Les agents municipaux perpignanais méritent une prime

Lors du conseil municipal du 23 mars dernier, le budget était à l’ordre du jour.

Comme chaque année, c’était l’occasion pour la majorité de présenter un budget considéré sain notamment grâce à une donnée importante : la capacité de remboursement de l’emprunt. On considère que s’il faut moins de 11 ans pour rembourser la dette, la gestion est saine.

Perpignan est à environ 9 ans. En découle un autofinancement de 7,5 millions d’euros. Qu’est-ce donc ? L’adjoint en charge des finances et le maire définissent l’autofinancement comme “ce qu’il reste après avoir tout payé”. 

Mais alors, comment avons-nous une gestion si saine sans hausse d’impôts ?

Grâce à la gestion du personnel. En ne remplaçant pas un agent partant à la retraite sur deux (en moyenne, d’après le maire) on arrive à diminuer le coût de fonctionnement de la mairie. D’où mon intervention :

A partir du moment où les économies sont réalisées grâce aux employés municipaux qui restent et à qui on demande un travail toujours plus important, ils méritent une prime. Celle-ci, je la fixe à 230€ environs par agent. Le calcul est simple : sur les 7,5 millions d’euros, considérons 0,5 millions à affecter à cette prime. Pour un peu moins de 2300 employés municipaux, cela fait près de 230€ par agent tout service confondu. Le tout, en gardant un autofinancement important, à hauteur de 7 millions d’euros donc sans gréver les finances, sans augmenter les impôts, sans aucune conséquence néfaste.

Dans le monde de l’entreprise, quand on demande plus aux employés et qu’on arrive à faire des économies grâce à leur implication, on les motive avec une prime. Cela me semble donc être la moindre des reconnaissances que d’octroyer une prime (exceptionnelle) aux agents municipaux qui permettent d’avoir des comptes équilibrés.

Le maire n’a pas exclu d’accéder à ma requête, tout en soulignant qu’il était pour lui prioritaire de traiter le problème de l’absentéisme. Personnellement, je ne vois pas d’opposition entre ma proposition et la diminution de l’absentéisme. Au contraire, pourquoi n’attribuerait-on pas cette prime uniquement aux agents qui font preuve d’assiduité ? (c’est à dire quasiment tout le monde). Car oui, il faut “arrêter de parler des fonctionnaires uniquement pour savoir combien de têtes il faut couper” (EM).



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