens, amis, politiques, associations, réveillez ce territoire qui n’est pas condamné à accueillir uniquement l’Europe retraitée et les bénéficiaires des Revenus sociaux. Nous avons tous les atouts pour nous développer et il ne faut pas avoir peur de ces changements. Comment un territoire idéalement situé comme le nôtre peut-il en être là aujourd’hui. Réfléchissez, informez-vous, agissez… et votez.

Le groupe Las Vegas Sands doit rendre sa décision quant à la localisation du projet vers le mois de juin.

L’Indépendant ou l’espagnolisme involontaire …

Dans son article d’aujourd’hui (Catalogne : Pas de TGV entre Figueras et Barcelone avant l’été 2013), Joana Viusà utilise le terme “Figueras”.

J’aimerais comprendre ce qui pousse les gens, notamment les instruits, cultivés et autres “élites” à utiliser un terme en français “Barcelone” et un en castillan “Figueras”, d’autant plus que je ne doute même pas que cette journalise (que je ne crois pas connaître) parle catalan. Voilà pourquoi je parle d’espagnolisme involontaire.

Là où ça en devient problématique, c’est que le terme “Figueras” n’est plus utilisé qu’ici, en Catalogne Nord, alors qu’il a été banni au sud pour cause de référence franquiste !

On pourrait croire qu’il n’y a pas d’autre manière de le dire mais pour ceux qui ne le savent pas, la toponymie de la Communauté Autonome de Catalogne n’utilise que le catalan Figueres, tout en sachant que pour les francophones il existe Figuères. Alors pourquoi bon sang se complilquer la vie à l’écrire en castillan dans un article en français qui ne concerne que la Catalogne ?!

La seule réponse que j’imagine est une simple conséquence de la triste tradition provoquée par Franco : l’espagnolisme quotidien.

Alors s’il vous plaît, chers journalistes, je sais bien qu’il vous coûte d’utiliser les vrais termes pour les municipalités nord-catalanes car vous écrivez en français mais pour les sud-catalanes, s’il vous plaît, utilisez leur toponymie officielle ou au pire le français.

Le déficit budgétaire de La Bressola (en français – article següent en català)

L’article 75 de la Constitution affirme que les langues dites régionales appartiennent au patrimoine de la France. Cela devrait leur octroyer des droits, mais le Conseil constitutionnel a tranché en disant que cet article ne confère aucun droit aux langues. Nous pouvons toutefois penser que, au minimum, l’Etat et les collectivités locales se doivent de faire vivre les langues.

Pour vivre, La Bressola a juste besoin d’être considérée comme n’importe quelle école. Quand un enfant est inscrit dans une ville voisine, votre ville paie à la voisine ce qu’elle considère être le coût éducatif de l’enfant. Ceci fonctionne pour toute école… sauf pour La Bressola qui est une école privée du fait que la France refuse de considérer cette langue. Les parents des élèves paient des impôts à leur municipalité. C’est de là que vient le déficit budgétaire de la Bressola ! Conséquence étrange : cela signifie que l’Etat (centralisateur par définition) verse sa quote-part en salaires des enseignants, mais les municipalités -pourtant premières concernées- ne paient pas ou très peu.
Certaines municipalités paient une partie, mais la seule où la survie de La Bressola est apparemment assurée est Perpinyà, qui la considère comme toute les autres écoles, avec les mêmes ressources et droits.
Cela n’a rien à voir avec la politique chez l’école catalane. La Bressola ne fait pas de politique, et Joan-Pere Le Bihan (président), le répète assez.
Exemple d’absence de «normalité» de la Bressola avec Morrellàs (Maureillas) : J’ai passé quelques années à essayer d’implanter la Bressola dans le Vallespir. Un désir très cohérent au niveau de la “comarca” pour la direction de l’école et pour moi au niveau idéologique, mais aussi par logique territoriale. Première difficulté: Le Vallespir est entre les mains de la gauche. Considérant que La Bressola ne fait pas de politique, cela n’aurait du poser aucun problème… c’est ce que je croyais. Mais en réalité, j’ai rencontré Marcel Mateu (conseiller général en charge de la catalanité) qui me dit ne pas vouloir aider La Bressola car c’est une école de droite ! Je lui répondit que c’était une bonne occasion pour qu’il y en ait une dans une ville (au départ à Céret) et un canton de gauche. Mais au final il conclu disant que le Conseil Général n’aidera pas ce type d’école (immersion en catalan). Dont acte. Après des années de travail, La Bressola obtient un terrain de la commune de Morrellàs. Seuls restaient à couvrir les frais du personnel de nettoyage par la communauté de communes. Ce qui fut refusé… même pour une école de 8 enfants !

Il faut aussi noter le rôle que jouent les écoles publiques, notamment pour la fermeture de Càldegues. Il semblerait que certains maires soient contents que le Bressola ferme car cela augmenterait le nombre d’élèves scolarisés dans les écoles publiques et éviterait de fait la suppression de postes d’enseignants comme c’est actuellement prévu par l’Education “nationale”.
Il faut bien être conscients qu’avec les demandes de scolarisation actuelles La Bressola pourrait ouvrir 3 classes. Mais le manque de soutien financier des municipalités concernées pour l’éducation de leurs enfants et le manque de soutien du Conseil général qui ne donne même pas un euro à la Bressola (rappelez-vous que le seul budget communication est de plus de 3 millions !) rend cela impossible. En outre, nous pouvons dire que la Generalitat de Catalunya y a également joué un rôle en baissant leurs subventions. Néanmoins, il faut avoir conscience que ce ne devrait être qu’un complément car ils nous aident alors que nous ne dépendons pas de leur territoire (administratif).

Tous jouent un rôle qu’ils n’assument pas.

Enfin, d’une dynamique de développement, La Bressola est actuellement passée à une situation de fermeture de classes, et même d’école. C’est une honte, et comme vous pouvez le voir avec le raisonnement du financement, c’est stupide ! Maintenant, les municipalités qui ne payaient pas pour la scolarité des enfants devront le faire mais au lieu de faire vivre une école avec 8 employés, ils transfèreronts à d’autres communes… pour sauver 2 postes d’enseignants. Quand on pense que beaucoup de ces maires votent actuellement pour soutenir “municipis per la independència” et pour dénoncer le traité des Pyrénées … Il paraît alors évident qu’aucune de ces deux démarches n’est faite pour le catalan.

La Bressola : el dèficit fiscal

L’article 75 de la constitució francesa diu que les llengües dites regionals pertanyen al patrimoni de França. Llavors haurien de tenir drets però el Consell Constitucional va pronunciar-se sobre aquest tema dient que aquest article no atorga cap dret a les llengües. Però podem considerar que, com a mínim, l’Estat i les col·lectivitats territorials han de fer-les viure.

La Bressola, per viure, necessita només estar considerada com una escola qualsevol. Quan un nen està escolaritzat a un poble veí, el seu municipi paga a aquest municipi el que considera com el cost escolar del nen. Això funciona per qualsevol escola… fora de La Bressola que està considerada com una escola privada només perquè França es refusa a considerar que la llengua de l’escola pugui ser una llengua viva a França. Això és el dèficit fiscal de La Bressola ! Els pares paguen impostos però la part educativa d’aquests impostos només van a l’escola concernida si aquesta no és una Bressola. Estranyament, això fa que l’Estat paga la seva part amb el sou dels professors però els municipis, primers concernits, no paguen o molt poc.
Alguns municipis paguen una part però l’únic al qual la supervivència de les Bressola està assegurat és a Perpinyà, ja que és l’únic lloc al qual La Bressola està considerada com qualsevol escola amb els mateixos recursos i drets.
Això no té rés a veure amb la política de La Bressola. La Bressola no fa política i en Joan-Pere Le Bihan (president) ho repeteix prou.
Un exemple de la falta de “normalitat” de La Bressola es va veure amb Morrellàs. Justament vaig treballar alguns anys a la implantació d’una Bressola al Vallespir. Un desig molt coherent a nivell comarcal per part de la direcció de l’escola i per mi a nivell ideològic però també per lògica territorial. Primera dificultat : el Vallespir està a mans de l’esquerra. Penseu que com que la Bressola no fa política, no hauria de plantejar cap problema… Jo ho pensava. Però en realitat em vaig trobar amb en Marcel Mateu (Conseller General delegat a la catalanitat) que em va comentar que no volien ajudar La Bressola perquè és una escola de dreta ! Li vaig dir que era una bona ocasió perquè una Bressola s’implanti en una ciutat (a l’inici per Ceret) i una comarca d’esquerra. Però al final em va dir que no era una voluntat del Consell General d’ajudar aquest tipus d’escola (immersiva catalana). Entesos. Després d’anys de treball, La Bressola aconsegueix que els municipi de Morellàs li deixés gratuïtament un terreny. Només la mancomunitat havia de comprometre’s a pagar el personal de neteja. Cosa que no es va atorgar… ni tant sols per 8 nens !
També cal destacar el paper de les escoles públiques que envolten La Bressola, per exemple a la Cerdanya. Sembla que uns batlles estarien contents que La Bressola tanqués perquè això faria augmentar el nombre d’alumnes escolaritzats en les escoles públiques i impediria la supressió de professors tal com està prevista actualment per “l’Education Nationale”…

Cal ben tenir en compte que amb les demandes de matrícules es podria obrir 3 classes. Però per falta de suport financer dels municipis concernits per l’escolarització de la seva mainada i també la falta de suport del Consell General que ni tant sols dóna un euro a La Bressola (recordo que només el pressupost de comunicació del CG supera els 3 milions !) això esdevé impossible. També, però podem dir que és una mica menys llur falta -ja que no depèn de llur territori- a causa de la disminució de les subvencions de la Generalitat de Catalunya. Tots hi tenen un paper que no assumeixen.

Al final, d’una molt bona dinàmica de desenvolupament, La Bressola es troba en una situació de tancament de classes, i fins i tot d’escola. Això és vergonyós i, com ho podeu veure amb el raonament del finançament, estúpid ! Ara els municipis que no pagaven a La Bressola hauran de pagar als municipis als quals anirà la mainada. Quan pensem que molts d’aquests batlles estan votant un recolzament a “municipis per la independència” i una denúncia del tractat dels Pirineus… Ja s’entén que no hi ha cap catalanisme en aquests processos.

Réaction à l’article de La Semaine du Roussillon sur l’histoire du Roussillon

Voici ma réaction à l’article paru dans la Semaine du Roussillon de cette semaine (n°820), intitulé : “Une étrange affaire criminelle en 1353. L’épouse du roi d’Aragon s’y intéressa”.

Chers journalistes de La Semaine du Roussillon,
Permettez-moi de réagir à votre article d’une page sur l’histoire de notre pays (p. 39 du n° 820). Tout d’abord une réaction particulièrement positive car cela fait plaisir de lire notre histoire et non pas l’histoire d’une autre nation au 14ème siècle (époque des Valois). Mais au-delà des félicitations, il me semble important de relever des inexactitudes, que j’attribuerais volontiers à une vision peut-être “étrangère” car française de l’histoire de la Catalogne. Cela n’est aucunement un reproche, étant donné que c’est la seule perspective que nous permet le système français… et une de vos source : Wikipédia France. Oui, je rappelle que notre territoire n’a vu aucun gaulois et n’était pas français au 14ème. Cela paraît une évidence pour certains, mais étonne toujours un grand nombre…
Tout d’abord, principale inexactitude très fréquente, on ne parle pas en Catalogne du roi d’Aragon en tant que tel. La Catalogne était à l’époque une confédération et le souverain du Comté du Roussillon dont il est question dans cet article est le comte, pas le roi. Le fait qu’il fut également Roi d’Aragon n’en fait pas pour autant un titre supérieur à celui de Comte du Roussillon. Par exemple au 15ème, Naples fut “capitale” de la confédération. Est-ce que pour autant, ce Comte, devenu Roi de différents territoires méditerranéens, perd son titre au profit de “Roi de Naples” ? Evidemment non. On ne dit pas à Perpinyà que le souverain est le roi de Naples. Il s’agit toujours de la même personne (ou dynastie) qui, au fil de l’histoire, acquiert différents titres, l’un ne remplaçant pas l’autre. La vision française de l’histoire et des souverainetés rend pour beaucoup cette conception un peu difficile à comprendre mais il faut bien se rendre compte que nous parlons d’une confédération (avec d’ailleurs depuis le moyen-âge une représentation du peuple qui partage le pouvoir avec le souverain, bien avant la Révolution française).
Ensuite je remarque que vous donnez des noms à moitié francisés à certains personnages ou lieux. Il est évidemment impossible de lire dans un texte d’époque “Jacques Llaurador”. L’utilisation du français en Catalogne Nord ne remontant qu’à la fin du 19ème siècle, début du 20ème. Point de Jacques donc mais plutôt un Jaume. De la même manière qu’on ne parlerait pas, par exemple, du Roi Jean-Charles d’Espagne, mais de Juan Carlos. Certaines traductions sont parfois à éviter. J’en profite d’ailleurs pour préciser l’orthographe de Generalitat de Catalunya (encart rouge).
Enfin, s’il est vrai que le surnom du Comte-Roi est “el Ceremoniós”, il n’était pas Pere IV mais Pere III. Il a effectivement gagné une guerre afin de récupérer le Royaume de Mallorca (dont Perpinyà était la capitale), Royaume qui avait été auparavent divisé pour les deux fils de leur ancêtre commun : Jaume Ier.
Encore une fois, bien que j’ai ces quelques remarques à faire qui me semble indispensables à la compréhension de notre histoire, je tiens à vous féliciter et j’espère que vous renouvellerez chaque semaine ces points historiques en dernière page… avec peut-être d’autres sources, notamment, je vous les conseille : les historiens très comptétents de la faculté de catalan de Perpinyà.
Moltes gràcies.
Brice LAFONTAINE.