Jean-Marc Pujol ne voterait pas son propre budget

Aujourd’hui aura lieu le Débat d’Orientation Budgétaire, plus communément appelé DOB. Ce moment important et obligatoire permet en théorie d’échanger sur les choix politiques et donc de définir le budget qui sera voté au plus tard le 31 mars. Ça c’est la théorie. Mais en réalité jamais un débat avec l’opposition n’a modifié les orientations que le premier édile a décidé de mettre en place.

JM Pujol, président de la communauté urbaine, présentera donc un budget d’une manière étonnamment différente de ce qu’il fait à Perpignan. Certes, il mettra en avant le “zéro augmentation d’impôts”. Premier mensonge. Les impôts existant en 2014 lors de notre élection n’ont effectivement pas augmenté. Néanmoins, la taxe GEMAPI a bien été créée par sa volonté afin de faire face à cette nouvelle compétence de gestion des risques liés à l’eau. Le martèlement “zéro augmentation d’impôts” est donc un mensonge. Mais ce qui est le plus révélateur de mauvaise foi réside dans le fait qu’en conseil municipal, en tant que maire, il mette en avant la durée de remboursement de la dette. C’est tout simplement la capacité que nous avons à rembourser le stock de dette. Des critères existent pour définir si cette capacité de remboursement est saine, mérite une attention particulière (seuil limite) ou est en situation critique.

Comme vous pouvez le voir ici,  un graphisme nous est présenté lors du budget perpignanais pour nous montrer à quel point la gestion de la municipalité serait vertueuse. Or, Jean-Marc Pujol ne nous présente pas de tableau semblable à la communauté urbaine. Pourquoi ? Après des mois d’insistance de ma part, j’ai fini par obtenir les délais de remboursement de la dette “métropolitaine”. Et là, on comprend mieux…

Voici les chiffres qui m’ont été communiqués :

Durée d’extinction de la dette de Perpignan Métropole au 31/12/17 en années :

Budgets consolidés : 10,97

Budget principal : 14,35

Zones économiques : 19,09 (immobilier entreprises 10,64)

Je passe les budgets annexes qui ne souffrent pas de délai de remboursement excessifs comme les transports (7,06) bien qu’ils mériteraient à eux seuls de nombreux commentaires sur la gestion ou plutôt la non gestion qui en est faite.

Alors non, dans ces conditions, s’il était présenté un tel budget à Jean-Marc Pujol, ce  chantre de la bonne gestion -en apparence- ne l’accepterait pas. Mais il est le président, et le président fait ce qu’il veut, même présenter des budgets en situation critique.

Nota :

Encours de la dette au 31/12/2017 : 561 345 740€

En 2017, la communauté urbaine a remboursé 34,5millions en capital et 18millions en intérêts

Taux d’imposition par la métropole (hors GEMAPI) : TH 9,65%, FB 1%, FNB 2,05%, TP/CFE 34,59%

Deixa un comentari

L'adreça electrònica no es publicarà. Els camps necessaris estan marcats amb *