Quand Sarko vient, on passe le Kärcher

Les «gens du voyage» installés (oui, c’est un oxymore) à l’Espace Entreprises Méditerranées depuis plusieurs années viennent d’être purement et simplement dégagés pour faire place nette à l’arrivée de Nicolas Sarkozy ce samedi afin qu’il visite un camp de Ribesaltes «propre»…

Cela fait 3ans que le préfet a été saisi par les entreprises et la mairie qui se plaignent de vols (carburant, électricité, …) sans succès sur ce lieu comme pour le Mas de la Garrigue. Et voilà qu’un président tous pouvoirs arrive et on se réveille pour faire place nette… mais uniquement sur son passage; les «résidents indésirés» du Mas de la Garrigue sont tranquilles.

Reste à savoir où se déplacent ces personnes qui à coups sûrs ne sont pas reparties pour un voyage mais plutôt pour une nouvelle résidence provisoire (peut-être de quelques années tout de même) sur un autre terrain. Il serait temps de traiter ce problème par une vraie solution coordonnée entre eux et les services publics plutôt que les virer comme ça au gré des visites et de l’actualité pour qu’ils deviennent à nouveau les voisins indésirables d’autres entreprises et/ou particuliers.

Vers un nouveau SCOT au nord…

Le Schéma de COhérence Territoriale définit, en concertation entre les communes concernées, les orientations générales pour des zones prédéterminées. Par exemple, une zone commerciale se voit attribuer un qualificatif qui en déterminera le rayon d’action et donc les possibilités d’emprise, d’agrandissement, etc…

Le plus important en Catalogne Nord est le SCOT plaine du Roussillon qui couvre 83 communes, soit env. 342 000 habitants ! Seulement voilà, avec l’Agglo (PMCA), Perpignan est une voix décisive, notamment en CDAC (commission départementale d’aménagement commercial). Alors bientôt le SCOT fera foi et les orientations décidées engendreront un «accord d’office» pour les projets correspondants. C’est dire si demain ce schéma sera important.

Mais là où ça se gâte, c’est quand la zone commerciale nord (Clairà-Ribesaltes) commence à ambitionner une extension… directement concurrente avec Perpignan Sud. Il en va de même avec la gare TGV (celle sur le tracé, pas la gare en ville). Nous sommes le seul département de la région à ne pas avoir de nouvelle gare prévue sur le tracé du TGV Perpinyà-Nimes. Le projet de halte nous permettrait d’espérer un développement du même type que Valence depuis la création de Valence-TGV (une simple halte mais qui a énormément développé la ville car quasiment tous les TGV s’y arrêtent).

Evidemment, que ce soit pour l’extension de la zone nord ou la nouvelle gare : opposition de Perpinyà et PMCA. Chacun appréciera s’ils ont raison ou tord… mais personnellement je me pose la question de savoir à quoi servent les éléments de coordination de projets que sont le SCOT et l’agglo si chaque programme est perçu comme concurrent de l’autre.

Alors il y en a un qui semble bien se lasser de cette rivalité permanente, c’est José Puig (maire de Cairà et conseiller général mais surtout président de la CC Salanque-Méditerranée). Il a la possibilité de faire son propre SCOT. Il serait alors libre de décider car il serait majoritaire -vu le peu de communes qui le suivraient dans un premier temps- mais il ferait sûrement des envieux chez leurs proches et quelque peu puissants voisins : Ribesaltes. En effet, ces deux communes se sont toujours opposées pour des raisons politiciennes au point qu’on a vu un développement assez ridicule de la zone commerciale qu’ils partagent pourtant étroitement (lampadaires et aménagements paysagers importants d’un côté, Carrefour en murraille et accès routier difficile de l’autre).

Il n’est donc pas impossible que dans cette ambiance de guerre de sécession Nord-Sud, le Nord finisse par s’unir et dise au revoir au SCOT Plaine du Roussillon…

Perpignan : Le Conseil Municipal parle latin

Article paru dans Le Petit Journal de cette semaine :

Jeudi 30 mars. Lors de la session du Conseil Municipal consacré aux finances de la ville. Le conseiller d’opposition, Jordi Vera a pris la parole et s’est livré à un éloge dithyrambique de la gestion municipale. M. le maire et ses conseillers étaient habitués exactement à l’inverse, Jordi Vera et surtout Clotilde Ripoull (CDC) se sont toujours distingués par des attaques violentes de la majorité municipale. Jordi Vera amorce un virage à 180 °, parce que François Calvet vient de passer un accord électoral avec Arthur Mas président de la Généralitat de Catalunya . CDC, le parti d’Arthur Mas, existe en Catalogne du Nord depuis quelques années. Cet accord électoral doit permettre au parti CDC de Perpignan d’être présent sur la liste UMP aux prochaines municipales. Clotilde Ripoull était absente. Difficile de ne pas y voir une absence stratégique, car il doit être très difficile pour elle de passer de la critique systématique et virulente à l’éloge positif et démesuré de la municipalité. Lorsque Jaume Roure pris la parole se fut d’abord pour féliciter Jordi Vera pour son objectivité qui, du banc de l’opposition, lui fait reconnaître une bonne gestion des fonds municipaux. Il s’inquiéta ironiquement de l’absence de Clotilde Ripoull, espérant que ce ne soit  pas pour raison de santé. Puis l’élu catalaniste d’ajouter « Timeo danaos et dona ferentes », ce n’est pas tout les jours que le latin s’invite au Conseil Municipal. Nous y avons plus entendu citer Coluche que Virgile. Aussitôt, Jaume Roure précisa « ce n’est pas du catalan mais je vais traduire de suite » rappelant qu’il lui fut, jadis, exigé de traduire immédiatement tout ce qu’il disait en catalan. Pour ceux qui ont pratiqué le latin buissonier : « Je crains les Grecs, même quand ils font des cadeaux ». Jaume Roure a été éduqué chez les Jésuites, il n’y a pas de doute, cela laisse des traces. Ce que voulait dire l’élu aux affaires catalanes, c’est qu’il se méfiait comme de la peste que l’un de leurs pires ennemis d’hier, un qui n’avait jamais de mots trop durs pour attaquer la majorité, passe aujourd’hui à l’apologie financière. Nous sommes curieux de voir ce changement chez Clotilde Ripoull. Dernière acrobatie, l’élu CDC n’a tout de même pas voté «l’effort» budgétaire municipal, préférant se livrer à « Une abstention positive ».

Felicitacions als comunicants de CDC

Doncs sí, felicitats a CDC Nord per la seva comunicació. No us escamparà que sóc secretari general d’Unitat Catalana, l’únic partit de Catalunya Nord i, de fet, l’únic que sempre intenta unir el catalanisme cercant una col.laboració amb els dos altres partits catalans que són sucursals del sud (i que sempre han tingut menys vots que nosaltres) : CDC i ERC.

No obstant això, vull felicitar CDC Nord perquè de rés, aconsegueixen fer un munt de coses i els periodistes, que a vegades no cerquen molt més lluny que el comunicat, acaben per fer-ne pàgines d’articles i Tweets…

Doncs, fa unes setmanes, vam aprendre que CDCNord seria la 3era força política de CatNord… perquè tenen 9 batlles adherents. Entesos, llavors d’ara endavant s’hauria de llançar una cursa als batlles…? Perquè la gent del sud ho entengui, cap d’aquests ha estat elegit amb el recolzament de CDC. De fet, alguns han estat elegits sense etiqueta i d’altres amb la UMP (partit jacobí francès). Ara, «només» CDC ha aconseguit recuperar-los. Entre guillonets perquè malgrat tot trobo que és una bona cosa. El mateix dia que un d’aquests batlles figurava en l’article de l’Indépendant com a nou de CDC, donava tot el seu recolzament al candidat UMP de la seva circumscripció per a les legislatives… Aquest mateix batlle que havia deixat uns dies abans la UMP per CDC. Per casualitat el vaig veure a Perpinyà pocs dies després i em va comentar la seva entrada a CDC : «no hi sóc per ideologia, sinó que ens permet a alguns, amb aquest moviment, tenir una dinàmica conjunta». Ok, doncs la lectura que en faig és que, de fet, no hi tenen cap política, sinó que els hi permet negociar millor amb la UMP… Sort que no tinguessin programa, sinó estaria una mica difícil fer-ho coïncidir amb el de la UMP…! Ja sento els que diran que Unitat va pactar amb la UMP. Us ho preciso de seguida: mai ! Vam tenir dos pactes, sempre amb les persones cap de llistes i mai amb el partit.

L’altra notícia que d’un «no rés» en fan pàgines és aquesta trobada entre el cap de la UMP de Cat Nord (el Senador-Batlle Calvet que respecto molt i que felicito pel seu compromís català tot i ser a la UMP) i el MHP Mas amb en Gordó (futur ex Sec Gen de CDC si no m’enganyo). Van evocar un pacte i d’aquesta evocació llegeixo que els periodistes en fan una afirmació, una gran notícia. Doncs a Unitat Catalana no sabem comunicar. En dos mesos, vam evocar un pacte… (atenció, aquí teniu una GRAN NOTÍCIA) amb la UMP, el MoDem i el PR ! Però també l’Hermeline Malherbe, del Consell General (socialistes) m’ha confirmat voler «veure’m per mirar si podem treballar junts» ! Segur que si CDC hagués tingut tots aquests contactes, hauria molt més comunicat que jo i la resta d’Unitat Catalana però jo hi veig possibilitats de treball i després veurem pels acords polítics.

Entendreu que de trobades a les quals es parla de possibilitats no crec que en calgui fer tot una sèrie de comunicats i, perdoneu estimats periodistes, afirmacions. Al menys, és el meu punt de vista.

Université transfrontalière ? (polémique Calvet-Brouquin)

L’université de Perpinyà, multiséculaire, est en permanence sous la menace de Montpellier et du manque d’attention portée par les politiques. Il faut se rendre compte par exemple que l’IUFM de Perpinyà a été le seul de France à ne pas avoir été transféré de l’académie à l’université locale. Nous nous retrouvons donc avec des locaux (et les élèves afférents) rattachés à Montpellier alors qu’ils sont sur le «campus» catalan. D’autre part, je note que depuis 30 ans de création de la région Languedoc-Roussillon, l’université de Montpellier n’a cessé de recevoir des soutiens politiques et financiers (notamment au travers de fonds régionaux issus d’impots des catalans) quand à Perpinyà, il a toujours fallu se débrouiller par nous-même.

Alors aujourd’hui une polémique naît autour d’une déclaration du Sénateur-Maire Calvet car selon lui le futur de l’université de Perpinyà n’a de sens qu’en se tournant vers Girona et en devenant réellement transfrontalière et bilingue. Sur ce point, J-P Alduy est d’accord avec lui. Par contre, ressurgit le néomontepllierain C. Bourquin (sénateur et président de la région) qui pense qu’il faut être «fada» pour se tourner vers le sud.

Mais alors je me demande… nous (catalans) développons l’université de Montpellier depuis 30ans alors que la nôtre est en train de dépérir… Aujourd’hui des accords, notamment transfrontaliers sont des sources importantes pour Perpinyà. Donc il vaudrait mieux continuer à «engraisser» Montpellier plutôt que nous sauver…

Je pense qu’il ne s’agit pas de catalanisme, mais de logique.

Je laisse l’analyse et le retour de compliment (fada) aux lecteurs…

Font-Romeu et toute la Cerdagne-Capcir adhéreront à «municipis per la independència»

Cela fait maintenant un bon moment que la communauté autonome de Catalogne (territoire autonome en Espagne) avance clairement vers l’indépendance. Je travaille d’ailleurs avec mon association (CAT) à la mise en relation des différentes nations européennes proches d’obtenir cette souveraineté (essentiellement Ecosse, Flandres et Catalogne «Sud») afin qu’elles puissent exercer le droit à l’autodétermination. Je constate tout particulièrement (comme tous ceux qui s’y intéressent un peu) la montée de l’indépendantisme en Catalogne Sud ces derniers temps, notamment avec les derniers sondages, réalisés par des médias et des responsables politiques plutôt hostiles, qui nous enseignent que ce désir représenterait entre 65 et 75% des votes.

C’est donc dans ce contexte que des mouvements se sont créés. D’abord des consultations populaires, organisées par le peuple lui-même, faisant suite au refus du gouvernement autonome d’organiser un référendum. Ou encore une manifestation qui a rassemblé près de 1,5 millions de personnes à Barcelona (c’est tout de même énorme !). Puis, depuis peu, ce mouvement de «municipis per la independència» (carte), c’est à dire les municipalités qui se déclarent en faveur de la pleine souveraineté de la Catalogne, considérant que si la Generalitat (gouvernement catalan) ne le fait pas, l’autre échelon représentant le peuple qu’est la commune, se doit de le faire. Et c’est plutôt un franc succès. En quelques mois, il y a déjà un tiers des communes qui a adhéré et le responsable de cette association, maire de Vic, J. M. Vila d’Abadal, prévoit d’arriver à environ 70% des communes de l’actuel Principat de Catalunya pour la fin de l’année.

Vient s’ajouter à cela, de ce coté-ci de la frontière séparant la Catalogne, une commune qui reçoit particulièrement mal l’annonce de la suppression d’un poste d’enseignant. Le maire de Font-Romeu décide alors de tenir un conseil municipal à l’extérieur, bravant le froid, lors duquel il est décidé à l’unanimité de dénoncer le Traité des Pyrénées (1659), celui-là même qui avait séparé la Catalogne en deux, bafouant les droits des représentants du peuple (Corts) à être consulté avant toute décision de ce genre. Mais au-delà de la symbolique référence historique et dans ce contexte particulier au sud, une nouvelle possibilité s’offre à Font-Romeu et plus encore qu’à cette commune, à toute la Catalogne Nord : se joindre au sud dans ce projet pour l’indépendance.

L’occasion a donc été saisie hier, lors d’une réunion de nombreux maires, d’adhérer à ce projet de «municipis per la independència». Le chemin est encore long pour que tous les habitants de Catalogne Nord comprennent bien de quoi il s’agit. Le manque d’information est toujours particulièrement flagrant en ce qui concerne le sud et notamment leur évolution -pourtant énorme- vers l’indépendance. Néanmoins, il est sûr que ce projet va faire couler beaucoup d’encre et créer de nombreux débats.

Font-Romeu i tota Cerdanya-Capcir adheriran als municipis per la independència

Aquest matí tenia cita amb el batlle de Font-Romeu per a parlar de la denúncia que fan del Tractat dels Pirineus. L’alcalde m’ha confirmat que l’iniciativa va començar arran de les retallades (sí, a França també n’hi ha…) a l’educació. El delegat del ministeri de l’educació ha decidit suprimir un ensenyant en aquest municipi seguint raonaments suposadament erronis. L’amenaça de denunciar el Tractat ja s’havia brandat pels municipis d’Eina i Els Angles, però sense continuitat.

Avui el context és molt diferent. La independència de l’actual comunitat autònoma de Catalunya és cada dia més a prop. Amb més de 55% de la població (és a dir uns 70% dels votants) a favor de la independència, no es tracta més de saber si els «sud-catalans» ho volen, sinó de quan la prendran.

És doncs amb aquesta dinàmica que, després del poble mateix amb les consultes populars, els municipis es declaren de més a més a favor de la independència. L’associació encapçalada pel batlle de Vic, Josep M. Vila d’Abadal, ja consta amb un municipi de cada tres i té com a objectiu aconseguir els 70% pel final de l’any. Això era només per la comunitat autònoma de Catalunya. Ara convé afegir-hi els municipis de Catalunya Nord qui, tot i no ser tant avançats en el procés d’independència, els recolzaran (segons el batlle de Font-Romeu), tots de Cerdanya-Capcir.

Ja n’hi ha prou, em sembla, per a continuar el camí. Ara els seguiré informant de què és la independència de Catalunya i com s’està constituint el moviment. Malauradament, pocs saben de què es tracta realment però segur que amb el moviment social anirem tots en el mateix sentit per a fer sentir la nostra veu.

Aviat tindrem més notícies…

El meu suport al candidat Bayrou (article précédent en français)

No faré la traducció de l’article en francès. No es tracta senzillament de dir la mateixa cosa a lectors diferents.

Dimecres 8 de febrer vam fer pública la creació del comitè de suport a François Bayrou. Formo part de les personalitats destacades en l’article de L’Indépendant «Des soutiens de poids pour François Bayrou». És important entendre que no es tracta d’una adhesió al MoDem ni per mi, ni pels altres membres del comitè.

El meu recolzament a la candidatura del centrista francès Bayrou té dos aspectes :

Primer el fet d’haver creat un lligam de treball però també d’amistat amb la presidenta del MoDem 66, Christine Espert. Ara ens coneixem i sabem quins són els nostres valors. Els compartim i veiem que tenim la mateixa voluntat, el mateix compromís pel país, tot i que la nostra visió de territori tingui una aproximació diferent.

Segon, òbviament, en Bayrou mateix. Podem dir que és gràcies a ell (exagero poc) que l’escola d’immersió Arrels és pública. Té una aproximació dels territoris que, tot i ser francès, ens correspon molt més que els altres tres pricipals candidats. És l’únic qui té una consideració pel que vol el poble. No li vol -no ens vol- imposar la seva visió de les administracions, ens vol demanar què volem i després farà les reformes que cal, en funció de la voluntat popular i no d’una ideologia de l’ENA o d’una visió ultracentrista parisenca. És clar que la voluntat de la candidata Eva Joly de crear regions autònomes ens faria encara més avançar pel reconeixament de la nostra identitat, però ara ens cal parlar d’algú que pot ser elegit. Si no votem per ell, només ens quedarà l’Hollande o en Sarkozy (ja que la Le Pen mai passarà la 2na volta) i això en estancarà encara per 5 anys en el jacobinisme habitual.

Com a centrista, considero que no es pot tirar endavant qualsevol poble si no se’l dirigeix de manera transversal. L’esquerra anticapitalista fallarà tant com la dreta antisocial. Hem de treballar junts, els que no som sectaris, per a portar projectes comuns. Només en Bayrou està capaç de fer-ho.

Llavors, goso esperar que els que em segueixen i que m’han donat suport en els meus projectes, em faran confiança per aquesta tria. Compto amb vosaltres per a les reunions que organitzarem amb el comitè de suport al F. Bayrou. També us mantindrem informat per la seva vinguda a Catalunya Nord, que ens ha assegurat per les properes setmanes.

Enllaç web del MoDem66

Soutien à François Bayrou (article següent en català)

Voici donc un peu plus d’explications sur mon soutien à François Bayrou.

Depuis l’article paru dans L’Indépendant du mercredi 8 février intitulé «Des soutiens de poids pour François Bayrou», beaucoup d’entre vous se demandent pourquoi quelques personnalités de Catalogne Nord s’impliquent dans une campagne pour laquelle nous n’aurons que peu de poids au regard du nombre d’électeurs. J’ai également été interpellé sur une éventuelle adhésion au MoDem.

Tout d’abord il est important de comprendre que cet engagement aux côtés de la présidente du MoDem 66 -Christine Espert- est un engagement personnel, que ce soit pour moi ou pour les autres «personnalités». Il ne s’agit aucunement d’un rapprochement de partis ni d’une quelconque adhésion.

En ce qui me concerne, cela fait environ un an maintenant que je connais et côtoie Christine. Je suis son travail, son engagement et parfois même ses réunions pour lesquelles sa motivation est sans faille. Elle même suit également mon engagement et nous avons établis une relation de confiance et, pourquoi pas le dire, d’amitié. Tous ceux qui me connaissent savent d’ores et déjà que je suis un centriste convaincu. Pour moi le développement d’un peuple, que l’on parle d’échelle locale ou supra-nationale, ne se fait dans de bonnes conditions que dans le respect de la représentativité la plus large et sans négliger chaque pan du développement. Je m’explique plus simplement : la gauche qui est anticapitaliste n’a pas plus de chance de diriger correctement un peuple que la droite antisociale. Et qui rassemble toutes ces qualités ? les centristes. Donc mon «centrisme» n’est que pure logique. C’est d’ailleurs une des principales raisons de mon engagement à Unitat Catalana. En dehors du fait d’être le seul parti local, c’est surtout un parti centriste, ouvert, capable de travailler avec la gauche comme avec la droite, pourvu que l’un comme l’autre ne soit pas sectaire. Au-delà de nous retrouver sur l’idéologie centriste -évidemment ça ne fait pas tout- Bayrou est connu pour sa volonté de reconnaissance des territoires. Il est d’ailleurs le seul des 4 principaux candidats à prôner le maintien des limites administratives telles notre département. Le Pen veut tout supprimer (département et régions), Sarkozy veut supprimer les départements et Hollande veut modifier la réforme prévue mais uniquement pour maintenir le nombre d’élus (normal, ils sont majoritairement au PS). Alors que F. Bayrou est dans une optique de discussion avec les territoires afin que nous ayons les limites (voire certaines compétences) que nous souhaitons. Dans la logique qu’il a mise en place lors de ses mandats de ministre, il souhaite discuter avec le peuple et pas lui imposer ses idées. Je note d’ailleurs que c’est le seul des 4 à avoir «vraiment» travaillé. Les autres sortent de grandes écoles, sont de richissimes familles, n’ont jamais eu de contact avec ce que nous, nous vivons. C’est bien pour cela, à mon avis, que le candidat centriste est beaucoup plus enclin à comprendre qu’il faut travailler avec le peuple et non pas sur le dos du peuple. C’est d’ailleurs le sens de sa désormais fameuse formule : «produire en France». Nous souffrons d’un manque d’industrie en Catalogne Nord. Si sa politique du «produire et acheter local» avait été mise en place, nous pouvons être sûrs que nous ne serions pas ce qu’ont fait de nous le PS et l’UMP  le 3ème département français le plus pauvre et la région la plus pauvre.

C’est donc tout naturellement que les orientations de Bayrou, la détermination de Ch. Espert et nos idées communes m’ont fait adhérer à ce comité de soutien.

J’ose croire que les nombreux catalans qui me font confiance dans mon engagement militant au quotidien, me feront confiance pour ce choix. Nous travaillerons avec les autres membres du comité à diffuser les idées de F. Bayrou afin de faire comprendre au plus grand nombre possible que seule son élection peut changer la France, et donc la Catalogne. Je ne prendrai qu’un exemple : Arrels. L’école est devenue publique lors du mandat de ministre de Bayrou. Il faut comprendre que, bien que ça ne changera pas le futur immédiat de la Catalogne, son élection nous ferait faire un grand pas. Tous nos combats pour la reconnaissance de notre langue, de notre territoire, de notre culture, avanceraient énormément. Alors bien sûr, Eva Joly souhaiterait aller encore plus loin en instaurant des autonomies régionales en France. Ce serait super mais non seulement on est aujourd’hui sûrs qu’elle ne sera pas élue, mais en plus je ne crois pas que les idées défendues par EELV nous sortent de la crise.

J’espère que vous comprenez maintenant mieux mon engagement et j’espère vous avoir à nos côtés dans cette rude campagne, notamment lors des réunions que nous organiserons.

J’ajoute que François Bayrou nous a assuré qu’il viendra à Perpignan dans les prochaines semaines. Nous ne manquerons évidemment pas de vous tenir informés.

Lien web du MoDem66

Soutien / recolzament a la candidatura d’en François Bayrou

FR
De nombreuses raisons m’amènent à soutenir François Bayrou. Je tiens notamment à rappeler ses principes de démocratie et d’équité qui sont le fondement de tout peuple. Seul un candidat honnête et déterminé peut faire avancer les thèmes qui nous sont chers, et pour ce qui nous concerne -me concerne- tout particulièrement la reconnaissance et le respect des territoires qui composent la France. Je crois aux projets qu’il porte : le retour de la production locale, l’amélioration du système éducatif, la reconnaissance des territoires tels la Catalogne Nord, …
Ce soutien, aux cotés de Christine Espert est tout aussi réfléchi que construit. François Bayrou est le seul candidat crédible pour les catalans et pour la France alors avançons à ses côtés pour changer le système en place, à ce jour sclérosé.
Je publierai très bientôt plus d’explications sur cette décision.

CAT
Nombroses raons em porten a recolzar en François Bayrou. Vull insistir sobre els seus principis de democràcia i equitat que són el fonament de tot poble. Sol un candidat honest i determinat pot fer avançar temes que són tant importants per a nosaltres, i pel que ens concerneix -em concerneix- tot particularment el reconeixement i el respecte dels territoris que componen França. Crec en els projectes que porta : el retorn de la producció local, la millora del sistema educatiu, el reconeixement dels territoris com Catalunya Nord, …
Aquest recolzament, al costat de la Christine Espert és tant pensat com construït. François Bayrou és l’únic candidat creïble pels catalans, llavors avancem a costats seus per a canviar el sistema actual, avui en dia estancat.

Molt aviat publicaré més explicacions…
Lien du comité de soutien Catalogne Nord