Resposta a la carta de la Federació pel català

Aquí trobareu la carta.

La Federació d’Entitats,
Senyores, Senyors Presidents i responsables d’associacions,

 
Primer de tot us he d’agrair per destacar el dret imprescindible de cada poble a utilitzar la seva llengua. La vostra feina per aquests drets permet cada dia avançar més cap a l’objectiu de normalització de les llengües.
A més de la vostra lluita que comparteixo totalment, vull destacar el compromís del President del
meu moviment, en François Bayrou, quant a les llengües i el territori. El senyor Bayrou ja fa anys
que va començar a lluitar pel reconeixement de les llengües dites regionals a França. Fins i tot va començar la política en gran part per això i sovint utilitza la seva llengua, el bearnès, als seus discursos. Durant la campanya presidencial (i no només aquesta sinó totes a les quals va participar) sempre va insistir sobre dos aspectes : la llengua i el territori. Vull fer-ne la declinació catalana, de la mateixa manera que vull lluitar per una marca “produït a Catalunya” enlloc del Sud de France que no ens representa.
Estic convençuda que la política moderna s’ha de basar sobre els territoris. És per això que hem
decidit amb en Brice LAFONTAINE unir-nos per aquestes eleccions. El seu compromís per la
llengua i la cultura no són a demostrar.
És doncs obvi que no només portem l’única candidatura que promet modificar la Constitució per a l’aplicació de la Carta Europea de les llengües dites minoritàries, sinó que sobretot som els únics que podem dir-nos ja compromesos per aquesta finalitat tant a nivell de partit com a nivell personal.
Pel que fa a la vostra proposta de llei-marc, no em sembla necessari en el cas d’una aplicació de la
Carta Europea. Aquesta Carta té diversos graus. Poden anar d’un simple reconeixement fins a
l’equivalent de la cooficialitat. Llavors, el grau de garanties per a l’ús de la llengua ja pot ser (i ha de ser, al meu parer) un grau que permeti el desenvolupament, no només la supervivència, sinó el
desenvolupament de les llengües.
Portem l’única candidatura catalanista de les eleccions. I més enllà, som els únics en capacitat de dir
que ja hem demostrat el nostre compromís amb Catalunya i el català. L’associació del MoDem i d’Unitat Catalana és doncs una evidència per mi i us asseguro que els projectes de reconeixement de la llengua i del territori és una de les meves prioritats. De fet, ho trobareu als meus documents de campanya amb mateixa prioritat que l’ocupació laboral, l’allotjament, l’agricultura i el deute.


Moltes gràcies per tot.


Christine ESPERT, candidata a la 1era circumscripció
Brice LAFONTAINE, suplent.

Lettre ouverte de Christine Espert à Auchan

Voici la lettre, à laquelle je m’associe, de Christine Espert à la directrice d’Auchan.
Madame,

Responsable politique et candidate pour les prochaines élections législatives sur la première circonscription des Pyrénées – Orientales, je suis particulièrement sensible aux problématiques de l’emploi dans notre département qui est dans une situation particulièrement difficile.
Le devenir d’une entreprise comme la vôtre qui fait partie des plus importantes du département en nombre de salariés, suscite une attention particulière. Les éléments publiés dans la presse ces derniers jours quant à la perspective de la mise en place d’un plan de sauvegarde de l’emploi et la suppression de postes en équivalent temps plein  sont source de grandes inquiétudes et mériteraient quelques éclaircissements en réponse aux principales questions qui se posent :
–        La survie économique de l’entreprise de Perpignan est elle menacée ?
–        Quel serait le nombre de postes concernés ?
–        Dans le contexte économique et social actuel tendu, le dialogue social équilibré et respectueux, qui se donne du temps d’ écoute réciproque, entre salariés et dirigeants, est particulièrement précieux. En conséquence, pourriez-vous m’indiquer quel est le calendrier établi pour asseoir cet indispensable dialogue ?
–        La suppression de postes en équivalent temps plein, aura t-elle pour conséquence d’augmenter encore les contrats à temps partiel pour des « petits » salaires ? Ce point est particulièrement important pour moi, dans la mesure où il s’ajoute à des rythmes de travail  déjà souvent difficiles (très tôt le matin – tard le soir – le week-end) pour concilier vie professionnelle et vie familiale.

Les grandes surfaces font partie intégrante de nos paysages de vie, et de notre économie, mais l’évolution attendue de vos structures doit donner plus de place à « l’humain ». Cela pourrait passer par la limitation des automates (caisses sans caissière) et « scannettes », la limitation des temps partiels pour des contrats plus viables,….. et donner encore plus de place aux territoires par la mise en valeur et la promotion des productions locales dans le respect des producteurs.

Je suis à votre disposition pour évoquer ces sujets.
Je vous remercie  pour vos réponses.
Recevez madame mes salutations les meilleures.

Christine ESPERT

L’hydroscope, encore un projet d’avenir avorté

J’ai souhaité réagir à l’article du n°832 de La Semaine du Roussillon au sujet de l’hydroscope. Voici le courier que j’adresse au journal :

Vous y remarquez très justement la volonté claire des pouvoirs locaux depuis de nombreuses années maintenant à favoriser le clanisme et clientélisme plutôt que faire avancer notre territoire. Vous y citez Ch. Bourquin et ce n’est malheureusement pas le seul. Je rappelle que nous avons d’ailleurs de nombreux candidats aux législatives qui sont là depuis au moins trente ans… toujours les mêmes, on voit ce que ça a donné !
Je porte depuis plusieurs années maintenant le projet d’un catalanisme moderne. Cela passe évidemment par les combats de toujours concernant la langue et la reconnaissance de notre territoire mais mon engagement est moderne en ce qu’il vise au développement de notre Pays Catalan et à la prise en compte des problématiques qui nous sont spécifiques car très différentes des dynamiques des autres territoires français.
Ce projet d’hydroscope avorté est un projet que je souhaite reprendre, je m’engage donc à tout faire pour qu’il se réalise. Les obstacles seront nombreux parmi ceux qui ne veulent pas voir notre département avancer et il faudra l’actualiser. Mais je suis convaincu que ce projet, particulièrement précurseur en son temps, est aujourd’hui indispensable pour nous qui avons le territoire européen comportant la meilleure irrigation par canaux -c’est dire si nos ancêtres portaient déjà une attention toute particulière à la problématique de l’eau.

Il est impossible de concevoir l’avenir de notre territoire sans grand projet structurant. Cet hydroscope est synonyme de développement raisonné car intégrant les dernières innovations en termes d’économie de ressources. Il engendrerait également une forte progression de la qualité de nos infrastructures telles l’aéroport et le TGV (dont nous devons absolument avoir une gare à Rivesaltes). La concurrence de Montpellier avec le Pôle de compétitivité n’est pas à craindre car d’une part celui qui a fait avorter le projet en Catalogne Nord est le même qui souhaite diriger Montpellier et d’autre part parce que nous avons encore de nombreux atouts que Montpellier n’a pas (climat, situation géographique, aire de chalandise, reliefs, présence de toutes les soucres et tous type d’eau, …).

Je porterai ce projet tant que je serai engagé et je serai engagé tant que le Pays Catalan aura besoin de dynamisme et d’une autre conception de la politique.

Elections législatives (français-català)

Français :

J’ai donc décidé, soutenu par Unitat Catalana, de m’engager aux côtés de Christine Espert (MoDem) sur la 1ère circonscription pour les élections législatives du 10 et 17 juin.

Nous porterons, dans un esprit de dynamisme et de sincérité, la seule candidature centriste et catalane.

Je vous ferai part ces prochains jours de nos thèmes de campagne.

Català :

He decidit, amb el suport d’Unitat Catalana, de portar una candidatura com a suplent de la Christine Espert (MoDem) a la 1era circumscripció per les legislatives dels 10 i 17 de juny.

Amb un esperit de dinamisme i sinceritat, portarem l’única candidatura centrista i catalana.

Aviat comunicarem els nostres temes de campanya.

Eurovegas, une ville telle Las Vegas à nos portes

Le projet EuroVegas est un projet de ville du jeu qui doit se positionner aux abords de Barcelona ou Madrid.

Le projet du magnat du jeu Sheldon Adelson, le PDG du Las Vegas Sands et 14ème plus grande fortune mondiale (propriétaire des grands centres de jeu de Macau et Singapour) fait évidemment polémique. Il a donc une image qui lui colle à la peau dont chacun se fera une idée de la véracité, c’est l’image de monsieur corruption ou encore de mafieux.

Dans les différents arguments qui sont opposés à ce projet on retrouve principalement : destructions écologiques, emplois précaires, insécurité, coût de départ pour la collectivité, impact environnemental. Quand on parle emploi dans ce projet, c’est très vaste et controversé mais apparemment on peut retenir qu’il y aura plus de 30 000 employés dans la première phase du complexe, sans compter tout ce qui aura été généré par la construction du site, des infrastructures et des aménagements. A celà viennent s’ajouter toute la plus-value aux alentours pour le commerce, le tourisme, etc. Cela ferait monter (attention, ce sont des chiffres EuroVegas) à près de 200 000 emplois une fois le complexe totalement réalisé et les infrastructures en foncionnement.

Voici une vidéo en catalan (réalisation Televisió de Catalunya) montrant les réalisations désormais célèbres de ce groupe.

Pour décider de la localisation de son projet, le richissime négociateur a bien su jouer son coup de poker (sic) en mettant en concurrence ces deux communautés autonomes déjà en guerre depuis longtemps. Il a ensuite lancé une liste de demandes plutôt exagérées afin que celles qu’on lui refuse (par exemple l’autorisation de laisser entrer les interdits de casino et les mineurs) soient les moins contraignantes et qu’il puisse profiter de ce qui au final est assez logique de lui accorder telle la gratuité du foncier nécessaire ou encore des facilités administratives.

Beaucoup me connaissent engagé pour l’environnement. Pourtant, je suis tout à fait favorable à un tel projet. Il devrait selon moi évidemment intégrer les toutes dernières innovations en terme de développement durable, et pourquoi pas en profiter pour en faire justement une vitrine de ce que peut être une grande infrastructure moderne respectant l’environnement. J’irai même plus loin, je rêve qu’un jour les politiques locaux aient le courage de porter un tel projet. Il me semble que ce temple du jeu mais aussi de congrés a plus de chance d’atterir à Barcelona car la capitale catalane a déjà un énorme atout : c’est une des capitales les plus visitées au monde. Mais le problème se pose encore une fois pour nous, nord-catalans, qui laisserons passer quantité de trains à l’ouest de Perpinyà (voir articles précédents) et qui, une fois de plus, au lieu de jouer sur la complémentarité du triangle Toulouse-Montpellier-Barcelona, nous ferons bouffer par un de ces géants et perdrons dans cette concurrence féroce un énorme potentiel touristique. Car il faut bien penser que les quelques congrés que nous avons auront vite fait de se détourner pour aller dans cette capitale du plaisir (oui, vous comprenez bien le sous-entendu faisant référence à la législation espagnole qui autorise le commerce du sexe). Bien sûr, il semble difficile pour Perpinyà de s’imaginer concurrencer Barcelona. Mais le problème est très symptomatique de la faiblesse -pour ne pas dire incompétence- de nos “élites” se refusant à faire un stade/arena ou encore une patinoire olympique, mais tous désireux d’avoir des théatres dans leur ville ou des salles ultra-polyvalentes (et surtout ultra-coûteuses), quand ce n’est pas de financer les infrastructures montpellieraines dont les catalans se foutent totalement.

Alors une fois pour toutes, réveillez-vous, citoyens, amis, politiques, associations, réveillez ce territoire qui n’est pas condamné à accueillir uniquement l’Europe retraitée et les bénéficiaires des Revenus sociaux. Nous avons tous les atouts pour nous développer et il ne faut pas avoir peur de ces changements. Comment un territoire idéalement situé comme le nôtre peut-il en être là aujourd’hui. Réfléchissez, informez-vous, agissez… et votez.

Le groupe Las Vegas Sands doit rendre sa décision quant à la localisation du projet vers le mois de juin.

La police espagnole renforcera la frontière avec la France pour le sommet de la BCE

Article en français. Català aquí (font diari l’Ara)

Afin d’éviter l’entrée sur le territoire espagnol de manifestants antisystème, l’Espagne suspendra pour quelques jours l’accord de Shengen sur la libre circulation, pour le sommet de la Banque Centrale Européenne (BCE) qui aura lieu le 3 mai prochain à Barcelona.

Selon le ministère de l’intérieur, la mesure n’affectera que la frontière franco-espagnole «du Pays Basque à la Catalogne» (comme si les autres n’étaient pas dangereuses… hum hum…). Le ministère n’a pas encore dit combien de jours les frontières seraient rétablies et précise que cela dépendra de l’afluence d’activistes antisystèmes. Donc si vous l’êtes, soyez gentil, dites-leur, qu’ils puissent prévoir…

Depuis 1985, l’accord de Shegen a été provisoirement interrompu lors de la célébration de grands événements tels les mariages royaux, les rendez-vous sportifs ou encore les sommets internationaux.

Assez de péages ! Prou peatges !

Il y a quelques jours, un catalan (du sud) a décidé de concrétiser «l’indignation fiscale» qui s’emplifie depuis des années et surtout depuis la crise. Cette indignation vient du fait que chaque année la Communauté Autonome de Catalogne verse en impots et différentes taxes plus de 22 milliards d’euros qui ne reviennent pas en investissement. Voici le lien en catalan d’une fondation dédiée à la mise à jour de ce qu’ils appellent la spoliation fiscale. Les évidences ne manquent pas alors voici seulement quelques exemples : développement extremement important de Madrid au mépris de la nécessité de développement de Barcelona, blocage du développement de l’aéroport d’El Prat (BCN) au profit de Barajas (Madrid), retard du TGV catalan et lobbying pour valoriser un axe central espagnol, mais aussi construction de milliers de kilomètres d’autoroutes gratuites dans le reste de l’Espagne et manque de rénovation et amélioration pour les autoroutes pourtant payantes en Catalogne. Et c’est ce dernier exemple qui a inspiré J. Casadellà. Dans sa vidéo (AP-7 no vull pagar) sur fond d’Els Segadors (hymne national de la Catalogne) il montre comment il convainc un employé de l’autoroute qu’il ne paiera pas le péage car il en a marre de payer pour les autres. Et ça marche ! Alors évidemment, ça ne peut pas marcher à tous les coups. Néanmoins, certains ont profité de cette démonstration courageuse pour faire une petite recherche et, lois à l’appui, appuyer cette initiative. Il est en effet interdit à quiconque ne représentant pas une autorité policière de retenir quelqu’un. De plus, payer un péage ne serait contraint ni par le code pénal ni l’administratif. Je suppose qu’il s’agit plus de commerce, mais quoi qu’il en soit, on ne peut pas vous retenir.

Alors à l’heure où j’écris cet article, ce n’est pas un anonyme mais le député au parlement catalan Uriel Bertran Arrué (Solidaritat Catalana) qui vient de se faire bloquer au péage pour avoir refusé de payer. Voici son Twit :

Uriel Bertran al peatge

Jusqu’où ça ira, personne ne peut le prévoir. Ce qui est sûr, c’est que je participerai à ce mouvement si je dois prendre l’autoroute menant à Barcelona car il ne s’agit pas de vol mais plutôt d’empêcher le vol des catalans par l’Etat espagnol.

Lien d’un article en catalan à ce sujet.

Voici l’expérience d’Uriel Bertran :

L’Uriel Bertran Arrué
La meva experiència #novullpagar d’aquest matí:

– Arribo al peatge de Vilassar de Mar.
– Li dic al cobrador: «no vull pagar», «des del 2004 aquesta autopista havia de ser gratuïta».
– El cobrador no respon els arguments i em diu que ha de trucar a l’encarregat i ho fa.
– Després de la trucada, m’apunta la matrícula.
– Tot seguit obre la tanca però el semàfor continua en vermell.
– Li dic que no vull cometre una infracció i que el posi en verd.
– Em diu el cobrador que no ho farà, vol que cometi una infracció. Posa uns cons darrere el cotxe i quedo retingut.
– Truco als Mossos d’Esquadra i denuncio retenció il·legal i que volen que cometi una infracció.
– Minuts després Abertis decideix posar el semàfor en verd i passo sense problema
– SEMPRE DEMANEU QUE POSIN EL SEMÀFOR EN VERD I DENUNCIEU RETENCIÓ IL·LEGAL ALS MOSSOS D’ESQUADRA SI NO HO FAN.
– Després de les reunions que tinc a Mataró i a Granollers passaré pel peatge de la Roca. Ja us ho explicaré.

Il a donc réussi à passer le péage en appelant les Mossos et en disant qu’il était retenu illégalement. Il a demandé à ce que le feu soit mis en vert et cela a été fait ! Il n’a donc commis aucune infraction. Endavant !

Forages de Shell en Arctique

Il y a peu, j’ai participé à une campagne menée par Greenpeace contre les forages de Shell en Arctique. Au-delà d’une politique énergétique mondiale à revoir -ça ne se résoudra pas en deux jours- je considère qu’il est particulièrement dangereux de forer dans des endroits préservés et dans des conditions extrêmes alors même qu’on a une multiplicité de catastrophes liées à ce genre d’exploitations (pétrole au golfe du Mexique, gaz en mer du Nord, nucléaire à Fukushima, …). Voici la réponse (en anglais) de Shell :

Thank you for contacting us on this important issue.  We know many people around the world are concerned about the Arctic.

But affordable energy is vital for everyone and at present hydrocarbons are the only way to produce this energy in sufficient quantity.

The Arctic contains vast resources of oil and natural gas that could help to meet rising global energy demand.

Shell has operated in Arctic and subarctic conditions for decades, giving us the technical experience and know-how to explore for and produce oil and gas in a responsible way.

We are using advanced technology to limit our impact on the environment, strengthen our ability to respond to oil spills, and make operating in ice safer. We work to build strong relationships with local communities. We learn from them and at the same time work to address their concerns and help them share the benefits of developing energy resources.

We know too that specific challenges in the Arctic require comprehensive science research programmes.

Thank you again for emailing and please continue to be interested in the Arctic because in the complexity of the debate on climate change and ecosystem protection the more people who are interested the better.

Phil Dyer – Communication Manager – Arctic – Shell International Exploration and Production B.V.

Donc en gros ils seraient carément d’accord avec les combats écologiques et contents qu’on s’inquiète (sic) mais sûrs de leurs progrès technologiques. Bon, je pense qu’il n’est même pas nécessaire de s’étaler sur la sincérité des termes qu’ils emploient, il suffit de voir que celui qui a été chargé de répondre n’est pas un responsable de développement mais un chargé de com. On n’en attendait pas mieux, évidemment, de la part de ce genre de compagnie mais je vous invite tout de même à rejoindre le mouvement. Je suis d’ailleurs adhérent à Greenpeace car leur activisme fait honneur à tous ces humains que nous sommes, inquiets pour notre planète plus que pour nos multinationales.

C. Ripoull : l’opposante… pas opposée.

J’ai toujours du respect pour les personnes engagées, que je partage ou non leur opinion. Je respecte donc Mme Ripoull pour son engagement (ça c’est incontestable) bien que je trouve parfois qu’il se rapproche de l’acharnement tant la communication entre elle et la majorité semble difficile. Pour situer un petit peu nos relations, sachez que c’est quelqu’un que j’ai peu vu car son engagement tant en politique comme -encore plus- dans la catalanité est sommes toutes récent. D’autre part, après avoir quitté le MoDem pour des discordances qui ne regardent qu’elle (et eux) Mme Ripoull a fait le choix de rejoindre CDC qui, comme chacun sait, est opposé à Unitat Catalana à Perpinyà. Contrairement à beaucoup, je la savais déjà intéressée par les thèmes catalans car elle avait soutenu ma démarche consistant à demander la reconnaissance du territoire nord-catalan à travers la création d’une région. Voilà pour le contexte.

J’en viens aux événements récents. Comme je le soulignais plus haut, Mme Ripoull s’est distinguée par son opposition souvent virulente à la gestion municipale de ces dernières années. Cette interview dans l’Indépendant le rappelle clairement. Voici un extrait :

L’Indépendant : Vous réagissez souvent sur des questions touchant au budget de la ville…

Réponse : J’estime que l’opposition doit avoir un rôle de proposition, mais aussi de dénonciation. L’utilisation des finances publiques doit être faite dans l’intérêt général. Par exemple, pourquoi la ville rachèterait-elle le mess des officiers ? Pour aider l’Etat à s’installer au Centre del món ? Je ne suis pas d’accord, alors que les finances de Perpignan ne sont pas en bonne santé.

Alros vous me direz que tout ceci est cohérent. Oui, sauf que -renseignements pris auprès de la municipalité- Mme Ripoull n’a pas voté contre le budget primitif mais s’est abstenue. Et oui, malgré tout le mal qu’elle pense de la gestion de J-M Pujol (maire depuis les dernières élections mais adjoint aux finances depuis des années) Clotilde Ripoull s’est abstenue. Elle était absente (chose exceptionnelle pour elle) du conseil municipal mais avait donné procuration à son allié Jordi Vera qui, lors d’une pirouette dont lui seul a le secret (dixit la journaliste de l’Indépendant), a reconnu les «efforts» consentis par la municipalité pour assainir les finances. Dans ce même article on peut lire une petite déclaration qui, dans le contexte que j’écris devient très ironique :  Ils ont voté le budget, ils ont pris leurs responsabilités.

Cette magie est peut-être due au pacte récemment rendu public (pas encore finalisé mais c’est tout comme) entre l’UMP et CDC, qui va faire entrer dans la liste UMP de 2014 des membres du parti de Jordi Vera. Alors attention, je vous annonce une révélation divinatoire… : l’année prochaine Mme Ripoull, fervante opposante, votera comme el Senyor Vera le budget en disant -quel qu’il soit- que celui-ci est vraiment meilleur que les précédents !

Afin de comprendre les vraies raisons de cette abstention, j’ai contacté Mme Ripoull qui n’a pas donné suite à ma demande d’entretien.

Le nouveau SCOT au nord se lance

Je l’annonçais dans ce blog le 3 avril. Les difficultés de coordination au sein du SCOT Plaine du Roussillon ont provoqué la création d’un nouveau SCOT au nord. Cela est possible car la communauté de commune Salanque-Méditerranée peut créer son propre schéma territorial. Alors c’est parti..

De là à imaginer que tous ceux de la zone qui ont des problèmes dans Plaine du Roussillon rejoignent ce nouveau SCOT, il n’y a qu’un pas. Et tant qu’on y est, pourquoi ne pas imaginer la sortie de Ribesaltes de l’Agglo pour intégrer la CC Salanque-Méd. ?