Comment je me suis mis à “marcher” pour Emmanuel Macron

Ces derniers jours ont été particulièrement denses en politique française. Une primaire de droite surprenante pour beaucoup, le renoncement de F. Hollande et la déclaration de candidature tant attendue d’Emmanuel Macron. J’ai pour habitude, comme le veut la tradition d’Unitat Catalana, de ne pas m’engager outre mesure pour les élections nationales françaises. Je m’étais positionné pour F. Bayrou il y a quelques années mais sans entrer dans la campagne de manière active. La situation a bien changé. Parmi une foule de candidats ultraconservateurs et jacobins qui se dessinent, l’espoir est mince de faire gagner un décentralisateur européiste. Et pourtant, Emmanuel Macron occupe ce grand vide laissé par une UDI au chevet permanent des Républicains (comme le PRG avec le PS) et un MoDem égocentré sur un leader qui a déjà 20 ans de tentatives d’accession à la présidence. Cet espace qui rassemble la majorité des français dans les idées (le meilleur de la droite et le meilleur de la gauche) semble trouver son représentant en un homme motivé, qui n’a pas passé sa vie entre ambition politique et emplois politiques.

Alors j’ai pris le temps de lire le livre d’Emmanuel Macron Révolution. J’ai adhéré emmanuel_macron_sipa
comme beaucoup, gratuitement d’abord, à son mouvement En Marche qui accepte la double appartenance politique. J’ai rencontré les autres membres dont le responsable local Sébastien Cazenove avec qui je partage cette envie de renouveau et un certain idéal de République.

Aussi, au regard du système politique français qui est centré sur la présidence de la République et vu les engagements d’Emmanuel Macron pour les territoires et la démocratie locale, j’ai décidé de m’engager activement avec lui. J’ai annoncé ma décision au congrès d’Unitat Catalana, qui par chance tombait pile à ce moment (le 3 décembre). J’y ai expliqué l’intérêt pour nous tous de l’avoir comme président de la République. J’ai également annoncé vouloir prendre une part active dans cette campagne, tout en désirant garder l’indépendance qui fait la force d’Unitat Catalana depuis 30 ans. C’est pourquoi j’ai décidé de me mettre en retrait de la présidence du mouvement catalan. Un membre du bureau prendra le relai dès la plus prochaine réunion (mardi 20 décembre). Je reste évidemment membre et représentant d’UC à la municipalité perpignanaise où je continuerai à promouvoir notre langue, notre culture et les liens transfrontaliers pour développer notre territoire.

Il me semblait important de dire les modalités de cet engagement. Je reviendrai plus en avant sur le programme politique d’Emmanuel Macron auquel je participe.

Pourquoi et pour qui je voterai à la primaire de la droite

J’ai longtemps hésité à voter à la primaire de la droite et du centre. Le 1er tour est ce dimanche et comme beaucoup je me dis que lorsque nous avons l’opportunité de faire entendre notre voix, il est toujours bon de la saisir. Encore fallait-il un certain engouement pour un(e) candidat(e) et pas voter par défaut.
Cette candidate m’a convaincu. Libérale, elle souhaite laisser le choix aux citoyens de partir à la retraite quand bon leur semble par un système de points. Par un revenu universel, les classes les plus défavorisées et les classes moyennes relanceraient l’économie. Elle considère également que nous devons avoir plus de choix dans la vie et ne pas être bloqués par exemple dans un emploi comme nous le sommes en tant que fonctionnaires (prendre exemple sur les contrats militaires).
Progressiste sur les sujets sociétaux, elle est la seule à être non seulement favorable au mariage pour tous (même pendant les débats instrumentalisés par son parti) mais aussi à l’ouverture de la PMA à toutes les femmes sans discrimination de l’orientation sexuelle. Des 7 candidats, elle est la seule à prendre ce sujet en compte.
Mais évidemment ce qui me décide à faire cette publication va au-delà, l’objectif étant modestement d’espérer faire voter quelques lecteurs qui ne l’avaient pas prévu. Dans la vidéo jointe, vous découvrirez qu’elle est la seule à prôner le respect des territoires. Une Bretagne réunifiée, une Alsace respectée, des territoires qui décident et une France moins centralisée.
Alors amis, de droite, du centre, catalans, alsaciens, bretons, basques, mais aussi de gauche, déçus de la politique ou pas, gay, progressistes, … nous avons une chance de faire avancer nos convictions pour que nos territoires soient respectés. Elle n’a certes quasiment aucune chance de gagner. Mais plus elle fera de voix, plus ses idées -nos idéaux- seront écoutés.
Elle, c’est Nathalie Kosciusko-Morizet
Retrouvez comment et où voter ici : http://www.primaire2016.org

Retrouvez dans cet extrait sa position sur les territoires :

El menyspreu estatal de les necessitats catalanes

Article d’opinió publicat a Racó Català

L’Estat acaba d’assabentar-nos que el projecte de renovació i de desviació de la «carretera N116» està abandonat per motiu de finançaments insuficients. Aquesta via que és doble de Perpinyà a Illa de Tet, ho havia de ser també fins a Prada de Conflent. Hi creiem. Però amb el costum que tenim de ser abandonats per l’estat centralitzador, és estrany creure encara coses aquestes. Fa més de 30 anys que es preveu connectar Barcelona a la resta d’Europa amb tren d’alta velocitat. La part «local» fins a Perpinyà s’ha fet però tot i la declaració d’interés europeu per part de la UE, França deixa de banda els finançaments i declara la connexió Perpinyà-Montpeller no prioritària. Aquests exemples són els més visibles però n’hi ha molts altres. El «petit tren groc» que forma part de les nostres memòries a tots com a patrimoni local (puja de Vilafranca de Conflent a la Cerdanya, seguint la vall del Tet) pateix un abandó total dels finançaments de l’Estat com de la regió a la qual pertànyem des dels anys 80. Igual per les inversions necessàries a l’aeroport de Perpinyà del qual han canviat el nom per «Sud de France» com 3 altres de la mateixa regió !
Sembla que Catalunya Nord, com la Catalunya encara autònoma, pateixi el mateix menyspreu per part del seu sistema centralitzador. Ara ens queda dues possibilitats : tenir un estatut d’autonomia o tenir un Estat propi. Però aquesta última solució només es podrà considerar quan al Sud ja no sereu més autònoms, sinó lliures.

Lettre à Hermeline Malherbe, Présidente du CD66 et Sénatrice, pour le pays catalan

MME HERMELINE MALHERBE

Lettre ouverte

Madame la Présidente, Sénatrice,

Catalans occitanie

Dessin Seb pour L’indépendant

Je m’adresse à vous tout d’abord en tant que Présidente du département. Dans vos dernière déclarations, dont votre remarquée intervention auprès de la Présidente Delga pour le nom de la région, vous avez fait état de votre souhait que notre territoire soit représenté par l’appellation «Pyrénées-Méditerranée» accolée à «Occitanie». Je veux tout d’abord vous dire mon étonnement. Vous qui avez accédé aux responsabilités aux côtés de Christian Bourquin, vous n’êtes pas sans savoir que toute négation de notre identité culturelle est inconcevable. Il l’avait bien compris en affirmant une république française à l’accent catalan. Mais c’est sur le fond que votre positionnement est pour le moins inadéquat. En effet, nous nous sommes particulièrement mobilisés lors de la consultation sur le nom de la région. Gérard Onesta, président du bureau de l’assemblée et garant de l’équité du choix final, nous avait assuré que tous les paramètres seraient pris en compte. Or, d’après les données transmises par la région, non seulement la mobilisation a été des plus importantes de toute la nouvelle région, mais en plus et surtout, l’option contenant «Pays Catalan» est arrivée très largement en tête avec près de 60% des voix, devançant de plus du double toutes les autres possibilité, y compris «Pyrénées-Méditerranée» qui n’a pas atteind les 30%. Ce qui fait qu’en ne représentant que 8% de la population, le Pays Catalan a réussi l’exploi de parvenir à 12% des votes, sans que cela ne soit pris en considération. Aussi, en tant que première personnalité du département, il vous appartenait de défendre la majorité claire qui s’est exprimée malgré les difficultés de vote (problèmes techniques, manque de bulletins, …). La décision régionale est maintenant prise et ce n’est évidemment ni avec «Occitanie», ni avec une précision commerciale «Pyrénées-Méditerranée» que nous, catalans de toutes origines, nous sentirons représentés. Le collectif SEM a d’ailleurs réussi à rassembler de grands représentants du monde économique, la majorité des partis politiques, des personnalités du monde culturel mais également a recueilli le soutien du SIOCCAT, représentant la moitié des municipalités du département, tous pour «Pays Catalan». Vous revient dès lors, la possibilité de reprendre les choses en main et de corriger ce que l’Etat français et la région n’ont su faire : nommer ce territoire avec son nom. Vous pouvez engager cette réforme de deux manières.

Tout d’abord le changement de nom du département. Il pourra être refusé par le Conseil d’Etat, nous le savons tous. Mais c’est la démarche qui permettra que nous existions à nouveau au travers d’une communication censée. Car c’est bien de cela dont il s’agit. Les territoires tels la Bretagne ou la Corse existent, sont nommés et ont une communication qui correspond. Quand l’USAP ou les Dragons jouent, personne ne les nomme «pyrénéens». C’est d’ailleurs notre particularisme que les touristes viennent trouver en nos terres. Diffusons ce qui fait ce que nous sommes : catalans. Quel que soit le choix du nom, qui devra comporter un terme faisant référence à notre identité culturelle et à la réalité du territoire (Catalogne, Catalogne Nord, ou même Pays Catalan) ce ne pourra être que bénéfique. N’avez-vous pas les plus grandes difficultés à communiquer sur ce nom géologique qui ne nous a jamais rien apporté «Pyrénées-Orientales» ? Vous vous étiez d’ailleurs prononcée favorablement dans la presse il y a quelques semaines pour un changement de nom du département.

C’est ensuite à la sénatrice que je m’adresse pour évoquer l’autre orientation, plus courageuse et ambitieuse, qui serait de porter notre territoire vers un statut particulier, telles les métropoles ou la Corse. Il ne s’agit aucunement de sécession comme certains extrêmistes le vocifèrent -à moins que le Grand Lyon ne désire devenir un Etat indépendant- mais bien de capter les compétences régionales, les accumuler aux départementales et simplifier l’administration locale tout en lui donnant les moyens d’agir dans l’intérêt du territoire. Les économies d’ailleurs réalisées par ce type de simplification balayent immédiatement toute inquiétude quant à notre capacité d’investissement.

Je ne développerai pas plus ici les arguments économiques car ils sont bien trop nombreux, au moins autant que les arguments culturels. Parmi les arguments politiques, vous pouvez y voir la capacité de décision locale, outil indispensable à la défense des intérêts locaux. Quelles que soient les raisons, aucune ne permet de penser qu’il vaut mieux être en demande permanente vers Toulouse plutôt que décider ici.

Mais je suis évidemment à votre disposition pour travailler à la mise en place de ce type d’administration car c’est avec de l’ambition que nous ferons reconnaître notre territoire tel qu’il est à ce jour : l’accent catalan de la république française.

Veuillez recevoir, Madame la Présidente, Sénatrice, mes sincères et respectueuses salutations.

Brice LAFONTAINE
Président d’Unitat Catalana

Mobilisation des sud-catalans pour notre région – Article La Dépêche

Lien : https://lc.cx/4LqD 201605051249-full

Le sondage sur le nom de la nouvelle région, mis en ligne il y a trois semaines sur notre site, www.ladepeche.fr connaît depuis quelques jours un vif intérêt chez les internautes.

En seulement 48 heures, le nombre de votants a été multiplié par deux, passant de 22 000 à près de 44 000. Ce fort regain de participation a modifié le classement : alors qu’Occitanie arrivait largement en tête il y a encore 3 jours, Occitanie – Pays Catalan a brusquement été plébiscité par les internautes, à tel point qu’il est passé en première position, avec près de 55 % des voix.

Les habitants de la nouvelle région ont-ils subitement eu un coup de cœur pour le pays catalan ? Pas vraiment : en réalité, la plupart des votes viennent du sud des Pyrénées, plus précisément de Catalogne et des territoires catalanophones (la région de Valence et les Îles Baléares), où les indépendantistes se mobilisent pour faire triompher «Occitanie – Pays Catalan».

Largement relayée sur les réseaux sociaux de Barcelone à Gérone, en passant par Palma de Majorque et Valence, la campagne a été lancée dimanche soir par Brice Lafontaine, adjoint au maire de Perpignan et secrétaire général de la formation catalaniste Unitat Catalana.

Dans un tweet rédigé en catalan, Lafontaine invite tous ses abonnés à voter en faveur d’Occitanie – Pays Catalan. Le message est largement rediffusé chez les indépendantistes qui ont pris l’habitude de se mobiliser sur la toile lorsqu’il s’agit de défendre l’identité catalane.

De nombreux Barcelonais – qui pour la plupart n’avaient pas entendu parler de la fusion de régions en France – reçoivent même la consigne par mail ou par message WhatsApp (l’application de messagerie gratuite très utilisée en Espagne). Ce cyber-activisme outre Pyrénées est complètement assumé par Brice Lafontaine : «Nous sommes tous concernés, il ne s’agit pas de territoires séparés comme veulent le faire croire les états». Selon l’élu local, tout le monde doit pouvoir participer au vote, à commencer par les Catalans, qu’ils soient au nord ou au sud de la frontière franco-espagnole.

Pas de vote depuis l’étranger

Le 9 mai prochain, la consultation officielle organisée par le conseil régional pourrait donc bien être influencée voire biaisée par le vote des indépendantistes. Mais selon la région, le problème ne se posera pas puisque le système informatique ne permettra pas de voter depuis l’étranger. Pas sûr pourtant que les dispositions de la région ne freinent les militants de l’indépendance, qui n’hésiteront pas à redoubler d’ingéniosité pour contourner les difficultés techniques. «On fera tout ce qu’il faut pour faire triompher Occitanie – Pays Catalan» soutient Anna Arque, activiste catalane du sud, qui a relayé le message de Brice Lafontaine. «On se mobilisera toujours contre ce qui est imposé par la France et l’Espagne» ajoute la jeune femme qui se rend régulièrement dans les Pyrénées-Orientales.

Pour l’adjoint au maire de Perpignan, la région «marche sur la tête» : «Un Français qui n’a jamais mis les pieds sur notre territoire pourra donner son avis, mais pas un Catalan du sud qui se sent concerné par la Catalogne nord ?»

La création de la nouvelle région et le nom qu’elle portera préoccupent les partisans d’une indépendance des «Països catalans», de Perpignan à Alicante en passant par les Iles Baléares.

«La Catalogne nord est dissolue dans cette grande région» regrette la Barcelonaise Anna Arqué qui craint une disparition de l’identité catalane au nord de la frontière franco-espagnole. «Au-delà de l’aspect identitaire, cette nouvelle région aurait intérêt à inclure le mot catalan dans son nom, car la Catalogne est connue dans le monde entier. Pour le tourisme et l’économie de ce nouveau territoire, ce serait forcément positif d’y être associé». Au nord, comme au sud, les partisans d’une sécession de la Catalogne espèrent qu’avec le nom Occitanie – Pays Catalan le poids culturel des Catalans compensera le poids démographique dans la nouvelle région.

La “democràcia” a la francesa

Article d’opinió publicat aquí a Racó Català

França sovint és símbol de democràcia a l’internacional, des de la declaració dels Drets Humans del 1789. El problema és que aquesta virtut li permet ser poc vertuosa en realitat. I a nosaltres -lluitadors per una justícia real- ens miren com traïdors del representant més pur de república democràtica. Només perquè gosem plantejar les possibilitats de millorar la democràcia francesa. Últim moment de vergonya que tinc com a “francès” : la reforma de l’elecció presidencial. Ara passem de 5 a 2 setmanes d’igualtat de temps de paraula pels candidats. En un Estat on tot és fet perquè només els partits polítics més importants puguin tenir representació electoral, l’únic moment en el qual es podia sentir altres veus és la presidencial, cada cinc anys. I ara, només durarà 2 setmanes en les quals sentirem el centre, l’esquerra alternativa, els verds, etc. ! Que l’extrema dreta no pateixi, ells sí que els sentirem encara comentant els atemptats i sobrecarregant com sempre la UE de tots els mals del món, tot i que tinguin gaire representació. Però el PS i els Republicans (ex UMP) poden témer que el Front Nacional arribi al poder. Perquè és precisament aquest sistema impedint-los tenir càrrecs importants, que els fa créixer. El dia que el FN tingui la majoria més absoluta possible -gràcies al sistema actual que permet tot i sent minoritaris tenir una àmplia majoria com el PS a Catalunya Nord- ells no tindran cap escrúpol a impedir tota expressió democràtica. I no se li podrà dir rés, atès que aquest sistema haurà estat institucionalitzat pels més democràtics del món lliure !
Que visquin el republicanisme i el democratisme, però que canvii la República malalta.

https://arthureveil.wordpress.com/2014/08/13/marianne-a-nos-politiciens-cest-vous-qui-me-rendez-malade/

dessin “ARTUREVEIL”

Quelques données linguistique de Catalogne Nord

Hier j’assistais à la présentation de la plus grande étude linguistique réalisée en Catalogne Nord. Cette enquête a été effectuée auprès d’un panel représentatif de la population totale des Pyrénées-Orientales, dont il faut remarquer que seuls 40% sont nés ici.

Voici quelques chiffres, dans l’attente de la publication :

Tout d’abord, ça n’étonnera personne, c’est dans les “comarques” montagneuses que l’on parle le plus catalan avec 22 à 24% des sondés qui le déclarent en Vallespir, Conflent, Cerdagne et Capcir. Le Roussillon est plus bas et, sans surprise, c’est à Perpignan qu’on le parle le moins bien que tout de même près de 10% des sondés perpignanais déclarent parler catalan régulièrement. Ca, c’est pour les faits qui souffrent de divers facteurs (histoire, enseignement, sociologie, …). Mais qu’en est-il de la volonté, qui doit bien plus nous interpeller : 60% des interrogés voudraient parler catalan ou mieux le parler. Rappelons que seuls 40% sont nés ici…

català a l'escolaMais le chiffre que je retiens particulièrement a trait à l’éducation : 80% des habitants de Catalogne Nord veulent qu’on ait la possibilité d’étudier le catalan. 76% désirent que l’enseignement du catalan soit systématique à l’école. Il est intéressant de comparer cette donnée à la réalité : moins de 8% de nos enfants ont actuellement accès au catalan à l’école !

Moins surprenant mais à noter également :

Plus de 85% souhaite la création d’une télévision locale en catalan, environ 10% sont contre, le reste ne se prononce pas

Plus de 80% souhaite une loi pour les langues dites régionales, 16% sont contre

Environ 70% souhaite un bilinguisme systématique dans la vie publique, 20% sont contre

Environ 58% souhaite que le catalan soit co-officiel avec le français dans le département, 33% sont contre

Et enfin, une donnée intéressante quand on se rappelle que seuls 40% des sonés sont nés ici :

53% se disent catalan, avec une dynamique en nette augmentation depuis quelques années puisque chez les jeunes ce chiffre monte à 56,3%.

Il est donc évident que non seulement nous sommes dans une phase de récupération  identitaire mais aussi et surtout qu’il y a une volonté claire de récupération linguistique, à laquelle les pouvoirs publics ne répondent pas et en premier lieu l’éducation nationale qui ne permet pas à ceux qui le souhaitent d’apprendre le catalan.

Automenyspreu i frontera mental

ECT4

Article publicat a Racó Català

Molts pensàvem que l’auto-odi, o més aviat l’auto-menyspreu, havia passat i s’anava debilitant. Sembla que no. Ahir participava com a públic interessat (com a representant de l’ajuntament de Perpinyà) a una reunió-debat sobre l’eurodistricte. Entre els temes, van parlar de la dificultat de crear relacions entre l’universitat de Perpinyà i la de Girona per raons… de llenqua ! No m’ho hauria pensat ! Que tinguem dificultats linguístiques en l’àmbit comercial, és cert ; a nivell laboral també. Però a nivell universitari ?! Això significa que tidríem dificultats lingüístiques amb el català mentre que hi ha una facultat de català a Perpinyà (dèbil però existeix) i no tindríem dificultats lingüístiques amb països com Xina o Romania ? Perdoneu però no fotem ! Si no enfortim les relacions entre les universitats és per falta de feina ! No té rés a veure amb les llengües. De fet ja tenim acords de col.laboració com per exemple la Xarxa Vivés d’universitats catalanes. També he proposat crear una facultat de medecina transfronterera tenint en compte l’institut d’infermeres de Perpinyà, l’hospital transfronterer de Puigcerdà, la facultat de medecina i la de fisioterapia de Girona, i potser alguns altres instituts. Si parlem la mateixa llengua, millor. Si no ? els estudiants s’hi posaran, com els 40% d’estudiants francesos que integren cada any la formació de fisioterapia de Girona.

Apa ! Endavant ! Amb convicció i força, aconseguirem fer de l’espai català transfronterer un espai on viurem naturalment sense barrera lingüística.

Article Racó Català : El procés vist del Nord i l’altre procés al Nord

racocatala

Enllaç aquí 

Des de dissabte passat tinc moltes sol.licitacions per a expressar-me sobre l’elecció d’en Carles Puigdemont com a President de la Generalitat. Evidentment aquí hi ha molta esperança amb el procés. Sempre que pugui, explico als sud catalans que la independència no només és important per la comunitat autònoma de Catalunya, sinó també per tota la Nació catalana, de Salses a Guardamar… Conec personalment en Carles Puigdemont i estic molt content de poder comptar amb una persona convençuda per la independència, compromesa pel territori i per qui els intercanvis amb Catalunya Nord haurien de ser naturals i ampliats. Llavors, és evident que és una bona cosa per les terres del Nord que sigui ell qui té aquest deure de dur Catalunya fins a la llibertat.
Però aquí també tenim una actualitat, un procés. Molt menys engrescador. Es tracta més aviat de preservar el poc que tenim i no pas tirar endavant un projecte, però hi és : el nom de la nova macro-regió que absorba Catalunya Nord dins d’un conjunt que va més enllà de Tolosa i Montpeller. Si tenim una oportunitat en la consulta que la nova presidenta regional ens ha promés, podem estar segurs que en realitat el nom no ens convindrà. El nom «Occitània» surtirà primer. Seguit segurament per «Occitània-Catalunya» que és lo que demanem. Però els occitans són més nombrosos i les consultes fetes pels mitjans de comunicació fins ara han donat Occitània com a opció més votada. Llavors aquí a Catalunya Nord lluitem també. No per la llibertat per la qual som massa minoritaris, sinó com a mínim pel respecte de la nostra identitat i la nostra cultura. Ni tant sols sabem si proposaran al vot el nom «Occitània-Catalunya», però ja sabem que no tindrem un estatut particular, ni una regió pròpia. Tornarem a sofrir, tornarem a lluitar, tornarem a vèncer… tots junts !

Article d’opinió al Racó Català : Catalunya Nord (des)unida

Tots els catalans tenim el procés de Catalunya Sud al cap. Però què hi ha de la Catalunya Nord? D’una banda, molts volem una reunificació ràpida de Catalunya. Però d’altra banda hi ha la realitat: una república minoritzant les cultures no franceses, una disminució de les relacions entre el Sud i el Nord (la crisi ha passat per aquí…) i sobretot una divisió del moviment catalanista.

Quan al Sud s’uneixen, al nord es divideixen. Un dia algú em va dir “Saps què fan 3 catalans que es troben? Creen 3 partits polítics”. Vaig somriure pensant que malauradament era el cas: precisament en aquell moment un nou partit, CDC, acabava de crear una sucursal a Catalunya Nord. Quan els catalans solem sumar el 4% dels vots, tenim 3 partits! Unitat Catalana, el partit que presideixo des del 2013, existeix des del 1986 i és hereu d’un altre partit.

Unitat Catalana era l’únic partit català amb seu a Perpinyà i aconseguia reunir totes les forces catalanes, independentment de l’orientació dreta/esquerra (d’aquí el nom “unitat”). Als anys 90 es va crear una sucursal d’ERC; als 2000 una sucursal de CDC; als 2010 una sucursal de la CUP. I encara no compto el nou partit l’Olivier, creat per membres de la dreta i del centre francesos però amb orientació local pel “Pays Catalan”. Quin partit serà el pròxim?

Si encara fos per augmentar el nombre de vots, s’entendria. Però l’únic que produeix és una divisió dels catalans. Ens dividim precisament quan hi ha menester d’anar junts per Catalunya. Al desembre elegirem els nous consellers regionals (demarcació que va encara més enllà de Tolosa) i el nostre nom, ara present només amb Rosselló (a “Llenguadoc-Rosselló”) desapareixerà per “Sud de France” o “Sud” (alguns occitanistes demanen “Occitània” però rebutgen tota referència catalana minoritzant-nos de nou). Evidentment hem d’afegir al període la clau de la independència del Sud. No oblidem tampoc que hi ha una recuperació lingüística i cultural en curs.

El primer partit de Catalunya Nord en quant a vots i elegits (Unitat Catalana) torna a proposar als altres partits treballar amb un projecte comú. Perquè ho rebutgen? Qui té interès a continuar dividint els catalans? Realment ERC, CDC i la CUP creuen que ajuden Catalunya creant divisions així? Què pensarien si jo anés a crear una sucursal d’Unitat Catalana a Barcelona? Tots tenim sensibilitats diferents però tots hauríem de pensar primer en Catalunya i en l’interès del territori.