Une compétition mondiale de Super Moto à Ribesaltes

par Alexandre PoitrasUn événement particulièrement important est en préparation au Grand Circuit du Roussillon, à Ribesaltes : la Finale du Championat du Monde FIM de Super Moto. Les dates prévues sont les 21 et 22 Septembre 2013.

Les plus grands champions mondiaux de la discipline seront donc présents. Une couverture médiatique mondiale avec plus de 25 médias présents (au niveau français un temps réel par RMC) et une animation «type grands shows de Bercy» sont prévues. Les amateurs comme professionnels pourront profiter d’un village exposant représentant évidemment les plus grandes marques, un paddock team et team usine.

3 000 à 4 000 spectateurs par jour sont attendus ! Une pub tous supports médias (dont TV) est prévue pour assurer la promotion de l’événement. Une belle occasion pour la promotion de notre territoire.

Il y a quelques événements comme celui-ci qui nous place «dans la cour des grands». Souhaitons le meilleur au Grand Circuit du Roussillon pour cette compétition.

ElectroBeach : un festival exceptionnel, d’un niveau mondial ! Bravo et merci.

C’est donc une transformation de notre image (de département pour vieux et touristes «beaufs») à laquelle nous avons assisté le temps d’un week-end, les 19 et 20 juillet derniers. Cette fois Le Barcares devient un sujet de presse parmi les meilleurs titres tant chez les spécialistes comme chez les généralistes (Nouvel Obs, BFMTV, ClubbingHouse.com, etc.)

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Alain Ferrand l’a instigué, Silvain Berreteaga l’a dirigé. Ils sont partis d’un souhait : créer un événement pour les jeunes. Et quel meilleur événement qu’un festival électro-house, style le plus en vogue en ce moment ?! Après un début gratuit et un succès clairement grandissant, l’EMF (pour ElectroBeach Music Festival) s’est lancée pour sa première année payante. Un line-up (programmation de DJ) impressionnant ne pouvait pas laisser l’espace du Lydia clairsemé. La capacité maximale de 36 000 personne a même été atteinte.

Nombreux sont ceux qui ne situent pas bien l’ampleur de l’événement. Les références absolues sont : l’Ultra Music Festival à Miami, 300 000 personnes sur 2 week end (300$ le week-end) un concours mondial de DJ et toute une ville au rythme de l’électro pendant 15jours ; TomorrowLand en Belgique, 200 000 personnes en un week end, 200€, tous les tickets sont vendus par internet en 1 seconde ! L’Electric Daisy Carnival à Las Vegas, 230 000 personnes en 3 jours, env 300$.

Et maintenant l’EMF au Barcarès qui se met à avoir un line-up aussi prestigieux que les festivals cités (l’UMF ne pouvant être égalé puisqu’il se combine avec un concours), avec une capacité de seulement 36 000 personnes et pour seulement 40€ les deux jours !

On comprend aisément la marge de progression de notre festival. Reste à apporter certaines améliorations pour se permettre de rivaliser avec les plus grands, même si pour progresser il faudrait trouver l’espace, chose particulièrement difficile vu le site. Car le line-up ne fait pas tout. En dehors de l’UMF qui mise sur l’abondance de scènes et le niveau mondial du concours, les autres festivals proposent plusieurs scènes mais aussi une ambiance. L’EDC Las Végas nous transporte dans un carnaval et TomorrowLand dans un monde féérique magnifique. Evidemment, plus les modifications apportées seront importantes, plus le prix grimpera. Le tout est de savoir comment se situer, et pour l’instant l’EMF a parfaitement réalisé la transition du festival local d’envergure régional -gratuit- à un festival international -à faible prix. Encore quelques petites années de transition et nous nous approcherons de ce que réalisent les plus grands.

Il faut bien comprendre qu’il ne s’agit pas juste de se faire plaisir. C’est toute l’image de notre territoire qui est modifiée. De nombreuses personnes sont venues uniquement pour le festival et ont donc apporté la richesse que tout touriste apporte : logements, restauration, visites, etc.

Vous l’aurez compris, l’EMF est un énorme succès dans un secteur particulièrement porteur et qui améliore considérablement l’image (tellement négative !) de notre territoire. Plus que quelques étapes à franchir et nous serons une des destinations phares pour ce week-end là auprès d’un public dynamique.

Conflit d’intérêt moral et déontologie douteuse au FN

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Le site Médiapart a révélé cette semaine que le couple frontiste avait fait l’objet de questionnements de la part des services du parlement européen pour soupçons de conflits d’intérêt dans le cadre de l’emploi de Louis Aliot en tant qu’attaché parlementaire. En effet, le règlement stipule que le parlement «ne peut pas financer les contrats permettant l’emploi ou l’utilisation des services des conjoints des députés ou de leurs partenaires stables non matrimoniaux». Or, le couple n’a apparemment pas nié la relation mais l’a qualifiée d’informelle et donc non soumise à la règle pour laquelle il faut évidemment avoir certaines preuves à avancer pour parler de conflits d’intérêt, ce qui ferait défaut dans cette affaire (hormis une participation commune à une SCI pour une maison commune…). Donc en résumé, le couple dit qu’il est un couple mais sans statut légal. Ok, pas de souci. Sauf que le règlement stipule «partenaires stables non matrimoniaux». Reste que la définition de ces termes a plaidé en la faveur du couple puisqu’après explications, ils n’ont pas été inquiété. Mais si au niveau juridique il n’y a aucun souci, on peut s’inquiéter de la morale. N’est-ce pas moralement répréhensible de rémunérer son propre conjoint 5 000€ pour un mi-temps (apparemment somme exceptionnelle au parlement européen !) alors que le parlement demande justement de ne pas rémunérer ses conjoints ?

D’autre part, Médiapart n’a pas soulevé un autre problème moral. Peut-être parce qu’il n’y a pas de problème juridique non plus. Les règles de financement des partis européens font qu’en s’inscrivant à plusieurs partis, on a plusieurs financements, et ce malgré l’appartenance à un seul parti national. Je vous explique : Marine Le Pen, tout comme Jean-Marie Le Pen, est élue au parlement européen. Non pas que ça l’intéresse particulièrement, elle est totalement contre ! Mais c’est que c’est la seule élection avec une proportionnelle leur permettant d’être élus (et je passe sur les émoluments). Et les voilà donc, les numéros 1 et 2 du FN, qui ont voulu s’inscrire dans des groupes européens différents pour augmenter le financement de leur parti ! Juridiquement ? Pas de problème, rien ne l’interdit ! Moralement, on peut quand même se poser des questions. Heureusement, cela a été soulevé et résolu. Non pas contre eux deux spécifiquement (encore que…) mais d’une manière générale, par déontologie de l’exercice de «la chose publique», cela n’est plus possible.

Enfin, j’aimerais beaucoup que Monsieur Aliot nous indique qui paie ses déplacements à Paris, notamment pour les interviews. Je rappelle que nous sommes en période préélectorale et que tout frais n’entrant pas dans le cadre des fonctions habituelles du candidat doit être intégré aux frais de campagne. La subtilité est de savoir ce qui est habituel et ce qui fait partie de la campagne. On a eu l’exemple de Nicolas Sarkozy récemment qui, malgré l’expérience, est «passé à coté» pour les mêmes raisons. Alors ces déplacements ? Campagne ou travail habituel ? Et la banderole déployée juste l’été avant les élections pour souhaiter de bonnes vacances aux touristes qui passent à Perpignan, campagne ou habituel ? Je pense qu’au moins pour ce dernier, le doute n’existe même pas. Reste à voir ce que pensera la commission des comptes de campagne…

Ajoutons à cela la candidature permanente de Louis Aliot à toutes les élections (déjà déclaré pour les municipales et les européennes de 2014), et on a un système bien ficelé entre les Le Pen, père, fille, conjoint, nièce, … Loin, très loin, de toute déontologie que nécessite leurs fonctions.

Au final, les premiers critiques «du système» en profitent à fond ! S’il est clair qu’il faut un renouvellement politique, il est encore plus évident que ce ne doit pas passer par eux !

Comment faire monter le FN… par les groupes de «réflexion»

Depuis quelques mois, une multitude de «groupes de réflexion» se créent. Partant d’un constat simple : il faut exister pour les prochaines municipales. Car il faut arrêter avec la vertu à laquelle personne ne croit «je crée ce groupe pour améliorer le quotidien des perpignanais». La réalité c’est que chacun veut se placer. Je ne distinguerai que 2 exceptions : une association qui a pour but de regrouper réellement les forces et les idées puisque le responsable n’est autre que celui qui va constituer la prochaine liste, donc point de rapport de force. Et un autre groupe, qui intègre différentes composantes politiques, de gauche comme de droite, donc forcément plus dans la proposition que dans le jeu politicien.

Sorti de ceux-là… nous voilà bien partis dans des guéguerres d’influences. Principal objectif : constituer des réseaux. On contacte des groupes comme par exemple les commerçants. Car oui, le mouvement de protestation des commerçants s’est amplifié et a dégénéré à cause justement de ceux qui prétendent leur apporter des solutions. Que s’est-il passé ? C’est très simple.

Un des problèmes facilement identifiable à Perpignan est la baisse de fréquentation de certains commerces. Notez bien que je dis «certains». Car certains autres vont très bien! Une fois donc ce secteur identifié, on envoie des «spécialistes» : anciens commerçants, élus ou anciens élus, représentants syndicaux avec lesquels on a de bonnes relations, etc. Ces spécialistes, constitués en «commission», démarchent alors un secteur en crise et, pour simplifier, dit : «ça ne va pas chez vous, hein ? Que voudriez-vous que la municipalité fasse ? Si les élus vous écoutaient, vous voudriez quoi ?».

Et alors là, catastrophe totalement prévisible. Ca ne va pas… bin non ça ne va pas ! Le secteur marchand est bien identifié comme un secteur en crise donc forcément…! Demander que la municipalité fasse quelque chose est la première phase du jeu du FN. On identifie un tiers comme responsable. Enfin, on conclue sur un bon ton en disant que nous on écoute les commerçants et que grâce à nous les élus vont les écouter. On se donne de l’importance dans les deux sens. Sauf que le commerçant se dit qu’en fait la municipalité n’écoute pas et du coup votera plus extrême.

Bien sûr, ce raisonnement peut paraître simpliste et beaucoup n’y croiront sûrement pas. Mais prenons l’exemple des commerçants et les solutions apportées. Je ne m’étalerai pas sur Clémenceau à double sens qui semble être vu comme le Graal par les commerçants et qui -j’en suis sûr- ne leur changera rien du tout. JM Pujol, désireux d’accéder à leur requête, l’a mis en phase de test. Nous verrons bien. En revanche, l’heure de parking gratuit qui est une bonne idée (cofinancée par Mairie-Commerçant-CCI) n’a pas à être une initiative de la mairie. Et pourtant, les groupes de réflexions le laissent entendre. Partout ailleurs c’est la CCI l’instigateur mais ici il faudrait que ce soit la mairie. Cela cristallise donc un sentiment d’inaction du maire quand c’est en réalité la CCI et les commerçants eux-mêmes qui devraient agir.

Transposons : les cités. Une des raisons du vote FN dans les zones rurales n’est certainement pas l’insécurité et la hausse de l’immigration ! Mais à force de dire (à la télé notamment) «Problèmes dans les cités / Cités = immigration / L’Etat est impuissant» la conclusion est simple : vote extrême.

Alors merci aux groupes de réflexion de réfléchir aux conséquences de leurs actes et aux constitutions de commissions. Car ce n’est pas en pointant du doigt ce qui ne va pas et en amplifiant les maux qu’on les soigne. Et quand chacun aura sa belle place en haut de la liste, il sera bien trop tard pour pleurer depuis les bancs de l’opposition face à un FN qui, au-delà de n’apporter aucune solution, sera particulièrement néfaste pour justement tous ces secteurs tant travaillés avant les élections.

Oui le commerce perpignanais va mal, oui les cités sont un vrai problème, mais des solutions existent sans potentialiser la haine.

Esteve Valls, de la délégation de l’Agglo à Girona à la direction de la Casa de la Generalitat a Perpinyà

Lors de son recrutement par l’Agglo, Esteve Valls était à la direction du site internet bilingue d’informations La Clau. Ce site était d’ailleurs à ce moment plutôt bien suivi.

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Casa de la Generalitat, Perpinyà

Esteve Valls a des compétences reconnues dont notamment un niveau en langue catalane incontestable (mais ce n’est évidemment pas tout). Lorsque Jean-Paul Alduy lui propose la direction de la délégation de PMCA à Girona, La Clau est connue pour être assez «Alduy critique» et particulièrement pro-CDC (normal, les deux responsables sont membres de ce parti). La condition de son recrutement est alors la fermeture du site. Logique, conflit d’intérêt oblige.

Étonnamment, quelques mois plus tard, le site La Clau redevient actif. Encore plus «étonnant», bien que les critiques envers Alduy étaient déjà de moins en moins incisives, elles sont alors devenues inexistantes. Mais voilà cet outil de communication essentiellement au service de… OpenCat, le «think tank» qu’Esteve Valls a créé avec son compère de toujours -Vincent Dumas- et dont les conférences-débats sont réalisés… au sein de l’Hôtel d’Agglo ! La boucle est bouclée… sauf un détail. La glorification qui était faite de CDC n’est plus. Alors ce n’est pas pour autant qu’ils se mettent à passer les communiqués d’Unitat Catalana, pourtant seul parti politique avec siège en Catalogne Nord (depuis 26 ans!) et qui plus est, dont le président est également le délégué de l’agglo au transfrontalier. Oui, Jaume Roure, président d’UC est (était) l’élu de référence d’Esteve Valls. Au moins, on ne peut pas accuser UC de prise illégale d’intérêt ! Tous les médias passent donc les communiqués d’UC, sauf le site le plus spécialisé dans le transfrontalier. Y avait-il anguille sous roche…?

Alors voilà que celui qui s’est renforcé ses relations institutionnelles avec la Catalogne Sud grâce à la direction de la délégation de PMCA à Girona -notons également qu’en Catalogne Sud c’est CDC qui est au pouvoir de ces institutions- se retrouve nommé à la direction de la Generalitat à Perpinyà, institution dont il est dit par beaucoup qu’elle serait utilisée par J. Vera pour placer des membres de son parti politique, CDC.

Il est tout à fait dans son droit d’avoir des préférences de carrière et de saisir les opportunités qui s’offrent à lui. En revanche, on imagine aisément ce que doit ressentir JP Alduy qui pensait pouvoir compter sur sa recrue pendant un certain temps. Mais après tout, cela était plutôt prévisible à la lecture seule de La Clau. Il y a maintenant fort à parier que plus une seule des réunions d’OpenCat ne se déroulera à l’Hotel d’Agglo…

Pour finir, revenons sur son futur : La Casa de la Generalitat de Perpinyà est vouée à être gérée depuis Paris, donc sous «tutelle» de Maryse Olivé. Le duo Bourquin-Vera a assassiné l’Eurodistrict alors que ce devait être un outil extraordinaire, comme dans toutes les zones transfrontalières d’Europe (pour ça, encore faut-il en avoir l’envie et les compétences); la Casa n’octroie plus de subvention puisque seules les écoles catalanes peuvent y prétendre (il est déjà loin le temps où c’était la manne de toutes les associations nord catalanes); peu d’événements sont organisés, etc… 

Esteve Valls aura donc essentiellement comme lourde tache (uniquement morale) de redresser l’image de cette institution hautement symbolique et surtout en finir avec cette accusation de cooptation de membres de CDC (bien que lui-même en soit issu). Je pense que les nord-catalans en ont plus qu’assez du clientélisme. Peut-être que el Senyor Valls saura mener la transition institutionnelle nécessaire à tout Etat émergeant puisque c’est bien la représentation sur le sol français (sic) d’un futur Etat indépendant.

Esteve Valls a été contacté avant la publication de cet article. Il a pu s’exprimer sur certains points et a eu la possibilité d’éventuellement rédiger le premier commentaire. 

ERC première force de Catalogne, énorme chute de CDC (CiU) et du PP

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la coalition CiU dans laquelle CDC est majoritaire, perdrait quasiment la moitié des sièges au parlement catalan s’il y avait des élections.

Selon un sondage de El Periòdico, ERC, parti historiquement indépendantiste, doublerait le nombre de députés élus et deviendrait majoritaire alors que CDC, historiquement autonomiste et récemment converti à l’indépendantisme sous la pression du peuple (deux manifestations à plus d’un million de personnes à Barcelona en deux ans), perdrait quasiment la moitié de ses élus. J’avais d’ailleurs déjà publié une projection des intentions de votes en février ici. Un vrai choc pour ce parti hégémonique depuis la démocratie et l’autonomie de 82. A souligner également, la chute du PP (parti associé à l’UMP) qui paie d’une part son anticatalanisme dans un contexte libertaire fort et d’autre part ses mesures depuis le gouvernement central de Madrid qu’il dirige.

ERC est donc reconnu comme le parti légitime oeuvrant à la libération de la Catalogne, volonté majoritaire de nos «frères du Sud».

Source : Vilaweb http://m.vilaweb.cat/noticia/4122707/20130606/erc-guanyaria-eleccions-sondatge-periodico.html

Le centre outlet (Gran Jonquera) aurait du être à Ribesaltes

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La Jonquera vient d’inaugurer un énorme centre Outlet en vue d’attirer les clients d’une zone de plusieurs millions de consommateurs. Les commerçants roussillonais ont légitimement peur de la concurrence mais ne peuvent rien y faire. Ce centre va générer plusieurs centaines d’emplois directs et indirects avec des retombées économiques certaines pour la commune.Ces emplois, ces retombées, nous aurions pu les avoir en Catalogne Nord, et plus précisément à Ribesaltes, il y a à peu près vingt ans ! Une société étrangère spécialisée dans ce genre de grandes surfaces commerciales souhaitait s’implanter au nord de Perpinyà mais la Chambre de Commerce, les associations de commerçants et par ricochet les responsables politiques s’y sont farouchement opposés au titre de la concurrence.
C’est avec ce type de raisonnements qu’on bloque le développement commercial et donc économique de notre département. C’est d’autant plus irrationnel quand on sait qu’il suffit aux entreprises de faire quelques kilomètres pour ne plus avoir ce genre de barrières en ayant tout autant de potentiels clients.Au lieu de crier au loup et de tout bloquer en permanence, parfois il vaut mieux réfléchir à long terme et s’adapter. On entend et lit fréquemment des commentaires sur le fait que nous ayons trop de surfaces commerciales par habitant dans les P-O. Ces technocrates ne prennent même pas en compte les surfaces de La Jonquera. Alors là, encore pire, nous serions proche de la fin du monde ! Quand un territoire se spécialise dans un secteur, en l’occurrence le commerce, il n’y a rien d’étonnant à ce qu’il dépasse la moyenne française -qui d’ailleurs prend en compte les chiffres de départements comme la Lozère…!
Alors au lieu de comparer l’incomparable, gérons ! Favorisons le commerce en centre-ville en améliorant la qualité de vie (piétonnisation, transports, rénovation, désenclavement, …) et interdisons uniquement la vraie concurrence déloyale comme les petites surfaces en zones commerciales et pas les grandes surfaces.
Voilà des propositions simples pour améliorer la qualité du commerce mais aussi pour le développement économique cohérent du territoire. Ah mais au fait, une certaine très grande surface suédoise spécialisée dans l’ameublement ne serait-elle pas en pourparlers pour le Nord de Perpinyà…? Attention à ne pas s’opposer de manière aussi ridicule au développement.

Ikea Perpinyà-Ribesaltes ?

Lors du conseil d’agglo du lundi 22 avril, Jean-Paul Alduy a appuyé le projet d’extension du Mas de la Guarrigue Nord, secteur d’activité de la zone commerciale de Ribesaltes. La présentation d’André Bascou, soutenu par son adjoint délégué aux zones économiques et à l’urbanisme Jean-Pierre Cot, a mis en avant le principe non concurrentiel avec les commerces de centre-ville. Quelques élus ont bien tenté de s’opposer à cette extension, prétextant un risque trop élevé de fermetures de commerces en centre-ville.
Ces arguments, opposés de manière plutôt incohérente, ont fait réagir d’une part D. Mach en ces termes : «on ne peut vraiment empêcher les commerces en centre-ville de fermer. Mais pour autant doit-on empêcher les créateurs d’emplois et de richesses de s’installer?».

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Mais c’est surtout la conclusion de JP Alduy qui a fait réagir le public : «lorsqu’une grande surface alimentaire s’installe en périphérie, c’est concurrentiel et ça nuit sérieusement aux petits commerces. Mais quand on parle par exemple de l’installation d’une grande surface spécialisée dans le meuble, qui de toutes façons risque de s’installer dans un secteur proche tel La Jonquera ou Girona, on ne peut pas parler de concurrence avec le centre-ville puisqu’il n’y a plus de magasin d’ameublement en centre-ville. Je vous demande donc d’appuyer la demande de dérogation du SCOT afin de permettre l’installation de surfaces commerciales de ce type et je demande au président du SCOT (Monsieur Billès) de permettre plus de souplesse à l’avenir pour prévenir l’installation de surfaces concurrentielles.»
Plusieurs personnes dans le public ont alors compris qu’il s’agit bien d’Ikea dont parlent le Président Alduy et Messieurs Bascou et Cot de Ribesaltes. Les mentalités ont encore du mal à évoluer. S’il est évident qu’il faut interdire les petites surfaces commerciales dans ces zones, il est tout aussi évident qu’il faut favoriser les grandes surfaces non concurrentielles avec les centre-villes, au risque de se retrouver avec ces grands commerces simplement à quelques kilomètres d’ici, où il n’y aura pas eu cette réticence.
Si la dérogation du SCOT passe rapidement, ainsi que la révision simplifiée du PLU de Ribesaltes (évoquée dans les débats) alors nous aurons probablement bientôt Ikea Perpinyà-Ribesaltes.

Affaires et moralisation de la politique

A trop vouloir faire les vertueux et donneurs de leçons, nombreux sont ceux qui oublient la poutre qu’ils ont dans l’œil.

Ainsi, pour résumer la semaine passée, l’ex Président Sarkozy a été mis en examen pour une des nombreuses affaires dans lesquelles il est cité. Indignation de tous les géants UMP (et leurs lèche-bottes au passage) afin de récupérer un peu de protagonisme et de profiter de cette espèce de nostalgie du président passé. Je rappelle au passage que certaines même de ces personnalités UMP indignées, ne voulaient pas commenter l’affaire Aurore Martin, extradée contre tout sens éthique républicain, au motif de « ne pas commenter de procédure judiciare ». Tiens tiens… Ils oublient également que l’ancien chef de l’Etat est aussi mis en cause dans d’autres affaires.

La semaine continue avec Cahuzac. Les gouroux socialistes qui se  réjouissaient tant des affres de l’UMP se retrouvent eux aussi dans la tourmente. Qui revoilà ? Une certaine Marine, qui nous ressort son « tous pourris, sauf le FN ». Oui mais… surgit alors que c’est un militant notable (notoire?) du FN qui avait permis à Cahuzac l’évasion fiscale. Car on parle bien de fraude, pas juste d’optimisation fiscale. Fraude dont P. Péninque, ami de Marine Le Pen mais aussi de Cahuzac (sic), serait spécialiste.

Aujourd’hui la presse locale nous apprend qu’un responsable FN est également condamné (et n’a pas fait appel) pour abus de biens sociaux. L’avocat n’est autre que Louis Aliot, candidat à la mairie de Perpignan.
Je suis signataire depuis ma candidature aux législatives de la Charte Anticor. Au-delà des problèmes actuels de la République, que la justice met à jour, il est indispensable de faire avancer la démocratie. Le retour de la confiance politique est absolument nécessaire et doit se faire par un ensemble de mesures prises au plus vite. Le Président Hollande fait encore une lourde erreur en reculant sur un des points clés de son mandat.

– « Non cumul des mandats strict, non cumul dans le temps, loi sur les conflits d’intérêt, inéligibilité définitive pour les élus condamnés, réforme territoriale ambitieuse, diminution du nombre de parlementaire, dose de proportionnelle aux élections législatives, fiscalisation des indemnités des élus, réforme du système de retraite des députés et sénateurs, transparence des dépenses et des patrimoines des élus… » Ceci est un extrait de la lettre de démission du PS de Frédéric Gonano qui compile l’essentiel de cette réforme urgente. Tout comme le PS, le PC, l’UMP et le FN ne sont pas en reste quant aux condamnations. Mais avec l’application de ces mesures, c’est toute la politique qui serait nettoyée et cela ne pourrait que faire du bien à la politique française en général et à la politique locale en particulier

PSG – Barça ou la définition de Nation

42922Mardi dernier nous avons été nombreux à suivre le spectacle qu’offraient deux grands clubs européens de football. Ce spectacle avait d’ailleurs comme un air de France-Catalogne. C’est d’autant plus marquant quand on est ici -en Catalogne- et qu’on est habitués à ce que les Barça-Madrid soient assimilés à des Catalogne-Espagne.

Voici pourquoi j’en viens au concept de Nation : En France, nous avons connu une politique de l’Etat-Nation. Faire croire aux différentes Nations intégrés à l’Etat français que la seule qui existe chez nous est la française. Or, la France est un Etat (délimitation et compétences administratives). La Catalogne est une Nation (peuple, culture). Bien sûr que la Nation française existe, mais elle n’interdit pas pour autant l’existence de la Nation catalane, vieille de plus de 1000 ans. Disparaît-elle juste parce qu’à un moment dans son histoire elle est divisée entre deux Etats ? Oserait-on dire que le pays basque n’existe plus ? Bien sûr que non.

Et la preuve que notre territoire est catalan réside bien dans des événements comme celui de mardi soir. La majorité des nord-catalans soutenaient non pas la capitale de leur Etat, mais la capitale nationale : Barcelona.

Alors si certains ont encore du mal à comprendre la différence entre Etat et Nation, pensez donc à cela : nous sommes administrativement français, mais notre Nation est bel et bien la Catalogne.