Retard del TGV… catalans masoquistes

Una vegada més, ens anuncien retard pel TGV Perpinyà-Barcelona, tant esperat i desitjat per tants catalans… Des dels anys 90 està en els projectes «prioritaris»… Però com cada projecte català, tant prioritari sigui, sempre està postposat.Segur que si fos un projecte al bell mig de Castella, en pocs anys hauria estat realitzat.

Però com que els catalans (del sud aquesta vegada) són masoquistes, perfereixen continuar sent en aquesta Espanya que no pas un Estat independent que ja hauria fet no només Perpinyà-Barcelona, sinó Perpinyà-Alacant !

Ara la data que ens dóna el ministeri de foment seria per final del 2013… Això sense parlar de les retallades (que no afecten la família reial), un possible agreument de crisi o un possible accord fiscal (perquè de pacte no se’n cal ni somiar) que serà una molt bona raó pels conservadors del PP per a justificar que l’Estat no ha de pagar per un eix català (tot i que siguin els catalans que fan viure l’Estat i que aquest eix servirà molt més territori que només el català).

Doncs sí, cosins del sud, si us agrada ser insultats, espoliats, odiats, … si sou masoquistes, continueu esperant un acord entre Castella i la CCAA de Catalunya. Però si en teniu prou, teniu eleccions d’aquí a dos anys…

Quand Sarko vient, on passe le Kärcher

Les «gens du voyage» installés (oui, c’est un oxymore) à l’Espace Entreprises Méditerranées depuis plusieurs années viennent d’être purement et simplement dégagés pour faire place nette à l’arrivée de Nicolas Sarkozy ce samedi afin qu’il visite un camp de Ribesaltes «propre»…

Cela fait 3ans que le préfet a été saisi par les entreprises et la mairie qui se plaignent de vols (carburant, électricité, …) sans succès sur ce lieu comme pour le Mas de la Garrigue. Et voilà qu’un président tous pouvoirs arrive et on se réveille pour faire place nette… mais uniquement sur son passage; les «résidents indésirés» du Mas de la Garrigue sont tranquilles.

Reste à savoir où se déplacent ces personnes qui à coups sûrs ne sont pas reparties pour un voyage mais plutôt pour une nouvelle résidence provisoire (peut-être de quelques années tout de même) sur un autre terrain. Il serait temps de traiter ce problème par une vraie solution coordonnée entre eux et les services publics plutôt que les virer comme ça au gré des visites et de l’actualité pour qu’ils deviennent à nouveau les voisins indésirables d’autres entreprises et/ou particuliers.

Autant en emporte le… préfet

Alors voilà, après les consultations et avis défavorables de nombreuses entités dont certaines représentant le peuple lui-même (Meteo France, l’INAO, la DGAC (qui sont des services de l’Etat), les municipalités de Corneilla et de Baho, l’association Bien Vivre à Baho, l’association FRACAS…), le préfet vient malgré tout d’accorder le permis pour la création de «l’écoparc catalan». Au départ il devait y avoir 41 éoliennes. Dans une logique imparable, le préfet a pris en considération l’avis défavorable de Météo France mais qui n’avait plus lieu d’être car les éoliennes employées par le grand groupe EDF seraient à impact réduit sur les ondes. Par la même logique, il a supprimé 6 éoliennes du projet et s’est dit que voilà, c’est bon, il n’y a plus lieu de râler pour ces empêcheurs de faire du fric (car il s’agit bien de ça pour EDF Energies Nouvelles).

Gilles Foxonet, Maire de Baixàs et -comme tous les maires de l’agglo- vice-président de PMCA, déclarait en tant que délégué EnR au sujet de l’opposition au projet le 6 avril à l’indép : «Je répondrai simplement que ces éoliennes sont implantées dans la zone de développement éolien (ZDE), ce qui signifie que tout a été étudié avec les services de l’Etat. L’association soulève le problème paysager sur Força Réal, c’est un fait. Mais l’essentiel est de ne pas oublier les atouts dont disposent les P.-O., à savoir le vent et le soleil. Ce sont aujourd’hui des atouts qu’il faut mettre à profit.»

Evidemment, c’est dans une ZDE. Pour autant doit-on accepter que cette ZDE existe et aille à son terme quand cela dénature nos paysages ? Nous nous sommes énormément mobilisés contre une ligne THT et maintenant on nous met 35 éoliennes. Nul ne conteste qu’il faille «mettre à profit» (peut-être faudrait-il trouver d’autres termes) le soleil et le vent. Pas seulement, même. Nous avons tout pour le développement durable et pour l’autonomie énergétique. Mais avant de dénaturer nos paysages, ne faudrait-il pas commencer par généraliser la production intégrée ? Des éoliennes horizontales et individuelles -donc intégrées- existent. Nous devrions, nous -département de pointe sur la recherche énergies renouvelables si nous nous en donions les moyens- axer toute notre politique de développement économique et énergétique sur l’implantation intégrée et la recherche pour l’efficience des outils de productions afin de devenir un territoire modèle. Si chacun d’entre nous avions un panneau solaire pour l’eau, un photovoltaique et une petite éolienne (intégrée) pour ceux qui ont des villas, nous serions un territoire à énergie positve ! Pas besoin d’EDF et de dénaturer Força Real.

L’objectif de départ de Jean-Paul Alduy de faire de PMCA la première agglo à énergie positive est très bien. Mais la manière est apparemment à revoir…

Le déficit budgétaire de La Bressola (en français – article següent en català)

L’article 75 de la Constitution affirme que les langues dites régionales appartiennent au patrimoine de la France. Cela devrait leur octroyer des droits, mais le Conseil constitutionnel a tranché en disant que cet article ne confère aucun droit aux langues. Nous pouvons toutefois penser que, au minimum, l’Etat et les collectivités locales se doivent de faire vivre les langues.

Pour vivre, La Bressola a juste besoin d’être considérée comme n’importe quelle école. Quand un enfant est inscrit dans une ville voisine, votre ville paie à la voisine ce qu’elle considère être le coût éducatif de l’enfant. Ceci fonctionne pour toute école… sauf pour La Bressola qui est une école privée du fait que la France refuse de considérer cette langue. Les parents des élèves paient des impôts à leur municipalité. C’est de là que vient le déficit budgétaire de la Bressola ! Conséquence étrange : cela signifie que l’Etat (centralisateur par définition) verse sa quote-part en salaires des enseignants, mais les municipalités -pourtant premières concernées- ne paient pas ou très peu.
Certaines municipalités paient une partie, mais la seule où la survie de La Bressola est apparemment assurée est Perpinyà, qui la considère comme toute les autres écoles, avec les mêmes ressources et droits.
Cela n’a rien à voir avec la politique chez l’école catalane. La Bressola ne fait pas de politique, et Joan-Pere Le Bihan (président), le répète assez.
Exemple d’absence de «normalité» de la Bressola avec Morrellàs (Maureillas) : J’ai passé quelques années à essayer d’implanter la Bressola dans le Vallespir. Un désir très cohérent au niveau de la «comarca» pour la direction de l’école et pour moi au niveau idéologique, mais aussi par logique territoriale. Première difficulté: Le Vallespir est entre les mains de la gauche. Considérant que La Bressola ne fait pas de politique, cela n’aurait du poser aucun problème… c’est ce que je croyais. Mais en réalité, j’ai rencontré Marcel Mateu (conseiller général en charge de la catalanité) qui me dit ne pas vouloir aider La Bressola car c’est une école de droite ! Je lui répondit que c’était une bonne occasion pour qu’il y en ait une dans une ville (au départ à Céret) et un canton de gauche. Mais au final il conclu disant que le Conseil Général n’aidera pas ce type d’école (immersion en catalan). Dont acte. Après des années de travail, La Bressola obtient un terrain de la commune de Morrellàs. Seuls restaient à couvrir les frais du personnel de nettoyage par la communauté de communes. Ce qui fut refusé… même pour une école de 8 enfants !

Il faut aussi noter le rôle que jouent les écoles publiques, notamment pour la fermeture de Càldegues. Il semblerait que certains maires soient contents que le Bressola ferme car cela augmenterait le nombre d’élèves scolarisés dans les écoles publiques et éviterait de fait la suppression de postes d’enseignants comme c’est actuellement prévu par l’Education «nationale».
Il faut bien être conscients qu’avec les demandes de scolarisation actuelles La Bressola pourrait ouvrir 3 classes. Mais le manque de soutien financier des municipalités concernées pour l’éducation de leurs enfants et le manque de soutien du Conseil général qui ne donne même pas un euro à la Bressola (rappelez-vous que le seul budget communication est de plus de 3 millions !) rend cela impossible. En outre, nous pouvons dire que la Generalitat de Catalunya y a également joué un rôle en baissant leurs subventions. Néanmoins, il faut avoir conscience que ce ne devrait être qu’un complément car ils nous aident alors que nous ne dépendons pas de leur territoire (administratif).

Tous jouent un rôle qu’ils n’assument pas.

Enfin, d’une dynamique de développement, La Bressola est actuellement passée à une situation de fermeture de classes, et même d’école. C’est une honte, et comme vous pouvez le voir avec le raisonnement du financement, c’est stupide ! Maintenant, les municipalités qui ne payaient pas pour la scolarité des enfants devront le faire mais au lieu de faire vivre une école avec 8 employés, ils transfèreronts à d’autres communes… pour sauver 2 postes d’enseignants. Quand on pense que beaucoup de ces maires votent actuellement pour soutenir «municipis per la independència» et pour dénoncer le traité des Pyrénées … Il paraît alors évident qu’aucune de ces deux démarches n’est faite pour le catalan.

La Bressola : el dèficit fiscal

L’article 75 de la constitució francesa diu que les llengües dites regionals pertanyen al patrimoni de França. Llavors haurien de tenir drets però el Consell Constitucional va pronunciar-se sobre aquest tema dient que aquest article no atorga cap dret a les llengües. Però podem considerar que, com a mínim, l’Estat i les col·lectivitats territorials han de fer-les viure.

La Bressola, per viure, necessita només estar considerada com una escola qualsevol. Quan un nen està escolaritzat a un poble veí, el seu municipi paga a aquest municipi el que considera com el cost escolar del nen. Això funciona per qualsevol escola… fora de La Bressola que està considerada com una escola privada només perquè França es refusa a considerar que la llengua de l’escola pugui ser una llengua viva a França. Això és el dèficit fiscal de La Bressola ! Els pares paguen impostos però la part educativa d’aquests impostos només van a l’escola concernida si aquesta no és una Bressola. Estranyament, això fa que l’Estat paga la seva part amb el sou dels professors però els municipis, primers concernits, no paguen o molt poc.
Alguns municipis paguen una part però l’únic al qual la supervivència de les Bressola està assegurat és a Perpinyà, ja que és l’únic lloc al qual La Bressola està considerada com qualsevol escola amb els mateixos recursos i drets.
Això no té rés a veure amb la política de La Bressola. La Bressola no fa política i en Joan-Pere Le Bihan (president) ho repeteix prou.
Un exemple de la falta de «normalitat» de La Bressola es va veure amb Morrellàs. Justament vaig treballar alguns anys a la implantació d’una Bressola al Vallespir. Un desig molt coherent a nivell comarcal per part de la direcció de l’escola i per mi a nivell ideològic però també per lògica territorial. Primera dificultat : el Vallespir està a mans de l’esquerra. Penseu que com que la Bressola no fa política, no hauria de plantejar cap problema… Jo ho pensava. Però en realitat em vaig trobar amb en Marcel Mateu (Conseller General delegat a la catalanitat) que em va comentar que no volien ajudar La Bressola perquè és una escola de dreta ! Li vaig dir que era una bona ocasió perquè una Bressola s’implanti en una ciutat (a l’inici per Ceret) i una comarca d’esquerra. Però al final em va dir que no era una voluntat del Consell General d’ajudar aquest tipus d’escola (immersiva catalana). Entesos. Després d’anys de treball, La Bressola aconsegueix que els municipi de Morellàs li deixés gratuïtament un terreny. Només la mancomunitat havia de comprometre’s a pagar el personal de neteja. Cosa que no es va atorgar… ni tant sols per 8 nens !
També cal destacar el paper de les escoles públiques que envolten La Bressola, per exemple a la Cerdanya. Sembla que uns batlles estarien contents que La Bressola tanqués perquè això faria augmentar el nombre d’alumnes escolaritzats en les escoles públiques i impediria la supressió de professors tal com està prevista actualment per «l’Education Nationale»…

Cal ben tenir en compte que amb les demandes de matrícules es podria obrir 3 classes. Però per falta de suport financer dels municipis concernits per l’escolarització de la seva mainada i també la falta de suport del Consell General que ni tant sols dóna un euro a La Bressola (recordo que només el pressupost de comunicació del CG supera els 3 milions !) això esdevé impossible. També, però podem dir que és una mica menys llur falta -ja que no depèn de llur territori- a causa de la disminució de les subvencions de la Generalitat de Catalunya. Tots hi tenen un paper que no assumeixen.

Al final, d’una molt bona dinàmica de desenvolupament, La Bressola es troba en una situació de tancament de classes, i fins i tot d’escola. Això és vergonyós i, com ho podeu veure amb el raonament del finançament, estúpid ! Ara els municipis que no pagaven a La Bressola hauran de pagar als municipis als quals anirà la mainada. Quan pensem que molts d’aquests batlles estan votant un recolzament a «municipis per la independència» i una denúncia del tractat dels Pirineus… Ja s’entén que no hi ha cap catalanisme en aquests processos.

Université transfrontalière ? (polémique Calvet-Brouquin)

L’université de Perpinyà, multiséculaire, est en permanence sous la menace de Montpellier et du manque d’attention portée par les politiques. Il faut se rendre compte par exemple que l’IUFM de Perpinyà a été le seul de France à ne pas avoir été transféré de l’académie à l’université locale. Nous nous retrouvons donc avec des locaux (et les élèves afférents) rattachés à Montpellier alors qu’ils sont sur le «campus» catalan. D’autre part, je note que depuis 30 ans de création de la région Languedoc-Roussillon, l’université de Montpellier n’a cessé de recevoir des soutiens politiques et financiers (notamment au travers de fonds régionaux issus d’impots des catalans) quand à Perpinyà, il a toujours fallu se débrouiller par nous-même.

Alors aujourd’hui une polémique naît autour d’une déclaration du Sénateur-Maire Calvet car selon lui le futur de l’université de Perpinyà n’a de sens qu’en se tournant vers Girona et en devenant réellement transfrontalière et bilingue. Sur ce point, J-P Alduy est d’accord avec lui. Par contre, ressurgit le néomontepllierain C. Bourquin (sénateur et président de la région) qui pense qu’il faut être «fada» pour se tourner vers le sud.

Mais alors je me demande… nous (catalans) développons l’université de Montpellier depuis 30ans alors que la nôtre est en train de dépérir… Aujourd’hui des accords, notamment transfrontaliers sont des sources importantes pour Perpinyà. Donc il vaudrait mieux continuer à «engraisser» Montpellier plutôt que nous sauver…

Je pense qu’il ne s’agit pas de catalanisme, mais de logique.

Je laisse l’analyse et le retour de compliment (fada) aux lecteurs…

Réaction à l’article de La Semaine du Roussillon sur l’histoire du Roussillon

Voici ma réaction à l’article paru dans la Semaine du Roussillon de cette semaine (n°820), intitulé : «Une étrange affaire criminelle en 1353. L’épouse du roi d’Aragon s’y intéressa».

Chers journalistes de La Semaine du Roussillon,
Permettez-moi de réagir à votre article d’une page sur l’histoire de notre pays (p. 39 du n° 820). Tout d’abord une réaction particulièrement positive car cela fait plaisir de lire notre histoire et non pas l’histoire d’une autre nation au 14ème siècle (époque des Valois). Mais au-delà des félicitations, il me semble important de relever des inexactitudes, que j’attribuerais volontiers à une vision peut-être «étrangère» car française de l’histoire de la Catalogne. Cela n’est aucunement un reproche, étant donné que c’est la seule perspective que nous permet le système français… et une de vos source : Wikipédia France. Oui, je rappelle que notre territoire n’a vu aucun gaulois et n’était pas français au 14ème. Cela paraît une évidence pour certains, mais étonne toujours un grand nombre…
Tout d’abord, principale inexactitude très fréquente, on ne parle pas en Catalogne du roi d’Aragon en tant que tel. La Catalogne était à l’époque une confédération et le souverain du Comté du Roussillon dont il est question dans cet article est le comte, pas le roi. Le fait qu’il fut également Roi d’Aragon n’en fait pas pour autant un titre supérieur à celui de Comte du Roussillon. Par exemple au 15ème, Naples fut «capitale» de la confédération. Est-ce que pour autant, ce Comte, devenu Roi de différents territoires méditerranéens, perd son titre au profit de «Roi de Naples» ? Evidemment non. On ne dit pas à Perpinyà que le souverain est le roi de Naples. Il s’agit toujours de la même personne (ou dynastie) qui, au fil de l’histoire, acquiert différents titres, l’un ne remplaçant pas l’autre. La vision française de l’histoire et des souverainetés rend pour beaucoup cette conception un peu difficile à comprendre mais il faut bien se rendre compte que nous parlons d’une confédération (avec d’ailleurs depuis le moyen-âge une représentation du peuple qui partage le pouvoir avec le souverain, bien avant la Révolution française).
Ensuite je remarque que vous donnez des noms à moitié francisés à certains personnages ou lieux. Il est évidemment impossible de lire dans un texte d’époque «Jacques Llaurador». L’utilisation du français en Catalogne Nord ne remontant qu’à la fin du 19ème siècle, début du 20ème. Point de Jacques donc mais plutôt un Jaume. De la même manière qu’on ne parlerait pas, par exemple, du Roi Jean-Charles d’Espagne, mais de Juan Carlos. Certaines traductions sont parfois à éviter. J’en profite d’ailleurs pour préciser l’orthographe de Generalitat de Catalunya (encart rouge).
Enfin, s’il est vrai que le surnom du Comte-Roi est «el Ceremoniós», il n’était pas Pere IV mais Pere III. Il a effectivement gagné une guerre afin de récupérer le Royaume de Mallorca (dont Perpinyà était la capitale), Royaume qui avait été auparavent divisé pour les deux fils de leur ancêtre commun : Jaume Ier.
Encore une fois, bien que j’ai ces quelques remarques à faire qui me semble indispensables à la compréhension de notre histoire, je tiens à vous féliciter et j’espère que vous renouvellerez chaque semaine ces points historiques en dernière page… avec peut-être d’autres sources, notamment, je vous les conseille : les historiens très comptétents de la faculté de catalan de Perpinyà.
Moltes gràcies.
Brice LAFONTAINE.

Font-Romeu et toute la Cerdagne-Capcir adhéreront à «municipis per la independència»

Cela fait maintenant un bon moment que la communauté autonome de Catalogne (territoire autonome en Espagne) avance clairement vers l’indépendance. Je travaille d’ailleurs avec mon association (CAT) à la mise en relation des différentes nations européennes proches d’obtenir cette souveraineté (essentiellement Ecosse, Flandres et Catalogne «Sud») afin qu’elles puissent exercer le droit à l’autodétermination. Je constate tout particulièrement (comme tous ceux qui s’y intéressent un peu) la montée de l’indépendantisme en Catalogne Sud ces derniers temps, notamment avec les derniers sondages, réalisés par des médias et des responsables politiques plutôt hostiles, qui nous enseignent que ce désir représenterait entre 65 et 75% des votes.

C’est donc dans ce contexte que des mouvements se sont créés. D’abord des consultations populaires, organisées par le peuple lui-même, faisant suite au refus du gouvernement autonome d’organiser un référendum. Ou encore une manifestation qui a rassemblé près de 1,5 millions de personnes à Barcelona (c’est tout de même énorme !). Puis, depuis peu, ce mouvement de «municipis per la independència» (carte), c’est à dire les municipalités qui se déclarent en faveur de la pleine souveraineté de la Catalogne, considérant que si la Generalitat (gouvernement catalan) ne le fait pas, l’autre échelon représentant le peuple qu’est la commune, se doit de le faire. Et c’est plutôt un franc succès. En quelques mois, il y a déjà un tiers des communes qui a adhéré et le responsable de cette association, maire de Vic, J. M. Vila d’Abadal, prévoit d’arriver à environ 70% des communes de l’actuel Principat de Catalunya pour la fin de l’année.

Vient s’ajouter à cela, de ce coté-ci de la frontière séparant la Catalogne, une commune qui reçoit particulièrement mal l’annonce de la suppression d’un poste d’enseignant. Le maire de Font-Romeu décide alors de tenir un conseil municipal à l’extérieur, bravant le froid, lors duquel il est décidé à l’unanimité de dénoncer le Traité des Pyrénées (1659), celui-là même qui avait séparé la Catalogne en deux, bafouant les droits des représentants du peuple (Corts) à être consulté avant toute décision de ce genre. Mais au-delà de la symbolique référence historique et dans ce contexte particulier au sud, une nouvelle possibilité s’offre à Font-Romeu et plus encore qu’à cette commune, à toute la Catalogne Nord : se joindre au sud dans ce projet pour l’indépendance.

L’occasion a donc été saisie hier, lors d’une réunion de nombreux maires, d’adhérer à ce projet de «municipis per la independència». Le chemin est encore long pour que tous les habitants de Catalogne Nord comprennent bien de quoi il s’agit. Le manque d’information est toujours particulièrement flagrant en ce qui concerne le sud et notamment leur évolution -pourtant énorme- vers l’indépendance. Néanmoins, il est sûr que ce projet va faire couler beaucoup d’encre et créer de nombreux débats.

Font-Romeu i tota Cerdanya-Capcir adheriran als municipis per la independència

Aquest matí tenia cita amb el batlle de Font-Romeu per a parlar de la denúncia que fan del Tractat dels Pirineus. L’alcalde m’ha confirmat que l’iniciativa va començar arran de les retallades (sí, a França també n’hi ha…) a l’educació. El delegat del ministeri de l’educació ha decidit suprimir un ensenyant en aquest municipi seguint raonaments suposadament erronis. L’amenaça de denunciar el Tractat ja s’havia brandat pels municipis d’Eina i Els Angles, però sense continuitat.

Avui el context és molt diferent. La independència de l’actual comunitat autònoma de Catalunya és cada dia més a prop. Amb més de 55% de la població (és a dir uns 70% dels votants) a favor de la independència, no es tracta més de saber si els «sud-catalans» ho volen, sinó de quan la prendran.

És doncs amb aquesta dinàmica que, després del poble mateix amb les consultes populars, els municipis es declaren de més a més a favor de la independència. L’associació encapçalada pel batlle de Vic, Josep M. Vila d’Abadal, ja consta amb un municipi de cada tres i té com a objectiu aconseguir els 70% pel final de l’any. Això era només per la comunitat autònoma de Catalunya. Ara convé afegir-hi els municipis de Catalunya Nord qui, tot i no ser tant avançats en el procés d’independència, els recolzaran (segons el batlle de Font-Romeu), tots de Cerdanya-Capcir.

Ja n’hi ha prou, em sembla, per a continuar el camí. Ara els seguiré informant de què és la independència de Catalunya i com s’està constituint el moviment. Malauradament, pocs saben de què es tracta realment però segur que amb el moviment social anirem tots en el mateix sentit per a fer sentir la nostra veu.

Aviat tindrem més notícies…

Estadi de Catalunya – Stade de Catalogne

La nouvelle est tombée, Jean-Marc Pujol -initialement favorable à la construction d’un nouveau stade- se prononce finalement contre pour des raisons budgétaires. Dans l’Indépendant du 11 janvier on peut lire que «le budget, de 75 à 90 millions d’euros, est rédhibitoire».

Mais alors plusieurs questions se posent et surtout de nombreuses réponses s’opposent.

Tout d’abord on va rapidement parler du passé. Cela fait des années que l’on dit qu’il faut arrêter de rénover Aimé Giral et Brutus et que les stades soient interchangeables. Certes il fallait faire un minimum mais était-il nécessaire de porter la capacité d’un stade à plus de 14 000 places sans parking, sans accès, sans développement commercial, urbain, etc., bref, sans cohérence ? Evidemment tout le monde est d’accord pour dire que c’est exagéré. On aurait pu arrêter la rénovation d’Aimé Giral à environ 10 000 places et rénover Brutus sans dépenser trop. Mais je n’insisterai pas sur le passé, le présent nous donne maintenant assez raison.

Maintenant voyons les objectifs : je milite depuis des années pour que nous ayons un stade (dans l’idéal «Estadi de Catalunya Nord») d’au moins 32 500 places. Ce chiffre n’est pas du à de la mégalomanie ou à un rêve éveillé, il y a une raison : c’est le minimum requis pour les compétitions internationales. Et là, qu’apprends-je ? Que le projet en fait étudié portait sur une enceinte d’environ 21 000 places ! En gros, en dehors d’être d’accord sur la modularité type arena (ou zénith), l’objectif sportif du projet porterait sur un grand stade uniquement voué aux compétitions de l’USAP et surtout rien d’autre. L’objectif de ma proposition était plutôt de garder Brutus aux environs de 8 à 9 000 places, Aimé Giral à environ 10 000 et le grand stade modulable (et accessible tant aux Dragons qu’à l’USAP et à des compétitions internationales de foot, rugby ou autres) à 32 500 places. Alors on me dira que ça coûte cher. Ce «on» oublie une chose assez importante : le cofinancement. Pour l’Euro2016 par exemple, on aurait pu largement augmenter les participations autres que les collectivités locales. Mais c’est sûr que pour ça il faut voir plus large que l’USAP. D’autre part, pour les concerts et autres manifestations «Arena», ce n’est pas parce que c’est à Perpinyà que ce serait dur à remplir. Quand Madonna fait un concert à Nice, elle ne regarde pas le nombre d’habitants qu’il y a, elle regarde son cachet. Il en va de même pour Bruce Springsteen, Shakira, Pink, U2 et toutes ces stars internationales. Alors qu’on ne me dise pas que la programmation ne tiendrait pas la route. Une arena avec gare TGV à proximité (et oui, il nous faut une gare TGV à Ribesaltes), un des principaux axes routiers européens, et un aéroport, qu’on ne me dise pas qu’elle ne peut pas rivaliser avec les autres grandes salles.

J’ai également eu l’énorme surprise de lire que le projet s’orientait sur le Mas Rouma…! Alors là, heureusement que j’étais assis. Je me demande si ceux qui travaillent ces projets vont sur site. J’habite à proximité du Mas Rouma et je peux vous assurer que c’est certainement un des pires endroits pour y mettre un stade ! Loin des infrastructures et constamment embouteillé ! L’idée que Jean-Paul Alduy, pourtant réticent à ce projet, avait évoqué il y a longtemps a disparue alors que Torremilla semble l’endroit idéal pour un stade et/ou un zénith.

Alors Monsieur Goze, si vous souhaitez présenter un projet alternatif (voir encart dans l’indép), s’il vous plaît, faites-le de manière cohérente en visant de le remplir avec un maximum d’événements et pas seulement les matches de l’USAP… et là on aura enfin des infrastructures à la hauteur de notre territoire, d’autant plus qu’il est en constante densification.