Table ronde LGBT

Aujourd’hui a lieu une table ronde organisée par l’association LGBT66 (lesbiennes, gays, bi, trans). Pour cet événement, l’organisation a convié tous les partis, dont évidemment Unitat Catalana. Je ne peux malheureusement m’y rendre, je m’y fais donc représenter. Seront également présents de nombreux médias et associations. Afin de préparer les interventions, LGBT66 a transmis les questions aux participants. Cela permettra également de publier des réponses écrites plutôt qu’une retranscription du débat qui, c’est vrai, peut parfois être maladroite.

Voici donc les questions et mes réponses :

Table ronde avec les Partis Politiques des Pyrénées-Orientales
sur l’égalité des Droits des personnes LGBT
Samedi 14 avril 2012 de 15 h à 17 h.
Villa DUFLOT

Réponse de Brice Lafontaine, Secrétaire Général d’Unitat Catalana.

Je considère qu’il faut en finir avec “l’anormalité” dans laquelle se trouvent en permanence les LGBT. La Déclaration des Droits de l’Homme établit que “tous les hommes naissent libres et égaux en droits”. D’autre part, selon la Constitution, il ne peut y avoir de distinction entre humains. Et pourtant de nos jours cette distinction existe bel et bien en fonction de ce qui est vulgairement appelé l’orientation sexuelle. Nombreux sont celles et ceux qui pensent que cette “orientation” est un choix ou même un loisir, comme nous l’avons encore entendu il y a peu de la part d’un député (peut-être se livre-t’il lui-même à ce genre de “loisirs”…).
D’ailleurs, lorsqu’un mariage homosexuel a été célébré en Catalogne Nord (à Cabestany), j’ai soutenu l’initiative publiquement (lien vers l’article publié sur mon blog). Il me semble d’ailleurs avoir été le seul représentant politique à l’avoir fait.
Il y a eu un temps pour la normalité des gens de couleur, un temps pour les femmes, aujourd’hui est venu le temps d’abolir la distinction de sexualité.

1. Êtes vous favorables à une union civile entre personnes de même sexe et ouvrant les mêmes droits que le mariage (transmission de patrimoine, des acquis, des retraites et pensions..)? L’appelleriez-vous mariage ? Si non quel nom vous semble le plus approprié ?
Oui bien sûr. Je réfute l’attribution d’un autre terme que pour les hétérosexuels car cela reviendrait à octroyer des droits aux homo tout en les considérant toujours comme “anormaux”. Je pars du principe que nous sommes tous pareil. Le mariage est une union reconnue par la loi qui ouvre des droits mais oblige aussi à certains devoirs. Etant un terme légal et dans cette même logique de normalité, je considère que le terme mariage doit s’appliquer à tout le monde.

2. Quelles est votre position concernant l’adoption par les couples de même sexe ? Pour quelles raisons ? L’adoption par des personnes célibataires ne discrimine pas l’orientation sexuelle mais la réalité des adoptions oui. Quelle solution envisager vous pour combler ce déni de droit ?
Ceux qui pensent qu’en refusant d’accorder l’adoption aux homosexuels on empêche ces couples d’être parents se trompent totalement. Outre les femmes qui peuvent se faire inséminer, il y a également des accords entre homo pour avoir des enfants, ceux qui en avaient avant d’être en couple homo, ceux qui adoptent officiellement célibataires mais qui vivent en réalité avec quelqu’un, … Il y a donc diverses possibilités aujourd’hui pour les homosexuels d’avoir des enfants mais toujours dans la contrainte légale. Le problème se pose surtout pour la reconnaissance et les conséquences de cette reconnaissances dans la vie et, malheureusement, après la vie. Actuellement, le beau-parent non reconnu se retrouve dans un véritable enfer lorsque le père ou la mère “officiel-le” décède. Il en va de même pour les démarches administratives courantes ou le suivi scolaire et médical. Or, peut-on dire que ce beau-parent est moins parent qu’un autre ?
Il faut donc légaliser l’adoption pour les couples homosexuels. Ce n’est que la reconnaissance de ce qui existe déjà mais cela soulagera énormément de familles et, j’en suis sûr, libérera un peu plus les esprits de ce conservatisme d’un autre siècle.

3. Souhaitez-vous instaurer un statut du « beau-parent », avec obtention d’une partie de l’autorité parentale, pour tous les couples, y compris les couples de même sexe opposable à des tiers ?
Suivant ma réponse précédente, il est évident que pour moi un couple homo doit avoir les mêmes droits que les hétéro. Il est donc normal que la famille ainsi constituée ait le même nom, statut, droit et devoir que les autres familles.

4. Soutiendrez-vous la proposition d’enrichir l’article 1 de la Constitution sur l’égalité en rajoutant «sans distinction de sexe, d’orientation sexuelle, d’identité de genre, d’état de santé ou de handicap » pour être en adéquation avec l’esprit des droits de l’homme de 1789 et la convention européenne ?
Bien sur. Je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi ce n’est pas déjà le cas. Nous sommes tout de même en 2012. Il serait temps.

5. Envisagez-vous de faciliter le changement d’état civil pour les personnes trans afin de permettre leur changement d’identité civile en accord avec leur identité de genre ? Actuellement sur le territoire français l’appréciation des juges est variable et ne permet pas à toutes et tous d’accéder dans les même délais à leur nouvelle identité.
Le processus de changement de genre est très difficile et s’accompagne de nombreuses complications familiales et professionnelles, mais aussi médicales et financières. Je pense que ce changement important doit être particulièrement accompagné pendant les années qui y sont nécessaires mais pas seulement pour le changement physique. L’étape civile devrait faire partie intégrante du processus médical. Quand quelqu’un accouche, l’Etat Civil est associé avec une déclaration et une reconnaissance. Les accompagnant médicaux sont là pour répondre aux questions de cet ordre. Il me semble évident que pour un changement de genre, les organismes de santé soient associés à l’Etat Civil et, après accord médical sur la finalité du changement (qui peut prendre la forme d’une attestation médicale physique et psychologique), que le patient / la patiente ait un dossier simplifié à transmettre à l’Etat Civil.

6. Soutenez-vous l’inscription, dans la loi, de la pénalisation des propos transphobes, au même titre que les propos homophobes, racistes ou antisémites ?
Mon engagement politique vient de la négation de mon identité catalane par la France. De nos jours, un scandale persiste : on de considère pas comme propos raciste une insulte faite aux catalans. Ce scandale se retrouve effectivement dans cet “oubli” juridique. Il est évident que les propos transphobes sont à condamner au même titre que les autres. S’il est nécessaire de faire une loi en ce sens, alors faisons-la.

7. Au vu des divorces, recompositions familiales, parents isolés…, quel regard portez-vous sur la notion de famille au XXIème siècle quelle soient composée d’hétéro, de gays, de lesbiennes ou trans avec des enfants issus des 2 ou d’un(e) seul(e) parent(e), que les enfants aient été conçus par des méthodes traditionnelles ou pas, ou adoptés ? Seriez-vous favorable à la reconnaissance d’une «unité d’éducation» vocable plus ouvert que le propre mot famille ? Cette même « unité d’éducation » pouvant être aussi une unité fiscale.
De la même manière que je suis contre la création d’un terme empêchant la normalité du mariage homosexuel, je suis contre ce terme “d’unité d’éducation”. Cela voudrait dire que les familles avec parents hétéro seraient normales bien que majoritairement recomposées voire monoparentales et les autres auraient un autre titre ? Donc une mère et un beau-père seraient des parents normaux puisqu’ils constitueraient une famille mais deux pères qui auraient élevé les enfants depuis leur naissance, seraient une “unité d’éducation” ? Je refuse totalement cela. Sinon pourquoi ne pas donner un autre terme aux couples faits d’un asiatique et un européen ? Ce serait du racisme. On est d’accord. Donc ne donnons pas un autre terme à une famille, quelle qu’en soit sa composition, tant qu’il s’agit de famille.
Et n’oublions pas que dans une famille, ce qui compte, ce n’est pas la sexualité ou la couleur que l’on a, mais l’amour que nous nous portons et les engagements qui en découlent.

L’Indépendant ou l’espagnolisme involontaire …

Dans son article d’aujourd’hui (Catalogne : Pas de TGV entre Figueras et Barcelone avant l’été 2013), Joana Viusà utilise le terme «Figueras».

J’aimerais comprendre ce qui pousse les gens, notamment les instruits, cultivés et autres «élites» à utiliser un terme en français «Barcelone» et un en castillan «Figueras», d’autant plus que je ne doute même pas que cette journalise (que je ne crois pas connaître) parle catalan. Voilà pourquoi je parle d’espagnolisme involontaire.

Là où ça en devient problématique, c’est que le terme «Figueras» n’est plus utilisé qu’ici, en Catalogne Nord, alors qu’il a été banni au sud pour cause de référence franquiste !

On pourrait croire qu’il n’y a pas d’autre manière de le dire mais pour ceux qui ne le savent pas, la toponymie de la Communauté Autonome de Catalogne n’utilise que le catalan Figueres, tout en sachant que pour les francophones il existe Figuères. Alors pourquoi bon sang se complilquer la vie à l’écrire en castillan dans un article en français qui ne concerne que la Catalogne ?!

La seule réponse que j’imagine est une simple conséquence de la triste tradition provoquée par Franco : l’espagnolisme quotidien.

Alors s’il vous plaît, chers journalistes, je sais bien qu’il vous coûte d’utiliser les vrais termes pour les municipalités nord-catalanes car vous écrivez en français mais pour les sud-catalanes, s’il vous plaît, utilisez leur toponymie officielle ou au pire le français.

Retard del TGV… catalans masoquistes

Una vegada més, ens anuncien retard pel TGV Perpinyà-Barcelona, tant esperat i desitjat per tants catalans… Des dels anys 90 està en els projectes «prioritaris»… Però com cada projecte català, tant prioritari sigui, sempre està postposat.Segur que si fos un projecte al bell mig de Castella, en pocs anys hauria estat realitzat.

Però com que els catalans (del sud aquesta vegada) són masoquistes, perfereixen continuar sent en aquesta Espanya que no pas un Estat independent que ja hauria fet no només Perpinyà-Barcelona, sinó Perpinyà-Alacant !

Ara la data que ens dóna el ministeri de foment seria per final del 2013… Això sense parlar de les retallades (que no afecten la família reial), un possible agreument de crisi o un possible accord fiscal (perquè de pacte no se’n cal ni somiar) que serà una molt bona raó pels conservadors del PP per a justificar que l’Estat no ha de pagar per un eix català (tot i que siguin els catalans que fan viure l’Estat i que aquest eix servirà molt més territori que només el català).

Doncs sí, cosins del sud, si us agrada ser insultats, espoliats, odiats, … si sou masoquistes, continueu esperant un acord entre Castella i la CCAA de Catalunya. Però si en teniu prou, teniu eleccions d’aquí a dos anys…

Quand Sarko vient, on passe le Kärcher

Les «gens du voyage» installés (oui, c’est un oxymore) à l’Espace Entreprises Méditerranées depuis plusieurs années viennent d’être purement et simplement dégagés pour faire place nette à l’arrivée de Nicolas Sarkozy ce samedi afin qu’il visite un camp de Ribesaltes «propre»…

Cela fait 3ans que le préfet a été saisi par les entreprises et la mairie qui se plaignent de vols (carburant, électricité, …) sans succès sur ce lieu comme pour le Mas de la Garrigue. Et voilà qu’un président tous pouvoirs arrive et on se réveille pour faire place nette… mais uniquement sur son passage; les «résidents indésirés» du Mas de la Garrigue sont tranquilles.

Reste à savoir où se déplacent ces personnes qui à coups sûrs ne sont pas reparties pour un voyage mais plutôt pour une nouvelle résidence provisoire (peut-être de quelques années tout de même) sur un autre terrain. Il serait temps de traiter ce problème par une vraie solution coordonnée entre eux et les services publics plutôt que les virer comme ça au gré des visites et de l’actualité pour qu’ils deviennent à nouveau les voisins indésirables d’autres entreprises et/ou particuliers.

Autant en emporte le… préfet

Alors voilà, après les consultations et avis défavorables de nombreuses entités dont certaines représentant le peuple lui-même (Meteo France, l’INAO, la DGAC (qui sont des services de l’Etat), les municipalités de Corneilla et de Baho, l’association Bien Vivre à Baho, l’association FRACAS…), le préfet vient malgré tout d’accorder le permis pour la création de «l’écoparc catalan». Au départ il devait y avoir 41 éoliennes. Dans une logique imparable, le préfet a pris en considération l’avis défavorable de Météo France mais qui n’avait plus lieu d’être car les éoliennes employées par le grand groupe EDF seraient à impact réduit sur les ondes. Par la même logique, il a supprimé 6 éoliennes du projet et s’est dit que voilà, c’est bon, il n’y a plus lieu de râler pour ces empêcheurs de faire du fric (car il s’agit bien de ça pour EDF Energies Nouvelles).

Gilles Foxonet, Maire de Baixàs et -comme tous les maires de l’agglo- vice-président de PMCA, déclarait en tant que délégué EnR au sujet de l’opposition au projet le 6 avril à l’indép : «Je répondrai simplement que ces éoliennes sont implantées dans la zone de développement éolien (ZDE), ce qui signifie que tout a été étudié avec les services de l’Etat. L’association soulève le problème paysager sur Força Réal, c’est un fait. Mais l’essentiel est de ne pas oublier les atouts dont disposent les P.-O., à savoir le vent et le soleil. Ce sont aujourd’hui des atouts qu’il faut mettre à profit.»

Evidemment, c’est dans une ZDE. Pour autant doit-on accepter que cette ZDE existe et aille à son terme quand cela dénature nos paysages ? Nous nous sommes énormément mobilisés contre une ligne THT et maintenant on nous met 35 éoliennes. Nul ne conteste qu’il faille «mettre à profit» (peut-être faudrait-il trouver d’autres termes) le soleil et le vent. Pas seulement, même. Nous avons tout pour le développement durable et pour l’autonomie énergétique. Mais avant de dénaturer nos paysages, ne faudrait-il pas commencer par généraliser la production intégrée ? Des éoliennes horizontales et individuelles -donc intégrées- existent. Nous devrions, nous -département de pointe sur la recherche énergies renouvelables si nous nous en donions les moyens- axer toute notre politique de développement économique et énergétique sur l’implantation intégrée et la recherche pour l’efficience des outils de productions afin de devenir un territoire modèle. Si chacun d’entre nous avions un panneau solaire pour l’eau, un photovoltaique et une petite éolienne (intégrée) pour ceux qui ont des villas, nous serions un territoire à énergie positve ! Pas besoin d’EDF et de dénaturer Força Real.

L’objectif de départ de Jean-Paul Alduy de faire de PMCA la première agglo à énergie positive est très bien. Mais la manière est apparemment à revoir…

Vers un nouveau SCOT au nord…

Le Schéma de COhérence Territoriale définit, en concertation entre les communes concernées, les orientations générales pour des zones prédéterminées. Par exemple, une zone commerciale se voit attribuer un qualificatif qui en déterminera le rayon d’action et donc les possibilités d’emprise, d’agrandissement, etc…

Le plus important en Catalogne Nord est le SCOT plaine du Roussillon qui couvre 83 communes, soit env. 342 000 habitants ! Seulement voilà, avec l’Agglo (PMCA), Perpignan est une voix décisive, notamment en CDAC (commission départementale d’aménagement commercial). Alors bientôt le SCOT fera foi et les orientations décidées engendreront un «accord d’office» pour les projets correspondants. C’est dire si demain ce schéma sera important.

Mais là où ça se gâte, c’est quand la zone commerciale nord (Clairà-Ribesaltes) commence à ambitionner une extension… directement concurrente avec Perpignan Sud. Il en va de même avec la gare TGV (celle sur le tracé, pas la gare en ville). Nous sommes le seul département de la région à ne pas avoir de nouvelle gare prévue sur le tracé du TGV Perpinyà-Nimes. Le projet de halte nous permettrait d’espérer un développement du même type que Valence depuis la création de Valence-TGV (une simple halte mais qui a énormément développé la ville car quasiment tous les TGV s’y arrêtent).

Evidemment, que ce soit pour l’extension de la zone nord ou la nouvelle gare : opposition de Perpinyà et PMCA. Chacun appréciera s’ils ont raison ou tord… mais personnellement je me pose la question de savoir à quoi servent les éléments de coordination de projets que sont le SCOT et l’agglo si chaque programme est perçu comme concurrent de l’autre.

Alors il y en a un qui semble bien se lasser de cette rivalité permanente, c’est José Puig (maire de Cairà et conseiller général mais surtout président de la CC Salanque-Méditerranée). Il a la possibilité de faire son propre SCOT. Il serait alors libre de décider car il serait majoritaire -vu le peu de communes qui le suivraient dans un premier temps- mais il ferait sûrement des envieux chez leurs proches et quelque peu puissants voisins : Ribesaltes. En effet, ces deux communes se sont toujours opposées pour des raisons politiciennes au point qu’on a vu un développement assez ridicule de la zone commerciale qu’ils partagent pourtant étroitement (lampadaires et aménagements paysagers importants d’un côté, Carrefour en murraille et accès routier difficile de l’autre).

Il n’est donc pas impossible que dans cette ambiance de guerre de sécession Nord-Sud, le Nord finisse par s’unir et dise au revoir au SCOT Plaine du Roussillon…

Perpignan : Le Conseil Municipal parle latin

Article paru dans Le Petit Journal de cette semaine :

Jeudi 30 mars. Lors de la session du Conseil Municipal consacré aux finances de la ville. Le conseiller d’opposition, Jordi Vera a pris la parole et s’est livré à un éloge dithyrambique de la gestion municipale. M. le maire et ses conseillers étaient habitués exactement à l’inverse, Jordi Vera et surtout Clotilde Ripoull (CDC) se sont toujours distingués par des attaques violentes de la majorité municipale. Jordi Vera amorce un virage à 180 °, parce que François Calvet vient de passer un accord électoral avec Arthur Mas président de la Généralitat de Catalunya . CDC, le parti d’Arthur Mas, existe en Catalogne du Nord depuis quelques années. Cet accord électoral doit permettre au parti CDC de Perpignan d’être présent sur la liste UMP aux prochaines municipales. Clotilde Ripoull était absente. Difficile de ne pas y voir une absence stratégique, car il doit être très difficile pour elle de passer de la critique systématique et virulente à l’éloge positif et démesuré de la municipalité. Lorsque Jaume Roure pris la parole se fut d’abord pour féliciter Jordi Vera pour son objectivité qui, du banc de l’opposition, lui fait reconnaître une bonne gestion des fonds municipaux. Il s’inquiéta ironiquement de l’absence de Clotilde Ripoull, espérant que ce ne soit  pas pour raison de santé. Puis l’élu catalaniste d’ajouter « Timeo danaos et dona ferentes », ce n’est pas tout les jours que le latin s’invite au Conseil Municipal. Nous y avons plus entendu citer Coluche que Virgile. Aussitôt, Jaume Roure précisa « ce n’est pas du catalan mais je vais traduire de suite » rappelant qu’il lui fut, jadis, exigé de traduire immédiatement tout ce qu’il disait en catalan. Pour ceux qui ont pratiqué le latin buissonier : « Je crains les Grecs, même quand ils font des cadeaux ». Jaume Roure a été éduqué chez les Jésuites, il n’y a pas de doute, cela laisse des traces. Ce que voulait dire l’élu aux affaires catalanes, c’est qu’il se méfiait comme de la peste que l’un de leurs pires ennemis d’hier, un qui n’avait jamais de mots trop durs pour attaquer la majorité, passe aujourd’hui à l’apologie financière. Nous sommes curieux de voir ce changement chez Clotilde Ripoull. Dernière acrobatie, l’élu CDC n’a tout de même pas voté «l’effort» budgétaire municipal, préférant se livrer à « Une abstention positive ».

Le déficit budgétaire de La Bressola (en français – article següent en català)

L’article 75 de la Constitution affirme que les langues dites régionales appartiennent au patrimoine de la France. Cela devrait leur octroyer des droits, mais le Conseil constitutionnel a tranché en disant que cet article ne confère aucun droit aux langues. Nous pouvons toutefois penser que, au minimum, l’Etat et les collectivités locales se doivent de faire vivre les langues.

Pour vivre, La Bressola a juste besoin d’être considérée comme n’importe quelle école. Quand un enfant est inscrit dans une ville voisine, votre ville paie à la voisine ce qu’elle considère être le coût éducatif de l’enfant. Ceci fonctionne pour toute école… sauf pour La Bressola qui est une école privée du fait que la France refuse de considérer cette langue. Les parents des élèves paient des impôts à leur municipalité. C’est de là que vient le déficit budgétaire de la Bressola ! Conséquence étrange : cela signifie que l’Etat (centralisateur par définition) verse sa quote-part en salaires des enseignants, mais les municipalités -pourtant premières concernées- ne paient pas ou très peu.
Certaines municipalités paient une partie, mais la seule où la survie de La Bressola est apparemment assurée est Perpinyà, qui la considère comme toute les autres écoles, avec les mêmes ressources et droits.
Cela n’a rien à voir avec la politique chez l’école catalane. La Bressola ne fait pas de politique, et Joan-Pere Le Bihan (président), le répète assez.
Exemple d’absence de «normalité» de la Bressola avec Morrellàs (Maureillas) : J’ai passé quelques années à essayer d’implanter la Bressola dans le Vallespir. Un désir très cohérent au niveau de la «comarca» pour la direction de l’école et pour moi au niveau idéologique, mais aussi par logique territoriale. Première difficulté: Le Vallespir est entre les mains de la gauche. Considérant que La Bressola ne fait pas de politique, cela n’aurait du poser aucun problème… c’est ce que je croyais. Mais en réalité, j’ai rencontré Marcel Mateu (conseiller général en charge de la catalanité) qui me dit ne pas vouloir aider La Bressola car c’est une école de droite ! Je lui répondit que c’était une bonne occasion pour qu’il y en ait une dans une ville (au départ à Céret) et un canton de gauche. Mais au final il conclu disant que le Conseil Général n’aidera pas ce type d’école (immersion en catalan). Dont acte. Après des années de travail, La Bressola obtient un terrain de la commune de Morrellàs. Seuls restaient à couvrir les frais du personnel de nettoyage par la communauté de communes. Ce qui fut refusé… même pour une école de 8 enfants !

Il faut aussi noter le rôle que jouent les écoles publiques, notamment pour la fermeture de Càldegues. Il semblerait que certains maires soient contents que le Bressola ferme car cela augmenterait le nombre d’élèves scolarisés dans les écoles publiques et éviterait de fait la suppression de postes d’enseignants comme c’est actuellement prévu par l’Education «nationale».
Il faut bien être conscients qu’avec les demandes de scolarisation actuelles La Bressola pourrait ouvrir 3 classes. Mais le manque de soutien financier des municipalités concernées pour l’éducation de leurs enfants et le manque de soutien du Conseil général qui ne donne même pas un euro à la Bressola (rappelez-vous que le seul budget communication est de plus de 3 millions !) rend cela impossible. En outre, nous pouvons dire que la Generalitat de Catalunya y a également joué un rôle en baissant leurs subventions. Néanmoins, il faut avoir conscience que ce ne devrait être qu’un complément car ils nous aident alors que nous ne dépendons pas de leur territoire (administratif).

Tous jouent un rôle qu’ils n’assument pas.

Enfin, d’une dynamique de développement, La Bressola est actuellement passée à une situation de fermeture de classes, et même d’école. C’est une honte, et comme vous pouvez le voir avec le raisonnement du financement, c’est stupide ! Maintenant, les municipalités qui ne payaient pas pour la scolarité des enfants devront le faire mais au lieu de faire vivre une école avec 8 employés, ils transfèreronts à d’autres communes… pour sauver 2 postes d’enseignants. Quand on pense que beaucoup de ces maires votent actuellement pour soutenir «municipis per la independència» et pour dénoncer le traité des Pyrénées … Il paraît alors évident qu’aucune de ces deux démarches n’est faite pour le catalan.

La Bressola : el dèficit fiscal

L’article 75 de la constitució francesa diu que les llengües dites regionals pertanyen al patrimoni de França. Llavors haurien de tenir drets però el Consell Constitucional va pronunciar-se sobre aquest tema dient que aquest article no atorga cap dret a les llengües. Però podem considerar que, com a mínim, l’Estat i les col·lectivitats territorials han de fer-les viure.

La Bressola, per viure, necessita només estar considerada com una escola qualsevol. Quan un nen està escolaritzat a un poble veí, el seu municipi paga a aquest municipi el que considera com el cost escolar del nen. Això funciona per qualsevol escola… fora de La Bressola que està considerada com una escola privada només perquè França es refusa a considerar que la llengua de l’escola pugui ser una llengua viva a França. Això és el dèficit fiscal de La Bressola ! Els pares paguen impostos però la part educativa d’aquests impostos només van a l’escola concernida si aquesta no és una Bressola. Estranyament, això fa que l’Estat paga la seva part amb el sou dels professors però els municipis, primers concernits, no paguen o molt poc.
Alguns municipis paguen una part però l’únic al qual la supervivència de les Bressola està assegurat és a Perpinyà, ja que és l’únic lloc al qual La Bressola està considerada com qualsevol escola amb els mateixos recursos i drets.
Això no té rés a veure amb la política de La Bressola. La Bressola no fa política i en Joan-Pere Le Bihan (president) ho repeteix prou.
Un exemple de la falta de «normalitat» de La Bressola es va veure amb Morrellàs. Justament vaig treballar alguns anys a la implantació d’una Bressola al Vallespir. Un desig molt coherent a nivell comarcal per part de la direcció de l’escola i per mi a nivell ideològic però també per lògica territorial. Primera dificultat : el Vallespir està a mans de l’esquerra. Penseu que com que la Bressola no fa política, no hauria de plantejar cap problema… Jo ho pensava. Però en realitat em vaig trobar amb en Marcel Mateu (Conseller General delegat a la catalanitat) que em va comentar que no volien ajudar La Bressola perquè és una escola de dreta ! Li vaig dir que era una bona ocasió perquè una Bressola s’implanti en una ciutat (a l’inici per Ceret) i una comarca d’esquerra. Però al final em va dir que no era una voluntat del Consell General d’ajudar aquest tipus d’escola (immersiva catalana). Entesos. Després d’anys de treball, La Bressola aconsegueix que els municipi de Morellàs li deixés gratuïtament un terreny. Només la mancomunitat havia de comprometre’s a pagar el personal de neteja. Cosa que no es va atorgar… ni tant sols per 8 nens !
També cal destacar el paper de les escoles públiques que envolten La Bressola, per exemple a la Cerdanya. Sembla que uns batlles estarien contents que La Bressola tanqués perquè això faria augmentar el nombre d’alumnes escolaritzats en les escoles públiques i impediria la supressió de professors tal com està prevista actualment per «l’Education Nationale»…

Cal ben tenir en compte que amb les demandes de matrícules es podria obrir 3 classes. Però per falta de suport financer dels municipis concernits per l’escolarització de la seva mainada i també la falta de suport del Consell General que ni tant sols dóna un euro a La Bressola (recordo que només el pressupost de comunicació del CG supera els 3 milions !) això esdevé impossible. També, però podem dir que és una mica menys llur falta -ja que no depèn de llur territori- a causa de la disminució de les subvencions de la Generalitat de Catalunya. Tots hi tenen un paper que no assumeixen.

Al final, d’una molt bona dinàmica de desenvolupament, La Bressola es troba en una situació de tancament de classes, i fins i tot d’escola. Això és vergonyós i, com ho podeu veure amb el raonament del finançament, estúpid ! Ara els municipis que no pagaven a La Bressola hauran de pagar als municipis als quals anirà la mainada. Quan pensem que molts d’aquests batlles estan votant un recolzament a «municipis per la independència» i una denúncia del tractat dels Pirineus… Ja s’entén que no hi ha cap catalanisme en aquests processos.

Felicitacions als comunicants de CDC

Doncs sí, felicitats a CDC Nord per la seva comunicació. No us escamparà que sóc secretari general d’Unitat Catalana, l’únic partit de Catalunya Nord i, de fet, l’únic que sempre intenta unir el catalanisme cercant una col.laboració amb els dos altres partits catalans que són sucursals del sud (i que sempre han tingut menys vots que nosaltres) : CDC i ERC.

No obstant això, vull felicitar CDC Nord perquè de rés, aconsegueixen fer un munt de coses i els periodistes, que a vegades no cerquen molt més lluny que el comunicat, acaben per fer-ne pàgines d’articles i Tweets…

Doncs, fa unes setmanes, vam aprendre que CDCNord seria la 3era força política de CatNord… perquè tenen 9 batlles adherents. Entesos, llavors d’ara endavant s’hauria de llançar una cursa als batlles…? Perquè la gent del sud ho entengui, cap d’aquests ha estat elegit amb el recolzament de CDC. De fet, alguns han estat elegits sense etiqueta i d’altres amb la UMP (partit jacobí francès). Ara, «només» CDC ha aconseguit recuperar-los. Entre guillonets perquè malgrat tot trobo que és una bona cosa. El mateix dia que un d’aquests batlles figurava en l’article de l’Indépendant com a nou de CDC, donava tot el seu recolzament al candidat UMP de la seva circumscripció per a les legislatives… Aquest mateix batlle que havia deixat uns dies abans la UMP per CDC. Per casualitat el vaig veure a Perpinyà pocs dies després i em va comentar la seva entrada a CDC : «no hi sóc per ideologia, sinó que ens permet a alguns, amb aquest moviment, tenir una dinàmica conjunta». Ok, doncs la lectura que en faig és que, de fet, no hi tenen cap política, sinó que els hi permet negociar millor amb la UMP… Sort que no tinguessin programa, sinó estaria una mica difícil fer-ho coïncidir amb el de la UMP…! Ja sento els que diran que Unitat va pactar amb la UMP. Us ho preciso de seguida: mai ! Vam tenir dos pactes, sempre amb les persones cap de llistes i mai amb el partit.

L’altra notícia que d’un «no rés» en fan pàgines és aquesta trobada entre el cap de la UMP de Cat Nord (el Senador-Batlle Calvet que respecto molt i que felicito pel seu compromís català tot i ser a la UMP) i el MHP Mas amb en Gordó (futur ex Sec Gen de CDC si no m’enganyo). Van evocar un pacte i d’aquesta evocació llegeixo que els periodistes en fan una afirmació, una gran notícia. Doncs a Unitat Catalana no sabem comunicar. En dos mesos, vam evocar un pacte… (atenció, aquí teniu una GRAN NOTÍCIA) amb la UMP, el MoDem i el PR ! Però també l’Hermeline Malherbe, del Consell General (socialistes) m’ha confirmat voler «veure’m per mirar si podem treballar junts» ! Segur que si CDC hagués tingut tots aquests contactes, hauria molt més comunicat que jo i la resta d’Unitat Catalana però jo hi veig possibilitats de treball i després veurem pels acords polítics.

Entendreu que de trobades a les quals es parla de possibilitats no crec que en calgui fer tot una sèrie de comunicats i, perdoneu estimats periodistes, afirmacions. Al menys, és el meu punt de vista.