Gare TGV

A Perpinyà, on a une gare («centre du monde» selon Dalí), puis on a une deuxième gare qui porte le nom de «Centre del Món» (surnommée «gare TGV»), qui n’est en fait que l’extension de l’ancienne. Et on a des lignes (qu’il ne faut pas confondre avec les trains). Lignes classiques, telles qu’elles fonctionnent aujourd’hui, et ligne à grande vitesse, Perpinyà>Figueres.

Seulement voilà, depuis deux ans qu’on le rabache, les élus (et accessoirement certains journalistes qui ne font vraiment pas d’effort) viennent seulement de se rendre compte que la ligne et la gare ne vont pas forcément ensemble ! «Ah bon ?» direz-vous… Explications :

Les TGV doivent avoir une LGV pour aller vite. Donc un TGV Barcelona-Paris ne quittera pas une LGV pour faire un «crochet» et perdre au moins 20 minutes pour récupérer quelques voyageurs. Or pour aller à la gare de Perpinyà, bien que surnommée «Gare TGV», il n’y a pas de LGV !!! Cette LGV passe bien à l’ouest. J’annexe à cet article la carte (actualisée au 2 décembre 2011).

Passage à 1km près

Objectif affiché (Depuis 2007 sur le site du ministère) : Barcelona – Paris en 4h30. Regardez ici . Vous comprendrez donc aisément que les TGV ne s’arrêteront pas à Perpinyà (puisqu’il n’y aura pas de gare sur la LGV), ni même à un autre endroit de Catalogne Nord… Sauf si le projet de gare à Ribesaltes (un temps pensé au Soler) finit par voir le jour. Tout l’intérêt serait une liaison à haut cadencement entre cette nouvelle gare (celle-là serait vraiment une nouvelle gare, et pas une extension) avec l’aéroport.

Mais voilà… guéguerre politicienne oblige, chacun se bat contre l’autre et personne n’est capable de faire avancer de grands projets (en fait, pas si grand que ça le projet, une halte comme à Figueres suffirait). Un petit exemple : Valence TGV. Petite ville, elle a su profiter de son emplacement pour se développer. Une simple halte et un essor économique que nous pouvons lui envier… Réfléchissons intelligemment (non, ce n’est pas un pléonasme, les idiots aussi réfléchissent…), soyons les seuls dans un rayon de 200 à 300km à avoir une gare TGV connectée à l’aeroport !

Alors récapitulons. Nous parlons évidemment de l’année 2025 (au mieux). Jusque là, pas de soucis, la seule LGV que nous aurons mènera les sud-catalans au «Centre del Món». Mais après, deux possibilités : soit nous ne faisons rien et nous regarderons passer les trains (vous savez, comme les vaches -la comparaison avec des boeufs nous pend au nez!) soit les forces en présences s’associent pour obtenir une halte chez nous, et de préférence la meilleure possible : proche de l’aéroport.

Petit rappel : c’est en votant n’importe quoi qu’on élit n’importe qui…

 

Histoire de la Catalogne pour francophones

Voilà une vidéo explicative qui m’a pris plusieurs semaines de travail et de vérifications, notamment par un historien reconnu, afin d’y insérer l’essentiel de notre histoire, avec focus sur la Catalogne Nord, en seulement 10min.

A voir en plein écran.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=TOpBm7haDKI&feature=colike[/youtube]

Le dépendant

Alors ça y est, l’Indép, le “journal d’ici” est menacé. Et quelle menace, puisqu’il s’agit de fermer des services et de supprimer des postes, pour l’instant non liés à la rédaction.
Du coup, tout le monde y va de son soutien. Droite, gauche, même les extrêmes, trouvant qu’on offense une tribune locale alors qu’il y a peu encore ils vomissaient ce média “dévoué à l’UMPS”.
Alors bien sûr, je soutiens moi aussi les employés de l’Indépendant. La différence avec ces hypocrites qui se montrent dès qu’ils y ont un intérêt, c’est que moi je n’en attends aucun retour et que je sais, pour y avoir quelques connaissances, à quel point il est dur de vivre dans l’attente d’un plan social.
Du coup, quand de nombreuses voix s’élèvent pour crier au scandale (comme si personne ne l’avait vu venir) moi, je ne cherche pas ma place aux côtés des députés et conseillers généraux nouvellement amis de la rédaction, non, je fais des propositions.
Je m’amuserais bien quand même à un petit “on vous l’avait dit, mais comme d’habitude vous ne nous avez pas écouté”. Et oui, car encore une fois, nous, les catalanistes, traités souvent comme des personnages rigolos et peu utiles, nous l’avions vu venir. L’impression du journal se faisait à Rivesaltes puis a déménagé à Montpellier sans choquer -quasiment- personne. Les différents rachats par des groupes plus ou moins lointains, idem. Mais surtout, la ligne éditoriale tellement loin parfois des réalités du territoire, ça… Encore une remarque catalaniste. On aurait pu croire que ce n’était qu’une préoccupation catalaniste si dans le même temps n’avait pas débarqué La Semaine du Roussillon et son orientation un peu plus catalane (bien que light, mais bon…) de même que le grand succès de La Clau.
Alors quand on voit qu’une manifestation de 1,5 millions de personnes à Barcelona n’attire quasiment pas l’intérêt du journal soit-disant catalan, forcément, on comprend que les lecteurs finissent par aller chercher l’information ailleurs.
Je ne veux évidemment pas dire que le plan social est de la faute de la rédaction, d’autant plus que l’Indépendant est resté une manne pour les différents groupes de presse. Néanmoins, un journal un peu plus tourné sur la réalité locale, catalano-française, serait beaucoup moins délocalisable et en plus, au passage, encore plus rentable.
Evidemment ils peuvent toujours compter sur ces politiques qui se servent de cette opportunité -quand ils n’achètent pas des quantités énormes d’espaces publicitaires- de montrer le plus grand soutien qu’il peuvent apporter.
Encore une fois, on laissera les rigolos de catalanistes parler sans y prêter intérêt et on préférera accueillir les grands pontes qui n’apportent aucune réponse… et on se contentera de l’image, puisque le monde en va ainsi…

Agenda

Voici les prochains événements auxquels je participerais.

Jeudi 20 oct 17h30 :

Forum européen citoyen au Palais des Congrés de Perpinyà

Débat sur l’avenir de la politique régionale et la coopération territoriale avec les députés européens du Sud-Ouest (Marie-Thérèse Sanchez-Schmid, José Bové, Alain Lamassoure, Robert Rochefort, …)

Vendredi 21 oct 18h :

Premier débat du think-tank OpenCat à l’hôtel d’agglo

Conférence-débat sur l’axe «Perpinyà-Girona : Poden sumar aquestes marques ?» avec Romain Grau, Jean-Paul Alduy, Marta Madrenas (adjointe au maire de Girona) et Marta Felip (adjointe au maire de Figueres).

Dimanche 23 oct. :

85ème anniversaire des «faits de Prats de Molló» hommage à Francesc Macià et ses volontaires catalans

A partir de 10h à Prats. Par l’IPECC (institut de projecció exterior de la cultura catalana).

Samedi 29 oct. :

Congrés d’Unitat Catalana

Suivi d’un repas à 20h à l’Hôtel des Vignes à Ribesaltes

Samedi 5 nov.

Correllengua – Diada de Perpinyà

Manifestation pour la Catalanité à Perpinyà. Début de la manif à 16h

Mercredi 9 nov. :

30 ans de l’ «Alliance Libre Européenne» à Bruxelles

Nous célèbrerons l’anniversaire de notre parti politique européen l’ALE ou EFA (European Free Alliance), formant le troisième groupe au parlement européen.

Article de l’Anna Arqué per l’estrena del Teatre de l’Arxipèlag (uniquement en catalan)

Com que trobo el seu article molt bó, per no dir perfecte, us el poso aquí :

L’Arxipèlag de Perpinyà per a tota Catalunya!

Dades oficials desmenteixen l’arrelat pensament que a la Catalunya del Nord són quatre els que parlen o entenen el català: “La supervivència del català és responsabilitat de tothom i no es pot acceptar que a qualsevol lloc on se’l parla (sobretot al bressol mateix de Catalunya) pugui desaparèixer.” No puc estar més d’acord amb l’amic Brice.

Gràcies a Unitat Catalana el propassat dilluns vaig tenir el plaer d’assistir com a convidada a la inauguració del teatre l’Arxipèlag de Perpinyà. Durant l’estona prèvia al començament de l’espectacle es notava un cert –i natural- nerviosisme i molta, molta expectació per veure per dins la realització d’un somni, deu anys de feina i una gran inversió econòmica amb fons europeus. Les salutacions durant aquesta estona a la resta de convidats era, com és habitual, eclèctica i entusiasta. Polítics però, de la Catalunya Sud pocs, massa pocs, el batlle de Salt, Jaume Torremadé, municipi que acompanya Perpinyà, juntament amb Lleida, en aquest projecte d’Escena Catalana ‘transfronterera’ i l’alcalde de Girona, Carles Puigdemont, ambdós amb d’altres membres dels consistoris municipals. Però de la capital de la Catalunya del Sud res, i de la resta de comarques o terres catalanes, tampoc. Jo havia seguit aquesta iniciativa i entenent la importància del fet em sorprèn la manca d’il·lusió d’altres polítics catalans, avesats a l’àmbit cultural o no, d’acompanyar als amics de la Catalunya del Nord en una estrena tan important per a TOTS els catalans i catalanes.

Mentrestant ens saludàvem, les valoracions de l’exterior de l’obra arquitectònica es comentaven lliurament i val a dir que de manera no gaire unànime, semblava que les expectatives eren totes posades en el seu interior i en l’esperat programa d’espectacles.

Vàrem entrar, i tant l’interior de l’edifici com la programació publicada van rebre un satisfet i unànime vist-i-plau: ‘estem contents’, deia el semblant dels presents que omplíem de gom a gom el teatre.

El director del flamant nou ‘Arxipèlag’, Domènec Reixach, anterior director del Teatre Nacional de Catalunya va encetar el torn de discursos. Les seves primeres paraules oficials van ser una salutació en català. Bon començament, curt sí, però entès, com una declaració de principis sincers d’aquesta identitat ‘transfronterera’ catalana, i tot i el comentari que li va dedicar en el seu torn el ministre de cultura francès, entre broma i reprovació, amb un: ‘…l’encara accent català en el teu francès’, la veritat és que tothom semblava encantat del nomenament d’en Reixach, un català del Sud nomenat per dirigir un teatre ambiciós com el de Perpinyà per a que sigui un teatre de qualitat i proper a tots els catalans, tots.

Del discurs del ministre francès de cultura, podem dir que va fer una balança intel·ligent, va donar corda a la importància de la identitat catalana, però dins un territori que anava remarcant ibèric i rossellonès, és a dir, ‘viviu la vostra ànima!, però amb els peus a casa meva’. Ok, per ara…

L’espectacle jo no gosaré avaluar-lo, la cultura és plat individual, es tasta i es digereix en paladars molt diferents. Enhorabona, però, a tots els qui fan possible aquesta meravella que es diu teatre.

El meu interès era purament nacional, és a dir, tot i la coneguda qualitat del compositor de l’obra i dels seus intèrprets, dilluns vaig pujar a Perpinyà per la importància socio-política de l’esdeveniment, i el teatre l’ofereix. A saber: al teatre Arxipèlag de Perpinyà, tots els espectacles que s’interpretin en francès seran traduïts al català, llengua natural de Catalunya. Sí, jo ho he entès bé i sí, vosaltres ho esteu llegint bé.

Al teatre Arxipèlag, a la Catalunya del Nord, oferiran el cent per cent dels espectacles que es facin en francès amb subtitulació al català, mentre que a la Catalunya del Sud, donem gràcies per tenir un deu per cent de la subtitulació en català als nostres cinemes.

Això em dóna peu a escriure breument una reflexió important envers la llengua catalana a la Catalunya del Nord amb la informació que em facilita en Brice Lafontaine, Secretari General d’Unitat Catalana i recentment nomenat membre del Comitè consultiu pels Afers Catalans a l’Ajuntament de Perpinyà:

“Contràriament al que es podia llegir en un article de l’Avui del dilluns 18 de juliol, segons l’ISC (Institut de Sociolingüística Catalana de la Generalitat de Catalunya) l’estudi que es va realitzar l’any 2004 ens ensenya que un 65,3% dels nord-catalans entenen el català i un 37,1% el sap parlar”, apunta Lafontaine.

Aquestes dades oficials desmenteixen l’arrelat pensament que a la Catalunya del Nord són quatre els que parlen o entenen el català: “La supervivència del català és responsabilitat de tothom i no es pot acceptar que a qualsevol lloc on se’l parla (sobretot al bressol mateix de Catalunya) pugui desaparèixer.” No puc estar més d’acord amb l’amic Brice.

La traducció simultània del francès al català em recorda quan, per a l’acte final de la Consulta sobre la Independència a Barcelona, vaig fer subtitular al català el discurs preparat en espanyol de l’Observador Internacional Juan Carlos Moreno Cabrera, Catedràtic de lingüística de la Universidad Autónoma de Madrid. Subtitular de l’espanyol al català em van valdre unes quantes aixecades de cella: ‘Molts catalans del Nord no saben l’espanyol’, els hi contestava. I és que és cert!

Els catalans parlem moltes llengües, però no tots les parlem totes, l’única afirmació correcta és que els catalans parlem la nostra llengua: el català! Per tant, subtitulem en català, perquè hi ha catalans que no saben espanyol com hi ha catalans que no saben francès.

Els catalans no ens concentrem tots en el territori, per ara, d’administració política espanyola. A veure si la teòrica, tan, aparentment, apresa en converses i temps electorals, comença a veure’s en les nostres decisions quotidianes, les de tots, privades o públiques, siguem botiguers o siguem directors de teatre, i encara més, essent polítics!

Ah! I evidentment, molt contenta de retrobar-me amb en Sergi López que, no cal dir-ho, és un gran actor i un ferm company per la independència 😉

Anna Arqué

Victòria i Independència

Enllaç del text :http://www.democraciacatalana.cat/actualitat/larxipelag-de-perpinya-per-a-tota-catalunya

La Casa de la Generalitat… esdevé la Casa de CDC (traduit en français à l’article suivant)

Des del 2003, la Generalitat de Catalunya té una delegació a Perpinyà. Aquesta delegació sempre s’ha compromet amb els diferents esdeveniments lligats a la catalanitat a Catalunya Nord.

Però des de fa menys d’un any, CDC és al poder a Catalunya Sud i ha nomenat un dels membres de la seva sucursal del nord a la direcció de la Casa de la Generalitat de Perpinyà.

Clàssic em direu. De fet, no.

Primer va ser la primera vegada que un nord-català va ser nomenat a aquest càrrec, fins ara reservat a un sud-català vist que es tractava d’una representació del govern sud-català.

Segon, alguns diuen que el Sr Gauby no tindria les competències. No em permetria de jutjar-ho. No és que no sigui competent per a fer-ho, sinó que no conec el seu CV i que, fins i tot si ell no tingués els diplomes corresponents, penso que es pot adquirir competències fora d’un sistema “clàssic”. Llavors, deixo el dubte al benefici de la seva possible competència.

Però el que em molesta en aquest exercici de funcions, és més particularment la falta de participació de la Generalitat.

Dissabte passat, 24 de setembre, el municipi de Perpinyà va organitzar una diada de reflexió oberta a tots. 200 persones hi van participar però ni tant sols una persona de la Generalitat va desplaçar-s’hi.

Poc abans era organitzat el fòrum de les associacions a Perpinyà. Mentre que fins ara moltes associacions sud-catalanes hi participaven (convidades per la Generalitat) aquest any, només una va venir.

Al ple municipal de Perpinyà del més de setembre, CDC es va revoltar (recolzat pel PS) de no ser associat a la comissió novament creada per la catalanitat a Perpinyà. Llavors, els dos grups es van abstenir de votar aquesta deliberació.

Pels que no haurien seguit, fa anys que CDC rebutja tota forma de compromís o pacte amb Unitat Catalana i és en confrontació permanent.

I ara, el fet que CDC no vulgui treballar amb Unitat Catalana -membre de la majoria municipal- genera que la Generalitat ella mateixa treballa menys amb l’ajuntament.

És així que fem avançar Catalunya ? No estic segur que a CDC nacional tinguin aquesta visió de la delegació al nord.

Algú ho havia de dir…

La Casa de la Generalitat… devient la Casa de CDC (traduït al català a l’article de sobre)

Depuis maintenant 2003, la Generalitat de Catalunya -gouvernement catalan- a une délégation à Perpinyà. Cette délégation s’est toujours engagée dans les différents événements liés à la catalanité en Catalogne Nord.
Mais depuis moins d’un an, CDC est au pouvoir en Catalogne Sud et a nommé un des membres de la succursale nord-catalane de ce parti à la tête de la Generalitat à Perpinyà.
Classique, me direz-vous. Et bien pas vraiment.
C’était tout d’abord la première fois qu’un nord-catalan était nommé à ce poste, jusqu’à présent réservé à un sud-catalan puisqu’il s’agissait d’une représentation du gouvernement sud-catalan.
Outre cela, certains disent que M Gauby n’en aurait pas les compétences. Je ne me permettrais pas d’en juger. Non pas que je sois incompétent en la matière mais tout simplement parce que je ne connais pas son CV et que, quand bien même il n’aurait pas les diplômes correspondants, je pense que quelqu’un peut très bien acquérir des compétences en dehors d’un cursus “classique”. Donc je laisse le doute au bénéfice de sa probable compétence.
Mais ce qui me gêne dans cet exercice de fonction, c’est plus particulièrement le manque de participation de la Generalitat.
Samedi dernier, 24 septembre, la municipalité de Perpinyà organisait une journée de réflexion ouverte à tous. 200 personnes y ont participé mais pas un seul représentant de la Generalitat n’a fait le déplacement (ni de CDC d’ailleurs).
Peu avant était organisé le forum des associations à Perpinyà. Alors que jusqu’à présent de nombreuses associations sud-catalanes étaient présentes (invitées par la Generalitat), cette année une seule a fait le déplacement.
Au conseil municipal de Perpinyà du mois de septembre, CDC s’est “insurgé” (soutenu par le PS) de ne pas être associé à la commission nouvellement créée pour la catalanité à Perpinyà. Les deux groupes se sont donc abstenus de voter cette délibération.
Pour ceux qui n’auraient pas suivi, cela fait des années que CDC refuse tout accord avec Unitat Catalana et est en confrontation permanente malgré les nombreuses tentatives  d’accord d’Unitat.
Et maintenant, le fait que CDC ne veuille pas travailler avec Unitat Catalana -dans la majorité municipale- engendre que la Generalitat elle-même travaille moins avec la municipalité.
CQFD.

Les Pyrénées-Orientales, pauvres… élus !

Les statistiques se suivent… et se ressemblent. Nous vivons dans un des trois départements les plus pauvres de France. Mais nos responsables locaux nous diront que tout va bien. Nous sommes dans la région la plus pauvre de France. Mais les responsables… vous connaissez la suite, ça fait des années qu’on entend la même chose.

Alors voilà, nous sommes en 2011. Après -quasi- 30 ans d’échec flagrant du régionalisme, nous sommes à l’aube d’une régionalisation plus forte. Mais ça ne choque personne, à part les «catalanistes». On nous traite (nous, les catalanistes, car j’en suis) d’extrémistes qui, de toutes façons, ne seront jamais d’accord avec quoi que ce soit qui ne soit pas catalan. Sauf qu’au bout de 30 ans d’une région qui nous tue à petit feu, ce n’est plus du catalanisme, c’est de la survie !!!

Certains s’engagent en politique à Perpignan dans le principal objectif de contrer la construction d’un pont (remplaçant un passage à gué) totalement nécessaire. Et maintenant quoi ? Bin rien, on y est, on y reste.

D’autres encore s’engagent pour une seule chose : être élu. Et oui, «je veux être élu pour être élu». Alors mégalo, complexe d’infériorité ou encore recherche de prestige ou d’argent, quand ils y sont, ils s’y accrochent…!

10, 15, 20 ans pour certains qu’ils sont à la même fonction ! Cela n’empêche pas la population de recommencer à voter pour les mêmes. Oui mais vous me direz, le clientélisme, l’usage exagéré d’assistantes sociales (faisant croire que c’est le candidat qui paie les factures alors que ce sont nos impôts), les différents cadeaux, etc. Oui, tout cela fausse considérablement des élections. Mais il suffirait simplement de 10% de participation supplémentaire et toute cette fraude à peine dissimulée serait quasiment anihilée.

Département pauvre, région pauvre. Comment peut-il en être autrement quand ceux qui nous dirigent préfèrent leur poste, leur prestige, à leur fonction. La politique, c’est diriger le peuple, ce n’est pas juste être à la tête du peuple. Quand on n’est pas capable de développer un département qui ne peut que l’être (tellement il est bas), il faut tout de même se poser des questions…. Mais non, «ils» ne se posent pas de questions puisque leur objectif n’est pas d’améliorer la situation, mais uniquement d’être réélu. On abandonne l’université, l’aéroport, etc… Mais on s’en fout, on est réélus quand même !

Alors on fait semblant de s’opposer au développement des grandes zones commerciales en les désignants comme responsables de la désertion des centre-villes quand ce n’est pas tant la zone qui en est responsable, mais l’autorisation pour les petits commerces de s’y installer. Décathlon ou Auchan n’ont en rien fait déserter le centre-ville. Par contre, les très nombreux petits magasins qui les accompagnent, oui. Une solution : interdire les petites surfaces dans ces grandes zones commerciales. Logique me direz-vous. C’est ce que pense le président du SCOT (Billès) mais bizarrement, il n’est pas suivi par les autres maires… Eh non. Ikea par ci, Alinea par là, Cultura, etc… tous ceux-là on va s’opposer à leur implantation, disant que nous ne pouvons pas faire du «tout commerce» et que ça détruit le centre. Citez-mois les magasins du centre en concurence avec Ikea ! Et puis, si Ikea va à Girona, en quoi on aura épargné qui que ce soit ? Au lieu de faire venir les sud-catalans, nous irons chez eux. Ils auront une centaine d’emplois créée (encore) quand nous, eh bin, nous… euh… bin rien. Com d’hab. Quant à l’autre argument consistant à ne pas faire du tout commerce, ce serait valable si nous avions autre chose que le commerce pour créer de l’emploi (oui, je vous entends déjà dire que le clientélisme crée beaucoup d’emploi…). Malheureusement, l’économie locale est dépassée, notamment l’agriculture; nous nous enlisons. Ensuite il y a les services (bin oui, tous ces retraités du reste de la France, il faut s’en occuper). Et, surtout, le tourisme. Mais le tourisme n’est une économie que parce qu’il y a consommation…

Alors continuons braves gens à voter pareil, à décider pareil. Après tout, nous sommes pauvres au soleil quand d’autres sont riches sous la pluie… Si c’est ça qui fait tourner la Terre, restons au soleil, allons à la fête de l’huître du Barcarès (et quand je parle d’huître, je ne parle pas de ce qu’il y a dans l’assiete !), récupérons les cadeaux pour nos ainés dans les maisons de retraites, etc. Oui, le grand Frêche (que je détestais tant) avait raison : faire une campagne électorale intelligente ne fait pas gagner, par contre faire campagne en donnant des cadeaux à des cons (qu’ils ont eux-même payé avec leurs impôts) , c’est se garantir la victoire.

A quand notre Frêche ? Capable de développer la Catalogne Nord, en disant à Montpellier «je vous emmerde»….

Sobre les eleccions espanyoles (uniquement en catalan)

Perquè penso que cal anar a les eleccions espanyoles ?

Primer perquè la comunitat autònoma de Catalunya forma part d’Espanya i que quan un partit existeix i vol existir, és el seu deure de presentar-se a les eleccions. Aquesta opinió segurament no necessita més explicacions, només una precisió : entenc perfectament que, com Unitat Catalana a Catalunya Nord, un partit no tingui sempre la possibilitat de presentar algú per raons financeres, de persones o fins i tot de tàctica, per exemple donant suport a un altre, a condició d’una mutualitat futur.

La segona raó és perquè només al si del sistema s’hi pot lluitar. No es pot decidir quedar-se a casa i criticar el sistema (que les mereix amplament) sense intentar canviar-lo. Fem el paral.lel amb Catalunya Nord : Aquí malauradament els nord-catalans voten molt poc català. Malgrat això, sempre Unitat Catalana ha presentat algú a les eleccions franceses. Per una raó senzilla : hem d’existir. Tot i tenint molt poques possibilitats de ser elegits (per no dir cap), sempre el partit ha fet sentir la seva veu. Hi ha quatre diputats, tots de partits francesos molt parisencs. D’aquí a un any tornarem a tenir eleccions legislatives. No em plantejo de saber si hi hem de presentar com a mínim un candidat, la resposta és clarament que sí. Però la bona qüestió és de saber si és la bona estratègia a nivell de persona, de tàctica i de finances (atès que, a França, el sistema complica molt la vida dels partits locals). Pel que fa a la CCAA del Principat de Catalunya, no entendria com es podria escollir de no presentar algú a les eleccions espanyoles. Un problema de persona ? no pot ser amb tanta gent valent i de gran valor que hi ha, no pot ser. Un problema de tàctica ? Potser però caldrà explicar perquè no hi ha una mena de coalició, de força catalana, per «fer pinya», «plantar cara» a Espanya. Un problema financer ? el tema sempre s’amaga però a vegades l’única resposta que s’accepta, vist que per aquesta campanya electoral, sembli poc lògic estalviar uns diners i al mateix temps estalviar visibilitat.

Per fer-ho més senzill, crec que a totes les eleccions hi cal anar. No ser a una cambra és deixar-li via lliure per mocions contra les nostres cultura, llengua i identitat. No aconseguir un escó és una cosa, abandonar-lo abans d’intentar és una altra.

Casament gai / Mariage gay à Cabestany

CAT :
El senyor Vila, alcalde de Cabestany (Rosselló) celebrarà un casament entre dues persones del mateix sexe al més de setembre.
Com a secretari general d’Unitat Catalana, únic partit polític Nord-Català, ni de dreta, ni d’esquerra, però defensor de valors catalanes, vull aportar tot el meu suport a aquesta iniciativa.
Catalunya sempre ha estat una terra tolerant, d’amor i de respecte de l’altre. Em demano com es pot encara avui dia prohibir el matrimoni entre dues persones de mateix sexe en el país autoproclamat dels «Drets Humans» mentre que està legalitzat a Estats molt catòlics com Espanya i Portugal. Vull recordar l’inici d’aquesta declaració : «Tots els éssers humans neixen lliures i iguals en dignitat i en drets».
No hem de fer distinció entre els gèneres com tampoc no ho hem de fer per la orientació sexual. Recordo que la orientació sexual no és una tria – al contrari del que s’ha dit al llarg dels recents debats al parlament francès- i que el matrimoni civil és un contracte dissociat de la religió. En aquest marc, és incomprensible pronunciar-se en contra de l’aplicació de drets per a tota la societat sense distinció.
Felicito el senyor Vila per aquesta iniciativa que, ho desitjo, farà encara un poc avançar el debat que no hauria d’existir. Espero que altres unions similars estaran realitzades en País Català.
Aprofito l’ocasió per a dir la meva voluntat de posar a l’ordre del dia de la més propera assemblea d’Unitat Catalana una moció de suport al matrimoni homosexual.

FR :
Monsieur Jean VILA, Maire de Cabestany va célébrer un mariage entre deux personnes du même sexe en septembre.
En tant que secrétaire général d’Unitat Catalana, unique parti politique Nord Catalan, ni de droite, ni de gauche, mais défenseur des valeurs Catalanes, je tiens à apporter tout mon soutien à cette initiative.
La Catalogne a toujours été une terre de tolérance, d’amour et de respect d’autrui. J’espère que d’autres unions similaires seront réalisées en pays catalan, et m’interroge sur l’interdiction du mariage homosexuel en France, « pays des Droits de l’Homme », alors qu’il est légalisé dans de nombreux Etats, parmi lesquels les très catholiques Espagne et Portugal. Je tiens à rappeler le début de cette déclaration : «Tous les hommes naissent libres et égaux».
Il ne faut pas plus faire de distinction de genre que de distinction d’orientation sexuelle. Je rappelle que l’orientation sexuelle n’est pas un choix -contrairement à ce que l’on a pu entendre lors des récents débats- et que le mariage civil est un contrat dissocié de la religion. Dans ce cadre il est alors incompréhensible de se prononcer contre l’application de droits pour toute la société sans distinction.
Je félicite monsieur Vila pour cette initiative qui, je l’espère, fera encore un peu avancer ce débat qui ne devrait pourtant pas exister.
Je profite de l’occasion pour faire part de ma volonté de mettre à l’ordre du jour de la plus prochaine assemblée d’Unitat Catalana une motion de soutien au mariage homosexuel.