Vers un nouveau SCOT au nord…

Le Schéma de COhérence Territoriale définit, en concertation entre les communes concernées, les orientations générales pour des zones prédéterminées. Par exemple, une zone commerciale se voit attribuer un qualificatif qui en déterminera le rayon d’action et donc les possibilités d’emprise, d’agrandissement, etc…

Le plus important en Catalogne Nord est le SCOT plaine du Roussillon qui couvre 83 communes, soit env. 342 000 habitants ! Seulement voilà, avec l’Agglo (PMCA), Perpignan est une voix décisive, notamment en CDAC (commission départementale d’aménagement commercial). Alors bientôt le SCOT fera foi et les orientations décidées engendreront un «accord d’office» pour les projets correspondants. C’est dire si demain ce schéma sera important.

Mais là où ça se gâte, c’est quand la zone commerciale nord (Clairà-Ribesaltes) commence à ambitionner une extension… directement concurrente avec Perpignan Sud. Il en va de même avec la gare TGV (celle sur le tracé, pas la gare en ville). Nous sommes le seul département de la région à ne pas avoir de nouvelle gare prévue sur le tracé du TGV Perpinyà-Nimes. Le projet de halte nous permettrait d’espérer un développement du même type que Valence depuis la création de Valence-TGV (une simple halte mais qui a énormément développé la ville car quasiment tous les TGV s’y arrêtent).

Evidemment, que ce soit pour l’extension de la zone nord ou la nouvelle gare : opposition de Perpinyà et PMCA. Chacun appréciera s’ils ont raison ou tord… mais personnellement je me pose la question de savoir à quoi servent les éléments de coordination de projets que sont le SCOT et l’agglo si chaque programme est perçu comme concurrent de l’autre.

Alors il y en a un qui semble bien se lasser de cette rivalité permanente, c’est José Puig (maire de Cairà et conseiller général mais surtout président de la CC Salanque-Méditerranée). Il a la possibilité de faire son propre SCOT. Il serait alors libre de décider car il serait majoritaire -vu le peu de communes qui le suivraient dans un premier temps- mais il ferait sûrement des envieux chez leurs proches et quelque peu puissants voisins : Ribesaltes. En effet, ces deux communes se sont toujours opposées pour des raisons politiciennes au point qu’on a vu un développement assez ridicule de la zone commerciale qu’ils partagent pourtant étroitement (lampadaires et aménagements paysagers importants d’un côté, Carrefour en murraille et accès routier difficile de l’autre).

Il n’est donc pas impossible que dans cette ambiance de guerre de sécession Nord-Sud, le Nord finisse par s’unir et dise au revoir au SCOT Plaine du Roussillon…

Le déficit budgétaire de La Bressola (en français – article següent en català)

L’article 75 de la Constitution affirme que les langues dites régionales appartiennent au patrimoine de la France. Cela devrait leur octroyer des droits, mais le Conseil constitutionnel a tranché en disant que cet article ne confère aucun droit aux langues. Nous pouvons toutefois penser que, au minimum, l’Etat et les collectivités locales se doivent de faire vivre les langues.

Pour vivre, La Bressola a juste besoin d’être considérée comme n’importe quelle école. Quand un enfant est inscrit dans une ville voisine, votre ville paie à la voisine ce qu’elle considère être le coût éducatif de l’enfant. Ceci fonctionne pour toute école… sauf pour La Bressola qui est une école privée du fait que la France refuse de considérer cette langue. Les parents des élèves paient des impôts à leur municipalité. C’est de là que vient le déficit budgétaire de la Bressola ! Conséquence étrange : cela signifie que l’Etat (centralisateur par définition) verse sa quote-part en salaires des enseignants, mais les municipalités -pourtant premières concernées- ne paient pas ou très peu.
Certaines municipalités paient une partie, mais la seule où la survie de La Bressola est apparemment assurée est Perpinyà, qui la considère comme toute les autres écoles, avec les mêmes ressources et droits.
Cela n’a rien à voir avec la politique chez l’école catalane. La Bressola ne fait pas de politique, et Joan-Pere Le Bihan (président), le répète assez.
Exemple d’absence de «normalité» de la Bressola avec Morrellàs (Maureillas) : J’ai passé quelques années à essayer d’implanter la Bressola dans le Vallespir. Un désir très cohérent au niveau de la «comarca» pour la direction de l’école et pour moi au niveau idéologique, mais aussi par logique territoriale. Première difficulté: Le Vallespir est entre les mains de la gauche. Considérant que La Bressola ne fait pas de politique, cela n’aurait du poser aucun problème… c’est ce que je croyais. Mais en réalité, j’ai rencontré Marcel Mateu (conseiller général en charge de la catalanité) qui me dit ne pas vouloir aider La Bressola car c’est une école de droite ! Je lui répondit que c’était une bonne occasion pour qu’il y en ait une dans une ville (au départ à Céret) et un canton de gauche. Mais au final il conclu disant que le Conseil Général n’aidera pas ce type d’école (immersion en catalan). Dont acte. Après des années de travail, La Bressola obtient un terrain de la commune de Morrellàs. Seuls restaient à couvrir les frais du personnel de nettoyage par la communauté de communes. Ce qui fut refusé… même pour une école de 8 enfants !

Il faut aussi noter le rôle que jouent les écoles publiques, notamment pour la fermeture de Càldegues. Il semblerait que certains maires soient contents que le Bressola ferme car cela augmenterait le nombre d’élèves scolarisés dans les écoles publiques et éviterait de fait la suppression de postes d’enseignants comme c’est actuellement prévu par l’Education «nationale».
Il faut bien être conscients qu’avec les demandes de scolarisation actuelles La Bressola pourrait ouvrir 3 classes. Mais le manque de soutien financier des municipalités concernées pour l’éducation de leurs enfants et le manque de soutien du Conseil général qui ne donne même pas un euro à la Bressola (rappelez-vous que le seul budget communication est de plus de 3 millions !) rend cela impossible. En outre, nous pouvons dire que la Generalitat de Catalunya y a également joué un rôle en baissant leurs subventions. Néanmoins, il faut avoir conscience que ce ne devrait être qu’un complément car ils nous aident alors que nous ne dépendons pas de leur territoire (administratif).

Tous jouent un rôle qu’ils n’assument pas.

Enfin, d’une dynamique de développement, La Bressola est actuellement passée à une situation de fermeture de classes, et même d’école. C’est une honte, et comme vous pouvez le voir avec le raisonnement du financement, c’est stupide ! Maintenant, les municipalités qui ne payaient pas pour la scolarité des enfants devront le faire mais au lieu de faire vivre une école avec 8 employés, ils transfèreronts à d’autres communes… pour sauver 2 postes d’enseignants. Quand on pense que beaucoup de ces maires votent actuellement pour soutenir «municipis per la independència» et pour dénoncer le traité des Pyrénées … Il paraît alors évident qu’aucune de ces deux démarches n’est faite pour le catalan.

La Bressola : el dèficit fiscal

L’article 75 de la constitució francesa diu que les llengües dites regionals pertanyen al patrimoni de França. Llavors haurien de tenir drets però el Consell Constitucional va pronunciar-se sobre aquest tema dient que aquest article no atorga cap dret a les llengües. Però podem considerar que, com a mínim, l’Estat i les col·lectivitats territorials han de fer-les viure.

La Bressola, per viure, necessita només estar considerada com una escola qualsevol. Quan un nen està escolaritzat a un poble veí, el seu municipi paga a aquest municipi el que considera com el cost escolar del nen. Això funciona per qualsevol escola… fora de La Bressola que està considerada com una escola privada només perquè França es refusa a considerar que la llengua de l’escola pugui ser una llengua viva a França. Això és el dèficit fiscal de La Bressola ! Els pares paguen impostos però la part educativa d’aquests impostos només van a l’escola concernida si aquesta no és una Bressola. Estranyament, això fa que l’Estat paga la seva part amb el sou dels professors però els municipis, primers concernits, no paguen o molt poc.
Alguns municipis paguen una part però l’únic al qual la supervivència de les Bressola està assegurat és a Perpinyà, ja que és l’únic lloc al qual La Bressola està considerada com qualsevol escola amb els mateixos recursos i drets.
Això no té rés a veure amb la política de La Bressola. La Bressola no fa política i en Joan-Pere Le Bihan (president) ho repeteix prou.
Un exemple de la falta de «normalitat» de La Bressola es va veure amb Morrellàs. Justament vaig treballar alguns anys a la implantació d’una Bressola al Vallespir. Un desig molt coherent a nivell comarcal per part de la direcció de l’escola i per mi a nivell ideològic però també per lògica territorial. Primera dificultat : el Vallespir està a mans de l’esquerra. Penseu que com que la Bressola no fa política, no hauria de plantejar cap problema… Jo ho pensava. Però en realitat em vaig trobar amb en Marcel Mateu (Conseller General delegat a la catalanitat) que em va comentar que no volien ajudar La Bressola perquè és una escola de dreta ! Li vaig dir que era una bona ocasió perquè una Bressola s’implanti en una ciutat (a l’inici per Ceret) i una comarca d’esquerra. Però al final em va dir que no era una voluntat del Consell General d’ajudar aquest tipus d’escola (immersiva catalana). Entesos. Després d’anys de treball, La Bressola aconsegueix que els municipi de Morellàs li deixés gratuïtament un terreny. Només la mancomunitat havia de comprometre’s a pagar el personal de neteja. Cosa que no es va atorgar… ni tant sols per 8 nens !
També cal destacar el paper de les escoles públiques que envolten La Bressola, per exemple a la Cerdanya. Sembla que uns batlles estarien contents que La Bressola tanqués perquè això faria augmentar el nombre d’alumnes escolaritzats en les escoles públiques i impediria la supressió de professors tal com està prevista actualment per «l’Education Nationale»…

Cal ben tenir en compte que amb les demandes de matrícules es podria obrir 3 classes. Però per falta de suport financer dels municipis concernits per l’escolarització de la seva mainada i també la falta de suport del Consell General que ni tant sols dóna un euro a La Bressola (recordo que només el pressupost de comunicació del CG supera els 3 milions !) això esdevé impossible. També, però podem dir que és una mica menys llur falta -ja que no depèn de llur territori- a causa de la disminució de les subvencions de la Generalitat de Catalunya. Tots hi tenen un paper que no assumeixen.

Al final, d’una molt bona dinàmica de desenvolupament, La Bressola es troba en una situació de tancament de classes, i fins i tot d’escola. Això és vergonyós i, com ho podeu veure amb el raonament del finançament, estúpid ! Ara els municipis que no pagaven a La Bressola hauran de pagar als municipis als quals anirà la mainada. Quan pensem que molts d’aquests batlles estan votant un recolzament a «municipis per la independència» i una denúncia del tractat dels Pirineus… Ja s’entén que no hi ha cap catalanisme en aquests processos.

Felicitacions als comunicants de CDC

Doncs sí, felicitats a CDC Nord per la seva comunicació. No us escamparà que sóc secretari general d’Unitat Catalana, l’únic partit de Catalunya Nord i, de fet, l’únic que sempre intenta unir el catalanisme cercant una col.laboració amb els dos altres partits catalans que són sucursals del sud (i que sempre han tingut menys vots que nosaltres) : CDC i ERC.

No obstant això, vull felicitar CDC Nord perquè de rés, aconsegueixen fer un munt de coses i els periodistes, que a vegades no cerquen molt més lluny que el comunicat, acaben per fer-ne pàgines d’articles i Tweets…

Doncs, fa unes setmanes, vam aprendre que CDCNord seria la 3era força política de CatNord… perquè tenen 9 batlles adherents. Entesos, llavors d’ara endavant s’hauria de llançar una cursa als batlles…? Perquè la gent del sud ho entengui, cap d’aquests ha estat elegit amb el recolzament de CDC. De fet, alguns han estat elegits sense etiqueta i d’altres amb la UMP (partit jacobí francès). Ara, «només» CDC ha aconseguit recuperar-los. Entre guillonets perquè malgrat tot trobo que és una bona cosa. El mateix dia que un d’aquests batlles figurava en l’article de l’Indépendant com a nou de CDC, donava tot el seu recolzament al candidat UMP de la seva circumscripció per a les legislatives… Aquest mateix batlle que havia deixat uns dies abans la UMP per CDC. Per casualitat el vaig veure a Perpinyà pocs dies després i em va comentar la seva entrada a CDC : «no hi sóc per ideologia, sinó que ens permet a alguns, amb aquest moviment, tenir una dinàmica conjunta». Ok, doncs la lectura que en faig és que, de fet, no hi tenen cap política, sinó que els hi permet negociar millor amb la UMP… Sort que no tinguessin programa, sinó estaria una mica difícil fer-ho coïncidir amb el de la UMP…! Ja sento els que diran que Unitat va pactar amb la UMP. Us ho preciso de seguida: mai ! Vam tenir dos pactes, sempre amb les persones cap de llistes i mai amb el partit.

L’altra notícia que d’un «no rés» en fan pàgines és aquesta trobada entre el cap de la UMP de Cat Nord (el Senador-Batlle Calvet que respecto molt i que felicito pel seu compromís català tot i ser a la UMP) i el MHP Mas amb en Gordó (futur ex Sec Gen de CDC si no m’enganyo). Van evocar un pacte i d’aquesta evocació llegeixo que els periodistes en fan una afirmació, una gran notícia. Doncs a Unitat Catalana no sabem comunicar. En dos mesos, vam evocar un pacte… (atenció, aquí teniu una GRAN NOTÍCIA) amb la UMP, el MoDem i el PR ! Però també l’Hermeline Malherbe, del Consell General (socialistes) m’ha confirmat voler «veure’m per mirar si podem treballar junts» ! Segur que si CDC hagués tingut tots aquests contactes, hauria molt més comunicat que jo i la resta d’Unitat Catalana però jo hi veig possibilitats de treball i després veurem pels acords polítics.

Entendreu que de trobades a les quals es parla de possibilitats no crec que en calgui fer tot una sèrie de comunicats i, perdoneu estimats periodistes, afirmacions. Al menys, és el meu punt de vista.

Université transfrontalière ? (polémique Calvet-Brouquin)

L’université de Perpinyà, multiséculaire, est en permanence sous la menace de Montpellier et du manque d’attention portée par les politiques. Il faut se rendre compte par exemple que l’IUFM de Perpinyà a été le seul de France à ne pas avoir été transféré de l’académie à l’université locale. Nous nous retrouvons donc avec des locaux (et les élèves afférents) rattachés à Montpellier alors qu’ils sont sur le «campus» catalan. D’autre part, je note que depuis 30 ans de création de la région Languedoc-Roussillon, l’université de Montpellier n’a cessé de recevoir des soutiens politiques et financiers (notamment au travers de fonds régionaux issus d’impots des catalans) quand à Perpinyà, il a toujours fallu se débrouiller par nous-même.

Alors aujourd’hui une polémique naît autour d’une déclaration du Sénateur-Maire Calvet car selon lui le futur de l’université de Perpinyà n’a de sens qu’en se tournant vers Girona et en devenant réellement transfrontalière et bilingue. Sur ce point, J-P Alduy est d’accord avec lui. Par contre, ressurgit le néomontepllierain C. Bourquin (sénateur et président de la région) qui pense qu’il faut être «fada» pour se tourner vers le sud.

Mais alors je me demande… nous (catalans) développons l’université de Montpellier depuis 30ans alors que la nôtre est en train de dépérir… Aujourd’hui des accords, notamment transfrontaliers sont des sources importantes pour Perpinyà. Donc il vaudrait mieux continuer à «engraisser» Montpellier plutôt que nous sauver…

Je pense qu’il ne s’agit pas de catalanisme, mais de logique.

Je laisse l’analyse et le retour de compliment (fada) aux lecteurs…

Font-Romeu et toute la Cerdagne-Capcir adhéreront à «municipis per la independència»

Cela fait maintenant un bon moment que la communauté autonome de Catalogne (territoire autonome en Espagne) avance clairement vers l’indépendance. Je travaille d’ailleurs avec mon association (CAT) à la mise en relation des différentes nations européennes proches d’obtenir cette souveraineté (essentiellement Ecosse, Flandres et Catalogne «Sud») afin qu’elles puissent exercer le droit à l’autodétermination. Je constate tout particulièrement (comme tous ceux qui s’y intéressent un peu) la montée de l’indépendantisme en Catalogne Sud ces derniers temps, notamment avec les derniers sondages, réalisés par des médias et des responsables politiques plutôt hostiles, qui nous enseignent que ce désir représenterait entre 65 et 75% des votes.

C’est donc dans ce contexte que des mouvements se sont créés. D’abord des consultations populaires, organisées par le peuple lui-même, faisant suite au refus du gouvernement autonome d’organiser un référendum. Ou encore une manifestation qui a rassemblé près de 1,5 millions de personnes à Barcelona (c’est tout de même énorme !). Puis, depuis peu, ce mouvement de «municipis per la independència» (carte), c’est à dire les municipalités qui se déclarent en faveur de la pleine souveraineté de la Catalogne, considérant que si la Generalitat (gouvernement catalan) ne le fait pas, l’autre échelon représentant le peuple qu’est la commune, se doit de le faire. Et c’est plutôt un franc succès. En quelques mois, il y a déjà un tiers des communes qui a adhéré et le responsable de cette association, maire de Vic, J. M. Vila d’Abadal, prévoit d’arriver à environ 70% des communes de l’actuel Principat de Catalunya pour la fin de l’année.

Vient s’ajouter à cela, de ce coté-ci de la frontière séparant la Catalogne, une commune qui reçoit particulièrement mal l’annonce de la suppression d’un poste d’enseignant. Le maire de Font-Romeu décide alors de tenir un conseil municipal à l’extérieur, bravant le froid, lors duquel il est décidé à l’unanimité de dénoncer le Traité des Pyrénées (1659), celui-là même qui avait séparé la Catalogne en deux, bafouant les droits des représentants du peuple (Corts) à être consulté avant toute décision de ce genre. Mais au-delà de la symbolique référence historique et dans ce contexte particulier au sud, une nouvelle possibilité s’offre à Font-Romeu et plus encore qu’à cette commune, à toute la Catalogne Nord : se joindre au sud dans ce projet pour l’indépendance.

L’occasion a donc été saisie hier, lors d’une réunion de nombreux maires, d’adhérer à ce projet de «municipis per la independència». Le chemin est encore long pour que tous les habitants de Catalogne Nord comprennent bien de quoi il s’agit. Le manque d’information est toujours particulièrement flagrant en ce qui concerne le sud et notamment leur évolution -pourtant énorme- vers l’indépendance. Néanmoins, il est sûr que ce projet va faire couler beaucoup d’encre et créer de nombreux débats.

Font-Romeu i tota Cerdanya-Capcir adheriran als municipis per la independència

Aquest matí tenia cita amb el batlle de Font-Romeu per a parlar de la denúncia que fan del Tractat dels Pirineus. L’alcalde m’ha confirmat que l’iniciativa va començar arran de les retallades (sí, a França també n’hi ha…) a l’educació. El delegat del ministeri de l’educació ha decidit suprimir un ensenyant en aquest municipi seguint raonaments suposadament erronis. L’amenaça de denunciar el Tractat ja s’havia brandat pels municipis d’Eina i Els Angles, però sense continuitat.

Avui el context és molt diferent. La independència de l’actual comunitat autònoma de Catalunya és cada dia més a prop. Amb més de 55% de la població (és a dir uns 70% dels votants) a favor de la independència, no es tracta més de saber si els «sud-catalans» ho volen, sinó de quan la prendran.

És doncs amb aquesta dinàmica que, després del poble mateix amb les consultes populars, els municipis es declaren de més a més a favor de la independència. L’associació encapçalada pel batlle de Vic, Josep M. Vila d’Abadal, ja consta amb un municipi de cada tres i té com a objectiu aconseguir els 70% pel final de l’any. Això era només per la comunitat autònoma de Catalunya. Ara convé afegir-hi els municipis de Catalunya Nord qui, tot i no ser tant avançats en el procés d’independència, els recolzaran (segons el batlle de Font-Romeu), tots de Cerdanya-Capcir.

Ja n’hi ha prou, em sembla, per a continuar el camí. Ara els seguiré informant de què és la independència de Catalunya i com s’està constituint el moviment. Malauradament, pocs saben de què es tracta realment però segur que amb el moviment social anirem tots en el mateix sentit per a fer sentir la nostra veu.

Aviat tindrem més notícies…

Estadi de Catalunya – Stade de Catalogne

La nouvelle est tombée, Jean-Marc Pujol -initialement favorable à la construction d’un nouveau stade- se prononce finalement contre pour des raisons budgétaires. Dans l’Indépendant du 11 janvier on peut lire que «le budget, de 75 à 90 millions d’euros, est rédhibitoire».

Mais alors plusieurs questions se posent et surtout de nombreuses réponses s’opposent.

Tout d’abord on va rapidement parler du passé. Cela fait des années que l’on dit qu’il faut arrêter de rénover Aimé Giral et Brutus et que les stades soient interchangeables. Certes il fallait faire un minimum mais était-il nécessaire de porter la capacité d’un stade à plus de 14 000 places sans parking, sans accès, sans développement commercial, urbain, etc., bref, sans cohérence ? Evidemment tout le monde est d’accord pour dire que c’est exagéré. On aurait pu arrêter la rénovation d’Aimé Giral à environ 10 000 places et rénover Brutus sans dépenser trop. Mais je n’insisterai pas sur le passé, le présent nous donne maintenant assez raison.

Maintenant voyons les objectifs : je milite depuis des années pour que nous ayons un stade (dans l’idéal «Estadi de Catalunya Nord») d’au moins 32 500 places. Ce chiffre n’est pas du à de la mégalomanie ou à un rêve éveillé, il y a une raison : c’est le minimum requis pour les compétitions internationales. Et là, qu’apprends-je ? Que le projet en fait étudié portait sur une enceinte d’environ 21 000 places ! En gros, en dehors d’être d’accord sur la modularité type arena (ou zénith), l’objectif sportif du projet porterait sur un grand stade uniquement voué aux compétitions de l’USAP et surtout rien d’autre. L’objectif de ma proposition était plutôt de garder Brutus aux environs de 8 à 9 000 places, Aimé Giral à environ 10 000 et le grand stade modulable (et accessible tant aux Dragons qu’à l’USAP et à des compétitions internationales de foot, rugby ou autres) à 32 500 places. Alors on me dira que ça coûte cher. Ce «on» oublie une chose assez importante : le cofinancement. Pour l’Euro2016 par exemple, on aurait pu largement augmenter les participations autres que les collectivités locales. Mais c’est sûr que pour ça il faut voir plus large que l’USAP. D’autre part, pour les concerts et autres manifestations «Arena», ce n’est pas parce que c’est à Perpinyà que ce serait dur à remplir. Quand Madonna fait un concert à Nice, elle ne regarde pas le nombre d’habitants qu’il y a, elle regarde son cachet. Il en va de même pour Bruce Springsteen, Shakira, Pink, U2 et toutes ces stars internationales. Alors qu’on ne me dise pas que la programmation ne tiendrait pas la route. Une arena avec gare TGV à proximité (et oui, il nous faut une gare TGV à Ribesaltes), un des principaux axes routiers européens, et un aéroport, qu’on ne me dise pas qu’elle ne peut pas rivaliser avec les autres grandes salles.

J’ai également eu l’énorme surprise de lire que le projet s’orientait sur le Mas Rouma…! Alors là, heureusement que j’étais assis. Je me demande si ceux qui travaillent ces projets vont sur site. J’habite à proximité du Mas Rouma et je peux vous assurer que c’est certainement un des pires endroits pour y mettre un stade ! Loin des infrastructures et constamment embouteillé ! L’idée que Jean-Paul Alduy, pourtant réticent à ce projet, avait évoqué il y a longtemps a disparue alors que Torremilla semble l’endroit idéal pour un stade et/ou un zénith.

Alors Monsieur Goze, si vous souhaitez présenter un projet alternatif (voir encart dans l’indép), s’il vous plaît, faites-le de manière cohérente en visant de le remplir avec un maximum d’événements et pas seulement les matches de l’USAP… et là on aura enfin des infrastructures à la hauteur de notre territoire, d’autant plus qu’il est en constante densification.

Gare TGV

A Perpinyà, on a une gare («centre du monde» selon Dalí), puis on a une deuxième gare qui porte le nom de «Centre del Món» (surnommée «gare TGV»), qui n’est en fait que l’extension de l’ancienne. Et on a des lignes (qu’il ne faut pas confondre avec les trains). Lignes classiques, telles qu’elles fonctionnent aujourd’hui, et ligne à grande vitesse, Perpinyà>Figueres.

Seulement voilà, depuis deux ans qu’on le rabache, les élus (et accessoirement certains journalistes qui ne font vraiment pas d’effort) viennent seulement de se rendre compte que la ligne et la gare ne vont pas forcément ensemble ! «Ah bon ?» direz-vous… Explications :

Les TGV doivent avoir une LGV pour aller vite. Donc un TGV Barcelona-Paris ne quittera pas une LGV pour faire un «crochet» et perdre au moins 20 minutes pour récupérer quelques voyageurs. Or pour aller à la gare de Perpinyà, bien que surnommée «Gare TGV», il n’y a pas de LGV !!! Cette LGV passe bien à l’ouest. J’annexe à cet article la carte (actualisée au 2 décembre 2011).

Passage à 1km près

Objectif affiché (Depuis 2007 sur le site du ministère) : Barcelona – Paris en 4h30. Regardez ici . Vous comprendrez donc aisément que les TGV ne s’arrêteront pas à Perpinyà (puisqu’il n’y aura pas de gare sur la LGV), ni même à un autre endroit de Catalogne Nord… Sauf si le projet de gare à Ribesaltes (un temps pensé au Soler) finit par voir le jour. Tout l’intérêt serait une liaison à haut cadencement entre cette nouvelle gare (celle-là serait vraiment une nouvelle gare, et pas une extension) avec l’aéroport.

Mais voilà… guéguerre politicienne oblige, chacun se bat contre l’autre et personne n’est capable de faire avancer de grands projets (en fait, pas si grand que ça le projet, une halte comme à Figueres suffirait). Un petit exemple : Valence TGV. Petite ville, elle a su profiter de son emplacement pour se développer. Une simple halte et un essor économique que nous pouvons lui envier… Réfléchissons intelligemment (non, ce n’est pas un pléonasme, les idiots aussi réfléchissent…), soyons les seuls dans un rayon de 200 à 300km à avoir une gare TGV connectée à l’aeroport !

Alors récapitulons. Nous parlons évidemment de l’année 2025 (au mieux). Jusque là, pas de soucis, la seule LGV que nous aurons mènera les sud-catalans au «Centre del Món». Mais après, deux possibilités : soit nous ne faisons rien et nous regarderons passer les trains (vous savez, comme les vaches -la comparaison avec des boeufs nous pend au nez!) soit les forces en présences s’associent pour obtenir une halte chez nous, et de préférence la meilleure possible : proche de l’aéroport.

Petit rappel : c’est en votant n’importe quoi qu’on élit n’importe qui…

 

Le dépendant

Alors ça y est, l’Indép, le “journal d’ici” est menacé. Et quelle menace, puisqu’il s’agit de fermer des services et de supprimer des postes, pour l’instant non liés à la rédaction.
Du coup, tout le monde y va de son soutien. Droite, gauche, même les extrêmes, trouvant qu’on offense une tribune locale alors qu’il y a peu encore ils vomissaient ce média “dévoué à l’UMPS”.
Alors bien sûr, je soutiens moi aussi les employés de l’Indépendant. La différence avec ces hypocrites qui se montrent dès qu’ils y ont un intérêt, c’est que moi je n’en attends aucun retour et que je sais, pour y avoir quelques connaissances, à quel point il est dur de vivre dans l’attente d’un plan social.
Du coup, quand de nombreuses voix s’élèvent pour crier au scandale (comme si personne ne l’avait vu venir) moi, je ne cherche pas ma place aux côtés des députés et conseillers généraux nouvellement amis de la rédaction, non, je fais des propositions.
Je m’amuserais bien quand même à un petit “on vous l’avait dit, mais comme d’habitude vous ne nous avez pas écouté”. Et oui, car encore une fois, nous, les catalanistes, traités souvent comme des personnages rigolos et peu utiles, nous l’avions vu venir. L’impression du journal se faisait à Rivesaltes puis a déménagé à Montpellier sans choquer -quasiment- personne. Les différents rachats par des groupes plus ou moins lointains, idem. Mais surtout, la ligne éditoriale tellement loin parfois des réalités du territoire, ça… Encore une remarque catalaniste. On aurait pu croire que ce n’était qu’une préoccupation catalaniste si dans le même temps n’avait pas débarqué La Semaine du Roussillon et son orientation un peu plus catalane (bien que light, mais bon…) de même que le grand succès de La Clau.
Alors quand on voit qu’une manifestation de 1,5 millions de personnes à Barcelona n’attire quasiment pas l’intérêt du journal soit-disant catalan, forcément, on comprend que les lecteurs finissent par aller chercher l’information ailleurs.
Je ne veux évidemment pas dire que le plan social est de la faute de la rédaction, d’autant plus que l’Indépendant est resté une manne pour les différents groupes de presse. Néanmoins, un journal un peu plus tourné sur la réalité locale, catalano-française, serait beaucoup moins délocalisable et en plus, au passage, encore plus rentable.
Evidemment ils peuvent toujours compter sur ces politiques qui se servent de cette opportunité -quand ils n’achètent pas des quantités énormes d’espaces publicitaires- de montrer le plus grand soutien qu’il peuvent apporter.
Encore une fois, on laissera les rigolos de catalanistes parler sans y prêter intérêt et on préférera accueillir les grands pontes qui n’apportent aucune réponse… et on se contentera de l’image, puisque le monde en va ainsi…